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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 09:44
Licence Taxis

Licence Taxis

 

L’état envisage de « racheter » les licences de taxis, petit souci, les dites licences sont attribuer par l’Etat gratuitement. Comment l’état peu seulement envisager une dépense de fond public estimé par Terra Nova, à plus de 4 milliards d'euros et ce que pour les taxis parisiens, si on ajoute d’autres grands ville : Lyon Marseille, cela ferait près de 8 milliard d’après certaines sources ?

 

Certaines licences se négociant jusqu'à 350.000 euros.

 

La pratique honteuse, et illégale mais tolérée depuis trop longtemps par les pouvoirs publics, de la revente des licences, ne pouvait que faire allez dans le mur les autorités.

 

Mais plusieurs questions se posent.

Quid ? Des  taxis indépendants ou des petites sociétés de provinces, qui n’ont jamais pu revendent leurs licences, car le marché local est sain.

 

Quid ? D’un simple décision ministérielle, si elle est attaqué en justice, comment l’Etat peu permettre la vente d’un bien public, sans parler de « concurrence déloyale » entre taxis qui payent des licences et ceux qui les ont obtenus gratuitement.

 

Quid si l’on passe par une loi de l’avis du Conseil d’Etat, puis du Conseil Constitutionnel, voir de la Commission Européenne à la concurrence.

 

La pression des usagers peu jouer, dans toutes les  couches de la société, de l’ouvrier au PDG, nous sommes usagers, plus ou moins souvent, des taxis, comme des autres modes de locomotions.

 

Quand pensez-vous ?

 

 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 05:49

RESPECT DU 100 % AU CENTRE CHATEAUBRIAND

 

Les praticiens du Centre Chateaubriand, de Guingamp (Côtes-d’Armor)  refuse systématiquement d’applique le 100/100, aux personnes détentrices d’une ALD (Affection Longue Durée) demandant à ce qu’ils règlent l’intégralité  de la somme, qu’ils soient en SECTEUR I ou en SECTEUR II.

 

Et plus particulièrement le Cabinet d’angéologie.

 

Nous demandons que cesse cette pratique qui porte préjudice aux plus faibles  démunis, les empêches ces derniers d’avoir accès à des soins indispensables à leurs états de santé

 

Signer la Pétition en ligne sur :

 

https://www.change.org/p/gilles-lemener-medical22-apicrupt-org-respect-du-100-au-centre-chateaubriand?recruiter=508271039&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 19:44

 

Pages ex : URSS : Déclaration du CISC sur la fascisation en Moldavie

HALTE A LA FASCISATION EN MOLDAVIE !

Le 12 juillet dernier, le Parlement moldave a voté une loi interdisant l’utilisation des symboles du « communisme totalitaire » dans le pays.

Les trois partis anticommunistes qui ont créé l’« Alliance pour l'intégration européenne » osent parler de « totalitarisme » alors même que la Constitution mise en place par le Parti Communiste de Moldavie, au pouvoir jusqu’en 2009, leur permet de gouverner contre lui bien qu’il soit le premier parti du pays avec près de 40% des suffrages aux dernières élections de 2010 – parfaitement régulières selon les observateurs internationaux !

En europhiles zélés, ils suivent les recommandations de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, qui avait dès 2006 prôné l’interdiction des symboles communistes dans toute l’UE, à l’initiative du catholique intégriste suédois Göran Lindblad.

Cette nouvelle insulte aux communiste et à l’URSS, dont la Moldavie a fait partie jusqu’à son éclatement, ne fera pas oublier que ce pays a été le principal artisan de l’écrasement du Reich nazi, qu’il a payé de 20 millions de morts. Elle ne fera pas oublier non plus que les communistes ont été et sont toujours les ennemis les plus résolus et les plus conséquents de la barbarie fasciste. Elle ne cachera pas l’inquiétante dérive d’un pays dans lequel les homosexuels et les musulmans sont chaque jour plus en danger. Et elle n’empêchera pas le peuple moldave de constater que ses conditions de vies se sont terriblement dégradées depuis le retour du capitalisme. La Moldavie était une république socialiste soviétique prospère, elle est aujourd’hui le pays le plus pauvre d’Europe. Le chômage y était nul, et la santé y était gratuite pour tous. Aujourd’hui, près de la moitié de la population active a émigré pour travailler (souvent clandestinement), et les malades doivent payer leurs médicaments – s’ils le peuvent…

Les « libéraux » et « démocrates » au pouvoir à Chisinau auront beau multiplier les boucs émissaires, cela n’y changera rien.

Juillet 2012

D’autres mises a jour sur le site du CISC :

http://www.comite-honecker.org/

 

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 08:07

 

ADRESSE AU PRESIDENT F. HOLLANDE
HUMANISER LA FRANCE EN ABROGEANT LES LOIS RACISTES !


5 ans de chasse à l’étranger, 5 ans de lois xénophobes successives, 5 ans de discours racistes de Sarkozy/Hortefeux/Besson/Guéant ont donné sur un plateau 6 millions 400.000 électeurs à l’original – Le Pen et le FN - dont ils sont des pâles copies. 5 ans de sarkozisme qui a poursuivi et amplifié la souffrance populaire, écrasé les droits des travailleurs et désigné les sans papiers et l’immigration comme responsables de la « francisation de la misère du monde ». 5 ans d’ethnicisassions, de communautarisation, d’islamophobie et d’insultes faisant des sans papiers et des immigré(e)s le « cancer » à éradiquer de la France pour le mensonge que « les Français(e)s vivraient mieux ».


Pour Sarkozy et Le Pen si il y a chômage, licenciements, pauvreté, délinquance, insécurité, toxicomanie, bas salaires, c’est parce qu’il y a en France 400.000 sans papiers et parce que les immigré(e)s sont 6 à 7% de la population.


« Ventre affamé n’a point d’oreilles » dit l’adage, tel est la stratégie de criminalisation et de division pour mieux régner de Le Pen et de Sarkozy. En effet le patronat du CAC 40 qui fraude le fisc et surexploite le travail non déclaré a intérêt à ce que les travailleurs Français(e)s et immigré(e)s se concurrencent et s’opposent pour que les financiers du Medef maximalisent les profits.


