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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 09:48

Bonjour,

Comme chaque année, je couvre le BIFFF (Bruxelles) durant toute la durée du festival pour  http://michel-dubat-auteur.over-blog.com/categorie-11413681.html.

 Je publierais articles, entretiens (et photo pour le zombie parade ;)  ), si vous y êtes présent et que vous désiriez me rencontrer pour aborder un film a quelques titres que ce soit : acteur, producteur, réalisateur, mais aussi simple festivalier pour me donner votre avis de cinéphile, contactez-moi

Via le blog rubrique « contact »

Et a bientôt au BIFFF

Fantastiquement votre

Stéphane Dubois

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 12:08

Bonjour,

Je me permets de vous recommander mon groupe qui aborde toute la culture de la SF et du fantastique http://www.facebook.com/groups/127028880783313/161738293979038/

Ainsi que mon site http://michel-dubat-auteur.over-blog.com/sur le même thème auquel vous pouvez vous inscrire aux newsletters et bien sûr laissez des commentaires, comme le groupe il aborde toutes les questions culturelles sur la SF et le fantastique : cinéma, littérature, BD, théâtre, sculpture…

N’hésite pas a communiqué ces informations a tes contacts : Facebook, Mails, Skype, MSN…

Fantastiquement votre

Stéphane Dubois

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 08:34

Bonjour,

Pour des raisons personnelles, j’ai décidé de vendre le local commercial m’appartenant et servant de siège au CDRM. L’activité du CDRM continuera.

Pour plus d’infos : http://www.lyon3immo.com/commerces,0.html (ref : 66VC)

Je vends également :

Livres,

Ouvrages,

Périodiques

Ainsi que le mobilier

Chaises de bureau

Bureau

Bibliothèque

Frigo-congélateur

Tableau

Divers…

Uniquement en enlèvement sur place (135 avenue Lacassagne 69 003 LYON), sur rendez vous.

 

Site culturel que je vous recommande :

http://michel-dubat-auteur.over-blog.com/

 

 

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 10:09

“Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l’apologie du terrorisme, ou véhiculant des appels à la haine ou à la violence, sera puni pénalement”, a déclaré Nicolas Sarkozy.

Une telle proposition est une atteinte gravissime à la démocratie et aux libertés.

Une telle proposition, si elle était adoptée, ferait basculer la France vers un État dictatorial.

Une telle proposition s’inscrit dans le processus de fascisation de l’État bourgeois tel que le PRCF le dénonce depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir.

“Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.” Assumer cette phrase de la Constitution de 1793 pourrait amener les républicains les plus conséquents devant les tribunaux !

 

Le PRCF appelle tous les communistes, tous les progressistes, tous les républicains à s’élever contre ce projet liberticide.

 

Le secrétariat du PRCF.

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:13

Continuer la CGT

"Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse"

Site : www.CL-CGT.fr Courriel : contact@cl-cgt.fr

 

Le 29 février, une nouvelle ballade sans lendemain ?

Alors que dans toute l'Europe les peuples subissent de plein fouet les conséquences  de la crise du Capitalisme que les grands groupes financiers et industriels sont bien décidés à nous faire payer, il n'y a aucune réponse d'envergure pour défendre les  intérêts des  travailleurs.

Toutes les confédérations syndicales avec  la CES rechignent à engager une lutte frontale contre les mesures d'austérité tous azimuts du gouvernement SARKOZY et à confédérer les luttes pugnaces, mais isolées, des salariés des différentes entreprises pour la hausse des salaires et contre les reculs sociaux.

Dans ce contexte de reculs sociaux inédits depuis la seconde guerre mondiale, le rôle de nos directions syndicales nationales, la CGT en tête, membres de la direction de la Confédération Européenne des Syndicats, devraient se constituer en état-major pour mener la lutte acharnée des salariés et de la jeunesse, placés en état de «légitime défense sociale», pour rassembler les luttes des peuples contre les attaques convergentes du patronat, des gouvernements et de l'UE.

D'ailleurs, la Confédération Européenne des Syndicats n'appelle à aucune lutte d'envergure contre les mesures d'austérités à l'échelle continentale, contre la saignée généralisée imposée aux travailleurs, ni à aucune mobilisation de solidarité avec le peuple grec qui se bat depuis des années contre les conséquences dramatiques des plans imposés par l'Union Européenne.

Mais comment pourrait-il en être autrement, alors que la CES en est réduit à un simple rôle de lobbying à Bruxelles ? Un rôle de co-rédacteur des directives libérales de l'UE, accompagnatrice des réformes de casse des services publics et de nivellement par le bas des droits sociaux des travailleurs d'Europe, à l'image de la pseudo «Constitution» qu'elle a essayé de nous faire avaler en 2006 et du Traité de Lisbonne qu'elle a activement soutenu !

CES qui s'est donc définitivement faite la courroie de transmission des intérêts du grand Capital pour museler l'opposition de la classe ouvrière et de la jeunesse des pays d'Europe. Alors, nous ne devons nourrir aucune illusions sur la portée de cette «ballade» du 29 février quant à sa capacité à infléchir des plans d'austérités qu'on ne veut pas vraiment combattre, mais il faut que les syndicalistes de classe reprennent leur destin en mains en imposant dans leurs structures le débat sur la nécessité de rompre avec la politique de destruction sociale de nos gouvernements et de l'UE.

Continuez la CGT appelle donc les syndicalistes de classe de tous les horizons à se rassembler pour avoir la force de remettre en cause les orientations de collaboration de classe et d'accompagnement de nos directions syndicales et de la Confédération Européenne des Syndicats.

 

TOUS ENSEMBLE, RASSEMBLONS-NOUS

POUR LA RENAISSANCE DU SYNDICALISME DE LUTTE DE CLASSE !

 

 


 

SYRIE, REFUSONS DE CÉDER AUX SIRÈNES IMPÉRIALISTES !

 

L'association de syndicalistes de lutte de classe Continuez la CGT condamne avec fermeté le document daté du 09 février 2012, intitulé «Halte aux massacres en  Syrie» et signé des dirigeants des syndicats  CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires,  comme une atteinte grave aux positions anti-impérialistes du syndicalisme de classe et comme l'expression scandaleuse d'un soutien aux campagnes militaires des États impérialistes au Proche-Orient.

Dans un texte, véritable copié-collé des officines de presse pro-impérialiste, les dirigeants de ces organisations syndicales décrivent le mouvement rebelle syrien comme un «soulèvement pacifique» et en appelle au «jugement» des responsables du régime syrien, coupables de «crime contre l'humanité», tout en demandant «combien faudra -t-il de morts pour que la communauté internationale puisse condamner ce régime sanguinaire et imposer des sanctions contre celui-ci et ses dirigeants ?»

Comment peut-on sérieusement accorder aucun crédit à cette idée d'une opposition désarmée et pacifique quand il est de notoriété publique que les combattants de «l'Armée Syrienne Libre» sont financés et armés par les dictatures de la péninsule arabiques (Quatar, Émirats, Arabie Saoudite), bras armé de l'impérialisme américain et sioniste ?

Cette propagande ridicule n'est que le  paravent faussement «pacifiste» d'un appel fondamentalement guerrier de ce texte, car ne nous y trompons pas : appeler à des sanctions et au jugement des responsables du régime syrien, ce n'est rien d'autre qu'en appeler à l'intervention armée de la France dans son ancien protectorat syrien !

L'impérialisme français en effet, qui était en perte de vitesse dans cette région du monde, a prit les devants de la conquête coloniale de la Libye, pour en récolter les fruits pétroliers, avec la complicité de la ligue arabe, et veut suivre le même chemin en prenant la tête d'une nouvelle coalition armée en Syrie !

Ce n'est rien de moins que le retour de «l'Union sacrée», un alignement de nos organisations syndicales sur la propagande militariste de notre gouvernement, pour satisfaire les appétits impérialistes des grands groupes industriels et financiers, rompant ainsi avec la nécessité de lutte pour la fraternité entre les peuples et contre l'impérialisme et portant en elle la justification de la guerre auprès des travailleurs.

Voilà pourquoi nous appelons les syndicalistes sincères, amis de la paix et de la liberté des peuples, à dénoncer cette position inacceptable dans leurs structures syndicales et à se tenir prêt à lutter contre toute tentative d'invasion néo-coloniale de la Syrie.

Qui sommes-nous?

Association constituée le 24 juin 1995 à Paris, par une assemblée de syndicalistes CGT (des militants FSU y avaient été invités). Ces militants ont réagi à la décision de la direction confédérale qui a fait voter au 45è Congrès CGT l'abandon du principe du syndicalisme de lutte de classe (statutaire depuis le Congrès fondateur de Limoges de 1895), le retrait d'affiliation à la FSM et le projet d'adhésion à la CES collaborationniste. CL-CGT se veut un cadre d'impulsion, d'animation et de soutien à l'activité de militants sur les bases du syndicalisme de classe et de masse.

(tract du CL-CGT diffusé le 29 fevrier 2012, )

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 15:41

 

                                   Après le Séminaire du 17 Septembre 2011

                    Benno aura  bel et bien son « Candidat de l’Unité et du Rassemblement »

La tenue du Séminaire de Benno le 17 Septembre 2011 a permis de franchir un pas décisif pour le choix d’une «  Equipe et d’un Candidat  de l’Unité et de Rassemblement» en perspectives des  élections présidentielles et législatives de 2012.

A cet égard, le Séminaire a d’emblée clarifié définitivement  le débat sur la Transition, en réaffirmant qu’elle est une nécessité et que sa durée est de trois ans au maximum. Il ne s’agit donc pas d’un  « mandat de transition de 5ans », comme le soutient Benno Alternative 2012, mais bel et bien d’une période de transition de 3ans au maximum.

Et pour lever toute équivoque sur la question, le Séminaire a dissocié la durée de la Transition  de celle du mandat du Président élu qu’il a portée à 5 ans,  conformément aux dispositions du projet de Constitution que Benno, en accord avec les Assises nationales,  va proposer au Sénégalais,  après la victoire,  pour son adoption par référendum.

En outre, avec l’adoption, sur des bases de large consensus, des 5 critères pour constituer  l’ « Equipe », et de 10 critères pour choisir le «  Candidat de l’Unité et du rassemblement », il ne devrait plus y avoir de doute, que Benno aura bel et bien son «  Equipe et son Candidat » à l’issu de son processus de consultation que devra mener un «  groupe de facilitateurs composés de personnalités issues de Benno et de la Société civile des Assises Nationales ». Séance tenante Benno avait désigné ses représentants dans ce « groupe de facilitateurs », et il ne lui reste qu’à désigner,  en accord avec le Bureau des Assises nationales, les représentants de la Société civile qui devraient y siéger.

