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OUI, le 6 MAI FUT AUSSI UNE DATE HEUREUSE

DANS L’ HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE

 

Publié le 05/05/2008

5 mai 2008- communiqué de presse - Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)Site : www.initiative-communiste.fr Contact : G. Gastaud 0321424372  Communiqué de G. Hage, député honoraire, G. Gastaud, philosophe, J.-Pierre Hemmen commission histoire du PRCF, V. Flament (rédacteur d’Initiative communiste), L. Landini, a. Officier FTP-MOI, J. Coignard, a. métallurgiste et dirigeant du PCF 22, Annie Lacroix-Riz, historienne, Université Paris VII, B. Foucambert, prof. d’histoire, M.-O. Gavois, prof. d’histoire, J.-F. Maison, secr. adjoint du PRCF 62, N. Pomiès, directeur de Mutuelles, Odile Hage, sec. Section PCF de Douai.

à propos du 250ème anniversaire de la naissance à Arras de

Maximilien Robespierre le 6 mai 1758.


OUI, le 6 MAI FUT AUSSI UNE DATE HEUREUSE DANS L’HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE ! 

Le 6 mai 1758, voici 250 ans, naissait à Arras Maximilien Robespierre. Malgré la campagne de calomnie que la réaction n’a cessé de mener contre sa mémoire, Robespierre fut le principal dirigeant de la Révolution française, le plus grand événement progressiste de l’histoire mondiale depuis la révolte de Spartacus et avant la Révolution russe de 1917 conduite par Lénine, lequel a aujourd’hui l’honneur de partager avec Robespierre la haine revancharde de la contre-révolution et des renégats du communisme.  C’est Robespierre, ce grand lecteur de Rousseau et du Contrat social, qui affirma les conceptions démocratiques au début de la révolution contre l’idée d’un compromis « libéral » à l’anglaise entre la grande bourgeoisie et la monarchie. C’est lui qui, avec Saint-Just et le grand journaliste révolutionnaire Marat, fut le vrai fondateur de notre 1ère République, l’intraitable défenseur des Sans-culottes et du suffrage universel, l’ennemi acharné de l’esclavage colonial, l’inlassable animateur du combat de la France révolutionnaire contre la coalition monarchique et ses alliés, les aristocrates français émigrés à Coblence, et contre l’insurrection royaliste de Vendée. C’est Robespierre qui incarna, parmi les députés de la Montagne, l’orientation sociale de la Révolution avec ses projets sur l’instruction publique et sur le droit des pauvres aux « subsistances ». C’est lui en définitive qui avec Saint-Just, et Carnot son futur ennemi, fut le vrai vainqueur de l’Europe réactionnaire coalisée contre la France républicaine. C’est lui qui comprit que le gouvernement démocratique ne pouvait être solidement fondé sans l’implacable répression populaire des menées royalistes et girondines et sans l’alliance du Comité de salut public et de la démocratie jacobine et sans-culottes. C’est de Robespierre que nous avons hérité ce précieux héritage de la Révolution démocratique bourgeoise que sont les principes de souveraineté nationale et populaire, d’organisation communale, de République une et indivisible, de séparation de l’Etat et des cultes constitués (ce qui n’empêcha pas Robespierre de combattre les persécutions anti-religieuses des « déchristianisateurs »). Robespierre est mort en martyr de la révolution, abattu par un regroupement hétéroclite de politiciens corrompus et de dupes politiques, les Thermidoriens ; ceux-ci brisèrent l’élan populaire de la Révolution pour mettre en place une république bourgeoise anti-populaire qui allait se discréditer dans l’affairisme pour laisser rapidement place au despotisme militariste de Bonaparte. Alors qu’elle doit le pouvoir aux grands Jacobins, la bourgeoisie et ses suiveurs sociaux-démocrates (il n’y a même pas une rue Robespierre, même pas une rue Marat à Paris sous la Municipalité de B. Delanoë associé au PCF !) n’ont jamais pardonné à Robespierre d’avoir pris appui sur les artisans, paysans et ouvriers sans crainte de faire du peuple travailleur un acteur autonome de l’histoire. Les historiens anti-robespierristes de la bourgeoisie savent en effet que c’est en prenant appui sur la mobilisation populaire autonome de la grande Révolution, en particulier sur celle de l’An II (93) que le mouvement ouvrier du 19ème siècle a pris son essor. Ils savent que Gracchus Babeuf, le premier fondateur du mouvement communiste en France, reconnut