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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:03

 

Nouvelle inauguration de la statue de Liénart

Lors de la nouvelle inauguration de la statue de Liénart le 19 février 201 1, l’évêque de service monsieur Ulrich (archevêque de Lille) a prononcé devant les personnalités présentes (Mauroy, Aubry, Cullen, Bodiot, Plancke ), un discours convenu d'une banalité affligeante. Il parle de « tourments » que son prédécesseur a du endurer, sans préciser lesquels. II n'oublie pas de citer le « cardinal rouge » ajoutant même le « cardinal des ouvriers ».

 

Bien entendu pas un mot sur ses positions pendant la guerre 1939-1945. Rien sur le S.T.O., rien sur sa visite à Vichy en 1942, rien sur ses félicitations à Pétain à qui il reconnaît une grande clarté d'esprit alors que dans l'entourage direct du maréchal on osait parler de deux heures de lucidité par jour.

 

Rappelons encore un aspect un peu plus méconnu des prises de position officielle de Liénart en particulier lors des obsèques, en 1944, des victimes de bombardements opérés par des avions alliés.

 

Ainsi le journal l'Echo du Nord du samedi 15 avril 1944, titre « Les émouvantes funérailles des victimes du bombardement de la région lilloise. Le cardinal Liénart dans une pathétique allocution adjure les chefs des pays anglo-américains de cesser les bombardements aériens de nos cités ».

 

Citons quelques extraits : « L 'hommage qui est apporté aux victimes de ce terrible et odieux bombardement, c 'est celui de la France. Et l'évêque de Lille salue le délégué du chef de l'Etat représentant le maréchal Pétain, qui dit-il incarne avec tant de dignité la patrie malheureuse. Il salue ensuite le Préfet régional, les représentants de l'armée d'occupation qui ont tenu à unir leurs hommages aux autres ».

 

«Je voudrais, par une adjuration solennelle, avec tout le crédit que peuvent me donner, auprès d'eux, mes fonctions sacrées, les supplier de ménager la vie de notre peuple et de renoncer à des méthodes de combat qui nous atteignent si rudement ».

« Mais quelle voix sera assez forte pour faire entendre à notre vieille Europe qu'elle court à sa perte. Ah si du moins la mienne pouvait parvenir jusqu'au cœur des Anglais et des Américains, nos anciens alliés,... » « Je demande à ceux qui dirigent la guerre de lui ôter ce caractère inhumain et de ne plus   infliger à nos cités l'horreur des bombardements aériens qui étendent leurs ravages bien au-delà de ce qu'exigent les besoins militaires ».

 

La messe est dite et redite. Liénart s'indigne davantage contre les bombardements des alliés que des exactions commises par les occupants allemands. Il aura la même attitude lors des obsèques des massacrés d'Ascq le premier avril 1944.

 

Rappelons encore si nécessaire que ces sermons ont lieu en avril 1944.

J.B.L.

RÉACTION DE LA FÉDÉRATION DU NORD DE LA LIBRE PENSÉE

Dès que nous avons appris la nouvelle inauguration de la statue du cardinal Liénart, nous avons réagi en envoyant à la presse le communiqué que vous trouverez page suivante.

 

Suite à ce communiqué de presse publié le 28 février 2011, le Parti de gauche de Midi-Pyrénées a titré sur son site Internet : « Inauguration de la statue du pétainiste cardinal Liénart à Lille par Martine Aubry ».


 


Midi-Pyrénées


 


Inauguration de la statue du pétainiste cardinal Liénart à Lille par Martine Aubry .

samedi 12 mars 2011.

Source : Libre Pensée du Nord

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 08:59

 

Communiqué

inauguration de la statue du cardinal liénart :

Ne confondons pas les couleurs !

Le Jaune lui convient mieux que le Rouge !

Le samedi 19 février 2011, la ville de Lille, en présence de son maire, Mme Aubry, et de l'évêque de Lille, M. Ulrich, a inauguré, sur le parvis de la cathédrale de la Treille, la statue du cardinal Liénart, personnage bien connu des Lillois.

