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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:31

Nouvelle conférence de l'université populaire Ch'ti Guevara

Le 23 mars à 18H salle René Houdart

 

L'Algérie, 50 ans après... anciennes et nouvelles formes de domination coloniale en Algérie et dans le monde arabe

Pour les cinquante ans de l'indépendance de l'Algérie (18 mars 1962), l'Université populaire Ch'ti

Guevara reçoit Zoheir BESSA et Georges PERLES, dirigeants du "Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS), le parti des communistes algériens. Le débat sera dirigé par Jean-François Dejours et par Georges Gastaud, de l’UPCG.

Au-delà de l’histoire de l’Algérie, - un pays que les forces impérialistes s’efforcent sournoisement de recoloniser -, ce sont aussi les situations libyenne et syrienne qu’il faudra examiner.

La conférence-débat se tiendra salle le 23 mars à 18h René Houdart, rue des Marronniers à Lens (sortie 9) Entrée gratuite.

CONTACT : http://chti-guevara.blogspot.com/.

Après la grossière ingérence de Sarkozy et de l’OTAN en Libye, où sous couvert de « démocratie », l’impérialisme a placé au pouvoir des intégristes proches d’Al Qaida, comment combattre la référence au « printemps des peuples » pour alimenter la machine des guerres impérialistes et néo-coloniales annoncées contre la souveraineté des peuples arabes ?

Comment défendre les revendications démocratiques des peuples sans laisser les impérialistes instrumentaliser ces aspirations légitimes pour justifier l’ingérence des grands Etats impérialistes et capitalistes ?

Les communistes algériens, héritiers de la lutte héroïque d’Alger républicain et du PCA nous apporteront un éclairage bien différent des représentations manipulées dont se font généralement l’écho les sarko-médias et la grande presse aux mains des groupes médiatico-militaires de Lagardère et de Dassault

Le secrétaire, Jean-François DEJOURS.

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 20:50

Texte fondateur de l’Association

« Pour un musée Robespierre à Arras »

Par le rôle éminent qu’il a joué pendant la Révolution Française où se fondait le devenir de la France dans un monde moderne, Robespierre est unanimement reconnu comme un personnage considérable de notre histoire. Bien au-delà de nos frontières, le nom d’Arras est associé à celui de son plus illustre citoyen et il est surprenant qu’aucun véritable lieu de mémoire ne lui soit consacré dans sa ville natale. Acquise en 1990 par la municipalité pour en faire un musée Robespierre, la maison qu’habita celui qui gouverna la France Révolutionnaire entre 1793 et 1794, fut remarquablement rénovée par les compagnons du Tour de France. Cette demeure est aujourd'hui affectée au musée du compagnonage .

 Les soussignés demandent instamment que la ville d’Arras restitue à la Maison Robespierre sa légitime vocation afin qu’elle devienne un musée qui aide les Arrageois et les innombrables visiteurs du monde entier à mieux connaître l’histoire de la Révolution Française et de celui qui en fut, quelque opinion qu’on puisse en avoir, l’homme clé.

Site de l’association : http://www.amis-robespierre.org/

« Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte, que je ne puis pas espérer de lui échapper.
Je succombe sans regret, je vous laisse ma mémoire elle vous sera chère et vous la défendrez."


Fin du dernier discours de Robespierre aux Jacobins le 8 Thermidor an II, soit 2 jours
avant son exécution

(Communiqué de presse)

 

.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 13:20

Il y a 50 ans : un crime d’Etat

Le 17 octobre 1961, sous le pouvoir du Général De Gaulle, la police parisienne a réprimé avec une violence de type fasciste une manifestation pacifique d’algériens.  Cet événement tragique est l’un des plus atroces massacres commis par le colonialisme français après Sétif le 8 mai 1945, le bombardement d’Haïphong et 4 mois plus tard (8 février journée antifasciste) les crimes anticommunistes de Charonne.

De tels crimes d’Etat sont le produit du colonialisme prêt à tout pour sauver les privilèges de la bourgeoisie coloniale et  favoriser la lutte pour la conquête de marchés par l’impérialisme français.

 En 1961, après 7 ans de guerre pour l’indépendance, la victoire des patriotes algériens était proche … Ce qui radicalisait les secteurs capitalistes les plus réactionnaires et chauvins dont le seul recours devant l’inéluctable était la violence déchaînée imprégnée de racisme et de mépris des peuples colonisés sur le modèle fasciste de la « race supérieure ».

 Tout en refusant, en 1961, de reconnaître l’indépendance de l’Algérie, l’Etat français niait tout droit et libertés publiques aux arabes vivant en métropole.

Ainsi fut décrété un scandaleux couvre-feu pour les algériens … déclenchant une ignoble chasse au faciès.

Protestant contre cette mesure inique, 30 000 algériens, sympathisants du FLN manifestèrent pacifiquement contre cet interdit.

La répression policière fut terrible et ne peut être comparée qu’à la déportation des juifs par le régime de Vichy ou plus loin, à la Saint-Barthélemy.

Les corps répressifs tabassèrent à l’aveugle, chargèrent les manifestants et jetèrent à la Seine et dans les canaux environnants, des centaines d’hommes, de femmes et même d’enfants.

Le bilan officiel de 2 à 18 morts selon les sources ne recouvre qu’une petite parcelle de l’ampleur du crime. Des centaines de corps flottèrent selon les témoignages. La réalité est plus proche de 300 victimes mais faute d’ouverture des archives, les pages d’ombre subsistent.

La police ne fut que le bras armé de l’Etat, ce qui ne justifie en rien l’exécution d’ordres criminels de l’Etat français.

 L’URCF exige l’ouverture des archives d’Etat aux historiens afin que toute la vérité soit révélée sur les donneurs d’ordre. On ne saurait s’en tenir au seul préfet Papon exécuteur des basses œuvres de l’impérialisme français mais serviteur zélé de l’Etat capitaliste et qui avait pour habitude d’obéir aux ordres.

 Avec tous les démocrates, nous exigeons la pleine reconnaissance de ce crime d’Etat par le pouvoir, les excuses de l’Etat français à l’Algérie et aux familles des personnes assassinées.

L’URCF s’incline avec douleur et respect devant toutes les victimes de ce crime d’Etat raciste. Plus jamais ça !

 Aujourd’hui, les leçons de l’histoire n’ont pas été tirées et d’Afghanistan à la Libye et l’Afrique noire, la classe capitaliste française continue d’opprimer et de décider à la place de ces peuples leur avenir.

 Nul doute que la volonté d’indépendance sera la plus forte et que les classes opprimées gagneront leur liberté !

 

URCF le 17 octobre 2011.

             

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 10:43

18 août 2011: 61 anniversaire de l’assassinat à SERAING de Julien LAHAUT, président du Parti communiste de Belgique; assassinat commandité par la Réaction et les léopoldistes...

Pourquoi y a-t-il une rue Julien LAHAUT à COURCELLES

61 ans de l’assassinat de Lahaut ::

« Même les bonnes sœurs l’adoraient »

 

Le 18 août prochain, cela fera 61 ans que Julien Lahaut a été assassiné. Le Parti communiste de Liège organisera une commémoration, en collaboration avec le PTB. Marcel Bergen, Président du PC de Liège, nous parle de ce militant communiste.

 

Jonathan Lefèvre

Julien Lahaut a été assassiné sur le seuil de sa maison par deux tueurs en août 1950. Il avait 65 ans. Ce syndicaliste, militant antifasciste et communiste inspire encore la gauche belge et internationale, 61 ans après sa mort. Retour sur ce personnage hors norme.

Quand vous parlez de Julien Lahaut aux jeunes, comment le présentez-vous ?

Marcel Bergen. Comme un des plus grands tribuns que notre pays ait connu, et à l’écoute, surtout, de toute la classe ouvrière. Ce que les travailleurs lui disaient, il le répercutait partout, que ce soit à la Chambre ou au Conseil communal et provincial, puisqu’il a siégé dans ces trois institutions.

Il a été de tous les combats, et c’était une personnalité qui était suivie. Il a participé à toutes les grandes grèves. Il avait l’art de convaincre. Il faisait réellement de la politique au bénéfice des « petites gens ». Il employait souvent l’expression wallonne « c’est todi les p’tits qu’on sprâtche », c’est toujours les petits qu’on écrase. « Et les grands, on n’y touche nin », on n'y touche pas.

Il n’avait peur de rien. D’ailleurs, il n’a pu voter pour la première fois qu'en 1950, à l’occasion du référendum sur la Question royale. Il n’avait jamais pu voter avant, vu ses condamnations à plusieurs années de prison. Malgré cela, il a été élu député, conseiller communal et provincial, mais voter, il ne l’a fait qu’une fois, l’année de sa mort.

C’était un internationaliste. S’il vivait toujours, il serait malheureux de voir que l’internationalisme ne joue plus son rôle comme il devrait le jouer et il ne basculerait pas dans le nationalisme flamand ou wallon. Au contraire, il se battrait contre les divisions communautaires. C’était l’homme qui voulait unir à tout prix la classe ouvrière, en Belgique et ailleurs.

Le jour de ses funérailles, il y a eu entre 100 000 et 300 000 personnes. Comment expliquer cet engouement populaire, les jours qui ont suivi son assassinat ?

