Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du CDRM / Encyclopédie-Marxiste.com
  • Le blog du CDRM / Encyclopédie-Marxiste.com
  • : Blog du site: www.encyclopédie-marxiste.com créer par le CDRM Centre Documentation Recherches Marxistes
  • Contact

Profil

  • cdrm
  • blog du cdrm et du site www.encyclopedie-marxiste.com
  • blog du cdrm et du site www.encyclopedie-marxiste.com

Recherche

/ / /

 2°) Les PGM favorisent les grands propriétaires 

La technologie augmente la puissance de travail. Cet accroissement bénéficie à tous ceux qui ont les moyens d’investir. Cet accroissement sera d’autant plus important que l’investissement technologique est important. La technologie ne fait qu’amplifier une différence entre ceux qui ont les moyens d’investir et ceux qui n’ont pas d’autre choix que d’investir pour survivre. Fallait il empêcher l’introduction des machines à commandes numériques et garder les tours et autres fraiseuses pour garder les petites entreprises ? C’est tout le sens du combat anti-PGM s’opposer au progrès technologique au lieu de combattre un ordre social. Il y a une confusion entre la technologie et la politique agricole. L’Etat doit aider la paysannerie à accéder à toutes les innovations technologiques lui permettant d’améliorer la qualité de ses productions.

 

3°) Les PGM représentent un danger potentiel pour la biodiversité et la santé de l’Homme 

 

Si les scientifiques qui travaillent sur les PGM sont achetés par Monsanto, il est logique que les PGM présentent de tels dangers. La théorie du complot à ses limites car cela fait quant même beaucoup de monde soldés par Monsanto à travers le monde.

Pour qui prend-on les scientifiques ? Ces derniers seraient des docteurs Folamour qui se désintéresseraient des conséquences de leur recherche. Il est vrai qu’il est plus facile de s’en prendre aux scientifiques qu’à la nature de l’ordre social. Beaucoup de laboratoires, d’institutions académiques travaillent sur les PGM à travers le monde. Leurs travaux donnent lieux à publications dans des revues à comités de lecture, à des colloques, à des congrès. Et tous feraient semblant de ne rien voir, de masquer les dangers. Comme si l’influence des PGM sur leur environnement ne faisaient pas partie de la démarche scientifique ! Le principe d’équivalence en substance que réfutent les anti-PGM est un principe international qui a été défini conjointement par l’OMS, la FAO et l’OCDE qui bien entendu sont tous complices de la multinationale. Les risques sont liés aux caractéristiques d’un produit et non à la manière avec laquelle il a été obtenu. Il a continuité entre les PGM et les plantes classiques et non rupture, il faut donc évaluer le produit et non la technique.

 

Il n’y a aucun résultat scientifique qui montre une quelconque dangerosité des PGM et ce ne sont pas les recherches qui manquent. Toutes les opérations alarmistes (papillon monarque, pomme de terre Putzaï, maïs Starlink, contamination maïs mexicain, maïs mon863) se sont effondrées malgré le relai particulièrement actif des médias. Cela fait plus de 12 ans que les PGM sont cultivés en plein champ et il n’y rien mais rien de concret à leur opposer. 10,5 millions d’hectares soit 7 % des terres sont cultivés en PGM. 10, 5 millions d’agriculteurs dont 90 % dans les pays en voie de développement utilisent des semences génétiquement modifiées et tout ce petit monde serait à l’insu de son plein gré subordonné à Monsanto et assimilés !!! Si des paysans se suicident en Inde ce n’est pas à cause des PGM mais de l’usure (le PC indien ne condamne pas les PGM, mais les conditions de prêts des banques aux agriculteurs). Ce ne sont pas les PGM qui sont responsables de la déforestation mais le gouvernement argentin qui ne fait rien pour réguler l’extension des surfaces cultivées.

Si les paysans passent de plus en plus nombreux aux semences génétiquement modifiées c’est tout simplement parce qu’elles ont une valeur d’usage supérieure aux semences conventionnelles.

 

Si en France nous sommes passés de 40 h de maïs génétiquement modifiés à 22 000 h en 4 ans, c’est que vraisemblablement ce maïs doit présenter un quelconque avantage sur les variétés conventionnelles. Le réchauffement climatique se traduit par un développement des infestations. Dans le sud ouest les agriculteurs sont confrontés à 2 et maintenant 3 cycles d’infestation par la pyrale et la sésamie, ce qui oblige à 8 traitements (minimum) d’insecticides ! Le maïs transgénique Bt présente un taux quasi nul de mycotoxines. Les mycotoxines sont produites par les champignons qui infectent la plante attaquée par les ravageurs. Les mycotoxines (ochratoxine A, trichothécènes, zéaralènone, fumosines, etc..) sont responsables de pathologies chez l’animal. Les fumosines pourraient être impliqués dans le cancer de l’œsophage chez l’Homme. L’aflatoxine est la principale cause du cancer du foie chez l’Homme en Afrique et en Asie. Quasiment absente en Europe, elle a fait son apparition en Italie il y a quelques années et a été détectée il y a peu dans le sud ouest de la France, vraisemblablement du fait de l’évolution climatique. Les teneurs en mycotoxines des PGM sont 100 fois inférieures à celle des plantes bio. Avec le réchauffement climatique, les mycotoxines risquent de constituer un problème de santé publique rendant incontournable le recours aux PGM