Sarkozy et Le Pen ont servi les intérêts des patrons pour éviter que ceux et celles qui vivent de leur travail légal ou illégal, ceux et celles qui en sont dépossédés parce qu’il est plus rentable de délocaliser les entreprises, ceux et celles qui n’ont d’autres moyens de vivre que le travail se regardent en « adversaires » afin qu’ils, qu’elles ne prennent conscience que leur véritable ennemi n’est rien d’autre que le patronat, l’actionnariat.


Sarkozy et Le Pen ont développé des programmes et des discours qui distillent le poison du racisme en utilisant toutes les différences religieuses, culturelles, de couleurs pour opposer les populations du pays. Ils ont même utilisé aussi ou suscité des actes, des faits divers qu’ils ont exploité pour nous opposer les uns aux autres, pour créer la méfiance, la peur des uns vis-à-vis des autres.


Une fois cet objectif atteint, l’attaque contre les autres catégories de « français(e)s » peut aller bon train : les chômeurs considérés comme « fainéants », les jeunes comme « délinquants », les vieux comme « chers », les femmes comme « génitrices de bons Français », etc.


Cette décadence inhumaine, antidémocratique et antisociale ne peut prospérer que parce que les travailleurs tombent dans le piège des patrons exploiteurs et des politiciens à leur service qui poussent des travailleurs à devenir des «ennemis » d’autres travailleurs.


6 millions de travailleurs du pays ont ainsi été offerts en bétail électoral par Sarkozy à Le Pen, c’est effrayant, mais la majorité des travailleurs de ce pays résiste à ce poison dangereux.


Les sans papiers sont des travailleurs qui refusent la clandestinité imposée par des lois racistes et continuent à s’adresser aux travailleurs légaux pour qu’ensemble ils, elles disent
NON A LA DIVISION et FORMENT UN FRONT DE LUTTE POUR UNE VIE MEILLEURE DANS LA LEGALITE ET DANS L’EGALITE.


La campagne électorale a été l’occasion pour les sans papiers organisés en collectifs de lutte pour accroître leur visibilité et occuper les locaux électoraux de l’UMP en réaffirmant leurs légitimes revendications de REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS. Ce furent des moments comme le premier mai  fête de solidarité internationale des travailleurs - pour réaffirmer les valeurs de fraternité et d’égalité entre tous les travailleurs, entre tous les peuples.


Il est impossible pour un pays civilisé de déporter 400.000 sans papiers, il est dangereux pour la démocratie et l’état de droit de prendre en otage électoral les sans papiers et l’immigration, il est injuste que les travailleurs sans papiers soient punis alors qu’ils sont fabriqués par des lois indignes pour des patrons négriers qui fraudent le fisc en creusant les déficits et la dette publique, il est ingrat que les enfants Français de l’immigration qui a reconstruit et fait la richesse de la France d’après guerre soient exclus et marginalisés, il est inadmissible que la religion musulmane soit criminalisée et déclarée incompatible avec la laïcité.

 

Pour sortir du cercle infernal de la fascisation, la CNSP propose ces critères POUR UN PROJET DE LOI : - L’insertion, la solidarité, la citoyenneté et la durée de présence - La défense du Droit d’Asile, notamment la situation dans les pays d’origine - La vie privée et familiale - Le travail, la promesse d’embauche, le projet professionnel, les sans papiers licenciés - La maladie, les études et les raisons humanitaires.


Fait le 10/05/12

 

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:08


Préface de Paul Estrade au livre

 

 « État de siège » de Salim Lamrani*

 

 

 

Ce livre présente une réalité méconnue, tergiversée, voire sciemment occultée, tue en tout cas par les médias chargés de sélectionner et de décrypter l’information. Ces médias dominants, multiples mais univoques, dissimulent au sujet de Cuba une réalité que s’emploie à restituer ici Salim Lamrani.

 

 

 

Les « spécialistes » institutionnels de Cuba et les envoyés « spéciaux » à La Havane mentionnent certes l’existence d’un « embargo » dans leurs commentaires sur les difficultés endurées par le peuple cubain. Toujours de la même façon : le plus brièvement et le plus vaguement possible, au détour d’une phrase, d’un seul mot. Ils ne peuvent pas nier l’existence d’un embargo, mais ils font, dans leurs analyses, comme s’il n’existait pas. Ainsi, point n’est besoin pour eux d’en rappeler les origines (ni, du coup, le nom de l’Etat qui en est responsable), ses motivations changeantes, son caractère illégal, ses modalités perverses, sa durée insupportable, ses effets déplorables.

 

 

 

Pour certains, l’embargo est un facteur accidentel sans importance, une circonstance dépourvue de sens et de conséquence. Quand ils daignent en dire un peu plus, ils en font presque tous un alibi et même une aubaine pour Cuba. « Et voilà justement comment on écrit l’Histoire ! » dirait Voltaire. Mais, quel curieux hasard que cette convergence !

 

 

 

On ne saurait expliquer, en 2011 moins que jamais, que la seule cause de son actuelle et grave stagnation économique est due au blocus imposé par les gouvernements étasuniens depuis 1960. Les réformes drastiques en cours à Cuba prouvent le contraire. D’aucuns prétendent que le gouvernement cubain se sert, depuis des décennies et à des fins de propagande, des sanctions injustes qui frappent son peuple, pour minimiser ses propres erreurs et les carences de son système. Il conviendrait, dans ce cas, d’expliquer alors pourquoi le gouvernement des Etats-Unis n’y a pas mis fin, comme chaque année l’Assemblée Générale de l’ONU quasi unanime le lui demande, et comme, en octobre 2010, 187 Etats (contre 2 : les Etats-Unis et Israël, et 3 abstentions : La Micronésie, les Iles Marshall et Palau) le lui ont encore demandé en votant la résolution « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique » ?

 

 

 

Ou bien l’embargo est contourné, coûteux et inutile, et il faudrait que ses exécutants y renoncent vite. Ou bien, pire, l’embargo fournit un argument commode au gouvernement cubain, et il serait judicieux alors que ses instigateurs le suppriment de suite.