Marcel Bergen. Parce que c’était un homme très humain et qui savait galvaniser les foules. Il se présentait quelque part où toute la salle était contre lui et il arrivait à retourner toute la salle en sa faveur. Parce qu’il parlait comme les gens simples, comme les travailleurs. Il était à l’écoute de toutes les revendications quotidiennes des gens. Il vivait vraiment avec eux, c’était un des rares hommes politiques à être à l’écoute et à vivre avec les gens simples.

Pour les chiffres, c’est difficile à dire, mais moi qui n’étais encore un adolescent, je n’avais que 15 ans à l’époque, je m’en rappelle très bien. J’habitais Seraing et je me souviens de l’émotion. J’étais gamin, je ne comprenais pas tout, mais je voyais les gens qui pleuraient. Mon père, qui était mineur, pleurait. Il y avait des masses de gens. Les travailleurs étaient très émus. D’ailleurs, la FGTB avait décrété une journée de grève.

C’est quelqu’un qui est encore très présent dans les mémoires collectives, communistes ou non. Pourquoi était-il respecté aussi par ses adversaires ?

Marcel Bergen. Parce qu’il touchait le peuple. A Seraing, même les bonnes sœurs catholiques l’adoraient. Alors qu’il était athée. Mais il était humain.

La preuve : il y avait même ses adversaires politiques à son enterrement. Ils sont venus se recueillir, qu’ils soient présidents de partis, ministres, etc. C’était l’ennemi de classe pour eux mais, en tant qu’homme, il était respecté par tous. Parce que c’était un homme droit, juste. C’est lui qui s’est opposé à la venue de Degrelle. Ce dernier devait venir faire un meeting dans la région liégeoise. Lahaut avait organisé une contre-manifestation tellement massive que Degrelle a dû fuir. C’est aussi lui qui a brandi le drapeau nazi à la Chambre en le déchirant. Ce drapeau avait été arraché au consulat allemand de Liège par une militante communiste de Seraing qui l’avait remis à Lahaut. Ce sont des choses que l’on devrait rappeler.

La recherche historique sur l’assassinat vient officiellement d’être lancée. Qu’en attendez-vous ?

Marcel Bergen. Le plus possible. J’espère que ces chercheurs sont sérieux et qu’ils vont aller au bout des choses. Pour Lumumba, on aurait pu être pessimiste aussi, mais ça a débouché sur des résultats.

Mais ce fut difficile de faire rouvrir l’enquête. Sabine Laruelle, ministre libérale fédérale de la Recherche, avait refusé il y a trois ans d’octroyer un subside. Ce qui a fait que la socialiste Véronique De Keyser a lancé la souscription publique afin de récolter l’argent pour que les recherches reprennent. Grâce à l’argent récolté par cette souscription et, surtout, les 150 000 euros donnés par Jean-Marc Nollet, le ministre Ecolo de la Recherche scientifique de la Communauté française, la première phase de cette étude a été lancée. Il faut donc être optimiste.

Mais il faudra encore pas mal de pression, il ne faut pas que nous baissions les bras. C’est pour cela que nous nous réunissons chaque année au monument de Julien Lahaut. Tous les dix ans, nous faisons quelque chose d’assez grandiose, et chaque année, le 18 août, nous organisons une conférence de presse, des discours devant le monument, etc. Cette année, Raoul Hedebouw prendra la parole au nom du PTB, ainsi qu'un militant du Parti communiste et un métallo. Véronique De Keyser viendra, si elle n’est pas à l’étranger. Nous allons aussi inviter Jean-Marc Nollet ,pour le remercier.

La nouveauté de la commémoration, cette année, c’est que le PTB est co-organisateur. Pourquoi cette collaboration ?

Marcel Bergen. Nous estimons que, politiquement, nous sommes très proches. Il y a très peu de choses qui nous divisent. Aujourd’hui, et en particulier sur la politique nationale, le PTB est le parti avec qui, ici à Liège en tous cas, nous voulons faire un bout de chemin. Nous organisons déjà ensemble le 1er mai à Liège. C’est une tradition : c’est la seule ville de Belgique où on manifeste ce jour-là. L’année dernière, le PTB souhaitait se joindre à nous, alors nous l’avons invité. Nous avons fait une conférence de presse ensemble. Cette année-ci aussi. Nous sommes très satisfaits de cette collaboration. On travaille ensemble sereinement et en confiance. Nous espérons, ici à Liège, que ces collaborations vont se multiplier.

Regardez par exemple ce qui se passe en Grèce, au Portugal, en Espagne, etc. : nous y passerons aussi. S’il n’y a pas de réaction. C’est pour cela qu’il faut absolument que la solidarité revienne à la mode. Le pouvoir a pour l’instant réussi à diviser le monde du travail, à rendre les gens individualistes. Il n’y a plus cette solidarité que j’ai connue, dans les années 60, 70. Il faut la retrouver. Comme Lahaut, j’estime que le mot d’ordre est d’appeler à la solidarité entre les travailleurs, de Belgique et de partout ailleurs.

 

Venez à la commémoration de Julien Lahaut, le 18 août prochain à Liège. Co-organisé par le Parti communiste de Liège et le PTB, l’événement réunira syndicalistes, militants communistes, etc. Plus d’infos à venir sur www.solidaire.org

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 07:14

Il y a 70 ans

- Invasion nazie de l'URSS –

Discours radiodiffusé de Staline, le 3 juillet 1941

Fin septembre 1938 : sachant que la machine de guerre allemande était prête à attaquer des territoires pour en piller les ressources, les gouvernements anglais et français signèrent l'Accord s'attendant à ce qu'Hitler envahisse l'URSS pour son blé et ses richesses naturelles. Le premier ministre anglais Chamberlain, le président du Conseil français Daladier, le dictateur fasciste allemand Hitler et le dirigeant fasciste italien Mussolini signèrent l'Accord de Munich, dans la ville-même où fut fondé le parti national-socialiste. L'Accord fut une grande imposture dans l'histoire de l'humanité; sous couvert de «paix» et de «détente», l'Accord autorisait l'expansion et l'agression du fascisme allemand; sous prétexte de «règlement raisonnable des conflits», il signifiait l'abandon des petits États. L'Accord fut la manifestation concrète de la politique d'apaisement : l'Angleterre et la France, pour apaiser les impérialismes allemand et italien, cédaient de plus en plus face à leurs agressions dans le monde. Depuis longtemps déjà Staline se préparait à une invasion de l'URSS par l'un ou l'autre des deux blocs impérialistes : le bloc anglo-français ou le bloc germano-italien. Peu après la signature de l'Accord de Munich, Staline, sachant que les forces militaires de l'URSS étaient insuffisantes, signa avec Hitler le Pacte de non-agression germano-soviétique, et continua à préparer l'URSS à une attaque d'un des 2 blocs.

Hitler, poussé par la nécessité urgente de l'Allemagne d'envahir et de piller d'autres pays, envahi plusieurs pays. L'Angleterre, se sentant menacée, déclara la guerre à l'Allemagne. La 2ème guerre mondiale avait commencé.

Hitler, trop sûr de ses victoires foudroyantes en Europe et de la faiblesse de l'URSS, rompit le Pacte de non-agression germano-soviétique le 22 juin 1941 et lança une des plus grandes offensives militaires de l'histoire contre l'URSS. Le 3 juillet, Staline fit le discours radiodiffusé reproduit ci-dessous. Sous la direction de Staline, les peuples soviétiques allait battre à plate couture l'Allemagne nazie. (Le texte et la photo de Staline sont tirés du journal du PCCML)

Discours radiodiffusé de Staline
- 3 juillet 1941, Moscou -

Camarades ! Citoyens !
Frères et Soeurs !
Combattants de notre armée et de notre flotte !
Je m'adresse à vous, mes amis !

 



 

La perfide agression militaire de l'Allemagne hitlérienne, commencée le 22 juin, se poursuit contre notre Patrie. Malgré la résistance héroïque de l'Armée rouge, et bien que les meilleures divisions de l'ennemi et les unités les meilleures de son aviation aient trouvé la mort sur les champs de bataille, l'ennemi continue à se ruer en avant, jetant sur le front des forces nouvelles. Les troupes hitlériennes ont pu s'emparer de la Lituanie, d'une grande partie de la Lettonie, de la partie ouest de la Biélorussie, d'une partie de l'Ukraine occidentale. L'aviation fasciste étend l'action de ses bombardiers, en soumettant au bombardement Mourmansk, Orcha, Moguilev, Smolensk, Kiev, Odessa, Sebastopol. Un grave danger pèse sur notre Patrie.


Comment a-t-il pu se faire que notre glorieuse Armée rouge ait abandonné aux troupes fascistes une série de nos villes et régions ? Les troupes fascistes allemandes sont-elles vraiment invincibles comme le proclament sans cesse à cor et à cri les propagandistes fascistes fanfarons ?


