Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du CDRM / Encyclopédie-Marxiste.com
  • Le blog du CDRM / Encyclopédie-Marxiste.com
  • : Blog du site: www.encyclopédie-marxiste.com créer par le CDRM Centre Documentation Recherches Marxistes
  • Contact

Profil

  • cdrm
  • blog du cdrm et du site www.encyclopedie-marxiste.com
  • blog du cdrm et du site www.encyclopedie-marxiste.com

Recherche

18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 09:55

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN

 Facebook - Twitter: @palestine69 - Tel : 06 01 91 52 18 - courriel : palestine69@orange.fr

Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr

 METTONS TOUS CETTE IMAGE SUR VOTRE PROFIL FACEBOOK

salaEstLibre

POUR CÉLÉBRER LA LIBÉRATION DE SALAH !

 

Repost 0
Published by cdrm - dans Solidarité
commenter cet article
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:10

LA VIE DE MUMIA EST PRÉSERVÉE, AGISSONS POUR SA LIBÉRATION

Condamné à mort il y a vingt ans pour un crime qu’il n’a pas commis, mais qui a servi de prétexte à la justice de classe et de race de Pennsylvanie pour éliminer cet ancien Black Panther, Mumia Abu Jamal vient de voir sa condamnation « définitivement » commuée en détention à vie.

C’est à la fois une grande victoire pour ce personnage hors du commun, qui défend de sa prison toutes les causes anti-impérialistes du monde, un grand encouragement pour ses millions d’amis de par le monde, et une nouvelle très insatisfaisante puisqu’un innocent reste en prison et qu’une injustice criante continue de prospérer. Et cela sous le règne du « grand humaniste » et « antiraciste » Barak Obama…

Le CISC, dont Mumia est co-président d’honneur aux côtés d’Henri Alleg et de Margot Honecker appelle tous les amis de la solidarité internationale à accentuer leur pression pour que ce grand militant de l’égalité civique et de l’émancipation sociale, honneur de l’humanité progressiste, soit libéré au plus tôt, et même indemnisé tant sont énormes les manquements au droit dont la « justice » de la « démocratique » Amérique est fautive à son égard. Soutenons ce militant héroïque qui, du fond de son cachot (et alors qu’il est resté pendant 20 ans exécutable à tout moment) a toujours préféré « aggraver son cas », y compris en soutenant les communistes persécutés à l’Est, plutôt que de plier devant cette « justice » de lyncheur.

 

Georges Gastaud

pour le Comité Internaliste de Solidarite de Classe

plus d'infos sur le site du CISC:

http://www.comite-honecker.org/

 

Repost 0
Published by cdrm - dans Solidarité
commenter cet article
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 22:02

Déclaration Finale du “VII Colloque International pour la libération des Cinq Héros et contre le Terrorisme”

 Pour la septième fois consécutive, les amis solidaires du monde entier se réunissent au Colloque d’Holguín afin de débattre sur les expériences et le travail à faire dans cette dure bataille pour la vérité, la justice et la liberté des Cinq.

  

Après 13 ans d’injuste prison, la situation de nos Cinq camarades est encore cruciale : René González a fini sa peine le sept octobre dernier, mais au lieu d’être déporté à Cuba, il a reçu un nouveau châtiment: celui d’être obligé de rester aux USA pendant trois ans sous liberté conditionnelle, et sans pouvoir recevoir la visite de sa femme Olga Salanueva, à qui ce droit a été refusé ; il est également exposé à un grand risque : que les groupes terroristes dénoncés par lui et ses quatre camarades portent atteinte à sa vie.

La situation de Gerardo Hernández est la plus grave des Cinq: il est deux fois condamné à perpétuité et sa femme, Adriana Pérez, se voit systématiquement refuser le droit d’aller le voir.

 

Les peines de Ramón, Antonio et Fernando accumulent collectivement 70 ans de prison. On attend encore la réponse aux recours d’Habeas Corpus que la défense des Cinq a présentés, mais nous sommes conscients que les voies légales seront bientôt épuisées.

  

Alors que les antiterroristes sont injustement emprisonnés, Luis Posada Carriles, le responsable de la mort de milliers d’innocents, a été le protagoniste d’une parodie de procès au cours desquels on ne l’a pas jugé terroriste; bien au contraire, il jouit de la protection et de bénéfices répudiables, de la part du gouvernement américain, célébrant ses crimes et faisant des déclarations sans le moindre regret.