La Fédération du Nord de la Libre Pensée ne souhaite pas revenir sur les pérégrinations subies par cette statue depuis 1988 mais au contraire sur l'hommage rendu par la ville de Lille au cardinal Liénart et l'éloge fait par l'évêque de Lille, dans son discours, en parlant de « celui qui est resté "le cardinal des ouvriers", "l'évêque rouge" ainsi nommé en raison de son action en faveur du syndicalisme chrétien et d'une meilleure justice sociale ». Madame Aubry n'était pas en reste en déclarant : « Le cardinal Liénart incarne un message universel, il est à la fois l'homme de Dieu et l'homme du peuple. Un homme engagé et accessible, populaire et charismatique, avec ses débats intérieurs et ses contradictions ».

La Fédération du Nord de la Libre Pensée ne peut que s'indigner devant cet hommage. Elle rappelle que le cardinal Liénart, sous couvert de catholicisme social, fut toujours le représentant du grand patronat du Nord, appuyé notamment par les familles Motte et Féron-Vrau (fïlateurs du Nord). C'est cet intérêt pour les questions sociales (il remplissait « un devoir de charité » !) qui lui vaudra le qualificatif de « cardinal rouge » alors qu'il fut toujours farouchement antimarxiste.

La Fédération du Nord de la Libre Pensée souhaite rappeler l'attitude du cardinal Liénart, résolument pétainiste, pendant l'Occupation lors de la seconde guerre mondiale comme le souligna un rapport de la Direction des Renseignements Généraux d'après la Libération (rapport RGSN, Archives Nationales, F7, vol. 152911).

Ce fut le cardinal Liénart, appuyé par le cardinal Suhard, qui fit de nombreuses démarches pour faire introduire dans la loi du 17 avril 1942 le fait qu'aucune congrégation religieuse ne pourrait être dissoute sans un décret du Conseil d'Etat. Cette loi offrait la possibilité de redonner, sur le terrain professionnel et politique, la haute main à l'Eglise. Il obtint ainsi l'abolition d'une partie de la loi de 1901 qui permit la restitution des biens saisis aux congrégations catholiques en vertu de cette loi.

Dans un autre domaine, le cardinal Liénart signa toutes les déclarations de l'épiscopat contre la résistance. Il s'indigna davantage des bombardements alliés que des exactions commises par les Allemands, même lors du massacre d'Ascq du Ie' avril 1944, et resta hostile à la Résistance derrière laquelle il croyait voir le spectre du communisme. En avril 1944 il signa, avec trois autres cardinaux, V« appel des cardinaux français à l'épiscopat de l'empire britannique et des Etats-Unis », appel se référant à la déclaration du Souverain Pontife, dès Noël 1942, contre la guerre aérienne (exclusivement alliée).

Le cardinal Liénart fut pétainiste jusqu'au bout. Dans une lettre, datée du 18 juillet 1945 et lue au procès du Maréchal Pétain (17e audience, Paris, 10 août 1945, Archives Nationales, FI a, vol. 3310, affaire Philippe Pétain) il certifia que Pétain était « engagé dans une résistance opiniâtre aux manœuvres et aux exigences des Allemands ».

La Fédération du Nord de la Libre Pensée ne peut donc que s'indigner devant l'hommage rendu à ce triste personnage que l'on devrait plutôt surnommer le « cardinal jaune ».

 

Daniel DUBOIS          

Président de la Fédération du Nord

de la Libre Pensée

8 06 86 83 95 53

Les sources ont été communiquées par Annie Lacroix-Riz. professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris VII-Denis Diderot.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:49
DES MILITANTS COMMUNISTES D'IRAN DENONCENT LE VOILE ISLAMIQUE