 

Les PGM actuellement cultivées le sont essentiellement pour leur résistance aux pesticides. Il faut 8 ans entre la mise au point d’un PGM et sa commercialisation. Celles qui sont dans les champs ont été élaborées à partir des connaissances scientifiques d’il y a plus de 15 ans. Depuis l’évolution des connaissances a permis de mettre au point de nouvelles variétés qui sont en cours d’évaluation (besoin hydrique moindre, adaptation à des salinités élevées, capacité à fixer l’azote,…). Cette dernière propriété permet de se passer d’engrais azoté (respect de l’environnement et économie d’énergie, il faut 2 tonnes d’équivalent pétrole pour une tonne d’engrais azoté).

 

Je souligne que la transgénèse a sauvé la papaye d’Hawaï, menacée de disparition par un virus.

 

La recherche scientifique démultiplie les possibilités de la transgénèse. Ainsi la découverte il y a quelques années chez les plantes, d’un mécanisme de blocage spécifique de la synthèse de protéine par des ARN double brin a permis la création de plantes transgéniques bloquant spécifiquement les fonctions de virus détruisant les récoltes. Les premiers essais montrent que ces plantes transgéniques (non productrices de protéines exogènes) sont totalement protégées des virus infectants. L’impact économique de cette application est considérable.

 

Pour l’ensemble du dossier scientifique je renvoie le lecteur au lien http://agribiotech.free.fr/

 

 4°) Les dégâts du mouvement anti-PGM 

 

Ces avancées majeures n’ont pas été obtenues en France. Il n’y a plus de recherche privée dans notre pays sur les PGM. Les acteurs privés nationaux suite aux arrachages permanents sont partis en Inde et aux USA. Il ne faut pas être hypocrite en affirmant être pour la recherche sur les PGM, mais uniquement en milieu confiné, à moins bien sur de transformer les terres cultivées en « mer de plastique » comme en Andalousie. Le milieu confiné est un milieu théorique qui ne peut reproduire la diversité des milieux ouverts.

 

L’agriculture est une activité humaine donc artificielle. Un champ est un espace artificiel dans lequel l’Homme s’est attaqué à la biodiversité pour produire des plantes qu’il a développé pour sa subsistance. Ces plantes sont incapables de pousser en dehors de l’intervention permanente de l’Homme. Dans les jachères, sur les iles volcaniques ce ne sont que des plantes sauvages qui poussent. Les variétés génétiquement modifiées ne se différencient des variétés conventionnelles d’origine que par l’expression ou la disparition d’un nombre restreint de propriétés. Concernant le transfert de gènes, la séparation est quasi-totale entre plantes cultivées et plantes sauvages à l’exception d’une vingtaine d’espèces dont la plupart appartiennent à la famille des crucifères. Le colza qui est une plante hybride du chou et de la navette fixée par l’Homme il y a 4000 ans dans le bassin méditerranéen peut échanger ces gènes avec plusieurs crucifères sauvages. Les PGM sont des outils puissants pour étudier les échanges de gènes entre plantes. L’INRA s’est intéressé, en utilisant une variété transgénique, à la capacité du colza à croiser avec plusieurs crucifères présentes dans le sud-ouest de la France. Ce travail de recherche n’a pu être poursuivi du fait des arrachages répétés des défenseurs autoproclamés de la planète et du genre humain. Il ressort de ce travail de recherche non abouti que la capacité à croiser avec le colza varie suivant les crucifères, que les hybrides formés sont viables mais que leur fécondité diminue très fortement à chaque génération. Bien que le colza existe depuis 4000 ans et qu’il est cultivé à très grande échelle sur plusieurs continents, aucune variété hybride avec les crucifères jouxtant ces cultures n’a été détectée. Les arrachages ont pour but d’empêcher d’apporter la preuve de l’innocuité de ces cultures.

 

Les expériences en plein champs sont quasiment clandestines. La recherche publique sur les PGM est exsangue ! Cette année, Il n’y a plus d’appel d’offre de l’ANR sur les PGM, Ies réponses aux précédents appels d’offre n’ayant cessé de diminuer. La France est en train de décrocher dans la maitrise des biotechnologies du végétal. L’obscurantisme des talibans anti-PGM n’ayant pas de limites, ils s’en sont pris à plusieurs reprises à la société RAGT, qui bien que ne faisant pas de PGM a le tort d’être une société de biotechnologies pour le monde agricole.

 

L’enseignement du végétal à l’université est sinistré du fait de la complaisance de la presse et des média à l’égard de la diabolisation des biotechnologies appliquées au végétal.

 

Après les USA, la Chine et l’Inde ont entrepris un effort considérable dans la création de variétés génétiquement modifiées, qui peut croire que la France pourra ad aeternam se passer des PGM alors que nous ne sommes qu’au début de cette technologie ?

 

 

 

 

 

 

 

Partager cette page

Repost 0
Published by