Non, bien sûr. L'histoire montre qu'il n'a jamais existé et qu'il n'existe pas d'armées invincibles. On estimait que l'armée de Napoléon était invincible. Mais elle a été battue successivement par les troupes russes, anglaises, allemandes. L'armée allemande de Guillaume, au cours de la première guerre impérialiste, était également considérée comme une armée invincible ; mais elle s'est vu infliger mainte défaite par les troupes russes et anglo-françaises, et elle a été finalement battue par les troupes anglo- françaises. Il faut en dire autant de l'actuelle armée allemande fasciste de Hitler. Elle n'avait pas encore rencontré de sérieuse résistance sur le continent européen. C'est seulement sur notre territoire qu'elle a rencontré une résistance sérieuse. Et si à la suite de cette résistance les meilleures divisions de l'armée fasciste allemande ont été battues par notre Armée rouge, c'est que l'armée fasciste hitlérienne peut également être battue et le sera comme le furent les armées de Napoléon et de Guillaume.


Qu'une partie de notre territoire se soit néanmoins trouvée envahie par les troupes fascistes allemandes, cela s'explique surtout par le fait que la guerre de l'Allemagne fasciste contre l'URSS a été déclenchée dans des conditions avantageuses pour les troupes allemandes et désavantageuses pour les troupes soviétiques. En effet, les troupes de l'Allemagne, comme pays menant la guerre, avaient été entièrement mobilisées. Cent soixante-dix divisions lancées par l'Allemagne contre l'URSS et amenées aux frontières de ce pays se tenaient entièrement prêtes, n'attendant que le signal pour se mettre en marche. Tandis que, pour les troupes soviétiques, il fallait encore les mobiliser et les amener aux frontières. Chose très importante encore, c'est que l'Allemagne fasciste a violé perfidement et inopinément le pacte de non-agression conclu, en 1939, entre elle et l'URSS sans vouloir tenir compte qu'elle serait regardée par le monde entier comme l'agresseur. On conçoit que notre pays pacifique, qui ne voulait pas assumer l'initiative de la violation du pacte, ne pouvait s'engager sur ce chemin de la félonie.


On peut nous demander : comment a-t-il pu se faire que le Gouvernement soviétique ait accepté de conclure un pacte de non-agression avec des félons de cette espèce et des monstres tels que Hitler en Ribbentrop ? Le Gouvernement soviétique n'a-t-il pas en l'occurrence commis une erreur ? Non, bien sûr. Le pacte de non-agression est un pacte de paix entre deux États. Et c'est un pacte de ce genre que l'Allemagne nous avait proposé en 1939. Le Gouvernement soviétique pouvait-il repousser cette proposition ? Je pense qu'aucun État pacifique ne peut refuser un accord de paix avec une puissance voisine, même si à la tête de cette dernière se trouvent des monstres et des cannibales comme Hitler et Ribbentrop. Cela, bien entendu, à une condition expresse : que l'accord de paix ne porte atteinte, ni directement ni indirectement, à l'intégrité territoriale, à l'indépendance et à l'honneur de l'État pacifique. On sait que le pacte de non-agression entre l'Allemagne et l'URSS était justement un pacte de ce genre.


Qu'avons-nous gagné en concluant avec l'Allemagne un pacte de non-agression ? Nous avons assuré à notre pays la paix pendant un an et demi et la possibilité de préparer nos forces à la riposte au cas où l'Allemagne fasciste se serait hasardée à attaquer notre pays en dépit du pacte. C'est là un gain certain pour nous et une perte pour l'Allemagne fasciste.


Qu'est-ce que l'Allemagne fasciste a gagné et qu'est-ce qu'elle a perdu, en rompant perfidement le pacte et en attaquant l'URSS ? Elle a obtenu ainsi un certain avantage pour ses troupes pendant un court laps de temps, mais elle a perdu au point de vue politique, en se démasquant aux yeux du monde comme un agresseur sanglant. Il est hors de doute que cet avantage militaire de courte durée n'est pour l'Allemagne qu'un épisode, tandis que cet immense avantage politique de l'URSS est un facteur sérieux et durable, appelé à favoriser les succès militaires décisifs de l'Armée rouge dans la guerre contre l'Allemagne fasciste.
Voilà pourquoi toute notre vaillante armée, toute notre vaillante flotte navale, tous nos aviateurs intrépides, tous les peuples de notre pays, tous les meilleurs hommes d'Europe, d'Amérique et d'Asie, enfin tous les meilleurs hommes de l'Allemagne flétrissent l'action perfide des fascistes allemands et sympathisent avec le Gouvernement soviétique, approuvent la conduite du Gouvernement soviétique et se rendent compte que notre cause est juste, que l'ennemi sera écrasé, et que nous vaincrons.


La guerre nous ayant été imposée, notre pays est entré dans un combat à mort avec son pire et perfide ennemi, le fascisme allemand. Nos troupes se battent héroïquement contre un ennemi abondamment pourvu de chars et d'aviation. L'Armée et la Flotte rouges, surmontant de nombreuses difficultés, se battent avec abnégation pour chaque pouce de terre soviétique. Les forces principales de l'Armée rouge, pourvues de milliers de chars et d'avions, entrent en action. La vaillance des guerriers de l'Armée rouge est sans exemple. La riposte que nous infligeons à l'ennemi s'accentue et se développe. Aux côtés de l'Armée rouge le peuple soviétique tout entier se dresse pour la défense de la Patrie.
Que faut-il pour supprimer le danger qui pèse sur notre Patrie et quelles mesures faut-il prendre pour écraser l'ennemi ?


Il faut tout d'abord que nos hommes, les hommes soviétiques, comprennent toute la gravité du danger qui menace notre pays et renoncent à la quiétude et à l'insouciance, à l'état d'esprit qui est celui du temps de la construction pacifique, état d'esprit parfaitement compréhensible avant la guerre, mais funeste aujourd'hui que la guerre a radicalement changé la situation. L'ennemi est cruel, inexorable. Il s'assigne pour but de s'emparer de nos terres arrosées de notre sueur, de s'emparer de notre blé et de notre pétrole, fruits de notre labeur. Il s'assigne pour but de rétablir le pouvoir des grands propriétaires fonciers, de restaurer le tsarisme, d'anéantir la culture et l'indépendance nationales des Russes, Ukrainiens, Biélorussiens, Lituaniens, Lettons, Estoniens, Ouzbeks, Tatars, Moldaves, Géorgiens, Arméniens, Azerbaïdjans et autres peuples libres de l'Union soviétique ; de les germaniser, d'en faire les esclaves des princes et des barons allemands. Il s'agit ainsi de la vie ou de la mort de l'État soviétique, de la vie ou de la mort des peuples de l'URSS ; il s'agit de la liberté ou de la servitude des peuples de l'Union soviétique. Il faut que les hommes soviétiques le comprennent et cessent d'être insouciants ; qu'ils se mobilisent et réorganisent tout leur travail selon un mode nouveau, le mode militaire, qui ne ferait pas quartier à l'ennemi.


Il faut aussi qu'il n'y ait point de place dans nos rangs pour les pleurnicheurs et les poltrons, les semeurs de panique et les déserteurs ; que nos hommes soient exempts de peur dans la lutte et marchent avec abnégation dans notre guerre libératrice pour le salut de la Patrie, contre les asservisseurs fascistes. Le grand Lénine, qui a créé notre État, a dit que la qualité essentielle des hommes soviétiques doit être le courage, la vaillance, l'intrépidité dans la lutte, la volonté de se battre aux côtés du peuple contre les ennemis de notre Patrie. Il faut que cette excellente qualité bolchevique devienne celle des millions et des millions d'hommes de l'Armée rouge, de notre flotte rouge et de tous les peuples de l'Union soviétique.


Il faut immédiatement réorganiser tout notre travail sur le pied de guerre, en subordonnant toutes choses aux intérêts du front et à l'organisation de l'écrasement de l'ennemi. Les peuples de l'Union soviétique voient maintenant que le fascisme allemand est inexorable dans sa rage furieuse et dans sa haine contre notre Patrie qui assure à tous les travailleurs le travail libre et le bien-être. Les peuples de l'Union soviétique doivent se dresser pour la défense de leurs droits, de leur terre, contre l'ennemi.


L'Armée et la Flotte rouges ainsi que tous les citoyens de l'Union soviétique, doivent défendre chaque pouce de la terre soviétique, se battre jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour nos villes et nos villages, faire preuve de courage, d'initiative et de présence d'esprit, – toutes qualités propres à notre peuple.


Il nous faut organiser une aide multiple à l'Armée rouge, pourvoir au recrutement intense de ses rangs, lui assurer le ravitaillement nécessaire, organiser le transport rapide des troupes et des matériels de guerre, prêter un large secours aux blessés.


Il nous faut affermir l'arrière de l'Armée rouge, en subordonnant à cette oeuvre tout notre travail ; assurer l'intense fonctionnement de toutes les entreprises ; fabriquer en plus grand nombre fusils, mitrailleuses, canons, cartouches, obus, avions ; organiser la protection des usines, des centrales électriques, des communications téléphoniques et télégraphiques ; organiser sur place la défense antiaérienne.


II nous faut organiser une lutte implacable contre les désorganisateurs de l'arrière, les déserteurs, les semeurs de panique, les propagateurs de bruits de toutes sortes, anéantir les espions, les agents de diversion, les parachutistes ennemis en apportant ainsi un concours rapide à nos bataillons de chasse. Il ne faut pas oublier que l'ennemi est perfide, rusé, expert en l'art de tromper et de répandre de faux bruits. De tout cela il faut tenir compte et ne pas se laisser prendre à la provocation. Il faut immédiatement traduire devant le Tribunal militaire, sans égard aux personnalités, tous ceux qui, semant la panique et faisant preuve de poltronnerie, entravent l'oeuvre de la défense.