Il ne s’agit donc pas d’un quelconque « Comité indépendant de sélections de Candidats » issus des « diverses structures socio professionnelles », comme le propose Benno Alternative 2012.

Ainsi, avec cette démarche, Benno aura associé, à toutes les étapes de  ses concertations, les représentants de la Société civile  dûment mandatés par les Assises Nationales, comme cela fut le cas avec  sa «  Plate forme politique »  et  sa « Plate forme institutionnelle » pour l’élaboration  du  « Projet de Constitution ».

Benno administre ainsi la preuve irréfutable de l’ancrage de son travail dans les Assises Nationales, travail  dans lequel  la Société civile a été associée, non pas par ses composantes individuelles, mais par les structures habilitées à cet effet par les Assises Nationales.

Et cette démarche est même illustrée par le 10ème critère du choix du «  Candidat », qui stipule : qu’il « est issu des partis ou organisations les plus représentatifs de Benno,  ou être porté par les forces les plus représentatives sans exclusive ».

De cette manière, Benno aura toujours son «  Candidat », même s’il n’y a pas de  consensus autour d’une personnalité issue des partis ou des organisations les plus représentatifs de Benno.

Avec une telle démarche et de tels critères, il est incompréhensible de voir des analystes et autres publicistes continuer de tenter de faire croire à l’opinion, que Benno veut exclure dans sa démarche et ses choix, la Société civile des Assises nationales, comme le soutiennent les principaux ténors de Benno Alternative 2012.

Cet aveuglement ne peut se comprendre que par leur volonté d’encrer, dans la tête des Sénégalais, que Benno  ne veut faire des choix que dans les limites strictes  des partis politiques, et par conséquent, ne pourra pas éviter d’imploser devant les « intérêts politiques » supposés « irréductibles »  entre le PS et l’AFP.

 Sur quoi fondent- ils cette conviction aussi tenace ?

Certainement pas sur des faits établis depuis l’avènement de l’Alternance.

En effet, par ce que Niasse avait choisi en 2000 le camp de Wade au détriment du camp de Diouf, certains en ont conclu, l’existence d’ « haine » irréductible entre le PS et l’AFP, qui fait, qu'aucun d’entre eux ne pourra accepter de s’effacer au profit de l’autre !

Mais cette assertion n’est pas étayée par le comportement des leaders des ces deux  partis quand l’intérêt de la République, de la Démocratie et du peuple sont en jeu.

Plusieurs faits peuvent attester ce constat depuis l’avènement de l’Alternance.

C’est ainsi qu’ après avoir obtenu sa «  Constitution » en Janvier 2001, et, en direction des Législatives d’Avril 2001, la réforme du  Code électoral qui a  porté à 55% contre 45% la répartition du nombre des députés entre le scrutin majoritaire et celui dit proportionnel, à la place de la répartition égalitaire(50%) pour chaque scrutin que Diouf nous avait concédée, Wade avait usé de toutes  les pressions possibles pour amener le PS, encore majoritaire à l’Assemblée nationale, à renverser  le premier Gouvernement de l’Alternance dirigé par Niasse.

Dans ces conditions, si le PS était animé d’un esprit de revanche sur Niasse, pourquoi  aurait-il risqué d’affronter les représailles de Wade, en refusant de voter une motion de censure pour faire tomber Niasse ?

De même, si Niasse en voulait tellement à Tanor  et à son Parti, pourquoi aurait-il pris, sur soi, le risque de défier Wade en soutenant, lors de l’élection du Maire de Mbour,  le Candidat  du PS contre celui du PDS, malgré  toutes les pressions de Wade ?

Wade n’avait-il pas utilisé ce prétexte pour accuser Niasse de «  collision avec «  l’ennemi » pour le renvoyer du Gouvernement ?

Ainsi, si Niasse et Tanor n’avaient pas dépassé  les  « rancœurs » nées  des Présidentielles de 2000, de tels comportements politiques auraient ils pu avoir lieu ?

Donc, dès les premiers moments de l’Alternance, ils ont fait la preuve qu’ils étaient capables de mettre l’intérêt de la Démocratie, de la République et du peuple devant leurs intérêts politiques individuels et de ceux de leurs partis.

Depuis lors, ils ne sont jamais départis de cette posture d’Hommes d’Etat imbus de haute valeur républicaine et démocratique.

C’est pour cela, que notre Parti, le PIT/SENEGAL, qui s’était très tôt opposé au mode de gestion de Wade et à son projet de réforme de la Constitution et du Code électoral, était arrivé, très tôt, à la conclusion, qu’avec  ces hommes, il était possible de construire une puissante force  d’opposition pour une véritable Alternative républicaine et démocratique au Despotisme que Wade avait décidé d’instaurer au Sénégal.

C’est la raison pour laquelle, le PIT avait proposé, de rassembler les forces de l’opposition d’alors  en vue d’une liste commune pour barrer la route à Wade, compte tenu du large biais majoritaire qu’il a introduit dans le mode de scrutin.

Mais les conditions  subjectives n’étaient pas réunies du fait de l’arrivée récente de Niasse dans l’opposition et des illusions électoralistes qui habitaient encore le PS, l’URD et le Jëf Jël.

Mais,  c’est au sortir des élections législatives d’Avril 2001, qui a vu Wade, avec 49% du suffrage exprimé,  rafler 66% des sièges à  l’Assemblée nationale,  que la proposition de rassemblement du PIT a reçu l’écho favorable qui a permis de mettre sur pied le Cadre Permanent de Concertation  (CPC) pour aller ensemble aux élections locales de Mai 2002, sur la base de liste commune.

Mais Wade avait essayé de torpiller ce début de rassemblement de forces opposées à son régime, en instituant  la fonction de «  Chef de l’opposition parlementaire ».

Dans ce cadre, il a joué,  en vain, sur les résultats des Législatives  qui ont donné au PS plus de voix, mais du fait du mode de scrutin, c’est l’AFP, avec moins de voix,  qui avait  raflé plus de Députés que le PS.

Wade avait  tout fait pour que l’un ou l’autre accepte qu’il l’intronise «  Chef de l’opposition » avec tous les avantages qu’il comporte pour lui et son parti.

Dans ces circonstances où l’intérêt national commandait  le rassemblement et non la dispersion des forces de l’opposition, Tanor et Niasse ont encore prouvé, qu’ils étaient capables de sacrifier, pour cela, leurs intérêts personnels et de leurs partis, en refusant dignement  l’offre de Wade.

C’est leur attitude, hautement républicaine, qui a permis au CPC d’affronter le pouvoir aux élections locales sur la base de listes uniques par circonscriptions.

Cette première expérience d’établissement de listes communes s’était heurtée, à la base,  à des considérations  de représentativité politique, mais c’est le consensus voulu par les leaders du CPC qui a prévalu dans la plus part des cas.

C’est ainsi que l’esprit d’équipe et de solidarité se forgeait  peu à peu dans les rangs du CPC, au point d’en faire une véritable force alternative émergente qui avait mis  en échec toutes les tentatives  pour  construire  une troisième force pour affaiblir l’adhésion des populations au CPC.

C’est dans ces conditions que l’on a eu à enregistrer le départ de Jëf Jël, suivi de celui du Renouveau qui a rejoint le pouvoir, l’arrivée de la LD, sorti du Gouvernement,  et  du Parti de la Réforme de Agne,  accompagné de ses alliés.

Ce sont ces évolutions qui ont donné naissance à la Coordination des Partis pour l’Alternance, (CPA),  à la place du CPC, pour aller ensemble aux élections présidentielles  de 2006, et aux Législatives de 2007, autour d’un Programme commun de mandature.

Mais cette nouvelle alliance connut, chemin faisant, une forte perturbation avec le départ du Parti de la Réforme pour rejoindre le pouvoir.

Les deux défections de l’URD et du Parti de la Réforme pour aller joindre le pouvoir ont semé le doute et la méfiance au sein de la CPA, au point de faire renaître le « vieux  reflexe de parti » longtemps contenu par les principaux  leaders, notamment, Tanor, Niasse et Dansokho.

C’est dans ces conditions, que les partis de la CPA sont allés en rangs  dispersés aux Présidentielles, donnant ainsi l’occasion à Wade de mettre en œuvre son plan de confiscation du pouvoir, en se proclamant vainqueur au premier tour,  et en attribuant des scores ridicules aux candidats issus de la CPA pour pouvoir mieux les humilier.

Le traumatisme causé par le coup de force électoral de Wade  était si énorme, qu'il a permis à l’opposition de remettre sur pied un nouveau rassemblement encore plus large sous l’appellation   « Front SIGGIL SENEGAAL »,  pour évaluer  les conditions ayant permis ce hold up électoral du siècle.

C’est sur la base de cette évaluation, que le « Front SIGGIL SENEGAAL » a décidé de mobiliser l’opinion nationale, pour un boycott actif des Législatives de Juin 2007, pour démonter à l’opinion internationale,  que Wade n’avait  pas été élu au 1er tour des Présidentielles de Février 2007, et que,  par conséquent,  son pouvoir était  illégitime.

Pour relever un tel défi, il a fallu de la part du PS et de l’AFP, un sursaut républicain pour accepter de sacrifier leurs propres intérêts et ceux de leurs partis.

Ils ont démenti, par leur engagement pour la République et pour la Démocratie, tous ceux qui rivalisaient d’ardeur pour persuader l’opinion,  que le PS et l’AFP, vu leur représentativité, ne pourraient jamais accepter ce boycott qui n’arrangerait  que les petits partis du genre du PIT/SENEGAL.

Ce sont donc ces hommes et femmes, autour de leurs leaders respectifs,  que l’on veut nous présenter aujourd’hui, comme des gens incapables de dépasser leurs intérêts individuels et partisans, au nom de l’intérêt national, en se référant à des «  rancunes tenaces » et/ou à l’ « épisode CPA de 2007 », sans tenir compte du contexte  dans lequel elle s’est  produite.

En effet, le contexte et la nature sociale du rassemblement en 2007 sont complètement de différents de ceux  de 2012.

L’expérience unitaire du boycott et le large consensus issus des Assises Nationales, en plus du consensus plus fort qu’en 2002, obtenu, à la base, dans la confection des listes communes aux élections locales de Mars 2009, ont marqué de manière plus décisive qu’en 2007, la volonté d’aller ensemble aux Présidentielles et aux Législatives.

De même, le choix du «  Candidat »  voulait se faire dans les limites strictes des partis de la CPA en 2007, tandis que pour 2012, le choix se fera en concertation avec la Société civile des Assises Nationales.

L’incapacité de nos analystes et autres publicistes de tenir compte de ces différences, les amènent à ne voir 2012, que sous le prisme déformant des «  rancunes de 2000 »  et de « l’exemple de la CPA » de 2007.