Cher(e)s camarades,

Nous avons appris que le NPA, Nouveau Parti Anti-capitaliste, présentait 
 une candidate voilée dans le Vaucluse.  
 Militant(e)s du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran, nous ne savons que trop 
ce que signifie le voile islamique. Dès 1979, le cri des brutes du Hezbollah et
du régime islamique qui se mettait en place était « le voile ou les coups »,
et très vite cela s'est traduit par « le voile ou la mort ». Depuis 30 ans, le voile est
obligatoire en Iran. Ce n'est pas un simple morceau de tissu, c'est pour les islamistes
un moyen pour marquer les femmes, imposer toutes sortes de discriminations et
le symbole de l'apartheid sexiste. D'ailleurs, après l'Iran, partout où l'Islam politique
est devenu influent, ce courant a tenté d'imposer le voile aux femmes, que ce soit
en Algérie, en Palestine, en Irak, en Afghanistan ou ailleurs. Dans tous ces pays,
des femmes ont été agressées, martyrisées et même assassinées pour avoir refusé
de porter un voile. Nous avons trop porté ces voiles ou vu celles que nous aimons
y être forcées, pour considérer qu'il ne s'agirait que de simples vêtements.
 Depuis le mois de juin, les femmes d'Iran sont aux premiers rangs des protestations 
pour renverser le régime islamique et le peuple d'Iran a parlé et dit clairement
qu'il ne veut plus de la République Islamique, de son apartheid sexiste et du voile
obligatoire. Pourtant, c'est alors que des Iraniennes risquent leurs vies pour affronter
les forces de répression d'un régime misogyne, que votre parti, qui se revendique
pourtant du marxisme et du féminisme, décide de présenter une candidate
 qui porte le hidjab. Comment peut-on se prétendre féministe et internationaliste 
et monter si peu de solidarité avec les femmes qui, en Iran comme ailleurs, se battent
pour retirer ces prisons de tissu ?
 Comment peut-on laisser entendre que le voile ne serait pas incompatible avec 
l'émancipation des femmes, alors que la première mesure de Khomeiny fut
de le rendre obligatoire, et qu'il a été suivi en cela par les islamistes du monde entier ?
Comment banaliser ainsi ce symbole de l'apartheid sexiste que subissent des millions
de femmes qui ne rêvent que de brûler les hidjab, tchador et autre burqa ?
 Au nom de toutes les femmes victimes de l'islam politique, nous demandons 
à votre parti de revenir sur cette décision choquante. On ne joue pas avec la liberté
des femmes ni avec ce symbole d'oppression qu'est le hidjab.
 Salutations communistes,  
PCOI, organisation à l'étranger – France
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 08:03

De l’intolérance bouddhiste

Elisabeth Martens

 

Nous voudrions vous faire part de notre indignation face à l’activisme dalaïste (groupes pro-indépendance du Tibet) qui rôde en nos contrées occidentales. Par trois fois cette année, nos conférences et cours ont été soudainement annulés par les organisateurs à qui « nous avions été dénoncés » (termes explicitement usités !) par la gente dalaïste.

 

 

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Le 21 mai 2009

 

 

Les organisateurs de nos interventions, curieusement tous en connexion étroite avec notre noble « gauche engagée » (proches du PS, des Laïcs, et même du PCF !) ont pris peur devant les menaces de troubles que nos opinions auraient pu causer en leurs demeures. Il est vrai que plusieurs de nos conférences se sont terminées dans des crises de larmes ou d’hystérie de la part du public (mais c’était parmi les verts bio !). Nous sommes particulièrement scandalisés (mais finalement peu étonné) que dans un pays, ou une Europe, que l’on dit de « libre pensée » et de « libre expression », une opinion différente de la « norme » puisse devenir un délit « à dénoncer ».

 

Le sujet de notre délit ?1. le fait que nous nous prononcions contre l’indépendance du Tibet, et ce en avançant des arguments historiques et géopolitiques.

 