En cas de retraite forcée des unités de l'Armée rouge, il faut apporter tout le matériel roulant des chemins de fer, ne pas laisser à l'ennemi une seule locomotive, ni un seul wagon ; ne pas laisser à l'ennemi un seul kilogramme de blé, ni un litre de carburant. Les kolkhoziens doivent apporter tout leur bétail, verser leur blé en dépôt aux organismes d'État qui l'achemineront vers les régions de l'arrière. Toutes les matières de valeur, y compris les métaux non ferreux, le blé et le carburant qui ne peuvent être évacués doivent être absolument détruites.


Dans les régions occupées par l'ennemi il faut former des détachements de partisans à cheval et à pied, des groupes de sabotage pour lutter contre les unités de l'armée ennemie, pour attiser la guérilla en tous lieux, pour faire sauter les ponts et les routes, détériorer les communications téléphoniques et télégraphiques, incendier les forêts, les dépôts, les convois. Dans les régions envahies il faut créer des conditions insupportables pour l'ennemi et tous ses auxiliaires, les poursuivre et les détruire à chaque pas, faire échouer toutes les mesures prises par l'ennemi.


On ne peut considérer la guerre contre l'Allemagne fasciste comme une guerre ordinaire. Ce n'est pas seulement une guerre qui se livre entre deux armées. C'est aussi la grande guerre du peuple soviétique tout entier contre les troupes fascistes allemandes. Cette guerre du peuple pour le salut de la Patrie, contre les oppresseurs fascistes, n'a pas seulement pour objet de supprimer le danger qui pèse sur notre pays, mais encore d'aider tous les peuples d'Europe qui gémissent sous le joug du fascisme allemand. Nous ne serons pas seuls dans cette guerre libératrice. Nos fidèles alliés dans cette grande guerre, ce sont les peuples de l'Europe et de l'Amérique y compris le peuple allemand qui est asservi par les meneurs hitlériens. Notre guerre pour la liberté de notre Patrie se confondra avec la lutte des peuples d'Europe et d'Amérique pour leur indépendance, pour les libertés démocratiques. Ce sera le front unique des peuples qui s'affirment pour la liberté contre l'asservissement et la menace d'asservissement de la part des armées fascistes de Hitler. Ceci étant, le discours historique prononcé par le Premier ministre de Grande-Bretagne, Monsieur Churchill, sur l'aide à prêter à l'Union soviétique et la déclaration du gouvernement des États-Unis se disant disposé à prêter assistance à notre pays ne peuvent susciter qu'un sentiment de reconnaissance dans le coeur des peuples de l'Union soviétique ; ce discours et cette déclaration sont parfaitement compréhensibles et significatifs.


Camarades, nos forces sont incalculables. L'ennemi présomptueux s'en convaincra bientôt. Aux côtés de l'Armée rouge se lèvent des milliers d'ouvriers, de kolkhoziens et d'intellectuels pour la guerre contre l'agresseur. On verra se lever les masses innombrables de notre peuple. Déjà les travailleurs de Moscou et de Léningrad, pour appuyer l'Armée rouge, ont entrepris d'organiser une milice populaire forte de milliers et de milliers d'hommes. Cette milice populaire, il faut la créer dans chaque ville que menace le danger d'une invasion ennemie ; il faut dresser pour la lutte tous les travailleurs qui offriront leurs poitrines pour défendre leur liberté, leur honneur, leur pays, dans notre guerre contre le fascisme allemand, pour le salut de la Patrie.


Afin de mobiliser rapidement toutes les forces des peuples de l'URSS, en vue d'organiser la riposte à l'ennemi qui a attaqué perfidement notre Patrie, il a été formé un Comité d'État pour la Défense, qui détient maintenant la plénitude du pouvoir dans le pays. Le Comité d'État pour la Défense a commencé son travail, il appelle le peuple entier à se rallier autour du Parti de Lénine et de Staline, autour du Gouvernement soviétique, pour soutenir avec abnégation l'Armée et la Flotte rouges, pour écraser l'ennemi, pour remporter la victoire.


Toutes nos forces pour le soutien de notre héroïque Armée rouge, de notre glorieuse Flotte rouge !


Toutes les forces du peuple pour écraser l'ennemi !


En avant vers la victoire !

(Oeuvres de Staline, Tome XVI, NBE, Paris, 1975)

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 07:02

Six universitaires et juristes lancent un appel

contre le révisionnisme historique en Lettonie

 Un dossier brûlant, aux enjeux particulièrement lourds, est en passe de revenir devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il oppose un ancien partisan antinazi, Vassili Kononov, aujourd’hui représenté par sa famille, au gouvernement de la Lettonie, qui avait fait condamner ce dernier pour « crimes de guerre » au terme d’un marathon judiciaire – plus de six années et demie – conclu le 28 septembre 2004 par la Cour suprême lettone (1).

M. Kononov, qui vient de décéder à Riga à l’âgé de 88 ans, a été durant cinquante ans honoré en URSS pour ses faits d’armes dans la lutte contre l’occupant : parachuté à vingt ans par l’Armée rouge derrière les lignes de la Wehrmacht sur sa Lettonie natale, il multipliera, à la tete de son peloton, sabotages d’installation militaires et déraillements de trains. En février 1944, des collaborateurs, armés par l’occupant, livrent un groupe de partisans aux forces allemandes. Le peloton de Kononov est alors chargé d’exécuter les responsables de cette trahison. Un cas de figure qu’ont naturellement connu les mouvements de résistance partout sur le continent, mais qui sera, un demi-siècle plus tard, retenu contre lui.

Le vent a tourné

Car depuis vingt ans, le vent a tourné dans les pays baltes. En 1991, la Lettonie a cessé d’être une République soviétique. Depuis 2004, elle est membre de l’Union européenne. Ses dirigeants actuels entendent faire valoir leur propre vision de l’Histoire. Pour eux, le 8 Mai 1945 n’est pas synonyme de la Libération par la victoire des Alliés sur le nazisme. En témoigne le musée ad hoc de Riga qui dénonce les « horreurs de l’occupation »… soviétique, tout en montrant comment l’armée hitlérienne fut accueillie en 1941 « en libératrice ». L’extermination des Juifs lettons est largement passée sous silence, notamment dans les manuels scolaires (la communauté juive de Lettonie a été quasiment annihilée pendant la guerre, pour une large part par les milices lettonnes). Tous les 16 mars, une journée honore le souvenir de la Légion lettone de la Waffen SS – la cérémonie était même fréquentée par les autorités jusqu’en 2000. Du reste, un ancien commandant letton de la Waffen SS, du même âge que Kononov, est encore député, et préside la commission parlementaire de la « citoyenneté » (après avoir chapeauté celle chargée des relations avec l’OTAN).

Dans l’actuelle Lettonie, les vétérans de l’Armée rouge sont traités en parias. C’est dans ce contexte que les poursuites contre Kononov ont été engagées. Il sera emprisonné pendant près de deux ans. Dès lors que sa défense eut épuisé tous les recours nationaux, Vassili Kononov s’est tourné vers la CEDH pour défendre son honneur et celui de tous ses camarades qui ont lutté contre l’Occupant nazi.

Le 24 juillet 2008, la Cour lui donne raison. Elle confirme que les villageois exécutés collaboraient bien avec l’occupant, et affirme notamment : « quelle que soit la raison invoquée, (la Cour) ne saurait accorder une légitimation quelconque à une attitude pronazie ou une collaboration active avec les forces de l'Allemagne nazie ».

Mais les dirigeants lettons n’acceptent pas ce désaveu. Ils font appel. Et multiplient les pressions sur l’instance d’appel, la « Grande Chambre ». Le 17 mai 2010, celle-ci inverse le premier verdict, contestant notamment l’argument retenu par les juges de première instance portant sur la non-rétroactivité des lois.

Dès lors, la défense de Kononov lance de nouvelles investigations. Elle trouve des documents historiques lettons auxquels elle n’avait pu avoir accès jusque là. Elle découvre que les collaborateurs exécutés par le groupe de Kononov ne se contentaient pas de détenir des armes confiées par les Allemands : plusieurs d’entre eux ont participé aux massacres de la population d’origine juive.

La défense pointe en outre une traduction faussée des jugements des tribunaux lettons, traduction sur laquelle se sont notamment fondés les juges d’appel. Elle fait par ailleurs valoir des éléments de droit qui entachent, selon elle, le jugement d’appel.

Corriger Nuremberg ?

Tous ces éléments l’ont amenée à déposer un recours dans le cadre des règles de l’institution de Strasbourg. Cette dernière a confirmé la procédure, et va devoir trancher sur le fond.

L’enjeu est considérable. Dans son mémoire, la défense souligne le caractère hors norme de ce dossier : « c’est la première fois, au cours des soixante ans qui sont écoulés depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, qu’un soldat ayant combattu dans les rangs de la coalition antihitlérienne est poursuivi pénalement pour ce fait comme criminel de guerre ». Relevant que la Lettonie qualifie la condamnation des dirigeants nazis de « justice des vainqueurs qui a permis aux criminels alliés de rester impunis », la défense souligne que c’est la première fois qu’un Etat propose à la Cour européenne des droits de l’Homme de « corriger les défauts du Procès de Nuremberg ».