 

 

 

Or, voilà, ils le maintiennent – Démocrates comme Républicains, Obama comme Bush – contre le vœu des nations, contre l’opinion majoritaire des citoyens de leur pays, contre les intérêts vitaux de la population cubaine victime de l’état de siège. Comment ? Pourquoi ? Dans quel but ultime ?

 

 

 

Salim Lamrani ne se contente pas de souligner les dégâts humains de cet embargo d’un autre siècle (pensons au boycott d’Haïti) qui sévit pourtant depuis un demi-siècle. Il examine, point par point, les étapes de sa mise en place et de son renforcement, le replaçant dans une perspective historique et le considérant du point de vue du droit international. Il n’a pas de mal à en montrer l’iniquité. Cependant, il le fait sans emphase et sans acrimonie, prenant appui, comme à son habitude, sur des sources très nombreuses en provenance, pour la plupart, de documents officiels publiés aux Etats-Unis.

 

 

 

Ce faisant, l’auteur accumule des faits précis, datés, établis, et reproduit tout un éventail d’opinions autorisées. Mesuré dans le ton, sobre dans le propos, il est prolixe dans la démonstration. Trop sérieux ? L’affaire traitée n’incite évidemment pas à la plaisanterie, mais on sourit de-ci de-là à la lecture des imbécillités qu’entraîne l’application stricte de l’embargo. On y apprend de la plume de juges étasuniens qu’importer des dauphins de Cuba ou vendre des pianos à Cuba sont des négoces attentatoires aux intérêts et à la sécurité intérieure des Etats-Unis. Le ridicule ne tue plus depuis longtemps. Mais le blocus tue, ne serait-ce que par l’interdiction d’introduire à Cuba des médicaments irremplaçables.

 

 

 

Qu’on les appelle comme on voudra – « bloqueo » ou embargo –, les sanctions économiques qui frappent Cuba sont sans fondement. Les prétextes sous lesquels elles ont été justifiées à Washington se sont évanouis un à un. En outre, qui peut prétendre que Cuba ait menacé et menace encore les Etats-Unis ? Chacun sait lequel de ces deux Etats a été l’agresseur au cours de l’Histoire, et lequel a été l’agressé, notamment depuis 1959. Chacun sait que la Baie des Cochons, où des mercenaires tentèrent de débarquer en 1961, se situe à Cuba et non en Californie.

 

 

 

Chacun sait aussi – ou devrait savoir – que lorsque les Tours Jumelles de New-York se furent effondrées, le gouvernement cubain proposa immédiatement son concours, et lorsque le cyclone Katrina eut dévasté la Nouvelle-Orléans, les autorités cubaines offrirent spontanément leur aide désintéressée. Malgré la recrudescence de l’embargo…

 

 

 

Les succès incontestés qu’a remportés Cuba dans les domaines de l’éducation et de la santé, de la culture et du sport, l’ont été eux-aussi malgré l’embargo… Le coût de celui-ci, en dehors du coût généré par les agressions et les menaces d’intervention armée, a été évalué en octobre 2010 par le ministre cubain des Affaires Etrangères, M. Bruno Rodriguez, à plus de 750 milliards de dollars (valeur actuelle de cette monnaie) pour les 50 années passées. De quoi renflouer bien des dettes publiques, à commencer par celle de Cuba.

 

 

 

En dépit de l’incongruité de cet « Etat de siège » permanent et de l’énormité des souffrances qu’il entraîne, l’auteur ne hausse pas le ton, n’ironise pas, n’invective pas, il se montre même gentil à l’égard du président Barack Obama dont il reconnaît les mesures favorables à l’assouplissement des conditions de voyage à Cuba. Mais combien Obama sortirait grandi de son passage à la Maison Blanche s’il ordonnait la levée totale de l’embargo ! Le Prix Nobel qu’il a reçu avant l’heure apparaîtrait mérité.

 

 

 

La France, par l’intermédiaire de son représentant à l’ONU, vote régulièrement en faveur de la résolution qui préconise la levée de cet embargo. Mais l’engagement de la France s’arrête là, alors qu’ailleurs, en Afrique ou en Asie, elle préconise à l’envi une politique musclée de « protection des populations civiles », qu’elle met en œuvre, hélas, de manière tout à fait inadéquate.

 

 

 

Salim Lamrani ne nous dit pas ce que nous avons à faire. Mais son exposé rigoureux serait sans objet, si les amis de la Justice et du Droit, ne s’en emparaient pas. Il faut répandre ce livre étayé, implacable et fort. Il faut s’indigner de la poursuite de cet état de siège, le combattre et contribuer ainsi à son retrait inconditionnel.

 

Paul ESTRADE.

 

 

 

* Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba

 

Prologue de Wayne S. Smith

 

Préface de Paul Estrade

 

Paris, Editions Estrella, 2011

 

 

 

Disponible en librairie et sur http://www.amazon.fr/Siege-Sanctions-Economiques-Etats-Unis-Contre/dp/2953128425/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1317400645&sr=8-1

 

Pour toute commande dédicacée, veuillez contacter : lamranisalim@yahoo.fr

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:24

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Appel du 7 novembre 2011.

 

Solidarité avec le peuple grec en résistance, ou : 

 

PROGRESSISTES, REFUSONS LE NOUVEL EURO-ESCLAVAGE POUR DETTES !

 

Il y a 2500 ans, les armées grecques emmenées par les hoplites de la toute jeune démocratie athénienne arrêtaient l’Empire perse en pleine expansion : c’était la bataille de Marathon (-490), bientôt suivie des victoires de Platée et de Salamine. Les citoyens grecs triomphaient alors du despotisme oriental en se rangeant derrière la fière devise : « mieux vaut mourir libres que vivre esclaves ! ».

 

Dans le même temps, une immense révolution plébéienne secouait l’Attique, donnant naissance à la première grande démocratie de l’histoire, celle d’Athènes, sous la conduite de Solon, de Clisthène, puis de Périclès. La tragédie Les Perses d’Eschyle commémore cette grande avancée civilisatrice, qui venait couronner sur le terrain politique l’ainsi-dit « miracle » grec, lequel avait vu Thalès et d’autres penseurs récuser la mythologie traditionnelle, inventer la démonstration géométrique, jeter les bases philosophiques des sciences de la nature et de la médecine en refusant toute référence au surnaturel. Cette époque grandiose vit aussi la naissance du théâtre grec, alors profondément ancré dans la vie de la Cité.