Mais,  c’est surtout ceux qui rêvent de l’implosion de Benno par le choc des ambitions PS/AFP, qui continuent à ressasser ces contre vérités, qui ne font que le jeu du pouvoir et de ceux qui, dans l’opposition et dans la Société civile, espèrent occuper les devants de la scène, suite au discrédit, aux yeux de l’opinion,  de ces deux partis, qui seraient perçus comme les causes de l’échec de Benno de se doter d’une « Equipe » et d’un « Candidat de l’Unité et du Rassemblement » pour battre le régime de Wade et mettre en œuvre les Conclusions des Assises nationales.

Le danger d’un tel acharnement sur Benno réside dans le fait,  que des cercles réactionnaires de jeunes loups aux dents longues,  tapis au sein du PS, pressés de prendre la direction de ce parti, exercent de fortes pressions, largement relatées dans la Presse, sur  Tanor, pour le contraindre à refuser un « Candidat de Benno autre que lui », avec l'odieux  chantage de présenter un « autre Candidat du PS », si jamais il se conformait à un tel consensus.

De cette manière,  ils agissent comme s’ils veulent désavouer, dors et déjà,  le Secrétaire Général du PS qui vient de confirmer, à travers le 10ème critère de sélection du « Candidat »,  adopté par consensus lors du Séminaire du 17 Septembre 2011, qu’il accepte de s’effacer derrière un « Candidat » non issu des Partis de Benno les plus représentatifs !

Ce n’est donc pas la victoire de Benno sur le candidat du pouvoir qui les anime, mais bien la prise du pouvoir au sein du PS, pour mieux se positionner  dans les perspectives de reclassement politique post 2012.

Pour  ce faire, ils ont clamé, haut et fort, qu’ils ne reculeront  même pas devant une scission, en désignant, en parallèle,  un «  Candidat » issu du PS pour briguer le suffrage.

Dans les circonstances historiques que traverse notre peuple en direction des élections de 2012, ni Benno, encore moins le Sénégal,  n’a besoin d’un PS faible et divisé.

Tout affaiblissement du PS ou d’une quelconque composante de Benno, porte un grave préjudice à l’espoir de notre peuple de se défaire du régime malfaisant de Wade, pour tourner définitivement la page de tous ces types de régime qu’il a connus depuis 1962.

Ces gens qui  veulent fragiliser le PS, et qui jouent ainsi le jeu du pouvoir, doivent être démasqués et dénoncés, pas seulement par les membres du PS acquis aux valeurs républicaines et démocratiques jusqu’ici portées par Tanor, mais aussi par tous les Démocrates et Républicains du Sénégal, pour mettre en échec  ce projet de forfaiture.

Quand l’intérêt supérieur de la Nation est en jeu, ce type de combat n’a pas de frontières partisanes, et ne peut donc,  en aucun cas,  être interprété comme une immixtion dans les affaires intérieures du PS. Traquer, isoler et minoriser ces cercles malfaisants  devient dès lors un devoir de salubrité publique.

                                                                                        Fait à Dakar le 27 Septembre 2012

                                                   Ibrahima Sène PIT/SENEGAL 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 15:10

 

COMMUNIQUE DU COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à exprimer sa stupéfaction de voir la presse française donner un écho triomphal et spectaculaire au retour en France d’un Dominique Strauss-Kahn dont beaucoup de journalistes affirment qu’il serait « blanchi » et lavé de tout soupçon. Cette manière de présenter un homme qui est toujours sous le coup de deux accusations de viol et qui tire gloire, avec le soutien de sa propre épouse, de son immoralité, est une mauvaise nouvelle pour toutes les femmes et particulièrement pour toutes les Françaises.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à rappeler que, contrairement à ce qu’affirment certains commentateurs, le refus des magistrats américains, MM. Vance et Obus, de poursuivre M. Strauss-Kahn, ne signifie nullement que l’accusé ait été déclaré non coupable des graves accusations portées contre lui par Mme Diallo, mais seulement qu’un homme riche et puissant, qui bénéficiait de soutiens jusque dans l’entourage du procureur, a obtenu à New York un traitement de faveur, c'est-à-dire un déni de justice.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle que le volet judiciaire américain n’est pas clos pour autant puisque M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol devant une juridiction civile et qu’il peut parfaitement, tôt ou tard, être reconnu coupable par la justice américaine. Si tel état le cas, le fait qu’il ait pu échapper à toute sanction pénale apparaîtrait comme un grave dysfonctionnement du système judiciaire américain.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle également que M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol portée par Mlle Tristane Banon devant la justice française. Il forme des vœux pour que cette plainte ne soit pas traitée à Paris comme elle a été traitée à New York et tient à apporter tout son soutien à la victime présumée, Mlle Tristane Banon, et à sa mère, Madame Anne Mansouret, dont la voix est l’une des rares qui soient audibles en France pour dénoncer l’attitude odieuse et arrogante de M. Strauss-Kahn.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle de même qu’une plainte contre X a été déposée en France par Mme Diallo pour subornation de témoin et qu’il n’est pas exclu que M. Strauss-Kahn soit entendu dans le cadre de cette troisième affaire.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à faire savoir aux politiques, et en particulier aux membres du parti socialiste, qui ont apporté un soutien honteux à un homme qui n’était pas lavé de graves accusations de viol et de crimes sexuels, que cette attitude, opportuniste, scandaleuse, peut être même dans certains cas raciste, laissera des traces et que, le moment venu, il appellera les électeurs à s’en souvenir et à en tirer les conséquences appropriées.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo regrette que la presse française ait généralement fait mine d’ignorer qu’un comité de soutien à la victime présumée, fort de plus de 2500 membres, existe depuis le mois de mai 2011 et qu’elle ait au contraire donné systématiquement la parole à un prétendu comité de soutien à l’accusé, encadré par des militants du PS et des responsables d’associations subventionnées par la mairie de Sarcelles, un prétendu comité dont plus de la moitié des membres au moins refusent qu’on publie leur nom. Cette attitude qui, fort heureusement, n’est pas le fait de tous les journalistes, démontre le malaise qui règne aujourd’hui en France, un pays où l’information honnête et objective cède trop souvent le pas à la propagande des puissants.

 

Pour le comité de soutien, Claude Ribbe le 4 septembre 2011

*

NE BAISSEZ PAS LES BRAS !

REJOIGNEZ LE COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 07:28

 

L’AGEECI DIT NON A L’AUGMENTATION DES FRAIS D’INSCRIPTION A L’UNIVERSITE

 

Communiqué de presse de :

l’ Association Générale des Elèves et Etudiants De Côte d’Ivoire

 

 

Il nous a été rapporté par la presse la tenue d’un séminaire sur le « management des universités et des grandes écoles de Côte d’Ivoire » à l’initiative du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Les résolutions de ce ‘’ huis-clos’’ entre « universitaires » sans la participation du moindre étudiant portent essentiellement sur des réformes structurelles en vue, dit-on, de réussir la mise en œuvre du système Licence Master Doctorat (LMD), en passant, entre autres, par l’augmentation vertigineuse des frais d’inscription. Bien qu’étant au stade de simples propositions il faut prendre au sérieux le projet d’augmentation des frais d’inscription qui semble tenir particulièrement à cœur au Ministre CISSE BACONGO vu l’insistance de son département sur cette question. Il nous paraît donc indispensable d’interpeller les autorités compétentes, de prendre à témoin l’opinion quant à la menace que peuvent constituer certaines de ces  résolutions pour les étudiants et les conséquences fâcheuses qui pourraient en découler. Deux aspects du séminaire méritent d’être soulignés.

 

1)      La non participation des étudiants à l’adoption des résolutions

Nous relevons là l’expression de la volonté du ministère de mettre les étudiants devant le fait accompli alors qu’il nous paraissait indispensable d’être associés à la conception de telles réformes vu qu’il nous appartiendra et à nous essentiellement, de les supporter. La correction d’une telle injustice est encore possible, il suffira au ministre CISSE de le vouloir en réalisant que les étudiants y tiennent.

 

2)      L’augmentation surréaliste des frais d’inscription

Nous tenons à rappeler que cette mesure n’est pas nouvelle. Sous l’ancien régime de Laurent GBAGBO, nous en avions déjà eu échos. Bien entendu nous avions dit NON ! Nous avions relevé le caractère irréaliste et impopulaire de cette mesure vu la proportion de l’augmentation : le passage de 6000 à 50.000 FCFA et plus soit plus de 700 % d’augmentation alors que le pouvoir d’achat des Ivoiriens n’a fait que se détériorer depuis plus d’une décennie. Le ministre CISSE justifie sa mesure par le fait que selon lui des ivoiriens se paient les crèches, jardins d’enfants et universités privées à hauteur de 100, 200 mille voire plus du million de FCFA. Il ne voit donc pas de problème pour que les parents d’élèves paient des frais d’inscription dans les universités publiques à 50 mille voire 100 mille FCFA. Le ministre croit ainsi possible d’imposer aux millions d’enfants de pauvres le luxe que se paient l’infime minorité de nantis. Le ministre feint d’oublier que le taux de pauvreté absolu au sein de la population est de 50% au moins, que le taux de chômage est d’environ 30% de la population active. Le ministre CISSE projette simplement d’exclure la plus grande partie des enfants de Côte d’Ivoire de l’enseignement supérieur.

 

Nous ne voulons d’aucune manière de cette augmentation. Nous appelons les étudiants à se mobiliser contre cette menace qui se profile à l’horizon, à dénoncer partout où besoin sera ladite mesure, mais surtout à garder leur sérénité et à prévoir les 6000 francs habituels pour leurs inscriptions prochaines.

 

                                                                                              Abidjan le 30 Août 2011

                                                                                              Pour le Bureau Exécutif National

                                                                                              Le Secrétaire Général

                                                                                           SEKA JULES 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 06:50

 

 

 

PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME

 

FACE AUX CONSEQUENCES DANGEREUSES DANS LA REGION DE LA VICTOIRE MILITAIRE DES PUISSANCES IMPERIALISTES EN LIBYE

 

FRONT POPULAIRE ANTIIMPERIALISTE PATRIOTIQUE DEMOCRATIQUE PROGRESSISTE POUR FAIRE ECHOUER LES PLANS IMPERIALISTES!