Pour beaucoup d’occidentaux, cela nous range automatiquement dans le « camp des prochinois » et nous donne une image que le « tout un chacun » interprète comme agressive, répressive, voire violente. C’est, à l’évidence, un manque de raisonnement qui frise le ridicule, mais cela n’a pas l’air d’inquiéter grand monde, pas même la majorité de nos intellectuels de gauche (socialistes, verts, progressistes, et autres). Cependant, ce qui nous paraît encore plus dérangeant est que, en raison de notre réflexion politique, nous soyons accusé de menacer l’intégrité du peuple tibétain, voire de l’attaquer ! Or nos travaux ne concernent que le développement du Tibet et de ses habitants ; y ayant circulé à de nombreuses reprises ces dernières années (depuis 1991), nous faisons part de ce que nous y observons. Cependant nous soutenons, avec arguments à l’appui, que dans la situation actuelle, le développement du Tibet ne passe pas par son indépendance. En effet, l’indépendance du Tibet signe inévitablement l’éclatement de la Chine : elle entraînera avec elle celle du XinJiang, puis celles de la Mongolie et de la Mandchourie, suivies de l’isolement d’une Chine rabougrie autour de son bassin central. Pour l’Occident, cela ferait d’une pierre deux coups : fin du socialisme en Asie et ouverture du gigantesque marché chinois à nos multinationales. C’est exactement ce à quoi prétendent les puissances occidentales qui voient dans la fulgurante ascension de l’économie chinoise un spectre d’envergure, dirigé par un système politique et social encore plus dérangeant et auquel nos dirigeants n’osent pas même réfléchir. Nous pensons que les Tibétains seraient les premiers touchés par le paupérisme qu’entraînerait inévitablement cette « révolution orange » à la sauce aigre-douce.

 

2. le fait que nous expliquions, avec preuves à l’appui, le rôle politique particulièrement répressif que le clergé bouddhiste a exercé sur plus de 95% des Tibétains (serfs et esclaves), pendant un millénaire.

 

Ces faits ne sont pas nouveaux, mais ils sont systématiquement tus ou minimisés par les dalaïstes, or l’institution bouddhique du Tibet fut une des plus scandaleusement intolérante, cruelle, arrogante, usurpatrice, et de plus, défendant une religion polythéiste et dogmatique. De nombreux historiens ont mis à jour les exactions du haut clergé bouddhiste au Tibet, mais cela ne semble pas toucher outre mesure notre gente bien pensante qui n’y voit qu’affres d’un lointain passé révolu. Faut-il rappeler que parmi les relations proches de Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama (l’actuel !) se comptent Pinochet, G.W.Bush, Jean-Paul II, Haider, Serrano, pour ne citer que les plus illustres. Faut-il rappeler que Sa Sainteté le DL, à l’instar de l’autre Sainteté, celle du Vatican, condamne indifféremment l’homosexualité, l’avortement, le suicide et l’euthanasie ? Faut-il rappeler d’où viennent les moyens financiers qui permettent aux centres du bouddhisme tibétain de s’installer en contrées occidentales, qui dans des châteaux, qui dans d’immenses domaines privés, qui dans d’anciennes chartreuses, etc. ? Faut-il rappeler le « contrat » conclu entre le gouvernement américain et le DL, dès avant son exil de 1959, qui a fait de lui le pion orange des américains dans une partie d’échec qui se joue essentiellement entre les USA et la Chine, et où les Tibétains ne sont que des figurants de seconde zone ?

 

3. le fait que nous démystifions la « bouddhomania » occidentale en démontrant, entre autres, que le bouddhisme est une religion de salut comme toute autre.

 

Or le DL et ses lamas, judicieusement répartis en Occident, ne cessent de nous répéter que le bouddhisme n’est pas une religion, mais une philosophie de vie, une méthode pour trouver le bonheur, etc. Au final, peu nous importe qu’il soit une religion ou non (bien que nous n’adhérions à aucune religion), mais nous dénonçons le discours du DL qui associe consciemment et consciencieusement le bouddhisme tibétain au dharma (enseignement originel du bouddha), et ce depuis qu’il s’est lancé dans une vaste campagne de marketing défendant les couleurs d’un Tibet indépendant (fin des années septante). Bien sûr, le bouddhisme tibétain est porteur du dharma, comme toutes les autres écoles bouddhistes (osons l’espérer !), mais il est aussi et surtout le bouddhisme qui s’est le plus éloigné du dharma. Pourquoi le DL s’y est-il pris de cette manière ?... parce qu’à cette époque de marasme idéologique, nos intellectuels étaient certes prêts à avaler et digérer une « philosophie de vie » ou un « athéisme qui embrasse l’absolu », mais non une religion, et encore moins une institution religieuse dont les déviances s’avéraient encore plus profondes que celles du clergé chrétien. Le DL, qui avait conclu un accord tacite avec les américains, se devait de réunir la gente bien pensante de l’Occident autour de l’idée de l’indépendance du Tibet. Assimiler le dharma au bouddhisme tibétain allait séduire bon nombre d’intellectuels. De plus, cela renforçait l’image charismatique du DL, image du roi- père responsable de son peuple torturé et disséminé, image d’un roi-dieu déchu de son trône et chassé par les horribles diables rouges à queue fourchue (du PCC, bien sûr). C’est un archétype qui a fonctionné à merveille et qui, depuis cinquante ans, éveille la compassion dans l’inconscient de nos intellectuels. Apparemment, c’en est resté à leur inconscient : dès qu’on ose toucher aux clichés concernant le bouddhisme et le Tibet, on se fait taper sur les doigts, voire insulter, menacer, expulser !