 

 

Le moteur de ces bouleversements sans précédent fut le soulèvement des plébéiens de l’Attique, notamment de la petite paysannerie, contre l’esclavage pour dettes pratiqué par l’aristocratie des Eupatrides : c’est sur la condamnation radicale de cette pratique que s’est édifiée, dans les limites sociales et économiques qui étaient celles de cette époque, la toute nouvelle démocratie athénienne.

 

 

Aujourd’hui, alors que le 2500ème anniversaire de Marathon n’a donné lieu à aucune commémoration pan-européenne d’ampleur significative, l’U.E. écrase, humilie et asservit la République grecque, sommée de se vendre et de se rendre à 100% (privatisations tous azimuts, destruction de l’Etat régalien, armée comprise, refus de reconnaître le droit du peuple grec d’être consulté par référendum s’il en décide ainsi…). Les principaux auteurs de cet euro-diktat sont l’Allemagne capitaliste, - que son terrifiant passé balkanique devrait pourtant conduire à plus de retenue - , mais aussi le micro-Empereur vassalisé de l’Elysée. Derrière ces « diktateurs » d’apparat, on n’a aucune peine à discerner les vraies puissances qui les inspirent : les Banques et les sacro-saints « marchés financiers ». Cette étroite minorité d’oligarques entend bien rétablir de fait, avec l’appui du FMI et de l’OTAN, l’esclavage pour dettes à l’encontre de peuples entiers. Aujourd’hui ce sont la Grèce, l’Espagne et l’Italie qui sont mises à la question, mais une fois passées les présidentielles, ce sera le tour du peuple français, dont Nicolas Sarkozy menace déjà de détruire la Sécurité sociale après avoir déstabilisé l’Education nationale, l’hôpital public, la Recherche publique et cet acquis social structurant le lien intergénérationnel que sont les retraites par répartition nées du C.N.R. et des combats de la Résistance.

 

 

 

Car à court terme, notre pays n’est pas moins visé que la République grecque : violant pour la seconde fois le Non du peuple français à la Constitution européenne (un Non déjà bafoué par la forfaiture qu’a constitué l’adoption parlementaire du Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen), voilà que Sarkozy, - approuvé sur ce point par François Hollande - , met en place sans nous consulter un « gouvernement économique franco-allemand » ; voilà qu’il soumet désormais le budget français aux eurocrates de Bruxelles et Francfort, - c’est-à-dire en fait, aux experts de Mme Angela Merkel - ; voilà qu’il invite le ministre allemand des finances à siéger régulièrement, en qualité de mentor, au Conseil des ministres « français ». Où et quand le peuple français a-t-il donc décidé de dissoudre son Etat-nation séculaire pour que lui soient substituées la « Françallemagne » et la « Franceurope » que les financiers exigent à grands cris ? Hitler a-t-il donc gagné la guerre pour que l’impérialisme allemand, dopé par le phagocytage de l’ex-RDA et par l’annexion à l’UE des ex-pays socialistes de l’Est (le prétendu « élargissement européen »), impose désormais ses vues à tout notre sous-continent avec l’aide de ceux qui, à Paris, réendossent indignement la livrée des Emigrés de Coblence, des Versaillais de Thiers et des collaborateurs de Vichy ?

 

 A condition de ne pas se laisser aveugler par l’intense propagande sur la « dette » (est-ce donc aux banques de faire mourir les peuples ou aux peuples de mettre au pas les « marchés » ?), à condition de refuser le décervelage qui fait passer la « construction européenne » ultra-patronale, germano- et américano-centrée pour la « fin de l’histoire », chacun peut constater que l’Empire européen qui fleurit sur les ruines des acquis sociaux et des souverainetés nationales, a bien plus à voir avec le despotisme et la démesure du « Grand Roi » Darius qu’avec la fière devise des vainqueurs de Marathon. En réalité, née de l’effacement des premières expériences socialistes de l’histoire, la « construction européenne » porte en ses flancs un noir potentiel de destruction et de contre-révolution séculaire et millénaire. Ce ne sont plus seulement désormais les avancées sociales liées à la Révolution d’Octobre 1917, ni celles qui résultèrent de la défaite de Hitler à Stalingrad et à Berlin, que menace un système capitaliste en proie à la chasse effrénée au profit. Ce n’est plus seulement l’acquis civilisateur des Révolutions démocratiques bourgeoises des 17ème et 18ème siècles qui se trouve réduit à néant par ceux qui ricanent à la seule idée de consulter les peuples, de tenir compte de leurs éventuels refus, de soumettre aux parlements nationaux élus la politique budgétaire et monétaire des différents pays d’Europe. C’est désormais le code génétique de « l’Europe grecque », celui-là même qui s’est formé aux 6ème et 5ème siècles avant notre ère autour des notions d’humanisme, de raison et de citoyenneté, qui est attaqué de front par l’Empire européen piloté par Francfort, Wall Street, la City et le CAC 40.

 

Si pour finir la Grèce, son peuple fier, sa classe ouvrière et sa jeunesse combatives étaient mises au pas par l’UE avec l’active collaboration des proconsuls « grecs » de l’Empire, MM. Caramanlis et Papandréou, toutes les offensives antisociales, toutes les contre-réformes fascisantes feraient un bond en avant gigantesque sur tout le sous-continent européen. Déjà, les partis communistes sont interdits ou persécutés dans les ex-pays socialistes de l’est, déjà porter une chemisette ornée du Che est passible de deux ans de prison à Varsovie, déjà l’extrême droite nostalgique du Reich ou de Mussolini tient le haut de l’affiche (Hongrie, Italie, Flandre belge, Pays baltes…), quand elle ne participe pas directement au gouvernement de certains pays de la brunâtre Union européenne. Quelle sinistre revanche posthume pour tous ces empires qu’avaient su mettre à bas les peuples, de l’Empire perse d’avant-hier au barbare Troisième Reich d’hier!