Ainsi, fait sans précédent depuis la fin de la seconde Guerre mondiale, une instance judiciaire internationale qualifie les actes de l’Armée Rouge, qui combattait les nazis, de criminels : les vainqueurs semblent devenus des criminels, et les bourreaux, des victimes innocentes.

Accepter cette « correction » ouvrirait la porte aux pires révisions de l’histoire. Dans la période actuelle, où de telles tentations se manifestent de diverses parts, nous mettons instamment en garde contre les conséquences redoutables qui pourraient en résulter.

 Maurice BOURJOL, doyen honoraire de la faculté de droit de Tours

Robert CHARVIN, doyen honoraire de la faculté de droit de Nice

Michel CLAPIE, agrégé de droit public, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Montpellier I

Bruno DRWESKI, historien, INALCO

Jan FERMON, avocat, Bruxelles

Raphael PORTEILLA, sciences politiques, Université de Bourgogne

 

(1) BRN du 22 février 2011

Appel publié par le mensuel République- ( www.brn-presse.fr) dans son édition du 27/04/11, et reproduit dans l’édition du Monde, datée du 10/05/11

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 21:25

 

 

Youri Gagarine Picasso

 

8 avril 1961/ 8 avril 2011

Les temps progressistes ponctués par le vol de Youri Gagarine reviendront !

Refusons ensemble la criminalisation négationniste du communisme historique.

Une déclaration du C.I.S.C.

C’est le 7 avril 1961 que le pilote d’essai et militant communiste Youri Gagarine inaugurait l’ère des vols spatiaux habités en faisant le tour de la Terre dans une capsule mise en orbite par les ingénieurs soviétiques.

A l’époque, tout le monde sur Terre, du vieux travailleur finissant sa vie en observant le ciel étoilé, au jeune garçon rêvant de participer à la conquête spatiale, s’efforçait de repérer dans le ciel nocturne le passage des célèbres « spoutniks », que la presse appelait aussi, affectueusement, « bip-bip » ou « bébés-lunes »…  Face au défi scientifique soviétique, les Etats-Unis de Kennedy allaient devoir sortir de leur léthargie scientifique et engager la compétition spatiale qui a produit, directement ou pas, nombre des grandes novations technologiques dont bénéficie notre époque.

Mais bien au-delà de la conquête spatiale, les travailleurs qui vivaient en cette année 1961 (y compris ceux qui ne votaient pas communiste !) étaient fiers que le front pionnier de l’espace extra-atmosphérique ait été pacifiquement ouvert par l’URSS, sur laquelle flottait le drapeau rouge frappé de l’emblème ouvrier et paysan. Un pays qui tenait tête au capitalisme, qui avait liquidé le chômage, socialisé les banques et la grande industrie, rendu gratuit l’accès à l’université et aux soins médicaux. Un pays qui, malgré ses contradictions, était invariablement du côté des travailleurs exploités et des peuples opprimés. Un pays, dont C. De Gaulle, faisant référence au rôle primordial de l’Armée rouge dans l’écrasement du nazisme, disait en 1966 : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ».

Et en effet, tant qu’il y avait sur terre un camp socialiste, il était impossible aux capitalistes d’écraser à leur guise les travailleurs et leurs syndicats : au contraire, pour « endiguer » le socialisme, qui s’édifiait alors de Berlin à Hanoï et de Pékin à La Havane, les capitalistes étaient forcés de faire des concessions aux salariés, -et là se trouve sans doute le vrai ressort géopolitique des prétendues « Trente Glorieuses ». De même était-il impossible aux impérialistes de faire régner, comme aujourd’hui, l’ordre brutal de la canonnière et du « droit d’ingérence », si bien que le monde était alors porté par le grand élan de la décolonisation : du reste, les forces impérialistes n’allaient pas tarder à connaître, au Vietnam, une défaite historique qui donna le signal de leur contre-offensive historique mondiale contre le camp progressiste.

Le moins qu’on puisse dire est que le monde a bien changé… dans le mauvais sens depuis le vol de Gagarine…. La chute de la RDA, dont on voudrait faire accroire qu’elle fut un « grand bouleversement démocratique », reste le symbole majeur d’une CONTRE-révolution qui s’est traduite par d’immenses régressions. Pas seulement dans les pays de l’est livrés aux prédations capitalistes et à une recolonisation même pas déguisée ; pas seulement dans les pays du Sud, rendus aux interventions des faucons Obama, Sarkozy, Cameron et Cie, de l’Afghanistan à la Libye en passant par l’Irak et la Côte d’Ivoire ; pas seulement dans les pays européens, où la souveraineté des nations et les conquêtes sociales d’après-guerre sont méthodiquement détruites par l’U.E. expansionniste du capital ; pas seulement en France, où le pouvoir fascisant de l’UMP a reçu mandat du MEDEF pour « démanteler le programme du C.N.R.. Mais dans le monde entier où, de Fukushima aux millions de chômeurs laissés pour compte par la crise capitaliste, l’humanité livrée aux horreurs du « tout profit » éprouve ce qu’il en coûte d’avoir pris un tournant réactionnaire mondial pour une « révolution démocratique ».

Quant à la conquête spatiale, si le capitalisme aujourd’hui prédominant continue de confisquer et de brider la science et la technique, elle n’a pas que des beaux jours devant elle : les Etats-Unis ne cessent de raboter les crédits de la NASA, de privatiser ses plus belles réalisations, et les futurs cosmonautes américains seront mis sur orbite par un lanceur russe datant de l’ère soviétique… Décidément, la « nostalgie » n’est plus ce qu’elle était !

Cependant le sourire éclatant de Gagarine continue de narguer notre époque contre-révolutionnaire : dans les ex-pays socialistes, la majorité de la population a compris que, quelles qu’aient pu être les limites de la première expérience socialiste de l’histoire, le bilan de la restauration capitaliste est catastrophiquement négatif : sondage après sondage, les citoyens russes, est-allemands, hongrois, yougoslaves, déclarent, TOUTES COMPARAISONS FAITES, que oui, « c’était mieux avant », quand les capitalistes et le FMI du sieur Strauss-Kahn n’étaient pas encore devenus les maîtres absolus de l’Etat et des entreprises. C’est pourquoi l’UE s’efforce de criminaliser l’histoire du communisme, de réhabiliter le fascisme et la collaboration. Mais cet euro-maccarthysme, qui se traduit par la mise hors la loi des P.C. est-européens et par une complaisance honteuse envers l’extrême droite, prouve a contrario combien les forces anticommunistes sont sur la défensive, suite au discrédit croissant du système capitaliste et de sa très dictatoriale U.E.. Car une large majorité de la population rejette désormais l’intégtration européenne issue du Traité de Maastricht, lequel sanctionnait le nouveau rapport des forces résultant de l’implosion de l’Europe socialiste. De grands affrontements de classes ont eu, et auront lieu contre le funeste plan d’austérité européen mis en place pour « sauver l’euro »… et broyer les peuples. Et pour donner un sens progressiste à ces luttes, pour ne pas laisser les fascistes et l’ultra-droite récupérer le mécontement populaire en jouant sur la xénophobie, il est vital que tous les vrais progressistes, et plus seulement les militants fidèles au combat de Lénine, REJETTENT LA PROPAGANDE ANTICOMMUNISTE ET ANTISOVIETIQUE qui envahit l’école et les médias, pour ouvrir un débat sérieux sur l’histoire du Mouvement communiste international.

Dans ce monde livré à la fascisation, aux guerres impérialistes, aux crises à répétition, à l’irresponsabilité des transnationales, retentit et retentira plus que jamais, la brûlante interrogation de Rosa Luxemburg : « socialisme ou barbarie ? » ; déjà les communistes cubains, initiateurs avec le Venezuela bolivarien de l’Alternative bolivarienne des Amériques, prolongent l’incontournable question de Rosa en s’écriant « socialismo o morir, patria o muerte ! », rattachant ainsi les luttes anticapitalistes au grand combat mondial pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un droit actuellement violé de Tripoli à Abidjan, sans oublier notre propre pays, dont l’indépendance nationale et  l’héritage progressiste sont sacrifiés sur l’autel de la construction européenne supranationale.

Il est bien rare que l’histoire avance en ligne droite et il n’est pas de révolution sans risque de contre-révolution. Mais comme la bataille de Marathon, la Révolution copernicienne, Valmy et Stalingrad, la grandiose aventure ouverte par Gagarine et par l’ingénieur aéronauticien Tsiolkovski, reste à jamais gravée dans le livre d’or du progrès humain. Laissons donc les minuscules Poutine, Merkel, BHL, Sarko, Glucksmann, etc. célébrer sordidement leur victoire à la Pyrrhus sur la première expérience socialiste de l’histoire : ces personnages lugubres appartiennent déjà au passé alors que le nom de Youri Gagarine brillera au firmament aussi longtemps qu’il y aura des hommes et des enfants pour contempler le ciel étoilé et garder au cœur le devoir impérieux de faire progresser leur espèce.