sa dette politique envers l’Incorruptible après s’être un moment mépris à son sujet au moment de Thermidor. C’est cela, et non les violences de la Terreur, -incontournable dans les conditions d’une lutte acharnée entre révolution et contre-révolution, que la bourgeoisie a toujours reproché à Robespierre. Sinon comment expliquer que le nom de Robespierre, dont le corps guillotiné fut jeté dans la chaux vive par les Thermidoriens, n’ait jamais été cité pour l’entrée au Panthéon alors que l’ultra-sanglant Napoléon Bonaparte et tant d’autres assassins de peuples, reposent dans le sanctuaire de l’actuelle « République » bourgeoise, devenue de plus en plus réactionnaire, anti-patriote, antisociale, anti-laïque, anti-jacobine et « européenne » ?  Quoi d’étonnant dans ces conditions si la France officielle de Sarkozy et de l’UMPS ne fait rien au contraire, pas plus que la direction « euroconstructive » du PCF, pour commémorer la naissance du fondateur de la France républicaine ? Sarkozy préfère célébrer La Fayette, le massacreur des ouvriers révolutionnaires en place de Grève, l’homme qui a déserté pendant les guerres révolutionnaires, celui qui en 1830, à l’issue des Trois Glorieuses, a brillamment manœuvré pour frustrer les ouvriers républicains de leur victoire sur le régime légitimiste de Charles X et faire proclamer le « roi bourgeois » Louis-Philippe. Le même Sarkozy de Nagy-Bocsa, avec son sbire idéologique Jacques Marseille, prépare en catimini la réhabilitation de Napoléon III, l’assassin de la Seconde République. Quant aux médias et aux institutions officiels comme le Grand Palais, ils ne cessent de s’épancher sur Marie-Antoinette, « l’Autrichienne » exécrée du peuple parisien, qui transmettait les positions de l’armée française aux généraux de l’armée ennemie ! A chaque classe sociale ses « femmes historiques » et ses « grands hommes » ; comme le chante J. Ferrat dans « Ma France », la France des travailleurs « répond toujours du nom de Robespierre », comme elle défend la mémoire diabolisée des Thorez, Frachon et autres Duclos. Mais en ce triste anniversaire du 6 mai 2007, où l’arrogant proconsul du MEDEF, de Bush et de Bruxelles s’enroule dans le drapeau tricolore pour « rompre » avec l’héritage démocratique de 68 (fortes augmentations de salaires, droit syndical…), de 45 (retraites, sécu, nationalisations, statuts, droit du travail, école démocratique, CNRS, tout cela mis en place par les ministres et administrateurs communistes Thorez, Croizat, Billoux, Tillon, M. Paul, Grenier, Wallon, Joliot…), de 36 (40 heures, hausses de salaires, congés payés) et même de 89-93 (souveraineté nationale détruite par l’euro-constitution bis, régionalisation de la République, violations répétées par Sarkozy de la loi laïque de 1905, démontage de l’Education nationale, alignement militaire de la France sur l’Empire US…), il est une raison de plus de célébrer l’œuvre de Robespierre. N’est-ce pas lui qui nous a appris, après Rousseau et avant la Commune de Paris, que les élus doivent en permanence des comptes au peuple, et non le peuple aux élus qui le trahissent ? N’est-ce pas lui qui fit inscrire dans la Constitution de 1793 qui fondait la 1ère République, cette phrase qui cingle toujours au visage les apprentis-tyrans et qui guide toujours les vrais républicains : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Vive la République sociale, souveraine et indivisible ! Honneur à Robespierre, à Marat et au peuple « sans-culottes » ! A l’action tous ensemble contre Sarkozy et ses complices de la social-eurocratie qui détruisent l’héritage républicain de la France pour construire la nouvelle Sainte-Alliance de Maastricht et de l’impérialisme américain ! P.S. de G. Gastaud. Le 5 mai 1818 naissait à Trèves Karl Marx. En 1848 paraissait le Manifeste du Parti communiste, au moment même où la Révolution de 1848 à Paris déclenchait le « printemps des peuples » en Europe. En 1948 les mineurs du Pas-de-Calais menaient une grève dure contre les attaques portées à leur statut. En 1968 éclatait la plus grande grève ouvrière de l’histoire. Alors, célébrons l’anniversaire de ces évènements positifs pour l’émancipation sociale de l’humanité en « faisant sa fête » tous ensemble et en même temps à Sarkozy et à son gouvernement réactionnaire.  

 

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