 

C’est pourquoi les signataires de cet appel se déclarent pleinement solidaires de celles et de ceux qui, en Grèce, refusent de plier devant « l’union sacrée » de Papandréou-Caramanlis, laquelle vise à déposséder le peuple grec de sa souveraineté pour l’asservir aux maîtres du capital grec et étranger. L’Europe des luttes, celle qui ne se fait pas dans l’U.E. mais contre elle, combat déjà pour rendre aux peuples leur droit inaliénable à disposer d’eux-mêmes, leur droit au progrès social et à la dignité nationale, leur droit à une coopération égalitaire dégagée du carcan de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’euro-mondialisation capitaliste (avec sa monnaie unique, son marché unique, son économie unique, sa politique unique, sa pensée unique, sans oublier sa langue unique, l’américain des affaires). Cette Europe des résistances n’a nul besoin de traité pour se lever contre ceux qui la nient jusque dans ses racines : elle doit prendre de l’ampleur en se solidarisant avec tous les peuples en lutte, et d’abord avec le peuple grec. Ce n’est pas l’esclavage des peuples pour dettes qu’il faut rétablir, c’est au contraire l’euro-esclavage de la dette qu’il faut abolir en taxant durement tous les usuriers du capital, qu’ils soient grecs, allemands ou français… Et ce n’est pas le funeste euro qu’il faut sauver à tout prix, c’est l’indépendance des peuples, c’est le service public, c’est le droit pour chaque peuple de produire chez lui sans devoir tout importer et tout délocaliser ; c’est le droit pour chaque peuple de développer sa culture et sa langue, non pour s’isoler, mais pour échanger à égalité avec les autres pays et les autres cultures du monde entier. C’est aussi le droit pour tous les peuples qui le souhaitent de rompre avec l’« économie de marché ouverte sur le monde » prescrite par les Traités de Maastricht et de Lisbonne, qui interdisent despotiquement de construire une société où les travailleurs, créateurs de toute richesse, seront au centre de la vie politique et économique. Et s’il faut pour cela rompre avec cette prison des peuples qu’est l’U.E., s’il faut pour cela en finir avec l’étouffante « monnaie unique », les peuples n’en mourront pas : c’est au contraire s’ils restent dans ces terribles machines à broyer les peuples, qu’ils « y resteront » et qu’ils « y passeront tous », de la Grèce de Thalès à la France du C.N.R., du Portugal de la Révolution des Œillets à la Pologne de Kosciusko et de Dombrowski en passant par l’Allemagne de Beethoven, de Bertolt Brecht et de Thomas Mann !

Non la devise de l’avenir ne peut pas être : « Euro-esclave, paie ta dette qui n’en augmentera pas moins sans cesse », comme c’est déjà le cas depuis des décennies dans l’hémisphère Sud saigné par les banques du Nord, « et pour cela, accepte la servitude volontaire à perpétuité et trime de plus en plus durement, de plus en plus tardivement, de plus en plus indignement, en recevant toujours moins de salaire, de soins médicaux, d’éducation… et de respect » !

 

 

 

Comme le disait l’appel clandestin publié par Jacques Duclos et par Maurice Thorez en juillet 1940 à l’intention de notre peuple humilié, « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ». Comme le clame encore aujourd’hui le peuple cubain héritier d’Ernesto Guevara face au blocus de l’Empire U.S. : « la patrie ou la mort, nous vaincrons ! ». Et comme le disaient hier nos Sans-Culotte, « liberté, égalité, fraternité ou la mort ! », ce qui revenait à traduire en français la sublime devise des hoplites de Marathon.

 

 

 

A la fois patriotique et internationaliste, la nouvelle bataille contre l’esclavage pour dettes vient de commencer à Athènes. Nous appelons les intellectuel(-le-)s attaché(-e-)s aux Lumières, les militant(-e-)s fidèles aux valeurs progressistes des grandes révolutions du passé, à se solidariser avec le peuple grec en résistance, à réfuter les euro-mensonges des médias, en un mot, à refuser à la fois le « droit » pour les grands Etats prédateurs d’asservir des pays plus faibles et le « devoir » pour les peuples de vivre esclaves au nom du Dieu Euro.

 

 

 

Faisons revivre l’esprit de révolte contre l’indignité de l’esclavage pour dettes, qui permit au peuple athénien d’hier, et qui permettra demain aux peuples grec, français, italien, espagnol, portugais, allemand, etc., de balayer tous les despotismes, fussent-ils cachés derrière les mots usurpés d’« Europe », de « liberté » et de « démocratie » !

 

 

PREMIERS SIGNATAIRES :

 

Georges Gastaud, philosophe (62) ; Pauline Antonini, étudiante de l’Ecole des Chartes (75) ; Gilles Bachelier, juriste, officier de l’ordre national du mérite ; Danielle Bleitrach, sociologue (13) ; Jean-Pierre Combes, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, médecin (59) ; Aurélien Djament, chercheur en mathématiques (44) ; Jean-François Dejours (62), philosophe, syndicaliste ; Filipe Diniz, architecte, co-éditeur de odiario.info, Portugal ; Bruno Drweski, historien ; Barbara Y. Flamand, écrivain (Belgique), Vincent Flament, latiniste, militant internationaliste (59) ; Marie-France Fovet, militante internationaliste, prof. de philosophie retraitée (22) ; Benoît Foucambert (81), Marc-Olivier Gavois (13), professeurs agrégés d’histoire ; Bernard Giusti, écrivain, éditeur, syndicaliste (75) ; Georges Hage, m. honoraire du parlement français (59) ; Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur d’université émérite (78) ; Thérèse Lévené, enseignant-chercheur (59) ; Léon Landini, a. officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Grand mutilé de guerre, Médaille de la Résistance (92) ; Pierre Lévy, journaliste (94) ; Angeles Maestro, médecin, a. députée « rouge » au parlement espagnol ; Antoine Manessis, chargé de cours à l’université de Grenoble (38), Pierre-Alain Millet, élu municipal, enseignant informatique (69), Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (62) ; Claude Morilhat, philosophe (Doubs) ; Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ; Jacques Nikonoff, universitaire ; Gaston Pellet, militant de la résistance linguistique au Business Globish ; Pierre Pranchère, a. FTPF, a. député de la nation, a. député européen (19) ; Jean-Luc Pujo, animateur des Clubs Penser la France (75) ; Miguel Queiroz, étudiant en philosophie ; Françoise Roucheray, professeur agrégée d’anglais en CPGE, 59 ; Nathalie Sage-Pranchère, archiviste-paléographe, historienne (75) ; Jany Sanfelieu, helléniste (86) ; Daniel Serrano, militant républicain espagnol (75) ; Jean-Pierre Sienkiewicz, professeur de physique, syndicaliste ; Roger Silvain, a. responsable CGT à Renault-Billancourt ; Stéphane Sirot, historien (59) ; Gérard Six, métallurgiste (62) ; Gérard Streletzki, musicologue, chef d’orchestre ; Miguel Urbano Rodrigues, a. député portugais au Conseil de l’Europe, a. éditeur principal d’Estado de Sao Paulo ; Betty Tambuscio, syndicaliste (Monaco) ; Yves Vargas, philosophe (93) ; Gautier Weinmann, militant léniniste (59) ; Karine Van Wynendaele, agrégée d’histoire, syndicaliste (62) ; Serge Zajac, professeur de philosophie (59) ; Joël Vuylstecker, professeur de S.V.T. (59) ;