 

 

Les puissances impérialistes ont fini par abattre le régime libyen après 5 mois de bombardements barbares à l'aide des engins de mort les plus sophistiqués. 20 000 raids aériens et tirs de missiles meurtriers ont été effectués contre la Libye! L'OTAN, encore une fois a révélé sa véritable nature: une organisation militaire de brigandage créée, maintenue et renforcée pour piller le monde et dominer les peuples, écraser les tentatives de renversement du capitalisme, conserver et étendre par la force la plus brutale les zones d'influence vitales à l'expansion des intérêts des oligarchies financières et militaro-industrielles qui gouvernent les pays capitalistes. Tout l'arsenal militaire réuni des USA, de la France et de la Grande-Bretagne a été mobilisé pour détruire le potentiel de défense libyen, les infrastructures économiques vitales, priver d'eau, d'électricité, de vivres et de médicaments les populations favorables au régime. Assoiffer, affamer les populations, paralyser le fonctionnement des hôpitaux ou carrément les détruire, tuer sans risque à partir du ciel des milliers de civils, pousser à un nouvel exode centaines de milliers d'Africains venus gagner leur vie en Libye après avoir fui leurs pays d'origine appauvris par le pillage impérialiste, français en particulier: c'est cela le véritable crime contre l'humanité qui a été commis par les puissances impérialistes en Libye! L'encadrement politique de l'Etat et de la société opposé à l'agression a été décimé par les attaques ininterrompues des drones US et des hélicoptères envoyés par Sarkozy, guidés sur place par des centaines d'agents spéciaux britanniques assistés de traîtres à la Libye.

 

L'INTERVENTION DES PUISSANCES IMPERIALISTES DANS UN CONFLIT INTERNE N'EST RIEN D'AUTRE QU'UNE EXPEDITION COLONIALE QUI LEGALISE LE DROIT D'INGERENCE SOUS N'IMPORTE QUEL PRETEXTE

 

Elle a été camouflée sous le prétexte hypocrite et grossièrement mensonger de défense des populations civiles en révolte contre le pouvoir d'El Gueddafi.

 

Les buts de cette opération sont clairs: s'emparer du pétrole libyen, transformer la Libye en base militaire pour contrôler l'ensemble de l'Afrique du Nord et les pays du Sahel, préparer la prise de possession des richesses pétrolières algériennes, intervenir d'une manière ou d'une autre en Algérie pour placer à sa tête les forces politiques les plus antinationales en exploitant à leurs propres fins les contradictions internes, le mécontentement social et les luttes pour les libertés démocratiques. Les buts sont de tenir en respect les peuples tunisien et égyptien pour les empêcher de transformer leur soulèvement contre les tyrans déchus, tyrans soutenus pendant des dizaines d'années par ces mêmes puissances qui prétendent aujourd'hui soutenir les processus démocratiques, en véritables révolutions démocratiques populaires assurant la justice sociale et affranchissant les pays arabes de la domination impérialiste directe ou indirecte. Leur hantise est la formation d'un régime égyptien authentiquement révolutionnaire rejetant les accords du Camp David, soutenant la lutte du peuple palestinien pour son Etat débarrassée de l'occupation sioniste, et celle du peuple syrien pour la libération du Golan à un moment où il est en butte aux complots concertés de l'impérialisme, des monarchies du Golfe, des intégristes. Les buts sont également de renforcer les positions mondiales globales des puissances impérialistes dominantes en vue de trancher les conflits ouvert ou latents qui les opposent à la Chine et à la Russie, de briser toute tentative de remodelage progressiste des rapports économiques internationaux. Dans la course au pillage des richesses pétrolières de la Libye et des pays qui résistent encore à leur diktat, chaque grande puissance impérialiste espère ramasser le maximum de dividendes aux dépens de ses rivales.

 

Ces buts véritables n'ont rien à voir avec un quelconque soutien à l'aspiration légitime des peuples arabes à mettre fin à l'arbitraire et au despotisme de leurs dirigeants, encore moins à se débarrasser de la dictature des régimes bureaucratico-compradores au service des multinationales et de leurs Etats impérialistes, à choisir librement des dirigeants fermement décidés à promouvoir un développement économique indépendant qui assure le progrès à leurs peuples.

 

Rien n'est plus contraire à la vérité que d'affirmer que les agresseurs n'ont fait que soutenir les "insurgés" de Benghazi. Ce sont les puissances impérialistes qui ont été "épaulées" dans leur agression contre la Libye par une coalition de forces sociales les plus réactionnaires et les plus antinationales. Le fer de lance de cette coalition ce sont les nostalgiques de la monarchie renversée en 1969, les islamistes intégristes fanatiques - boutefeux de l'insurrection armée- partisans d'un Etat théocratique que le régime libyen a combattu à juste raison, les fractions bureaucratico-compradores corrompues du régime libyen, ralliées à l'impérialisme. Ces dernières fractions ont en fait organisé un coup d'Etat en suscitant les troubles armés de Benghazi avec le soutien assuré des puissances impérialistes dans le cadre d'une action coordonnée et préparée de longue date avec elles. Elles ont exploité le mécontentement populaire provoqué par les mesures socio-économiques antipopulaires et antinationales qu'elles ont elles-mêmes imposées depuis 2003 et dont elles ont largement profité sans que leur soif d'enrichissement ait été étanchée. Ces fractions étaient en conflit de plus en plus violent avec l'aile patriotique et plus ou moins antiimpérialiste représentée de fait par El Gueddafi à cause de son refus de satisfaire leur tentative d'accaparement directe des richesses nationales à travers les privatisations, la libéralisation du commerce extérieur, la remise en cause en profondeur des lois qui régissent l'exploitation des hydrocarbures. Elles ne se sont pas dressées contre El Gueddafi pour "démocratiser" la Libye mais pour prendre le contrôle total et absolu de l'Etat, instaurer la dictature d'une oligarchie alliée à l'impérialisme et aux monarchies du Golfe. L'instauration d'un Etat islamique libyen pratiquant une politique économique ultra-libérale sanctifiée par la religion est même envisagée. Les monarques rétrogrades du Golfe ont joué un rôle important dans la coordination et la préparation de l'insurrection de groupes intégristes armés infiltrés à partir de l'Egypte avec l'assistance logistique des Frères musulmans de ce pays et d'agents spéciaux des puissances impérialistes. Ces groupes se sont emparés dès les premiers jours de casernes et de dépôts de munitions et d'équipements militaires. Une propagande médiatique mensongère déversée à grands flots par El Djazeera et El Arabya, chaînes satellitaires aux mains des Emirs protégés par les USA, a fait croire que l'aviation libyenne s'est attaquée à la population civile. Cette campagne de propagande a dépassé en ampleur les mensonges sur les "charniers" de Timisoara en Roumanie, ou sur le prétendu viol des 30 000 Bosniaques par les Serbes, ou encore sur la "disparition" de 500 000 Kosovars assénée sur toutes les chaînes du monde par le porte-parole de l'OTAN en plein bombardement de la Serbie. Ces mensonges fabriqués de toutes pièces ont été largement repris pour préparer dans l'opinion, y compris en Algérie, l'acceptation de l'intervention étrangère.

 

LA SUBVERSION IMPERIALISTE A ETE GRANDEMENT FACILITEE PAR LE CARACTERE ANTIDEMOCRATIQUE DU SYSTEME POLITIQUE DE GESTION ET DE DIRECTION DE LA LIBYE

 

Ce système a empêché les travailleurs, les jeunes, les femmes, les fellah de s'organiser dans des syndicats indépendants. Des contradictions de plus en plus aiguës minaient le régime. Prisonnier de conceptions populistes petites-bourgeoises niant l'existence des classes et de leurs luttes, le courant représenté par El Gueddafi n'a pas été capable de rompre avec les pratiques hégémonistes et de faire appel à la mobilisation démocratique des masses pour trancher la question de savoir si les richesses libyennes doivent profiter à l'ensemble des couches laborieuses du pays ou seulement à une minorité d'affairistes véreux et aux multinationales. Il a cru que les divergences inconciliables autour de cette question fondamentale pouvaient être réglées dans les coulisses, sans débats démocratiques ouverts, dans le dos des masses populaires, par des compromis boiteux dans les cercles fermés du régime, par la ruse ou par la force pour imposer des solutions "consensuelles" utopiques, incompatibles avec les réalités d'une société traversée par des conflits de classe de plus en plus inconciliables. Il a cru qu'il pouvait obtenir la paix, grâce aux mesures de libéralisation économique de 2003, avec les pays impérialistes et le soutien de gros négociants spéculateurs libyens, de plus en plus nombreux. Il a gravement sous-estimé la duplicité des puissances impérialistes qui ne pouvaient se contenter de ces seules concessions. Elles n'ont cessé de comploter pour obtenir plus, notamment la mainmise pure et simple sur les gisements de pétrole. Elles ont réussi à tisser des liens étroits avec les couches qui ont bénéficié de cette ouverture économique. Ce sont ces couches sociales qui ont formé la base sociale la plus disposée à les aider dans leurs manoeuvres subversives. Les couches sociales compradores nées de cette brutale évolution n'aspiraient qu'à pactiser avec les puissances impérialistes pour défendre leur part du gâteau contre toute velléité d'expropriation par le peuple. Le groupe El Gueddafi, sa ligne anticolonialiste et antiimpérialiste officielle ont été rejetés par cette minorité de plus en plus influente politiquement car ils étaient devenus un obstacle à la satisfaction de ses désirs d'enrichissement sans entrave. D'un autre côté, cette nouvelle politique économique a eu pour résultat de mécontenter les couches laborieuses. Elle a provoqué la chute de leur pouvoir d'achat suite à la suppression de la subvention des produits de base, le chômage en conséquence de la fermeture ou de la privatisation des entreprises publiques, la paupérisation des masses et des jeunes. Enrichissement d'une minorité de bénéficiaires et appauvrissement de la majorité, tel a été le résultat du compromis passé avec l'impérialisme et les couches compradores pour tenter d'obtenir la levée du blocus criminel imposé par les Etat impérialistes. Le régime s'est en conséquence trouvé coupé du peuple.

 

La résistance à 5 mois de bombardements de l'OTAN a été en soi héroïque. Elle aurait pu être plus forte si le régime d'El Gueddafi avait coupé à temps avec son aile bureaucratico-compradore, s'il avait renoncé aux pratiques hégémonistes révolues, s'il s'était appuyé sur la mobilisation démocratique des masses et la démocratisation du système d'Etat pour isoler et écarter ce courant réactionnaire et antinational, s'il ne s'était pas fait des illusions sur les intentions des Etats impérialistes.