 

Notre travail déplait et dérange. [1] Nous en sommes désolés ; devrons-nous nous excuser d’avoir une opinion différente de ce qui est séant de dire et de penser ? Notre travail déplait et dérange simplement parce que nous avons choisi comme position de départ de constater la réalité actuelle : le Tibet est une province chinoise, devenue une des cinq Régions Autonomes de la Chine en 1965. Partant de ce constat, il nous a paru peu intéressant de tergiverser à propos de faits historiques, toujours sujets à interprétation (l’Histoire est encore une science humaine, peu exacte à l’heure actuelle !... voyez par exemple les diverses interprétations concernant les Croisades) ; nous ne les avons cependant pas évité et les avons développé longuement dans nos travaux . Plusieurs historiens et tibétologues en Occident avancent des interprétations historiques comme des faits indiscutables et, dès lors, se perdent dans des discours ethniques jugés par eux éthiques. Quant à nous, il nous a semblé plus intéressant de mettre momentanément entre parenthèses les discussions à propos de l’Histoire, et d’étudier les différentes réactions suscitées par le « conflit sino-tibétain » : réactions des Tibétains, des Chinois et des Occidentaux.

 

1. Réactions des Tibétains, mais de quels Tibétains parlons-nous ? S’agit-il des six millions de Tibétains vivant en Chine ou des 120.000 Tibétains vivant hors de Chine ? Leurs réactions sont bien différentes. Les six millions de Tibétains vivant en Chine ne désirent certainement pas revoir le clergé bouddhiste se réinstaller au pouvoir, même si une majorité d’entre eux seraient heureux du retour du DL comme représentant religieux. Ils considèrent toutefois que l’agitation autour de la question de l’indépendance du Tibet leur est nuisible ; ils la ressentent comme un sujet d’inquiétude car leurs préoccupations immédiates sont d’ordre social et économique et, actuellement, leur développement dépend du gouvernement local tibétain et du gouvernement central chinois. Tandis que la communauté tibétaine en exil, soit environ 120.000 personnes issues majoritairement des classes dirigeantes de l’ancien Tibet (haut clergé et noblesse marchande) est d’un tout autre avis, bien que actuellement cet avis soit divisé. Pour les uns, qui suivent en cela le DL, la revendication d’une indépendance radicale est prématurée et ils optent plutôt pour une « autonomie poussée » (mais si on analyse de plus près ce que cela signifie, on ne voit pas très bien la différence avec une indépendance réelle) grâce à des méthodes pacifistes. Les autres, faisant partie pour la plupart de générations plus jeunes, revendiquent une indépendance radicale et n’écartent pas la possibilité de prendre les armes contre la Chine. En tout cas, tous sont d’accord pour exercer leurs revendications non pas sur la province tibétaine (ou Région Autonome), mais sur ce qu’ils appellent le « Grand Tibet », soit une surface double de la province tibétaine, ou un quart de la Chine.

 

2. Réactions des Chinois, mais de quels Chinois parlons-nous ? Les Chinois « de la rue » ne s’intéressent guère à la question tibétaine. Par contre, la masse de plus en plus imposante d’universitaires et d’intellectuels soutient le gouvernement chinois. Le gouvernement chinois est radicalement fermé à toute discussion à propos de l’indépendance du Tibet et ne veut entendre aucun discours séparatiste. Ce n’est pas nouveau… déjà en 1911, SunYaTsen, en proclamant l’avènement de le République chinoise, a dit que la force de la Chine viendrait de l’unité de ses cinq nationalités : les Han, les Mandchous, les Mongols, les Ouïgours et les Tibétains, qui devraient rester soudées comme les cinq doigts d’une main. Pour la Chine, le Tibet a été annexé à la Chine lors de la dynastie mongole des Yuan au 13ème, et est devenu une des 18 provinces de la Chine sous la dynastie mandchoue des Qing au 18ème. Depuis lors, le Tibet n’a pas changé de statut et ce n’est certainement pas sous la pression des américains qu’il en changera.