 

Deuxième liste (15.11.11) : Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, co-président du PRCF ; Robert Rondeau, métallurgiste retraité, maire honoraire de Guyancourt. Alain Rondeau, métallurgiste retraité (78) ; Michel Dupuy, cadre, syndicaliste (94) ; Jean Simon, militant communiste (94) ; Jean-Louis Coty, cadre infirmier retraité (77) ; João Vasco Fagundes, étudiant en philosophie, Portugal ; Elisabeth Gauthier-Loubet, professeur de philosophie (31) ; Eric Macia, juriste, a. dirigeant national et départemental (34) du PCF ; Danielle Macia, PRCF 34, Cathy Macia, assistante sociale, Christian Mezzecases, retraité (34) ; Jean-Marc Warszawski, musicologue (93); Denis Lemercier, Maître de Conférences retraité. Pascale Cherrier, enseignante, syndicaliste (18) ; Jamil Sayah, maître de conférence, Université PMF Grenoble. Gilles Amiel de Ménard, technicien du son, militant du M’PEP (07) ; Maryvonne Leray, enseignante retraité (44) ; Maurice Lecomte, assistant social de l’éducation spécialisé retraité, 13 ; Marc Harpon, professeur d’anglais, blogueur, 75 ; Jacques Avril, professeur d’IUFM (Toulouse) ; Jacqueline Lavy, prof. des écoles retraité, élue municipale, m. du M’PEP (74) ; Roberto Flores-Guevara, médecin, a. chercheur INSERM (94). Luc Wajs, responsable syndical et associatif.Joël Boegler, fonctionnaire (75) ; Claude Karnoouh, anthropologue et philosophe ; René Barthes, angliciste (04) ; Suzanne Schwetzoff, militante associative ; Odile Hage, élue municipale PCF de Douai ; Guillaume Beauduin, inspecteur des finances publiques, Paris 11ème ; Alexandre Moumbaris, militant internationaliste ; Jean Ortiz, maître de conférences en histoire contemporaine, université de Pau ; Roger Romain, a. conseiller communal de Courcelles (Belgique) ; Jean-Pierre Bilski, prof. d’histoire, retraité (34) ; Francis Combes, poète (93) ; François Delaunay, directeur ; Claude Roddier, astrophysicienne, fille d’un responsable de maquis MUR ; Fadi Kassem, professeur d’histoire ; Roger Pisapia, prof. de lettres retraité (84) ; Eliane Galaud (84) ; Raymond Chabert (84) ; Bernard Blanc, dessinateur retraité (07) ; Louis Quiot, retraité (30) ; Marie-Christine Burricand, conseillère générale communiste du Rhône ; Bernard Trannoy, PCF Arcachon ; Laurence Bobis, archiviste-paléographe, conservatrice des bibliothèques, PG 75 ; Nicole Lorleac'h, retraitée, a. secrétaire FSGT des Côtes d'Armor (22), Daniel Lorleac'h, a. correspondant de presse (22), Jacques Jurquet, écrivain et militant (13) ;François Goddard, conseiller prud'homal, Libre Penseur ; Jacques Magnin , technicien informatique du Ministère de l'Intérieur (74); Lucien Pons, professeur de mathématiques, Président de l'Association Comité pour une nouvelle Résistance-CNR (06) ;  Daniel Vuillon, agriculteur, co-initiateur avec son épouse, Denise, des Associations pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne (AMAP), 83 ; Serge Pauthe, comédien, directeur de la compagnie Théâtre Midi Juste - Buis les Baronnies ; Gilbert Rachmuhl, Ingénieur retraité, 78. Jean-Claude Lanvin (84), prof.-chercheur retraité, a. maire communiste (62) ; Jean Giusti, retraité EN (84) ; Mireille Giusti, retraitée EN (84) ; Michel Mélinand, animateur du site unitécommuniste.org ; Eric Jalade, enseignant, secrétaire départemental du PCF (81) ; Maxime Vivas, écrivain, ex-référent littéraire d’ATTAC, a. animateur de radio ; Cyrille Ferro-Steyaert, officier. Carol Deby, médecin chercheur universitaire retraité ; Denis Drouet, professeur de philosophie ; Sylvie Guduk, institutrice ; Claude Hardy, professeur retraité ;  Odette Hemery, professeur d'Université Retraité ; Michel Mavropoulos ; Pierre Thorez, géographe, professeur d'université émérite. Le Havre (76; Bernard Parquet, militant syndicaliste (94); Bernard Trannoy,  PCF/Bassin Arcachon ; Annette Mateu Casado, documentaliste retraitée, PRCF (66) ; Jean-Michel Pascal, concepteur-multimédia (75) ; Gérard Hamon, agent EDF, retraité (93) ; Marie-Christine Burricand, Conseillère générale communiste du Rhône (69) ; Christian Moreau, Maire de Dannemoine (89) ; Jacques Tourtaux, militant communiste sans carte (51) ; Francis Combes, poète (93) ; François Delaunay, directeur ; Claude Roddier, astrophysicienne, fille d'un responsable de maquis MUR ; Fadi Kassem, professeur d'histoire ; Eliane Galaud (84) ; Bernard Blanc, dessinateur retraité (07) ; Louis Quiot, retraité (30) ; Bernard Colovray, ouvrier du livre, communiste (69) ; Roberte Juyoux-Savkoff , artiste/ couturière, retraitée (56) ; Serge Savkoff, illustrateur/graphiste, retraité (56) ; Serge Pauthe ; Daniel Closson, syndicaliste et communiste (02) ; François Véchart, professeur des écoles (57) ; Gilda Landini-Guibert, agrégée d'histoire (78) ; Christian Landelle, syndicaliste (07) ; Colette et Victor Fleuret, enseignants retraités (77) ; Lakis Proguidis, écrivain ;