Pour le CISC, comité internationaliste pour la solidarité de classe

(présidents d’honneur, Henri Alleg, Margot Honecker, Mumia Abu-Jamal),

Désiré Marle, Georges Gastaud, Vincent Flament, Stéphane Dubois.

 

 

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 17:35

APPEL COMMUN

du Pôle de Renaissance Communiste en France et de

l’Union des Révolutionnaires-Communistes de France

Vive le 90ème anniversaire du Congrès de Tours, où fut créé

le Parti communiste, pleinement indépendant de la social-démocratie !

 

UNION, ACTION des communistes pour faire renaître

un vrai Parti Communiste en France !

 

MEETING COMMUN

le DIMANCHE 12 DÉCEMBRE à 15h à Paris

aux Diaconesses 18, rue du Sergent Bauchat Paris 12ème (M° Nation)

 

C'est en décembre 1920, il y a 90 ans, qu'à l'appel de Lénine et de Clara Zetkin, les militants ouvriers révolutionnaires - ceux qui militaient alors au sein du PS/SFIO comme Cachin et Vaillant-Couturier, mais aussi ceux qui militaient dans le Comité pour l'Adhésion à la Troisième Internationale - gagnèrent de haute lutte, au Congrès de Tours, l'adhésion de leur Parti, le futur PCF, à l'Internationale communiste née dans la foulée d'Octobre 1917.

 

C’est en effet grâce à l’acte de rupture de 1920 que la classe ouvrière de France a réussi pendant des décennies à s'arracher à la mainmise paralysante de la socialdémocratie.

 

Car de 1914 à nos jours, le Parti "socialiste" (qui, en 1914, avait rallié "l'union sacrée" en appelant les ouvriers français à participer à la guerre mondiale impérialiste), n'a jamais rien apporté d'autre qu'une "gestion loyale" de l'exploitation capitaliste et de l'oppression impérialiste. En rompant avec les chefs réformistes comme Léon Blum, en résistant aux « centristes » de Longuet qui prétendaient illusoirement remettre le vieux parti « socialiste » sur les rails de la lutte des classes, le Congrès de Tours a permis aux travailleurs de France de disposer d'un parti à eux, le Parti communiste (SFIC), qui leur apermis d'intervenir sur la scène historique sous leurs couleurs pour défendre leurs intérêts de classe et leurs idéaux révolutionnaires.

 

Pendant des décennies en effet, le PCF a tenu haut le drapeau de la lutte des classes, de la perspective révolutionnaire du socialisme, de la solidarité internationale, de l'indépendance nationale, du progrès social et des libertés.

 

Il l'a fait dans une union fraternelle avec le Mouvement communiste international, avec les peuples qui construisaient la première expérience socialiste de l'histoire, en travaillant en lien étroit avec le mouvement syndical de classe et de masse alors représenté par la CGTU puis par la CGT, en prenant la tête du Front populaire antifasciste, de la Résistance patriotique armée, en étant l’âme du CNR et des conquêtes sociales de la Libération que le MEDEF, Sarkozy et l'UE démolissent aujourd'hui à coups redoublés, en combattant courageusement toutes les guerres coloniales menées par l'impérialisme français.

 

Tout cela fut possible parce que le PCF fondé à Tours a toujours cherché à unir le mouvement ouvrier de classe à la théorie scientifique forgée par Marx et par Engels, sans jamais opposer la lutte révolutionnaire et l’internationalisme prolétarien à la défense de l'indépendance nationale et de la paix. Maintenant que le révisionnisme et la contrerévolution à l'Est ont détruit le camp socialiste,maintenant que l'organisation encore appelée PCF, affiliée au "Parti de Gauche Européen", a retiré de ses statuts tout ce qui fait l'identité d'un parti communiste1, maintenant que le PCF se satisfait du rôle de satellite électoral du PS, le Capital attaque tous azimuts pour reprendre tout ce que notre peuple a pu arracher de positif au cours de son histoire. Sous la houlette ultraréactionnaire du gouvernement UMP dévoilant des traits fascisants, les libertés démocratiques sont foulées au pied. En privant les travailleurs de perspective révolutionnaire, en laissant criminaliser l'histoire du communisme, en laissant sans réponses les attaques contre Cuba socialiste, en diffusant le mensonge de "l'Europe sociale", en soutenant la direction confédérale des syndicats qui accompagnent les reculs sociaux, en laissant les travailleurs l'arme aux pied face aux guerres impérialistes, la politique liquidatrice de la direction du PCF tourne le dos au congrès de Tours, s’installant dans le rôle de béquille de la social-démocratie ; elle laisse les mains libres au capital et creuse jour après jour le lit de l'ultra-droite sarkozyste et de l'extrême droite raciste, et cela alors que des millions de jeunes et de travailleurs ont montré cet automne qu’ils étaient prêts à retrouver la voie du combat de classe révolutionnaire !

 

Le PRCF et l'URCF invitent les communistes à donner corps à l'espoir d'une reconstruction du vrai Parti communiste. Ils appellent les communistes, les travailleurs et la jeunesse révolutionnaires, à soutenir, à participer et à faire participer activement au

 

MEETING COMMUNISTE

DIMANCHE 12 DECEMBRE 2010

à 15h aux Diaconesses

18, rue du Sergent Bauchat

Paris 12ème (M° Nation)

 

Pour faire renaître un vrai parti communiste,les communistes doivent, dans l'action, rompre avec la social-démocratie, les 1 les notions de marxisme-léninisme, de dictature du prolétariat, de centralisme démocratique, de révolution socialiste, d'internationalisme prolétarien révisionnistes du PCF muté et les trotskistes ! Alors que la "France des travailleurs" rejette massivement Sarkozy, l'UE et la politique actuelle, donnons ensemble un signal fort à l'union de combat des communistes et aidons le mouvement populaire à s'unir pour battre les forces du capital ! Alors que la contradiction devient explosive dans notre pays entre le mouvement populaire et l’oligarchie capitaliste regroupée derrière l’U.E. et le pouvoir UMP, ce meeting unitaire sera l'occasion de dire ensemble :

 

· Solidarité avec les peuples en lutte pour la démocratie, le progrès social, la libération nationale, le socialisme !

· Dehors Sarkozy, l’homme du MEDEF ! Tous ensemble contre les contre-réformes capitalistes mises en oeuvre sous la direction de l’UE et du FMI, par les forces de la réaction comme de la social-démocratie !

· Union de combat des syndicalistes de classe, pour renouer avec la tradition combative de la grande CGT !

· Assez de mensonges sur l' « Europe sociale » ! La France doit sortir de l'UE du grand capital et de l’OTAN !

· Non à la criminalisation du communisme !

· Le peuple de France a un urgent besoin d'un grand, d'un vrai parti communiste, marxiste, ancré dans le monde du travail et dans la jeunesse, d’un parti qui ouvre la perspective de la révolution !

· En avant pour la contre-offensive générale du monde du travail, pour que s’affirme l’objectif des travailleurs : le socialisme !

 

C’est sur ces bases que l’unité d’action des Communistes doit se développer. Plus que jamais disons ensemble : l’avenir de l’humanité est au communisme !

 

Le PRCF et l’URCF, le 7 novembre 2010,

93ème anniversaire de la Révolution d’Octobre

 

Pour découvrir le PRCF et l’URCF

Site du PRCF :

www.prcf.fr

Contact :

prcf@orange.fr

Site de l’URCF :

www.URCF.net

Contact :

urcf.oulianov@free.fr

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 15:20

Georges Gastaud,

Philosophe, auteur de :

"Patriotisme et internationalisme"

et de "Lettre ouverte aux 'bons Français' qui assassinent la France",

Fils de Résistant antifasciste

 

Au cœur de notre défense du "patrimoine",

 l'esprit de résistance!

 

               Les Français, et plus largement, les habitants de notre pays, manifestent chaque année leur attachement à l'héritage de la nation, -à ce qu'on appelle d'un mot un peu tristounet son "patrimoine"-, en participant massivement aux "journées du patrimoine" qui se déroulent ce samedi-dimanche.

 

               Mais les démocrates et les résistants sociaux que nous sommes ne doivent pas laisser le pouvoir et ses médias utiliser ces belles journées de septembre, qui semblent marquer la pérennité si rassurante de la nation, pour cacher le fait que la France, notre pays, ses acquis sociaux, son héritage laïco-républicain, ses traditions militantes combatives, ses services publics (Ecolé laïque, SNCF, poste, EDF, hôpitaux, Equipement, etc.), sa production industrielle et agricole, sa recherche scientifique, son Education nationale, - et par dessus tout la langue française, premier service public gratuit de France, base de sa littérature et de sa culture à la fois si originale et si universaliste, sont en danger de mort et en cours de décomposition organisée.