 

Le régime incarné par El Gueddafi a été un régime foncièrement antimonarchiste, antiintégriste, anticolonialiste et antiimpérialiste. Durant 40 ans il a incontestablement livré une bataille ininterrompue contre le néocolonialisme en Afrique et combattu sans relâche la tendance à pactiser avec les sionistes israéliens. L'Algérie ne peut oublier qu'il l'avait financièrement aidée à un moment crucial après la nationalisation des hydrocarbures du 24 février 1971 pour briser le boycottage du pétrole algérien que le gouvernement français avait tenté de mettre en place en représailles à cette décision historique. Mais ce régime a été inconséquent et s'est caractérisé par des positions instables. Il est difficile d'oublier que c'est El Gueddafi, aveuglé par un anticommunisme primaire, qui a permis au général Numeyri d'instaurer en 1970 une dictature sanglante au Soudan en lui livrant les officiers progressistes qui avaient tenté de le renverser. Ses inconséquences, son instabilité, ses initiatives internationales ou régionales souvent immatures et aventuristes, ou même nuisibles comme son projet d'Etat des Touaregs l'ont isolé des forces progressistes mondiales. C'est ce qui explique pourquoi celles-ci ne lui ont pas témoigné une solidarité inconditionnelle sans pour autant le considérer comme un ennemi à abattre.

 

De toutes les façons c'est au peuple libyen et à lui seul qu'il appartient de décider de son système politique, sans intervention étrangère. Jamais et nulle part l'impérialisme n'a apporté la démocratie et le progrès social à un peuple. Partout où il est intervenu militairement il n'a semé que mort, désolation, divisions, conflits confessionnels et ethniques. Les objectifs des impérialistes sont toujours de porter des pantins à la tête des Etats asservis. Il ne fait aucun doute que ceux qui seront placés à la tête de la Libye par l'OTAN ne seront que des marionnettes serviles que les antiimpérialistes devront combattre de façon résolue.

 

LES DIRIGEANTS ALGERIENS PORTENT UNE LOURDE RESPONSABILITE DANS LES CONSEQUENCES SUR LE DEVENIR DE NOTRE PAYS DES EVENEMENTS EN LIBYE, POUR LEUR SILENCE DEVANT CETTE AGRESSION SANS PRECEDENT TOUT PRES DE NOS FRONTIERES

 

Par son refus de la condamner sous prétexte de respecter une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, une résolution illégale qui traduit seulement la loi des rapaces, par son attitude indigne face au ministre français des Affaires étrangères venu en juin à Alger pour lui demander des comptes sur son attitude sur la Libye, le gouvernement algérien a indirectement encouragé l'impérialisme à intensifier ses raids aériens sur la Libye. D'une manière générale, la politique du pouvoir, conforme à sa nature de classe comme représentant et défenseur des intérêts de la bourgeoisie compradore, exploiteuse, affairiste et parasitaire, comme expression des couches sociales les plus antidémocratiques, conduit à la compromission objective avec l'impérialisme, à la confusion et à la démobilisation dans la société. L'existence probable au sein du régime de courants encore attachés à la défense des intérêts du pays et plus ou moins indépendantes des couches affairistes et parasitaires n'en modifie pas cette caractéristique de classe essentielle. Ces courants ne pourraient contribuer à changer la situation que s'ils se mettent résolument du côté des classes et couches sociales laborieuses en agissant pour rompre d'abord avec les orientations économiques et sociales qui ont miné le pays depuis 30 ans et en favorisant la mobilisation démocratique des masses dans la lutte contre l'arbitraire, la corruption, les inégalités sociales, l'obscurantisme, l'allégeance aux puissances impérialistes.

 

Toutes les forces politiques algériennes ainsi que la grande presse dite "démocratique", qui n'ont à aucun moment condamné l'intervention impérialiste ou qui s'en sont même réjouies assumeront elles aussi leur part de responsabilité dans les conséquences dangereuses pour la stabilité, l'unité du territoire et l'indépendance de notre pays. Cette grande presse (El Watan, Le Soir d'Algérie, Liberté, El Khabar, Ech Chourouk) a joué un rôle néfaste de relais dans la diffusion de la propagande mensongère et de l'intox fabriquées par les grands médias des pays impérialistes et des monarchies du Golfe pour justifier l'intervention de l'OTAN et le soutien à la rébellion. Ensemble et aidées par le silence du pouvoir, toutes ces forces ont contribué fortement à désorienter les masses, à les démobiliser, à empêcher le développement d'un courant d'opinion pour dénoncer et condamner les bombardements de l'OTAN. Certains plumitifs sont même allés jusqu'à justifier ouvertement les bombardements au nom du soutien à une "révolte démocratique pacifique". Des dirigeants de partis politiques comme ceux du RCD souhaitent publiquement dans leurs meetings l'intervention des puissances étrangères pour les aider à obtenir l'instauration d'un régime "démocratique" en Algérie!

 

C'est propager consciemment un mensonge éhonté ou faire preuve d'une grande naïveté impardonnable que de faire croire que l'intervention en Libye a malgré tout pour résultat d'ébranler les "tyrans", de favoriser les luttes pour la démocratie et que la condamner revient à se mettre du côté des despotes. On peut comprendre que de larges secteurs de la population en ont assez de l'arbitraire des dirigeants des pays arabes. Mais croire que l'impérialisme s'est porté au secours des Libyens pour les aider à arracher la démocratie c'est méconnaître sa nature socio-économique et les leçons de l'histoire.

 

L'impérialisme n'a pas changé de nature même si ses propagandistes ont réussi à charmer par leurs discours sur les nouvelles réalités internationales et les prétendus bienfaits de la "mondialisation" les rêveurs petits-bourgeois ou au contraire à tétaniser des courants vaincus par la couardise face à son agressivité. Il a besoin de tyrans pour protéger ses intérêts et réprimer les peuples. Il ne se décide à s'en débarrasser que lorsqu'ils sont discrédités. Il se dépêche alors de les remplacer par d'autres au nom du soutien hypocrite à "l'aspiration à la liberté" et empêcher préventivement que leur chute sonne le début d'une révolution populaire antiimpérialiste. Il suffit de ne pas fermer les yeux pour voir que les régimes qui ont soutenu avec le plus d'acharnement la croisade impérialiste et qui lui ont fourni le justificatif tant attendu, à travers la position de la Ligue arabe, sont les monarchies théocratiques rétrogrades du Golfe. Par quel miracle, une intervention impérialiste soutenue par ces régimes peut-elle servir la démocratie, le progrès et l'indépendance dans les pays arabes?

 

Personne ne pourra un jour dire, quand les suites de cette agression se révéleront de façon dramatique pour les intérêts vitaux de notre pays, qu'il s'était simplement trompé en se laissant guider par sa seule haine naturelle et spontanée du despotisme.

 

Parmi ceux qui se sont tus face à l'agression, certains pensent peut-être qu'il faut éviter de s'attirer la foudre des grandes puissances, qu'il ne sert à rien de tenter de résister à la "toute-puissance" de l'impérialisme, qu'il faut se plier aux nouveaux rapports des forces internationaux, abandonner "l'esprit des années 1970" et qu'il vaut mieux exécuter par avance ses volontés pour ne pas subir le sort du peuple libyen et, avant lui, celui du peuple irakien. Cet esprit défaitiste et capitulard que le chef de l'Etat avait lui-même publiquement développé le 23 février 2005 pour justifier la dénationalisation des hydrocarbures, doit être combattu fermement. Il a tendance à se répandre dans la société. Il encourage l'impérialisme dans son offensive dominatrice. Il prépare le terrain à la réhabilitation de la loi Khelil d'avril 2005.

 

Ceux qui ont laissé éclater leur joie sur la "Une" de leurs journaux à la vue des insurgés sur la Place Verte de Tripoli dévasté par les bombes de l'OTAN ne sont pas tous des naïfs désinformés par une campagne d'intox sans précédent. Beaucoup d'entre eux ont tenu à marquer de la sorte leur enrôlement dans les complots impérialistes contre notre pays. Par leur soutien inconditionnel et grossier à la campagne anti-Gueddafi, ils ont simplement manifesté leur disponibilité à la collaboration antinationale, en échange de gains matériels qu'ils espèrent tirer dans la nouvelle configuration politique que les forces les plus antinationales préparent avec fébrilité en concertation avec les Etats impérialistes.

 

DES DANGERS SERIEUX PESENT MAINTENANT SUR LA STABILITE AUX FRONTIERES ORIENTALES DU PAYS ET SUR SA SOUVERAINETE SUR SES RICHESSES PETROLIERES

 

Désormais notre pays risque de voir se dresser sur les 800 km de ses frontières du sud-est saharien des forces militaires hostiles ne reculant devant aucun prétexte pour mettre la main sur ses ressources pétrolières et gazières. Les pantins du CNT de Benghazi, poussés par les néocolonialistes revanchards français, ne ratent aucune occasion pour distiller la haine contre l'Algérie. Ils s'emploient à justifier à l'avance les actes de belligérance programmés par les impérialistes.

 

Obama, Sarkozy, Cameron, jubilent devant les caméras. Ils incarnent le retour du colonialisme, cette fois-ci sous le drapeau de la "démocratie". D'une pierre, ils font trois coups: ils banalisent leurs interventions militaires dans le monde, ils contrôlent la Libye et les gisements de Hassi Messaoud ne se trouveront plus qu'à un battement d'ailes des Mirages sans qu'il y ait besoin de survoler ou de bombarder Alger. Il ne manque pas d'aventuriers assoiffés de lucre pour se laisser tenter par les promesses des brigands impérialistes. L'OTAN ne cache pas son intention d'installer de fait son centre de l'Africom en Libye. Le CNT a promis également à Israël de lui concéder des bases à proximité des frontières algériennes. L'Union européenne a déjà signifié une vingtaine de conditions aux fantoches du CNT de Benghazi. Elle ne lui demande pas seulement de tout privatiser. En plus, elle a tenu à lui notifier sa décision unilatérale de s'occuper elle-même de l'organisation des nouvelles forces de sécurité libyenne, notamment et précisément aux frontières!

 

L'accaparement des puits de pétrole libyens par les multinationales aura de graves répercussions. Elles plongeront le peuple libyen dans une misère aussi épouvantable que celle du peuple irakien depuis que son territoire est occupé par les USA et dirigé par leurs marionnettes. Elles toucheront les conditions de vie de l'ensemble des pays exportateurs de pétrole. Les capacités de manoeuvre de l'OPEP vont être réduites. Il ne faut pas être savant économiste pour prédire les conséquences négatives découlant de cette situation sur les recettes pétrolières de l'Algérie.

 

LA VICTOIRE DES IMPERIALISTES EN LIBYE N'EST PAS DEFINITIVE

 

Malgré leur incommensurable supériorité militaire, les puissances impérialistes et leurs marionnettes devront faire face à une résistance populaire qui ne manquera pas de s'organiser sur des bases nouvelles et de leur infliger une défaite inéluctable.