  

La sollicitude d’extradition, présentée il y a déjà six ans par notre frère, le gouvernement de la République Bolivarienne de Venezuela, continue sans réponse. L’impunité accordée par les administrations successives nord-américaines et l’injuste emprisonnement des Cinq met à nu la double morale du gouvernement des USA, dans sa fausse lutte contre le terrorisme. 

  

Devant la gravité de cette situation, il est absolument indispensable de multiplier le travail et le besoin de créer les mécanismes qui articulent, coordonnent et suivent les actions que nous allons mener, afin de profiter de l’énorme énergie et de la dure tâche des comités du monde entier.

 

Lignes Générales de Travail

Nous, les 413 délégués des 50 pays présents au VII Colloque International pour la Liberté des Cinq et contre le Terrorisme, convoquons à:

  

1.-Intensifier les actions aux USA et dans tous les pays, réaliser une grande journée de dénonciation permanente et de mobilisation à l’intérieur de différents secteurs: juristes, universitaires, étudiants, médias entre autres.
Généraliser et systématiser les expériences positives, rehausser le travail en faveur de la paix et contre le terrorisme.

 

Dans cette optique, donner des conférences avec la participation d’intellectuels américains et des membres du Réseau pour la Défense de l’Humanité.

  

Présenter des documentaires et des vidéos sur le cas des Cinq et le terrorisme contre Cuba dans des espaces ouverts, des parcs et des places. Poser des pancartes et des banderoles publiques sur les Cinq. Organiser des manifestations multitudinaires face à la Maison Blanche, au Département de Justice, à la Cour Suprême et autres lieux publics.

 

Insister auprès de nos gouvernements dans le but de connaître, d’assumer le thème, et de demander la liberté des Cinq à leur collègue américain. Que des homologues d’autres pays aillent rendre visite aux membres du Congrès et leurs représentants. Ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Washington peuvent envoyer des lettres à leurs homologues du Capitole demandant de libérer les Cinq.

 

Entreprendre une campagne d’envois massifs de lettres au Président Obama en provenance du monde entier. Mobiliser les institutions religieuses, nord-américaines et étrangères pour qu’elles participent à ces activités. Inviter d’autres groupes de défense des causes justes, tels que: “Boricuas”, “Mumia”, “Peltier”, “Lynne Steward”, “Jericó” - entre autres – afin d’unir nos forces pour demander la libération des prisonniers politiques et dénoncer tout le système légal nord-américain.

  

Déclarer le huit juin, anniversaire du verdict injuste du jury sur la culpabilité des Cinq, pour les journées de dénonciation et de mobilisation permanente.

  

2.-Amplifier les journées du “5 pour les Cinq”. Multiplier ce jour-là, les actions dans le monde entier et les envois de lettres aux ambassades des USA, demandant la liberté des Cinq. Se mobiliser devant celles-ci au moyen de plantons, d’appels téléphoniques à la Maison Blanche, de messages dans les pages web, d’envois de Fax ou télégrammes à Obama.

  

3.-Renforcer aux États Unis la demande du respect du droit de visite pour Salanueva et Adriana Pérez. Reprendre le travail réalisé par la Commission Internationale pour le Droit aux Visites des Familles.

 

4.-Intensifier le travail avec les parlementaires, syndicalistes, religieux, personnalités et mouvements sociaux, pour qu’ils se dirigent à leurs homologues américains.

  

5.- Convoquer la jeunesse du monde entier pour organiser des concerts pendant la Journée Internationale de Solidarité du 12 septembre (anniversaire de leur arrestation) au 6 octobre “Journée des victimes du terrorisme ».

  

6.-Demander à des artistes et intellectuels de renommée, un appui pour élaborer des documentaires, des vidéos et des messages publics demandant la liberté des Cinq.

  

7.-Augmenter l’usage des réseaux sociaux, twitter, facebook, blogs et Internet pour divulguer et dénoncer le cas et intensifier les possibilités que nous offrent les médias alternatifs.

8.-Continuer à faire appel à la créativité et à la culture pour dénoncer le cas, comme l’ont magistralement fait les enfants cubains de “La Colmenita » (« La Petite Ruche ») dans leur excellente pièce de théâtre “Abracadabra”. Utiliser les supports numériques pour reproduire du matériel graphique pour les Cinq, l’œuvre de Tony et les caricatures de Gerardo, pour de la publicité et des expositions.