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 10:24

Grèce: signez la pétition à l'initiative de « l'Humanité »:

Solidarité avec la résistance grecque

Le Peuple grec est en situation de légitime défense. On tente de lui imposer des politiques d'austérité insupportables. Les plans successifs échafaudés à Bruxelles ou par le conseil européen et présentés à intervalles de plus en plus réguliers comme le seul moyen de le « sauver » du surendettement et de « sauver » l'euro, sont à chaque fois en échec. En se soumettant toujours davantage au diktat des marchés financiers on ne traite pas le malade. On le tue. Poursuivre dans cette voie est aussi insensé que dangereux. L'austérité, fait mal aux peuples européens, elle frappe aussi l'Europe de plein fouet. Il faut un véritable plan de solidarité avec la Grèce. C'est aussi la seule voie du salut pour l'euro et les partenaires européens d'Athènes. La Banque Centrale Européenne (BCE) doit aider à relancer la croissance et l'emploi en Grèce et partout ailleurs, en finançant - au taux auquel elle prête aux banques à 1% voire moins -, les États et leurs services publics, en leur permettant ainsi de sortir de leurs dépendances des marchés financiers et de leurs taux d'intérêt usuraires. Partout aujourd'hui la

croissance décline.

 

 Une nouvelle récession menace la zone euro. La démocratie est piétinée. Des gouvernements non élus, comme celui d'Athènes, sont désignés, des aréopages bureaucratiques dictent leur loi aux assemblées élues. Des décisions autoritaires sont prises pour forcer les résistances populaires contre l'écrasement des salaires et des protections sociales. La construction européenne ne survivra pas à cette fuite en avant. Les peuples en lutte contre l'austérité ont raison. Ils ont besoin de toute notre solidarité. Nous appuyons l'idée avancée par des économistes, des acteurs du mouvement social et des forces de gauche pour que, par le rachat de titres de dette publique à l'émission, la BCE finance directement les États et leurs services publics.

 

Ce serait là le seul moyen de casser les ressorts de la spéculation contre les dettes publiques. Les différents partenaires de la zone euro doivent pouvoir user du pouvoir de la BCE de créer de l'argent pour financer les immenses besoins de notre temps (sociaux, écologiques, énergétiques, sanitaires etc) et répondre enfin présent à la nécessaire solidarité européenne. Elles ne sont pas inflationnistes puisqu'elles impulsent une productivité supérieure et écologique et des créations de richesses nouvelles dans toute la zone euro. Le Fonds Européen de Stabilité Financière mis en place par l'UE doit être transformé en un fonds européen de développement social et écologique et dévoué à cette optique. Et la recapitalisation des banques ou leur nationalisation doit être conditionnée à une autre politique du crédit au service de ces objectifs. L'Europe est à un tournant. Elle ne peut sortir de la crise que si elle s'émancipe de la dictature des marchés financiers et se rend capable d'une promotion sociale, démocratique et écologique partagée.

Pour signer la pétition et marquer votre solidarité:

Connectez vous sur :

http://www.humanite.fr/politique/grece-signez-la-petition

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 22:37

A mes amis et connaissances

  

Mon ami personnel Zbigniew m’a confirmé les faits mentionnés dans l’article publié par le Docteur B.Majorow invoquant explicitement la violation de la Constitution polonaise, qui - comme la plupart des constitutions européennes – postule la liberté de la recherche scientifique et de l’enseignement et l’égalité des droits de tous les citoyens.

Je demande à mes amis et connaissances d’aider à mobiliser les progressistes des Universités et des Grandes Ecoles, en intervenant auprès du Président de la République de Pologne afin d’exiger le respect de la Constitution de la Pologne et des Droits de l’Homme.

 

Les lettres sont à adresser à

 

Monsieur le Président de la République de Pologne, Bronislaw Komorowski,  ul. Wiejska 10, PL – 00-498 Warszawa

 

Je me permets de recommander aux expéditeurs de mentionner leurs titres universitaires personnels, afin que la protestation paraisse bien émaner de membres appartenants au milieu scientifique.

 

Je n’ai pas proposé de lettre modèle, la pluralité intellectuelle de la protestation étant susceptible de donner plus de poids à la démarche.

 

Ceux qui acceptent d’apporter cette aide peuvent m’adresser en toute confiance copie de la lettre adressée à Monsieur Komorowski, afin que je puisse informer Zbigniew Wiktor et le public en temps opportun (et après accord) de l’étendue de la protestation.

 

Je transmets le salut chaleureux de mon ami Zbiggniew.

Solidairement vôtre, Gerd Hommel, Juriste, Dohnaer Platz 9,01239 Dresden, Tel. : 0351-2882128, Gerd.hommel@arcor.de RFB.hommel@arcor.de

www.rfb-online.org

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 22:32

 

Amicale Révolutionnaire Ernst Thälmann – Le Président

 

Les anticommunistes retirent à

Zbigniew Wiktor son titre de  Professeur

 

Dans les années qui ont suivi 1989, lorsque le pouvoir juridique ne rencontrait encore aucune entrave en Pologne, les universitaires de gauche n’étaient absolument pas rares. C’est ainsi que le Docteur Zbigniew Wiktor de l’Université Karl-Marx de Leipzig fut habilité en 2003 à enseigner en qualité de Professeur émérite à l’Université de Wroclaw. Il y enseignait à l’Institut d’Etudes Politiques.