 

3. Réactions des Occidentaux, mais de quels Occidentaux parlons-nous ? « Monsieur et Madame Tout le Monde » n’ont cure de la question tibétaine, tout comme les Chinois. Par contre, les intellectuels ont un avis assez tranché sur la question mais, bizarrement, un avis identique à celui des médias. Il est pourtant connu de notre gente intellectuelle que les médias ne font qu’obéir aux exigences du marché et, en général, la gauche est la première à dénoncer ces « chiens de garde ». Rien que le fait que les médias divulguent, depuis cinquante ans, les mêmes infos sur le sujet, sans une once de nuances ou de remise en question, devrait leur mettre la puce à l’oreille : ne s’agit-il pas d’une manipulation de l’opinion publique (une de plus) ? Même chose pour les gouvernements occidentaux : ils ne font qu’obéir aux exigences du marché, mais faut-il pour autant classer nos dirigeants parmi les « intellectuels » ?

 

Notre travail n’est certes pas très apprécié en Occident, et ce pour plusieurs raisons : nous ne nous limitons pas à mettre en lumière un nœud géostratégique de portée internationale, mais nous touchons à une zone sensible des « convertis au bouddhisme », celle où le domaine public se mêle au domaine privé dans un flou pas toujours artistique. Une portion non négligeable de notre classe moyennement fortunée et relativement bien pensante a fait sienne le bouddhisme comme chemin spirituel, soit. Mais il se fait que, simultanément, elle a épousé la cause tibétaine sans même s’en rendre compte, c’est-à-dire sans analyse politique, puisque l’élan spirituel était son guide… et c’est exactement ce qui était visé par le marketing dalaïste ! Ce que nous dénonçons, c’est l’utilisation politique que fait le DL (et ses lamas éclairés) de sa religion. Il se présente comme un être éminemment spirituel, il présente le bouddhisme tibétain comme profondément spirituel, il présente les Tibétains comme un peuple baigné de spiritualité, or tout cela est faux, bien entendu (il faut vraiment être naïf ou idiot pour croire qu’un Tibétain est plus ou moins spirituel qu’un pygmée, qu’un auvergnat ou qu’un bruxellois !). En outre, si le DL rajoute plusieurs couches de sérotonine à sa spiritualité, ce n’est même pas dans le but de soutenir les Tibétains ou de défendre le Tibet, non, c’est pour justifier un conflit beaucoup plus vaste qui se trame entre l’Occident et la Chine. Lorsque nous mettons cet enjeu politique et économique à nu dans nos conférences et que nous montrons l’implication du DL, c’est le tollé : comment ose-t-on confondre la « spiritualité pure » qui émane du saint personnage et des intrigues financières de haut niveau ? C’est pourquoi, régulièrement, nous sommes censurés et pointés du doigt comme des « terroristes de la pensée bouddhiste », des « vilipendeurs de la cause tibétaine », des « spécialistes autoproclamés qui ne s’intéressent au Tibet que pour mettre en avant leur propre idéologie », etc. !

 