 

9.-Exiger le démantèlement des organisations terroristes qui siègent à Miami, le procès et le châtiment aux assassins de nos populations.

  

10.-Continuer à diffuser la série “Razones de Cuba” (“Les Raisons de Cuba”) sur le terrorisme et les actions de déstabilisation des USA à Cuba et auprès de nos populations.

La solidarité internationale et l’unité d’action des hommes et des femmes honnêtes à l’échelle mondiale, sera la clef pour vaincre cette colossale injustice.

 

Pour René, Gerardo, Ramón, Antonio et Fernando

Nous exigeons: ¡La Liberté Maintenant!

  

Holguín. Cuba


19 novembre 2011


“An 53 de la Révolution”
 

 

Repost 0
Published by cdrm - dans Solidarité
commenter cet article
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 09:19

A l’occasion du cinquantenaire de la mort de Frantz FANON, le Collectif des Algériens Progressistes de France (CAPEF), en partenariat avec l’association DOC EN DOC, « les amis du film documentaire » , vous invitent à une projection, suivie d’un débat, sur la vie et l’œuvre de Frantz Fanon, en lien avec la situation actuelle en Algérie

 

Le débat sera animé par le CAPEF et le réalisateur du film, Cheikh Djemaï.

 

 

 

SAMEDI 3 DECEMBRE DE 13h30 A 17h00

 

à la salle Robespierre

 

2, rue Robespierre Ivry-sur-Seine

 

A deux pas du métro Mairie d’Ivry

 

 

Entrée gratuite

 

13h30 : accueil

 

14h00 : début de la projection

 

15h00 : débat

 

16h30 : échanges autour d’un pot amical

 

17h00 : FIN

 

Repost 0
Published by cdrm - dans Solidarité
commenter cet article
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 10:22

www.salah-hamouri.fr

Salah Hamouri doit impérativement rejoindre les siens à Jérusalem le 28 novembre 2011 !

Bonjour,

Après la libération de Gilad Shalit, nous dénonçons le cafouillage incroyable du gouvernement sur le sort de Salah Hamouri étudiant franco-palestinien emprisonné depuis 7 ans, et   demandons qu'il soit enfin libéré et rejoigne les siens comme il était prévu le 28 novembre 2011 !

- Selon la nouvelle "loi Shalit", il pourrait se voir ajouter rétroactivement 140 jours de prison supplémentaires.

- Demander comme le fait N. Sarkosy qu'il fasse partie de la "seconde vague" de prisonniers palestiniens libérés, repousserait également sa libération de 3 semaines !

Elus de la république, citoyens, nous vous proposons d'adresser des lettres, appels téléphoniques, courriels en ce sens aux conseillers diplomatiques de l'Elysée, Jean-David LEVITTE et Nicolas GALEY, aux adresses suivantes :


jean-david.levitte@elysee.fr  nicolas.galey@elysee.fr

Vous trouverez ci-dessous plus d'informations sur ce dossier hyper urgent

Nous vous remercions d'avance

Pierre et Dominique, Comité de Soutien du Rhône à Salah Hamouri


Lettre de René Balme maire de Grigny :

Monsieur le Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes
37 quai d’Orsay
75007 PARIS

Objet : Libération de Salah Hamouri
Grigny, le 18 octobre 2011

Monsieur le Ministre,

Le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, détenu en Israël depuis le 13 mars 2005, sera supposé avoir purgé la peine à laquelle il a été condamné, le 28 novembre 2011. Cependant, les autorités pénitentiaires israéliennes ont décidé de le maintenir en rétention 140 jours supplémentaires, en application de la loi dite « Shalit ». Je sollicite de votre haute autorité toutes interventions pour garantir la libération de notre compatriote au 28 novembre 2011.

L’accord survenu entre Israël et le Hamas pour la libération de Guilad Shalit et de 1 027 détenus palestiniens est une bonne nouvelle et je le salue. Dès cette annonce, vous avez témoigné de votre satisfaction et déclaré que la France avait œuvré pour obtenir cette libération.

Permettez-moi, cependant, de vous interpeller sur votre silence concernant la libération de Salah Hamouri, alors que vous avez engagé notre pays, fort justement pour la libération de Guilad Shalit. En effet, selon mes informations, Salah Hamouri ne fait pas partie des 1 027 Palestiniens qui seront prochainement libérés.