Le devoir de tout authentique démocrate patriote algérien est de dire "non!" à cette intervention et à ses suites, de soutenir les patriotes libyens qui combattent la mainmise impérialiste sur leur pays, quelles qu'aient été leurs positions dans le passé et les clivages secondaires hérités d'un régime qui n'a pas été capable de répondre aux nécessités de la mobilisation populaire démocratique. Le devoir du démocrate patriote progressiste algérien conséquent est d'oeuvrer à la formation d'un front antiimpérialiste solide à l'intérieur de son pays, de soutenir la constitution de ce front dans chaque pays menacé par les ingérences impérialistes, d'encourager la concertation et la coordination des forces antiimpérialistes dans les pays arabes et à l'échelle internationale. Le système capitaliste international est miné par des contradictions insurmontables. La crise économique les aiguise de jour en jour. Il y a un lien étroit entre son agressivité à l'extérieur contre les peuples des pays économiquement dominés et ses attaques redoublées à l'intérieur contre les conquêtes sociales des travailleurs soumis à des politiques de rigueur sans précédent. Les conséquences de cette crise attisent l'agressivité impérialiste mais l'affaiblissent en créant en même temps les bases et les conditions d'un large front mondial antiimpérialiste et anticapitaliste capable de venir à bout des oligarchies bellicistes réactionnaires qui régentent les grandes puissances impérialistes.

 

Les peuples des pays dominés et les travailleurs des pays impérialistes doivent unir leurs efforts et leurs luttes sur tous les fronts contre la grande bourgeoisie impérialiste.

Aux discours des défaitistes nous opposons notre certitude qu'il existe de larges forces en Algérie, dans les pays arabes, en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, partout dans le monde, qui sont capables d'opposer un front mondial uni pour enrayer la machine impérialiste de domination et de mort.

 

CONSTRUIRE UN FRONT INTERIEUR UNI SOLIDE

Sa solidité en Algérie dépendra de la nature des décisions économiques pour lutter contre les privilèges insolents d'une minorité de trafiquants enrichis par l'exploitation féroce des travailleurs et le vol des biens nationaux. Elle dépendra des mesures à prendre pour casser les positions économiques des couches compradores et, partant, leurs liens politiques dans l'Etat et au sein de la société.

 

La neutralisation des manoeuvres des puissances impérialistes ne peut être obtenue par de nouvelles concessions unilatérales aux multinationales, ni par la conclusion de marchés juteux avec les grandes multinationales françaises, encore moins par les faveurs scandaleuses accordées aux émirs prédateurs du Golfe, comme le port d'Alger et l'argent gracieusement mis à leur disposition par les banques publiques pour réaliser des affaires spéculatives sur le dos du pays.

 

Contrairement à ce que veulent faire croire les défaitistes capitulards, l'alternative à l'offensive impérialiste existe et les forces capables de la porter représentent l'immense majorité de la population.

 

Cette alternative c'est le front pour un véritable Etat démocratique populaire réalisant le progrès social le plus radical et garant de l'indépendance du pays, de la défense de ses richesses pétrolières et de l'unité de son territoire, solidaire des luttes antiimpérialistes dans le monde.

 

Elle sera le fruit de la mise en oeuvre de mesures économiques et sociales qui satisfont les revendications des masses, introduisent la justice sociale, mettent fin à une répartition injuste et scandaleuse du revenu national. Elle est conditionnée par la levée des entraves de toutes sortes à leur mobilisation démocratique nécessaire pour imposer et appliquer de telles mesures.

 

Tout cela passe par des changements radicaux qui donnent le pouvoir à une large alliance entre la classe ouvrière, les salariés, la paysannerie laborieuse, les couches intermédiaires vivant de leur travail manuel ou intellectuel, les cadres patriotes et honnêtes de l'Etat et des secteurs économiques.

 

Le front intérieur ne sera cependant solide et durable dans la lutte contre le danger impérialiste que si les efforts sont intensifiés pour construire dans les luttes économiques, sociales, politiques et idéologiques de tous les jours le parti communiste enraciné au sein de la classe ouvrière, de la paysannerie, de la jeunesse, des intellectuels aspirant au renversement du capitalisme. Un parti qui ne cache pas sa volonté d'accumuler les forces indispensables à la préparation de la contre-offensive de masse pour abattre le capitalisme, matrice économique de l'impérialisme, instaurer une véritable république démocratique populaire ouvrant la voie à une révolution socialiste.

 

Mobilisons-nous pour que tous les enseignements soient tirés de la liquidation du régime d'El Gueddafi par les interventionnistes impérialistes!

Ne nous laissons pas tromper ou intimider par la propagande de l'impérialisme et de ses alliés intérieurs!

Combattons le défaitisme, le fatalisme et l'esprit de résignation!

Démasquons, isolons et neutralisons les forces qui s'allient à l'impérialisme, qu'elles soient dans le pouvoir ou en opposition formelle à lui!

Mettons en échec l'autoritarisme du régime, ses nouveaux projets antidémocratiques qui font le jeu de l'impérialisme!

Unissons-nous dans les luttes sociales et politiques pour une véritable alternative de progrès!

 

 

PADS

28 août 2011

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 06:50

 

 

 

PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME

 

FACE AUX CONSEQUENCES DANGEREUSES DANS LA REGION DE LA VICTOIRE MILITAIRE DES PUISSANCES IMPERIALISTES EN LIBYE

 

FRONT POPULAIRE ANTIIMPERIALISTE PATRIOTIQUE DEMOCRATIQUE PROGRESSISTE POUR FAIRE ECHOUER LES PLANS IMPERIALISTES!

 

 

Les puissances impérialistes ont fini par abattre le régime libyen après 5 mois de bombardements barbares à l'aide des engins de mort les plus sophistiqués. 20 000 raids aériens et tirs de missiles meurtriers ont été effectués contre la Libye! L'OTAN, encore une fois a révélé sa véritable nature: une organisation militaire de brigandage créée, maintenue et renforcée pour piller le monde et dominer les peuples, écraser les tentatives de renversement du capitalisme, conserver et étendre par la force la plus brutale les zones d'influence vitales à l'expansion des intérêts des oligarchies financières et militaro-industrielles qui gouvernent les pays capitalistes. Tout l'arsenal militaire réuni des USA, de la France et de la Grande-Bretagne a été mobilisé pour détruire le potentiel de défense libyen, les infrastructures économiques vitales, priver d'eau, d'électricité, de vivres et de médicaments les populations favorables au régime. Assoiffer, affamer les populations, paralyser le fonctionnement des hôpitaux ou carrément les détruire, tuer sans risque à partir du ciel des milliers de civils, pousser à un nouvel exode centaines de milliers d'Africains venus gagner leur vie en Libye après avoir fui leurs pays d'origine appauvris par le pillage impérialiste, français en particulier: c'est cela le véritable crime contre l'humanité qui a été commis par les puissances impérialistes en Libye! L'encadrement politique de l'Etat et de la société opposé à l'agression a été décimé par les attaques ininterrompues des drones US et des hélicoptères envoyés par Sarkozy, guidés sur place par des centaines d'agents spéciaux britanniques assistés de traîtres à la Libye.

 

L'INTERVENTION DES PUISSANCES IMPERIALISTES DANS UN CONFLIT INTERNE N'EST RIEN D'AUTRE QU'UNE EXPEDITION COLONIALE QUI LEGALISE LE DROIT D'INGERENCE SOUS N'IMPORTE QUEL PRETEXTE

 

Elle a été camouflée sous le prétexte hypocrite et grossièrement mensonger de défense des populations civiles en révolte contre le pouvoir d'El Gueddafi.

 

Les buts de cette opération sont clairs: s'emparer du pétrole libyen, transformer la Libye en base militaire pour contrôler l'ensemble de l'Afrique du Nord et les pays du Sahel, préparer la prise de possession des richesses pétrolières algériennes, intervenir d'une manière ou d'une autre en Algérie pour placer à sa tête les forces politiques les plus antinationales en exploitant à leurs propres fins les contradictions internes, le mécontentement social et les luttes pour les libertés démocratiques. Les buts sont de tenir en respect les peuples tunisien et égyptien pour les empêcher de transformer leur soulèvement contre les tyrans déchus, tyrans soutenus pendant des dizaines d'années par ces mêmes puissances qui prétendent aujourd'hui soutenir les processus démocratiques, en véritables révolutions démocratiques populaires assurant la justice sociale et affranchissant les pays arabes de la domination impérialiste directe ou indirecte. Leur hantise est la formation d'un régime égyptien authentiquement révolutionnaire rejetant les accords du Camp David, soutenant la lutte du peuple palestinien pour son Etat débarrassée de l'occupation sioniste, et celle du peuple syrien pour la libération du Golan à un moment où il est en butte aux complots concertés de l'impérialisme, des monarchies du Golfe, des intégristes. Les buts sont également de renforcer les positions mondiales globales des puissances impérialistes dominantes en vue de trancher les conflits ouvert ou latents qui les opposent à la Chine et à la Russie, de briser toute tentative de remodelage progressiste des rapports économiques internationaux. Dans la course au pillage des richesses pétrolières de la Libye et des pays qui résistent encore à leur diktat, chaque grande puissance impérialiste espère ramasser le maximum de dividendes aux dépens de ses rivales.

 

Ces buts véritables n'ont rien à voir avec un quelconque soutien à l'aspiration légitime des peuples arabes à mettre fin à l'arbitraire et au despotisme de leurs dirigeants, encore moins à se débarrasser de la dictature des régimes bureaucratico-compradores au service des multinationales et de leurs Etats impérialistes, à choisir librement des dirigeants fermement décidés à promouvoir un développement économique indépendant qui assure le progrès à leurs peuples.