Restez vigilants, chers amis, vous ne vous doutez pas à qui vous avez affaire !… heureusement, il existe une liste des suspects, rangés par ordre alphabétique, où nous avons l’honneur de figurer aux côtés de Michael Parenti (sociologue américain), Jean-Luc Mélenchon (sénateur français), Danielle Bleitrach (sociologue communiste), Michel Collon (journaliste indépendant), Domenico Lesurdo (philosophe qui n’a pas sa langue en poche, enfin un !), etc. [2] Cela fait plaisir de n’être pas tout seuls ! Aurons-nous bientôt aussi notre nom dans le très saint Kalachakra (un des textes fondamentaux du bouddhisme tibétain), au même titre que les pires ennemis de la « Bonne Doctrine » (entendez, le bouddhisme, bien sûr) ? Sont cités dans le texte, à éliminer d’emblée : « Adam, Hénoc, Abraham, Moïse, Jésus, Mani, Mohamed et Mathani » [3] . Certes, nous voilà bien entourés ! Mais, tout cela ne prête-t-il pas à sourire ?... ou à pleurer de honte devant tant de bêtise ?… En tout cas, cela nous fait dire haut et fort que, loin de la tolérance et de l’esprit libre-exaministe, signes distinctifs du bouddhisme du bouddha (le dharma), le clergé du bouddhisme tibétain, suivi par les mouvements pro-indépendance du Tibet, exercent une censure sévère dès que l’on touche aux limites permises de l’histoire du Tibet, de son clergé, de son dalaï et de ses trompettes.

 

Notes

[1] En français : « Histoire du bouddhisme tibétain, la compassion des puissants », El. Martens, L’Harmattan 2007 ; « Tibet, au-delà de l’illusion », J-P. Desimpelaere, El. Martens, Aden 2009 ;www.tibetdoc.eu. En néerlandais : « Tibet, het land van roepers », J-P.Desimpelaere, Epo, à paraître en 2009 ; http://infortibet.skynetblogs.be

 

[2] www.tibet-doc.org/vigilance : remarquez que l’adresse du site, créé plus récemment que le nôtre, ressemble à s’y méprendre au nôtre (www.tibetdoc.eu), à un tiret près !

 

[3] Banerjee B., « Kalachakra-tantra », Calcutta 1985

 

Source: Tibetdoc

 

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 11:58

Motions votées par la Coordination Nationale du 11 février 2009 (à Paris VIII)

 

mercredi 11 février 2009, envoyé par Laurence Giavarini

 

Communiqué du matin

 

L’Université est à Saint Denis aujourd’hui. Après la journée de manifestation nationale qui a rassemblé près de 100000 personnes et confirmé la force exceptionnelle de la mobilisation, la Coordination nationale des Universités, aujourd’hui réunie à Paris 8, dénonce la manœuvre médiatique et la stratégie de diversion que Valérie Pécresse a trouvées comme seule réponse à nos demandes de retrait des réformes en cours. La coordination affirme que tous les représentants de l’Université et la Recherche se trouvent en ce jour réunis à l’université Paris 8, et non au Ministère où ne se déroule qu’une parodie de consultation.

 

Motion 1

Comme celles du 22 janvier et du 2 février 2009, la Coordination Nationale réunie le 11 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS et ITA, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Cette politique menace les conditions de vie, la formation et l’avenir des étudiants. La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU et du pacte sur la Recherche. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance, liberté et égalité entre les universités et les domaines de recherche, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise. Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, dont elle refuse le démantèlement. Elle soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les ministères n’ont toujours pas retiré :


La réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré.

 
Le projet de décret sur le statut des enseignants-
chercheurs.

 

En conséquence la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités et des laboratoires à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans de très nombreuses universités.

 

Motion 2

La Coordination Nationale constate l’amplification et l’élargissement de la mobilisation à toute la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle se félicite de l’appel de la Sorbonne lancé par des présidents d’université et invite tous les présidents à se rallier à ce texte. Elle condamne le caractère systématique, idéologique et économique de toutes les réformes engagées par le gouvernement : c’est toute sa politique de la recherche et de l’enseignement supérieur qui est mise en cause. La coordination dénonce la série de « réformes » que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le ministère de l’Education Nationale ont engagées à la hussarde sans aucune négociation :

 
La loi LRU et le pacte de la Recherche la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens

 

La réforme de l’allocation des moyens aux établissements qui renforce la concurrence entre eux (modèle dit « Sympa »)

 
Le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université

 

La précarisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et la remise en cause des statuts nationaux (EC, BIATOSS, ITA, PRAG, PRCE…)

 
Le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants du premier et du second degrés, et le projet de « masterisation » de la formation des enseignants

 

Le projet de contrat doctoral - l’abandon de la définition nationale des DUT ainsi que du fléchage des moyens des IUT et des IUFM.