Permettez-moi d’estimer qu’il vous appartient d’agir auprès des autorités israéliennes pour la libération de Salah Hamouri dès le 28 novembre 2011, d’estimer que vous devez vous engager à l’égal de ce que vous avez entrepris pour libérer Guilad Shalit. La diplomatie française ne peut jouer le « deux poids deux mesures » quand il s’agit de la liberté de ses ressortissants.

Dans l’attente de votre réponse,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

René BALME
Maire


Lien vers l'émission de France inter :

http://www.franceinter.fr/depeche-gerard-longuet-decouvre-le-dossier-salah-hamouri


A vomir ...

A la suite de la libération de Gilad SHALIT, et en réponse à une question sur Salah HAMOURI, le  Président de la République vient de déclarer qu'il "espérait que le franco-palestinien emprisonné fera
partie de la seconde vague de libération".

C'est intolérable.

Intolérable car Salah doit sortir de prison, selon le jugement, le 28
novembre, et non pas le 18 décembre - date de la seconde vague de libération des prisonniers palestiniens. Sarkozy veut ajouter trois semaines de prison supplémentaires à Salah. Intolérable car tout cela se trame dans le dos des parents de Salah qui ne demandent qu'une chose: que la France veille que cette date de sortie du 28 novembre soit bien respectée. Intolérable car il met Salah en situation d'être arbitrairement expulsé de sa terre qui l'a vue naître et où il entend vivre. Faisons entendre notre voix auprès du président:


Salah doit sortir le 28 novembre. Un point c'est tout !


JC Lefort

Repost 0
Published by cdrm - dans Palestine
commenter cet article
19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 13:20

Il y a 50 ans : un crime d’Etat

Le 17 octobre 1961, sous le pouvoir du Général De Gaulle, la police parisienne a réprimé avec une violence de type fasciste une manifestation pacifique d’algériens.  Cet événement tragique est l’un des plus atroces massacres commis par le colonialisme français après Sétif le 8 mai 1945, le bombardement d’Haïphong et 4 mois plus tard (8 février journée antifasciste) les crimes anticommunistes de Charonne.

De tels crimes d’Etat sont le produit du colonialisme prêt à tout pour sauver les privilèges de la bourgeoisie coloniale et  favoriser la lutte pour la conquête de marchés par l’impérialisme français.

 En 1961, après 7 ans de guerre pour l’indépendance, la victoire des patriotes algériens était proche … Ce qui radicalisait les secteurs capitalistes les plus réactionnaires et chauvins dont le seul recours devant l’inéluctable était la violence déchaînée imprégnée de racisme et de mépris des peuples colonisés sur le modèle fasciste de la « race supérieure ».

 Tout en refusant, en 1961, de reconnaître l’indépendance de l’Algérie, l’Etat français niait tout droit et libertés publiques aux arabes vivant en métropole.

Ainsi fut décrété un scandaleux couvre-feu pour les algériens … déclenchant une ignoble chasse au faciès.

Protestant contre cette mesure inique, 30 000 algériens, sympathisants du FLN manifestèrent pacifiquement contre cet interdit.

La répression policière fut terrible et ne peut être comparée qu’à la déportation des juifs par le régime de Vichy ou plus loin, à la Saint-Barthélemy.

Les corps répressifs tabassèrent à l’aveugle, chargèrent les manifestants et jetèrent à la Seine et dans les canaux environnants, des centaines d’hommes, de femmes et même d’enfants.

Le bilan officiel de 2 à 18 morts selon les sources ne recouvre qu’une petite parcelle de l’ampleur du crime. Des centaines de corps flottèrent selon les témoignages. La réalité est plus proche de 300 victimes mais faute d’ouverture des archives, les pages d’ombre subsistent.

La police ne fut que le bras armé de l’Etat, ce qui ne justifie en rien l’exécution d’ordres criminels de l’Etat français.

 L’URCF exige l’ouverture des archives d’Etat aux historiens afin que toute la vérité soit révélée sur les donneurs d’ordre. On ne saurait s’en tenir au seul préfet Papon exécuteur des basses œuvres de l’impérialisme français mais serviteur zélé de l’Etat capitaliste et qui avait pour habitude d’obéir aux ordres.

 Avec tous les démocrates, nous exigeons la pleine reconnaissance de ce crime d’Etat par le pouvoir, les excuses de l’Etat français à l’Algérie et aux familles des personnes assassinées.

L’URCF s’incline avec douleur et respect devant toutes les victimes de ce crime d’Etat raciste. Plus jamais ça !