 

               Le "patrimoine" ne se réduit pas en effet aux châteaux, aux musées, aux œuvres d'art et aux grandes réalisations que l'on visite en famille après avoir mis ses habits du dimanche. Le patrimoine, c'est ce que Marx place à la base de l'historicité humaine quand il montre que "l'essence de l'homme n'est pas inhérente à l'individu isolé mais (que), dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux". L'homme ne serait en effet qu'une bête s'il n'héritait pas des outils manuels et intellectuels forgés par les générations antérieures, et avec ces outils de l'ensemble des savoir-faire, des savoirs et des savoir-être en évolution constante qui constituent la culture au sens large. C'est parce que nous héritons de ceux qui nous ont précédés, et qu'à chaque génération nous pouvons prendre pour base de nos activités le legs des générations antérieures, que nous pouvons PROGRESSER contrairement aux animaux, si intelligentes qu'en soient certaines espèces, qui doivent repartir à zéro à chaque génération. Comme le disait Auguste Comte, "l'humanité est composée de plus de morts que de vivants"... et c'est dialectiquement pour cela que son progrès est toujours possible.

 

               Or ce patrimoine est actuellement méthodiquement détruit, tant à l'échelle de notre pays qu'à l'échelle de l'humanité. L'héritage du travail passé de l'humanité est saccagé à la hache par le pourrissant capitalisme "moderne" qui, loin de stimuler le progrès humain comme il l'a fait pour une part, à un coût humain et écologique très élevé, au 19ème siècle, ne porte plus dans ses flancs qu'un monstrueux parasitisme financier (les 225 plus grandes fortunes mondiales possèdent autant, quand on les additionne, que les deux milliards d'humains les plus pauvres!), qu'une tendance lourde à la fascisation politique et qu'une propension permanente à risquer la survie même de notre espèce dans des guerres folles et sans fin ou dans des déprédations écologiques irrémédiables dont le comportement de BP dans la Mer caraïbe ne donne qu'une faible idée: l'exterminisme serait-il devenu le stade suprême de l'impérialisme grimé en "néolibéralisme"? Au-delà du verbiage hypocrite sur les droits de l'homme et sur le "développement durable", la devise réelle des maîtres du grand capital pourrait bien être en réalité "nos profits valent mieux que vos vies" et "après nous le déluge"…

 

               Appliquée à la France, cet exterminisme capitaliste prend le visage du sarkozysme triomphant, cette politique qu'Alain Badiou a défini comme un "néo-pétainisme" sans précédents depuis la fin des années trente. Ouvertement asservi au grand patronat et aux très grandes fortunes, entièrement acquis à l'idée de la dés-intégration européenne de la France républicaine dans l'anti-modèle anglo-saxon de Thatcher et de Bush, prêt à étrangler toutes les libertés individuelles et collectives pour briser les fortes résistances que lui oppose, hélas de manière sporadique et non planifiée, la classe travailleuse, la jeunesse étudiante et la tradition républicaine de notre pays, ce régime de boue…

 

               -s'emploie fébrilement à "démanteler le programme du Conseil National de la Résistance", comme l'en a préventivement félicité le N°2 du MEDEF dans la revue "Challenge" de novembre 2007: tout y passe, des retraites par répartition à la Sécurité sociale (mises en place en 1945 par Ambroise Croizat, le ministre communiste de De Gaulle) au statut de la Fonction publique (institué par M. Thorez en 1945), de l'EDF privatisée à l'Education nationale désossée, de l'hôpital public strangulé à la Poste semi-privatisée, du Code du travail aligné sur les exigences patronales au CNRS, première institution scientifique mondiale reconstruite par Joliot-Curie en 1945, et qui est aujourd'hui livré aux méthodes désastreuses et mortifères du "management" capitaliste;

 

               -mais ce sont aussi les acquis de la Révolution française et des Lumières qui sont méthodiquement salis et saccagés: tout d'abord par la xénophobie d'Etat pratiquée ce régime, dont un ministre condamné pour propos racistes siège encore au gouvernement, mais aussi par la mise en place d'un Etat policier tentaculaire qui pratique 900 000 gardes à vue par an, qui planifie les expulsions de travailleurs étrangers (tout en courtisant les "bons Français" comme L. Bettencourt qui fraudent le fisc!), qui détruit la laïcité républicaine (accords Vatican-Kouchner validant les diplômes catholiques, déclarations de Sarkozy sur "Dieu transcendant qui est dans le cœur de tout homme"…), qui piétine la séparation constitutionnelle des pouvoirs (déclarations incessantes de Sarkozy et Hortefeux condamnant des décisions de justice), qui s'approprie les médias comme jamais, qui fait espionner les journaux, qui criminalise l'action syndicale à EDF et corsète le droit de grève dans les transports et qui empêche même les parlementaires d'opposition de parler à la tribune pour expliciter leur vote!

              

               -liquide la souveraineté nationale et populaire en violant grossièrement le Non populaire émis par le peuple français le 29 mai 2005 (adoption parlementaire de la Constitution bis, alias "Traité de Lisbonne"); détruit l'indépendance militaire et diplomatique de notre pays en faisant de la France un petit supplétif de l'OTAN et de ses guerres impérialistes tous azimuts; quelle honte pour tous les républicains que d'apprendre qu'à la demande d'Angela Merkel, les futurs projets de budget de la France seront tous soumis aux instances de Bruxelles et de Francfort avant même d'être présentés au parlement!

 

               -démolit la structure territoriale républicaine (République une et indivisible/ Départements / Communes) héritée de la Révolution française pour lui subsituer la tripartition "Europe supranationale"/ Euro-Régions / Communautés d'agglomération, dans le but de priver les citoyens de toute influence sur les décisions politiques;

-quant à la culture française, cœur de notre patrimoine, et au cœur de ce cœur qu'est la langue française (premier identifiant national d'après tous les sondages d'opinion), ce pouvoir à genoux devant le MEDEF et l'Union européenne les saccage comme jamais:

 

                     * transforme la culture française et son patrimoine d'importance mondiale en marchandise: le Louvre, Versailles, la Sorbonne, deviennent des "marques" vendues à l'étranger, la culture du pays des Lumières sert d'argument touristique aux pires potentats pétroliers des Emirats!

 

                     * le spectacle vivant est étranglé et soumis à des critères de rentabilité, les personnels du spectacle vivent dans une intense précarité qui les soumet de fait aux diktats de l'argent-roi;

 

                     * Sarkozy ne cesse d'attaquer tout ce qui fait le cœur de la culture: sa gratuité, sa liberté, son indépendance par rapport au capital et à l' "employabilité" vue par les capitalistes: on se souvient de ses déclarations pitoyables contre l'étude de La Princesse de Clèves… bref, le peuple n'a pas besoin d'être cultivé, et la culture n'a pas besoin d'être populaire: c'est le contraire même de ce qu'on voulu faire Descartes, publiant en français le Discours de la méthode, ou Diderot, concluant son introduction à L'Encyclopédie par cet appel: "hâtons-nous de rendre la philosophie populaire"!

 

                      * et surtout, surtout, ce pouvoir détruit à la hache la langue française, "langue de la République" au titre de l'article II de la Constitution. Il ferme les yeux sur les grossières violations de la loi Toubon qui protège le français du "tout-anglais"; censé défendre la francophonie en France et dans le monde, SArkozy laisse les grandes firmes "françaises", Carrefour, Auchan, Renault, Peugeot, etc. basculer toute leur communication, leurs enseignes, leurs administration interne, à ce que le baron Seillères, ex-chef de file du MEDEF et de "Business Europe" appelle "la" langue des affaires et de l'entreprise, l'anglais entrepreneurial. Les ministres Pécresse, -Prix de la Carpette anglaise pour son anglophonisation systématique des facs et de la REcherche-, Kouchner ("l'avenir de la francophonie passe par l'anglais"), Chatel (qui diminue les horaires de français et multiplie les "enseignements en anglais de disciplines non-linguistiques), mettent en place sans aucun débat public sur la langue, une situation irréversible dans laquelle le français est lentement mais sûrement refoulé de l'espace public au profit du "globish" entrepreneurial. Et non seulement la "gauche" établie ne réagit pas à cet assassinat de notre patrimoine le plus essentiel ("la France commence avec sa langue", disait l'historien Braudel: et il n'y a aucun doute qu'elle finirait avec elle!), mais la triste Martine Aubry, héritière de l'eurocrate DElors, promeut partout la stupide devise "liberté, égalité, "CARE"" au lieu du beau mot républicain de "fraternité".

              

               Dans ces conditions, ceux qui veulent connaître et transmettre le patrimoine culturel national doivent passer à la résistance sociale, civique, linguistique, active. La mémoire, plus que jamais, est un sport de combat: combat contre le capitalisme, contre l'U.E. des financiers, contre le FMI et l'OMC de MM. Strauss-Kahn et Lamy, combat contre le MEDEF, contre l'illégitime et dangereux régime sarkozyste, contre les capitulations politiques et linguistiques de la fausse gauche, combat pour la renaissance de la "France des travailleurs" chantée par Jean Ferrat, combat pour la renaissance des luttes anticapitalistes et révolutionnaires, combat pour rendre sens et vertu propulsive aux trois plus beaux mots de la langue française, "liberté, égalité, fraternité". Combat également, pour rendre au mouvement ouvrier et populaire, les outils syndicaux et politiques de sa contre-offensive sociale et civique.

 

               Amis de la culture vivante, défenseurs progressistes du patrimoine, rendez-vous la semaine prochaine pour cette grande journée de la défense du patrimoine social du CNR que sera la journée de grève du 23 septembre.

               Et le lendemain de ce grand jour, que le combat continue et s'amplifie "tous ensemble et en même temps" pour faire reculer ceux qui cassent notre passé et qui arrachent notre langue pour nous priver de parole, pour détruire l'avenir et pour nous surexploiter au présent.