 

A cette époque, il n’y avait apparemment aucun problème à ce qu’il fût le cofondateur et chef de la Fédération des Communistes Polonais. Zbigniew Wiktor est connu par les lecteurs et les membres de l’Association Front Rouge à travers ses exposés et ses articles  engagés et il a la réputation d’être un homme fort sympathique. En Pologne, il fut particulièrement remarqué par l’excellente analyse qu’il fit dans son livre sur la Chine. Toutes les tentatives précédentes de l’évincer échouèrent  en raison de sa réputation de scientifique et de sa popularité auprès des étudiants.

 

Avec l’arrivée au pouvoir des frères d’extrême droite Kaczynski en 2005, la situation changea du tout au tout. A partir de cette époque, la chasse aux sorcières anticommuniste prit en Pologne des proportions jusqu’alors inconnues. Avec la loi du 14 juin 2010, ce ne furent pas seulement les symboles communistes, mais aussi toute prise de position en faveur du peuple polonais qui furent interdits et condamnés. On assiste ainsi dans les Grandes Ecoles au « nettoyage » des militants de gauche. Tous les Professeurs éminents durent se plier à une  parodie de contrôle.

 

Le Professeur Wiktor se vit refuser sa chaire de Professeur au mépris de ses travaux de chercheur. La raison invoquée est grotesque : on mit en cause ses aptitudes en raison  de ses « réalisations scientifiques de qualité moyenne». La plupart de ses publications révèleraient des « lacunes méthodologiques ». En clair : on lui reproche en tant que marxiste de « ne pas être en mesure de réaliser un travail scientifique ». On lui reproche par ailleurs de ne pas avoir publié d’articles dans des revues universitaires.

 

Tout cela est inexact. Le Professeur Wiktor a écrit dix ouvrages et publié plus de deux cents articles dans des périodiques scientifiques réputés. Peu de monde est en mesure de le rivaliser sur son cursus : il a exercé comme professeur d’enseignement supérieur dans les Universités de Wroclaw, Moscou, Leipzig, Illinois (USA), et Wuhan (Chine). Au cours de quarante-six années de carrière, il a dirigé plus de trois cents diplômes et de nombreuses thèses de doctorat. Cela suffirait à lui conférer le titre de Professeur.

 

La procédure à l’encontre de Zbigniew Wiktor est en contradiction avec l’esprit de la constitution et les statuts de l’Université de Wroklaw. Devant cette situation, ses adversaires politiques, si prompts par ailleurs à se réclamer de l’état de droit et de la tolérance, restent de glace.

 

Une comparaison : le Président polonais Lech Kaczynski qui a péri lors d’un accident en 2010 - il fut l’inspirateur de cette action indigne contre les Universitaires de gauche – reçut en 1996 le  titre de Professeur d’Université, alors que ses travaux scientifiques sont totalement inconnus.

 

Dr. Bernhard Majorow

 

(Dans Rotfuchs N° 167 / décembre2011)

 

Traduction : Jean Bonhomme

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 07:53

 

Communiqué de presse de l’UL CGT LIEVIN

Le communiqué du 9 février signé par la CGT à propos des évènements en Syrie, est d'une dangerosité sans pareille. Il est criminel. Je m'en désolidarise totalement.

 Nous devons demander des comptes à Thibault et à la direction nationale de la CGT devant cette infamie. Thibault soutenant Sarkozy Merckel et Obama ça défrise. Il suffit de regarder honnêtement les infos pour savoir que comme en Libye l'impérialisme, ennemie des peuples du monde et du notre en particulier est à la manœuvre pour détourner une juste lutte du peuple Syrien à son profit; Mon écœurement est total et, camarade, les choses ne peuvent pas en rester là. Thibault doit rendre des comptes.

J'apporte mon soutien total à la lutte du peuple Syrien qui souhaite que ses revendications fondamentales soient satisfaites. Ce peuple a le droit de régler lui même ses propres affaires sans intervention extérieure, ce qui en train de se passer.

Les personnes honnêtes, les militants qui cherchent des infos sur ces luttes les trouvent. Ceux qui croient comme vérité d'évangile une presse et une radio aux ordres qui annoncent chaque jour depuis plusieurs mois qu'il y a des centaines de tués en Syrie et donne le même chiffre de 6 000 ne sont pas crédibles.

Les reportages montrant que des milices sur armées mènent une véritable guerre contre le pouvoir actuel et le peuple syrien sont facilement accessible. Les ordinateurs de la confédération sont ils en panne?

_______________________

Jacques Lacaze

Secrétaire Général
Union Locale CGT de Liévin
64 rue Victor Hugo
62800 Liévin

 

 

 

 

 

 

Communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA sur le site de la CGT (http://www.cgt.fr/Halte-aux-massacres-en-Syrie.html)

 

Halte aux massacres en Syrie !

jeudi 9 février 2012

6000 tués par les forces de répression depuis près de 11 mois de contestation du régime syrien par la rue. Le massacre doit s’arrêter !

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires saluent le courage incroyable du peuple syrien qui s’est soulevé pacifiquement contre le pouvoir despotique familial et corrompu de la famille Assad. Chaque jour ce sont des milliers de personnes qui protestent malgré une répression sauvage et qui maintenant doivent faire face à une véritable guerre à Homs et dans d’autres villes insurgées.

Assad a déclaré la guerre à son propre peuple. Face à ces crimes contre l’humanité, les responsables de ce régime qui ne possède plus aucune légitimité devront répondre devant la justice des atrocités commises.

La Syrie ne pourra désormais plus rester isolée ni le régime imposer sa terreur. Ce n’est qu’une question de temps. Mais combien faudra t-il de morts pour que la communauté internationale puisse condamner ce régime sanguinaire et imposer des sanctions contre celui-ci et ses dirigeants ?

Le vent de libertés qui depuis plus d’un an souffle sur les pays arabes a emporté plusieurs despotes. Le régime syrien touche lui aussi à sa fin. Et comme en Egypte, en Tunisie, en Libye, au Yémen, au Koweit ou au Bahrein, la société civile syrienne fera valoir ses droits et un syndicalisme indépendant émergera.

Les organisations syndicales françaises soutiennent l’appel à manifester des associations syriennes de France :


Le samedi 11 Février 2012 à 14 heures à Paris
Départ métro Temple, rue de Turbigo
en direction de la Place des Victoires
.

 

 

 

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