 

Rien n'est plus contraire à la vérité que d'affirmer que les agresseurs n'ont fait que soutenir les "insurgés" de Benghazi. Ce sont les puissances impérialistes qui ont été "épaulées" dans leur agression contre la Libye par une coalition de forces sociales les plus réactionnaires et les plus antinationales. Le fer de lance de cette coalition ce sont les nostalgiques de la monarchie renversée en 1969, les islamistes intégristes fanatiques - boutefeux de l'insurrection armée- partisans d'un Etat théocratique que le régime libyen a combattu à juste raison, les fractions bureaucratico-compradores corrompues du régime libyen, ralliées à l'impérialisme. Ces dernières fractions ont en fait organisé un coup d'Etat en suscitant les troubles armés de Benghazi avec le soutien assuré des puissances impérialistes dans le cadre d'une action coordonnée et préparée de longue date avec elles. Elles ont exploité le mécontentement populaire provoqué par les mesures socio-économiques antipopulaires et antinationales qu'elles ont elles-mêmes imposées depuis 2003 et dont elles ont largement profité sans que leur soif d'enrichissement ait été étanchée. Ces fractions étaient en conflit de plus en plus violent avec l'aile patriotique et plus ou moins antiimpérialiste représentée de fait par El Gueddafi à cause de son refus de satisfaire leur tentative d'accaparement directe des richesses nationales à travers les privatisations, la libéralisation du commerce extérieur, la remise en cause en profondeur des lois qui régissent l'exploitation des hydrocarbures. Elles ne se sont pas dressées contre El Gueddafi pour "démocratiser" la Libye mais pour prendre le contrôle total et absolu de l'Etat, instaurer la dictature d'une oligarchie alliée à l'impérialisme et aux monarchies du Golfe. L'instauration d'un Etat islamique libyen pratiquant une politique économique ultra-libérale sanctifiée par la religion est même envisagée. Les monarques rétrogrades du Golfe ont joué un rôle important dans la coordination et la préparation de l'insurrection de groupes intégristes armés infiltrés à partir de l'Egypte avec l'assistance logistique des Frères musulmans de ce pays et d'agents spéciaux des puissances impérialistes. Ces groupes se sont emparés dès les premiers jours de casernes et de dépôts de munitions et d'équipements militaires. Une propagande médiatique mensongère déversée à grands flots par El Djazeera et El Arabya, chaînes satellitaires aux mains des Emirs protégés par les USA, a fait croire que l'aviation libyenne s'est attaquée à la population civile. Cette campagne de propagande a dépassé en ampleur les mensonges sur les "charniers" de Timisoara en Roumanie, ou sur le prétendu viol des 30 000 Bosniaques par les Serbes, ou encore sur la "disparition" de 500 000 Kosovars assénée sur toutes les chaînes du monde par le porte-parole de l'OTAN en plein bombardement de la Serbie. Ces mensonges fabriqués de toutes pièces ont été largement repris pour préparer dans l'opinion, y compris en Algérie, l'acceptation de l'intervention étrangère.

 

LA SUBVERSION IMPERIALISTE A ETE GRANDEMENT FACILITEE PAR LE CARACTERE ANTIDEMOCRATIQUE DU SYSTEME POLITIQUE DE GESTION ET DE DIRECTION DE LA LIBYE

 

Ce système a empêché les travailleurs, les jeunes, les femmes, les fellah de s'organiser dans des syndicats indépendants. Des contradictions de plus en plus aiguës minaient le régime. Prisonnier de conceptions populistes petites-bourgeoises niant l'existence des classes et de leurs luttes, le courant représenté par El Gueddafi n'a pas été capable de rompre avec les pratiques hégémonistes et de faire appel à la mobilisation démocratique des masses pour trancher la question de savoir si les richesses libyennes doivent profiter à l'ensemble des couches laborieuses du pays ou seulement à une minorité d'affairistes véreux et aux multinationales. Il a cru que les divergences inconciliables autour de cette question fondamentale pouvaient être réglées dans les coulisses, sans débats démocratiques ouverts, dans le dos des masses populaires, par des compromis boiteux dans les cercles fermés du régime, par la ruse ou par la force pour imposer des solutions "consensuelles" utopiques, incompatibles avec les réalités d'une société traversée par des conflits de classe de plus en plus inconciliables. Il a cru qu'il pouvait obtenir la paix, grâce aux mesures de libéralisation économique de 2003, avec les pays impérialistes et le soutien de gros négociants spéculateurs libyens, de plus en plus nombreux. Il a gravement sous-estimé la duplicité des puissances impérialistes qui ne pouvaient se contenter de ces seules concessions. Elles n'ont cessé de comploter pour obtenir plus, notamment la mainmise pure et simple sur les gisements de pétrole. Elles ont réussi à tisser des liens étroits avec les couches qui ont bénéficié de cette ouverture économique. Ce sont ces couches sociales qui ont formé la base sociale la plus disposée à les aider dans leurs manoeuvres subversives. Les couches sociales compradores nées de cette brutale évolution n'aspiraient qu'à pactiser avec les puissances impérialistes pour défendre leur part du gâteau contre toute velléité d'expropriation par le peuple. Le groupe El Gueddafi, sa ligne anticolonialiste et antiimpérialiste officielle ont été rejetés par cette minorité de plus en plus influente politiquement car ils étaient devenus un obstacle à la satisfaction de ses désirs d'enrichissement sans entrave. D'un autre côté, cette nouvelle politique économique a eu pour résultat de mécontenter les couches laborieuses. Elle a provoqué la chute de leur pouvoir d'achat suite à la suppression de la subvention des produits de base, le chômage en conséquence de la fermeture ou de la privatisation des entreprises publiques, la paupérisation des masses et des jeunes. Enrichissement d'une minorité de bénéficiaires et appauvrissement de la majorité, tel a été le résultat du compromis passé avec l'impérialisme et les couches compradores pour tenter d'obtenir la levée du blocus criminel imposé par les Etat impérialistes. Le régime s'est en conséquence trouvé coupé du peuple.

 

La résistance à 5 mois de bombardements de l'OTAN a été en soi héroïque. Elle aurait pu être plus forte si le régime d'El Gueddafi avait coupé à temps avec son aile bureaucratico-compradore, s'il avait renoncé aux pratiques hégémonistes révolues, s'il s'était appuyé sur la mobilisation démocratique des masses et la démocratisation du système d'Etat pour isoler et écarter ce courant réactionnaire et antinational, s'il ne s'était pas fait des illusions sur les intentions des Etats impérialistes.

 

Le régime incarné par El Gueddafi a été un régime foncièrement antimonarchiste, antiintégriste, anticolonialiste et antiimpérialiste. Durant 40 ans il a incontestablement livré une bataille ininterrompue contre le néocolonialisme en Afrique et combattu sans relâche la tendance à pactiser avec les sionistes israéliens. L'Algérie ne peut oublier qu'il l'avait financièrement aidée à un moment crucial après la nationalisation des hydrocarbures du 24 février 1971 pour briser le boycottage du pétrole algérien que le gouvernement français avait tenté de mettre en place en représailles à cette décision historique. Mais ce régime a été inconséquent et s'est caractérisé par des positions instables. Il est difficile d'oublier que c'est El Gueddafi, aveuglé par un anticommunisme primaire, qui a permis au général Numeyri d'instaurer en 1970 une dictature sanglante au Soudan en lui livrant les officiers progressistes qui avaient tenté de le renverser. Ses inconséquences, son instabilité, ses initiatives internationales ou régionales souvent immatures et aventuristes, ou même nuisibles comme son projet d'Etat des Touaregs l'ont isolé des forces progressistes mondiales. C'est ce qui explique pourquoi celles-ci ne lui ont pas témoigné une solidarité inconditionnelle sans pour autant le considérer comme un ennemi à abattre.

 

De toutes les façons c'est au peuple libyen et à lui seul qu'il appartient de décider de son système politique, sans intervention étrangère. Jamais et nulle part l'impérialisme n'a apporté la démocratie et le progrès social à un peuple. Partout où il est intervenu militairement il n'a semé que mort, désolation, divisions, conflits confessionnels et ethniques. Les objectifs des impérialistes sont toujours de porter des pantins à la tête des Etats asservis. Il ne fait aucun doute que ceux qui seront placés à la tête de la Libye par l'OTAN ne seront que des marionnettes serviles que les antiimpérialistes devront combattre de façon résolue.

 

LES DIRIGEANTS ALGERIENS PORTENT UNE LOURDE RESPONSABILITE DANS LES CONSEQUENCES SUR LE DEVENIR DE NOTRE PAYS DES EVENEMENTS EN LIBYE, POUR LEUR SILENCE DEVANT CETTE AGRESSION SANS PRECEDENT TOUT PRES DE NOS FRONTIERES

 

Par son refus de la condamner sous prétexte de respecter une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, une résolution illégale qui traduit seulement la loi des rapaces, par son attitude indigne face au ministre français des Affaires étrangères venu en juin à Alger pour lui demander des comptes sur son attitude sur la Libye, le gouvernement algérien a indirectement encouragé l'impérialisme à intensifier ses raids aériens sur la Libye. D'une manière générale, la politique du pouvoir, conforme à sa nature de classe comme représentant et défenseur des intérêts de la bourgeoisie compradore, exploiteuse, affairiste et parasitaire, comme expression des couches sociales les plus antidémocratiques, conduit à la compromission objective avec l'impérialisme, à la confusion et à la démobilisation dans la société. L'existence probable au sein du régime de courants encore attachés à la défense des intérêts du pays et plus ou moins indépendantes des couches affairistes et parasitaires n'en modifie pas cette caractéristique de classe essentielle. Ces courants ne pourraient contribuer à changer la situation que s'ils se mettent résolument du côté des classes et couches sociales laborieuses en agissant pour rompre d'abord avec les orientations économiques et sociales qui ont miné le pays depuis 30 ans et en favorisant la mobilisation démocratique des masses dans la lutte contre l'arbitraire, la corruption, les inégalités sociales, l'obscurantisme, l'allégeance aux puissances impérialistes.

 

Toutes les forces politiques algériennes ainsi que la grande presse dite "démocratique", qui n'ont à aucun moment condamné l'intervention impérialiste ou qui s'en sont même réjouies assumeront elles aussi leur part de responsabilité dans les conséquences dangereuses pour la stabilité, l'unité du territoire et l'indépendance de notre pays. Cette grande presse (El Watan, Le Soir d'Algérie, Liberté, El Khabar, Ech Chourouk) a joué un rôle néfaste de relais dans la diffusion de la propagande mensongère et de l'intox fabriquées par les grands médias des pays impérialistes et des monarchies du Golfe pour justifier l'intervention de l'OTAN et le soutien à la rébellion. Ensemble et aidées par le silence du pouvoir, toutes ces forces ont contribué fortement à désorienter les masses, à les démobiliser, à empêcher le développement d'un courant d'opinion pour dénoncer et condamner les bombardements de l'OTAN. Certains plumitifs sont même allés jusqu'à justifier ouvertement les bombardements au nom du soutien à une "révolte démocratique pacifique". Des dirigeants de partis politiques comme ceux du RCD souhaitent publiquement dans leurs meetings l'intervention des puissances étrangères pour les aider à obtenir l'instauration d'un régime "démocratique" en Algérie!

 

C'est propager consciemment un mensonge éhonté ou faire preuve d'une grande naïveté impardonnable que de faire croire que l'intervention en Libye a malgré tout pour résultat d'ébranler les "tyrans", de favoriser les luttes pour la démocratie et que la condamner revient à se mettre du côté des despotes. On peut comprendre que de larges secteurs de la population en ont assez de l'arbitraire des dirigeants des pays arabes. Mais croire que l'impérialisme s'est porté au secours des Libyens pour les aider à arracher la démocratie c'est méconnaître sa nature socio-économique et les leçons de l'histoire.