 

Georges Gastaud

 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 21:27

Collectif Maquis de Corrèze

Secrétariat général                                                      le 17 janvier 2010

2, rue du Puy Salmont

 

19800 – St. Priest de Gimel                                        Aux présidents, secrétaires généraux et

                                                                                  responsables de partis, mouvements et

Pierre Pranchère                                                         formations politiques, base des institutions

Tél : 05-55-21-35-55                                                 de la République

Courriel : pierre.pranchere@orange.fr

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Notre indignation est à son comble.

 

Les SS des divisions maudites blanchis, le 10 juin 2008, par le vote de la honte du sénat !

Ceux de la Das Reich qui, dans leur sanglant sillage en 1944, laissèrent des centaines et milliers de victimes : des femmes pendues le 21 mai à Freyssinet-le-Gélat (Lot), les fillettes et leurs mères brûlées vives le 8 juin à Calviac-en-Périgord, les 99 pendus du 9 juin 1944 à Tulle et les 149 déportés qui firent partie du convoi de la mort du 2 juillet 1944, les 642 martyrs d’Oradour-sur-Glane, dont 206 enfants, 66 étant âgés de moins de 6 ans et les 247 femmes massacrés et brûlés vifs dans l’église et les hommes dans les granges ;

Ceux de la 17ème Panzer-division SS qui plongèrent dans l’horreur Maillé, le 25 août 1944, en mitraillant et égorgeant 124 habitants, dont 42 femmes et 44 enfants, le plus jeune était âgé de 3 mois. Citons encore le massacre de 86 civils à Ascq par la 12ème SS Hiltlerjugend, le village martyr de Vassieux en Vercors et nous pourrions encore poursuivre ces macabres citations.

 

Tous les partis politiques ayant un groupe ou des sénateurs au sénat sont directement impliqués car, c’est à l’unanimité que l’imprescriptibilité des crimes de guerre, qui existe actuellement dans la législation française a été supprimée en présence de la garde des sceaux d’alors, Madame Rachida Dati. Les autres mouvements et formations politiques disposant ou non d’élus dans les assemblées territoriales ont leur opinion à donner dans cette affaire où l’honneur de la France est en jeu.

 

Les fondements de notre démarche sont exposés dans les quatre documents que vous trouverez ci-joint :

a)      Lettre ouverte du 10 septembre 2009 à François Fillon, premier ministre,

b)      Lettre du 6 novembre du ministre d’état, garde des sceaux, Mme Michèle Alliot-Marie,

c)      Lettre du 19 novembre du secrétaire général du collectif, Pierre Pranchère,

d)      Lettre du 9 décembre 2009 aux députés et sénateurs de M. Serge Dumond, dirigeant du collectif.

Nous réaffirmons que la France est toujours liée au Tribunal Militaire International de Nuremberg et à son statut annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. Elle fut présente au TMI avec le procureur général François de Menthon, ministre, puis avec M. Champetier de Ribes et les juges Donnedieu de Vabres et Robert Falco. L’assemblée générale des Nations Unies dans les séances des 13 février et du 11 décembre 1946 confirma l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

 

Ce principe de droit international, repris par le statut de Rome, figure dans la convention de l’ONU du 26 novembre 1968 et dans la plus récente convention du conseil de l’Europe du 25 janvier 1974.

 

La France n’a pas récemment jugé de criminels de guerre, mais elle a condamné des apologistes de crimes de guerre en vertu du principe de l’imprescriptibilité. Elle participe à l’instruction avec la justice allemande du crime de guerre de Maillé faisant suite pour l’Allemagne aux procès de Munich. En Italie, des procès ont eu lieu ces dernières années et se poursuivent contre des criminels de guerre nazis.

 

En Limousin, Vincent Reynouard, le 9 juin 2004, a été condamné à Limoges à 24 mois de prison, dont 6 mois ferme ainsi que M. Theil, le 7 octobre 2005, à 6 mois ferme, Christophe Picard, le 9 septembre 2008, à 5 mois de prison ferme à Tulle. C’est la preuve absolue que la référence à Nuremberg reste en vigueur.

 

En prétendant le contraire les intervenants au sénat, Brigitte Bout (UMP), Nicole Borvo Cohen-Seat et Robert Bret (PCF), Robert Badinter (PS), Catherine Morin-Desailly (Union-centriste-UDF) et Rachida Dati, garde des sceaux, ont usé, intentionnellement ou non, de contre-vérités pour supprimer de fait le statut de crimes de guerre pour Tulle, Oradour-sur-Glane, puisque leurs apologistes ne pourraient désormais plus être poursuivis. Ils ont saisi l’occasion de ce projet de loi pour renier spectaculairement le passé glorieux de la France résistante du gouvernement du général de Gaulle, présente le 8 mai 1945 à Berlin, avec le général de Lattre de Tassigny. Elle joua un rôle remarquable dans le TMI de Nuremberg. Il n’y a que des inconscients pour ne pas voir que seules seraient satisfaites les forces de l’anti-France de la période noire, et à l’extérieur, les forces néo-nazis qui participent activement à la campagne de criminalisation de l’antifascisme pour faire oublier les crimes monstrueux des nazis, et singulièrement la Shoah à laquelle ils contribuèrent, notamment dans les Pays Baltes.

 

Heureusement que montent puissamment de la France entière la protestation et la solidarité à l’exigence du maintien de l’imprescriptibilité des crimes de guerre : parlementaires UMP, communistes, socialistes et autres, résistants et déportés, responsables politiques, syndicalistes et associatifs. Monte également la colère lorsque est découvert l’inacceptable vote du sénat du 10 juin 2008, laissé dans l’ombre.

 

Cela nous conduit à une autre question capitale : comment se fait-il que les partis politiques impliqués n’aient jamais présenté, dans leurs congrès, pour la faire adopter, leur volonté de supprimer l’imprescriptibilité des crimes de guerre de Tulle, Oradour-sur-Glane et autres ? Cette infamie ne figurait dans aucune des circulaires nationales et départementales des élections présidentielles et législatives de 2007, européennes de 2008 et sénatoriales de 2009. En Corrèze, les circulaires des trois députés de Tulle, Brive et Ussel, sont muettes à ce sujet. En sera-t-il de même pour le scrutin national des élections régionales de mars prochain ?

 

Nous sommes dans une situation découlant des dernières élections nationales, l’UMP dispose de la majorité absolue à l’assemblée nationale, au gouvernement et le président de la République en est le guide.

 

M. Xavier Bertrant, secrétaire général de l’UMP, à vos dernières assises nationales, 19 ministres et secrétaires d’état ont été désignés têtes des listes des élections régionales,

dont l’ancien député de Maillé, devenu secrétaire d’État, qui est forcément concerné par l’éventuel procès des 30 SS présumés auteurs du massacre. Quelles seraient les conséquences de la suppression de l’imprescriptibilité ?

 

Mesdames Martine Aubry et Marie-Georges Buffet, secrétaires générales du PS et du PCF, vos récents congrès n’ont jamais pris la décision contestée que vos groupes ont voté au sénat. Pourriez-vous continuer à garder le silence alors qu’en tant que députées vous êtes informées depuis le début septembre 2009 ?

 

Madame Cécile Duflot du mouvement l’écologie-les verts n’en est-il pas de même pour les sénateurs et députés verts ?

 

Cela est vrai pour le Nouveau centre-UDF que président Messieurs Hervé Morin et Jean Santini.

 

La revendication du retrait du projet de loi voté par le sénat que nous avons présentée s’associe de manière forte à la demande du maintien de l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui sont, les uns comme les autres, dans le droit pénal international.

 

Puisque la question est posée, le scrutin national de mars 2010 donne l’occasion d’informer et de consulter le peuple souverain.

 

Mesdames, Messieurs les présidents, secrétaires généraux et responsables, nous souhaiterions connaître vos positions en ce domaine précité et vous assurons de notre respect en votre rôle dans le fonctionnement des institutions de la République.

 

 

Pour le Collectif Maquis de Corrèze

 

Pierre Pranchère, résistant à l’AS puis aux FTP, député honoraire,

Jean-Pierre Combe, polytechnicien, président délégué du collectif Maquis de Corrèze,

Annie Valade-Raze, fille de déporté du 10 juin 1944 à Tulle, non revenu, parente de quatre suppliciés par pendaison, du 9 juin 1944, à Tulle,

Michel Trésallet, fils de déporté non revenu,du 10 juin 1944 à Tulle,

Bernard Vitalis, fils de supplicié par pendaison le 9 juin 1944 à Tulle,

Michelle Eymerie, fille de Roger Lescure, colonel « Murat », Compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d’honneur,

Pierre Eymerie, ingénieur retraité, gendre de Roger Lescure,

Serge Dumond, fils de résistant, responsable au collectif Maquis de Corrèze,

Jean Poirier, fils de déporté, défenseur de la mémoire des martyrs de Maillé

Lucienne Georges, résistante, agent de liaison à l’état-major de Rol-Tanguy, présidente du comité de la mémoire à Savigny-sur-Orge.

 

 

 

Réponse à Pierre Pranchère, secrétaire général du Collectif Maquis de Corrèze.

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