 
La réforme du système de bourse sur critères sociaux.

 

Il apparaît clair que les attaques contre l’université ne sont qu’un élément d’une politique plus générale de destruction du service public d’éducation de la maternelle au supérieur, comme en témoigne la remise en cause de la laïcité par les accords Kouchner avec le Vatican. La Coordination Nationale appelle donc à la convergence des revendications de la maternelle à l’enseignement supérieur. Elle invite les enseignants du premier et second degré et leurs organisations syndicales à rejoindre ce mouvement. Elle appelle à l’ouverture d’un grand débat national sur l’ensemble des dossiers contestés à l’heure actuelle et qui concernent l’ensemble de la société française.

 

Motion 3

Tant que ses revendications ne sont pas entendues, la Coordination Nationale maintient ses actions, à commencer par la grève. Elle appelle les confédérations syndicales à soutenir ces revendications le 18 février, lors de la rencontre avec le chef de l’Etat.

 

Pour renforcer le mouvement de grève initiée le 2 février, et parfois plus tôt, la Coordination Nationale appelle à des formes d’actions diversifiées qui peuvent s’inscrire dans le calendrier suivant :


Le jeudi 12 février, l’AG qui se tiendra au CNRS (siège parisien) à 10H doit rassembler le plus largement possible.

 
Le vendredi 13 février, à 15h, cérémonie de non remise symbolique des maquettes dans les différents rectorats et au ministère, assorties de « cœurs » comme autant de preuves d’amour pour la ministre.

 

le mardi 17 février, journée massive d’information (distribution de tracts, RV communs) dans les gares.

Le jeudi 19 février, journée nationale de manifestations. La Coordination Nationale propose en outre l’organisation d’une manifestation nationale réunissant l’ensemble du personnel éducatif à une date proche (fin février ou début mars).

 

Dès maintenant, la Coordination Nationale appelle à signer le moratoire sur les expertises de l’ANR et de l’AERES (à l’appel de SLR et du C3N), à tenir et à renforcer son engagement du 2 février : « l’Université et la Recherche s’arrêtent ».

 

La prochaine AG de la Coordination Nationale aura lieu le vendredi 20 février à Paris Ouest Nanterre. Nous mettons à l’ordre du jour de cette AG une démission de nos fonctions administratives.

 

Motion 4

La Coordination Nationale condamne catégoriquement les violences policières contre la communauté universitaire, qui défend pacifiquement ses revendications légitimes. Elle dénonce la présence policière sur les campus.

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 11:05

Des élus du PCF financent les JMJ

 

Christian Falconnet ( Adjoint au Maire de A.Gérin et conseiller général ) et Guy Fischer ( vice-président du sénat ), élus du PCF . On financer d’un groupe de jeunes catholiques, pour qu’ils aillent  au JMJ (Journée Mondiale de la Jeunesse) en Australie.

 

Rappelons qu’un marxiste-léniniste se doit d’être le fer de lance de la laïcité, n’en déplaise a certains qui croit que l’on peut être croyant et marxiste, ou que le marxiste «  est une religion »  ou ce réfugie dans la « main tendue » de Maurice Thorez , ou des déclarations de Jules Guesde ( qui trahie la classe ouvrière en se vautrant dans l «  Union Sacré » en 1914 ).

 

Ces mêmes élus on encourager la prise en mains de toute une partie de la jeunesse par des imans, ils déclaraient « qu’il serait les tenir », et résultats le port du voile pour les jeunes filles, l’interdictions dans les écoles de Vénissieux du porc, pour satisfaire quelques fanatiques religieux, jeunes perdus dans les camps de Bel Laden , puis détenus a Guantanamo,  vous osez pleurer sur leurs sort, alors que vous êtes les principaux fautifs, de ce qui leurs est arriver ??

 

 

Et maintenant vous voulez quoi ?

 

Que les jeunes soient ré-évengéliser  , par une église diriger par un ancien amis des nazis, un réactionnaire notoire, qui prônent le retour a la haine contre les autres, a ce Benoît qui es le  pape le plus rétrograde depuis longtemps.

 

Stéphane Dubois

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