 

L'impérialisme n'a pas changé de nature même si ses propagandistes ont réussi à charmer par leurs discours sur les nouvelles réalités internationales et les prétendus bienfaits de la "mondialisation" les rêveurs petits-bourgeois ou au contraire à tétaniser des courants vaincus par la couardise face à son agressivité. Il a besoin de tyrans pour protéger ses intérêts et réprimer les peuples. Il ne se décide à s'en débarrasser que lorsqu'ils sont discrédités. Il se dépêche alors de les remplacer par d'autres au nom du soutien hypocrite à "l'aspiration à la liberté" et empêcher préventivement que leur chute sonne le début d'une révolution populaire antiimpérialiste. Il suffit de ne pas fermer les yeux pour voir que les régimes qui ont soutenu avec le plus d'acharnement la croisade impérialiste et qui lui ont fourni le justificatif tant attendu, à travers la position de la Ligue arabe, sont les monarchies théocratiques rétrogrades du Golfe. Par quel miracle, une intervention impérialiste soutenue par ces régimes peut-elle servir la démocratie, le progrès et l'indépendance dans les pays arabes?

 

Personne ne pourra un jour dire, quand les suites de cette agression se révéleront de façon dramatique pour les intérêts vitaux de notre pays, qu'il s'était simplement trompé en se laissant guider par sa seule haine naturelle et spontanée du despotisme.

 

Parmi ceux qui se sont tus face à l'agression, certains pensent peut-être qu'il faut éviter de s'attirer la foudre des grandes puissances, qu'il ne sert à rien de tenter de résister à la "toute-puissance" de l'impérialisme, qu'il faut se plier aux nouveaux rapports des forces internationaux, abandonner "l'esprit des années 1970" et qu'il vaut mieux exécuter par avance ses volontés pour ne pas subir le sort du peuple libyen et, avant lui, celui du peuple irakien. Cet esprit défaitiste et capitulard que le chef de l'Etat avait lui-même publiquement développé le 23 février 2005 pour justifier la dénationalisation des hydrocarbures, doit être combattu fermement. Il a tendance à se répandre dans la société. Il encourage l'impérialisme dans son offensive dominatrice. Il prépare le terrain à la réhabilitation de la loi Khelil d'avril 2005.

 

Ceux qui ont laissé éclater leur joie sur la "Une" de leurs journaux à la vue des insurgés sur la Place Verte de Tripoli dévasté par les bombes de l'OTAN ne sont pas tous des naïfs désinformés par une campagne d'intox sans précédent. Beaucoup d'entre eux ont tenu à marquer de la sorte leur enrôlement dans les complots impérialistes contre notre pays. Par leur soutien inconditionnel et grossier à la campagne anti-Gueddafi, ils ont simplement manifesté leur disponibilité à la collaboration antinationale, en échange de gains matériels qu'ils espèrent tirer dans la nouvelle configuration politique que les forces les plus antinationales préparent avec fébrilité en concertation avec les Etats impérialistes.

 

DES DANGERS SERIEUX PESENT MAINTENANT SUR LA STABILITE AUX FRONTIERES ORIENTALES DU PAYS ET SUR SA SOUVERAINETE SUR SES RICHESSES PETROLIERES

 

Désormais notre pays risque de voir se dresser sur les 800 km de ses frontières du sud-est saharien des forces militaires hostiles ne reculant devant aucun prétexte pour mettre la main sur ses ressources pétrolières et gazières. Les pantins du CNT de Benghazi, poussés par les néocolonialistes revanchards français, ne ratent aucune occasion pour distiller la haine contre l'Algérie. Ils s'emploient à justifier à l'avance les actes de belligérance programmés par les impérialistes.

 

Obama, Sarkozy, Cameron, jubilent devant les caméras. Ils incarnent le retour du colonialisme, cette fois-ci sous le drapeau de la "démocratie". D'une pierre, ils font trois coups: ils banalisent leurs interventions militaires dans le monde, ils contrôlent la Libye et les gisements de Hassi Messaoud ne se trouveront plus qu'à un battement d'ailes des Mirages sans qu'il y ait besoin de survoler ou de bombarder Alger. Il ne manque pas d'aventuriers assoiffés de lucre pour se laisser tenter par les promesses des brigands impérialistes. L'OTAN ne cache pas son intention d'installer de fait son centre de l'Africom en Libye. Le CNT a promis également à Israël de lui concéder des bases à proximité des frontières algériennes. L'Union européenne a déjà signifié une vingtaine de conditions aux fantoches du CNT de Benghazi. Elle ne lui demande pas seulement de tout privatiser. En plus, elle a tenu à lui notifier sa décision unilatérale de s'occuper elle-même de l'organisation des nouvelles forces de sécurité libyenne, notamment et précisément aux frontières!

 

L'accaparement des puits de pétrole libyens par les multinationales aura de graves répercussions. Elles plongeront le peuple libyen dans une misère aussi épouvantable que celle du peuple irakien depuis que son territoire est occupé par les USA et dirigé par leurs marionnettes. Elles toucheront les conditions de vie de l'ensemble des pays exportateurs de pétrole. Les capacités de manoeuvre de l'OPEP vont être réduites. Il ne faut pas être savant économiste pour prédire les conséquences négatives découlant de cette situation sur les recettes pétrolières de l'Algérie.

 

LA VICTOIRE DES IMPERIALISTES EN LIBYE N'EST PAS DEFINITIVE

 

Malgré leur incommensurable supériorité militaire, les puissances impérialistes et leurs marionnettes devront faire face à une résistance populaire qui ne manquera pas de s'organiser sur des bases nouvelles et de leur infliger une défaite inéluctable.

Le devoir de tout authentique démocrate patriote algérien est de dire "non!" à cette intervention et à ses suites, de soutenir les patriotes libyens qui combattent la mainmise impérialiste sur leur pays, quelles qu'aient été leurs positions dans le passé et les clivages secondaires hérités d'un régime qui n'a pas été capable de répondre aux nécessités de la mobilisation populaire démocratique. Le devoir du démocrate patriote progressiste algérien conséquent est d'oeuvrer à la formation d'un front antiimpérialiste solide à l'intérieur de son pays, de soutenir la constitution de ce front dans chaque pays menacé par les ingérences impérialistes, d'encourager la concertation et la coordination des forces antiimpérialistes dans les pays arabes et à l'échelle internationale. Le système capitaliste international est miné par des contradictions insurmontables. La crise économique les aiguise de jour en jour. Il y a un lien étroit entre son agressivité à l'extérieur contre les peuples des pays économiquement dominés et ses attaques redoublées à l'intérieur contre les conquêtes sociales des travailleurs soumis à des politiques de rigueur sans précédent. Les conséquences de cette crise attisent l'agressivité impérialiste mais l'affaiblissent en créant en même temps les bases et les conditions d'un large front mondial antiimpérialiste et anticapitaliste capable de venir à bout des oligarchies bellicistes réactionnaires qui régentent les grandes puissances impérialistes.

 

Les peuples des pays dominés et les travailleurs des pays impérialistes doivent unir leurs efforts et leurs luttes sur tous les fronts contre la grande bourgeoisie impérialiste.

Aux discours des défaitistes nous opposons notre certitude qu'il existe de larges forces en Algérie, dans les pays arabes, en Afrique, en Europe, en Amérique, en Asie, partout dans le monde, qui sont capables d'opposer un front mondial uni pour enrayer la machine impérialiste de domination et de mort.

 

CONSTRUIRE UN FRONT INTERIEUR UNI SOLIDE

Sa solidité en Algérie dépendra de la nature des décisions économiques pour lutter contre les privilèges insolents d'une minorité de trafiquants enrichis par l'exploitation féroce des travailleurs et le vol des biens nationaux. Elle dépendra des mesures à prendre pour casser les positions économiques des couches compradores et, partant, leurs liens politiques dans l'Etat et au sein de la société.

 

La neutralisation des manoeuvres des puissances impérialistes ne peut être obtenue par de nouvelles concessions unilatérales aux multinationales, ni par la conclusion de marchés juteux avec les grandes multinationales françaises, encore moins par les faveurs scandaleuses accordées aux émirs prédateurs du Golfe, comme le port d'Alger et l'argent gracieusement mis à leur disposition par les banques publiques pour réaliser des affaires spéculatives sur le dos du pays.

 

Contrairement à ce que veulent faire croire les défaitistes capitulards, l'alternative à l'offensive impérialiste existe et les forces capables de la porter représentent l'immense majorité de la population.

 

Cette alternative c'est le front pour un véritable Etat démocratique populaire réalisant le progrès social le plus radical et garant de l'indépendance du pays, de la défense de ses richesses pétrolières et de l'unité de son territoire, solidaire des luttes antiimpérialistes dans le monde.

 

Elle sera le fruit de la mise en oeuvre de mesures économiques et sociales qui satisfont les revendications des masses, introduisent la justice sociale, mettent fin à une répartition injuste et scandaleuse du revenu national. Elle est conditionnée par la levée des entraves de toutes sortes à leur mobilisation démocratique nécessaire pour imposer et appliquer de telles mesures.

 

Tout cela passe par des changements radicaux qui donnent le pouvoir à une large alliance entre la classe ouvrière, les salariés, la paysannerie laborieuse, les couches intermédiaires vivant de leur travail manuel ou intellectuel, les cadres patriotes et honnêtes de l'Etat et des secteurs économiques.

 

Le front intérieur ne sera cependant solide et durable dans la lutte contre le danger impérialiste que si les efforts sont intensifiés pour construire dans les luttes économiques, sociales, politiques et idéologiques de tous les jours le parti communiste enraciné au sein de la classe ouvrière, de la paysannerie, de la jeunesse, des intellectuels aspirant au renversement du capitalisme. Un parti qui ne cache pas sa volonté d'accumuler les forces indispensables à la préparation de la contre-offensive de masse pour abattre le capitalisme, matrice économique de l'impérialisme, instaurer une véritable république démocratique populaire ouvrant la voie à une révolution socialiste.

 

Mobilisons-nous pour que tous les enseignements soient tirés de la liquidation du régime d'El Gueddafi par les interventionnistes impérialistes!

Ne nous laissons pas tromper ou intimider par la propagande de l'impérialisme et de ses alliés intérieurs!

Combattons le défaitisme, le fatalisme et l'esprit de résignation!

Démasquons, isolons et neutralisons les forces qui s'allient à l'impérialisme, qu'elles soient dans le pouvoir ou en opposition formelle à lui!

Mettons en échec l'autoritarisme du régime, ses nouveaux projets antidémocratiques qui font le jeu de l'impérialisme!

Unissons-nous dans les luttes sociales et politiques pour une véritable alternative de progrès!

 

 

PADS

28 août 2011

 

 

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Published by cdrm - dans Divers Textes
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