 Aujourd’hui, les leçons de l’histoire n’ont pas été tirées et d’Afghanistan à la Libye et l’Afrique noire, la classe capitaliste française continue d’opprimer et de décider à la place de ces peuples leur avenir.

 Nul doute que la volonté d’indépendance sera la plus forte et que les classes opprimées gagneront leur liberté !

 

URCF le 17 octobre 2011.

             

Repost 0
Published by cdrm - dans Histoire
commenter cet article
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 07:07

 

Le Parti Communiste

des Ouvriers de France

est membre du Front de Gauche

 

Le Parti Communiste des Ouvriers de France a décidé de demander à entrer dans le Front

de Gauche.

 

Cette demande a été acceptée par ses composantes actuelles.

Nous nous en réjouissons sincèrement.

 

Notre parti milite depuis plusieurs années pour l’unité politique de la gauche de transformation sociale autour d’axes de rupture avec la politique néo-libérale. De la mobilisation pour la victoire du « non » de gauche au référendum sur le traité européen, qui s’est prolongée par la constitution des « collectifs du 29 mai » et la rédaction de la charte pour une alternative au libéralisme, cette exigence n’a cessé de s’imposer.

 

L’ampleur de la crise du système capitaliste, le caractère de plus en plus réactionnaire de la politique de la droite sarkozyste qui veut faire retomber tout le poids de la crise sur le dos du peuple et la politique belliciste qui tient lieu de politique étrangère, placent le mouvement ouvrier et populaire et ses différentes organisations politiques, syndicales, sociales, associatives… devant la nécessité de riposter avec une détermination accrue et dans l’unité.

 

Elle pose avec acuité la nécessité de construire une alternative de rupture sur tous les fronts avec cette politique et avec le système qui la sous-tend. Une telle rupture ne peut être portée par les tenants du social-libéralisme ou de l’écololibéralisme.

 

La politique menée par des gouvernements et des majorités parlementaires se réclamant de ces options est contraire aux intérêts des peuples qui la combattent.

 

Parmi les forces qui mettent en avant la nécessité d’une politique de rupture, le Front de Gauche propose une démarche ouverte et insiste sur la nécessité de gagner le masses à ses propositions politiques. Nous partageons cette préoccupation et cette orientation.

 

Avec la plupart des composantes du Front de Gauche, notre parti a déjà mené des campagnes politiques, notamment celle des régionales. Nous nous retrouvons ensemble sur de multiples fronts de la lutte politique et sociale, dans le cadre de collectifs.

 

Mais nous sommes conscients que le fait d’entrer dans le Front de Gauche engage notre parti dans un processus plus ambitieux. Nous y sommes prêts.

 

Notre parti, dont la proposition politique pour la période est synthétisée dans le mot d’ordre « pour un font populaire révolutionnaire maintenant », se battra pour enraciner le Front de Gauche dans le mouvement ouvrier et populaire.

 

Pour qu’il gagne la confiance et le soutien de tous ceux et celles qui aspirent à un changement de fond de politique, qui met les intérêts ouvriers et populaires, les intérêts des peuples, au centre de ses choix.

 

Notre souhait est que le Front de Gauche s’élargisse encore à d’autres forces politiques, sociales, aux associations, aux militants du mouvement syndical, aux organisations qui luttent pour le droit des femmes, aux organisations de la jeunesse…

 

Les formes de cet élargissement sont à trouver, mais c’est aussi une condition pour que notre peuple s’empare du Front de Gauche et en fasse un instrument de lutte.

 

Nous le disons souvent – et nous ne sommes pas les seuls à le dire – l’unité est un combat. Mais c’est un combat nécessaire et salutaire, dès lors qu’il n’a d’autre but que de renforcer notre camp, celui des ouvriers et des travailleurs des villes et des campagnes, celui des créateurs de richesse, celui des hommes et des femmes de progrès et de tous ceux et celles qui veulent en finir avec le diktat de la finance et du grand capital.

 

Il faut maintenant faire vivre le Front de Gauche, partout !

Paris, 30 septembre 2011

 

Le Comité Central du Parti Communiste des Ouvriers de France

 

 

Repost 0
Published by cdrm - dans Elections
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 15:41

 

                                   Après le Séminaire du 17 Septembre 2011

                    Benno aura  bel et bien son « Candidat de l’Unité et du Rassemblement »

La tenue du Séminaire de Benno le 17 Septembre 2011 a permis de franchir un pas décisif pour le choix d’une «  Equipe et d’un Candidat  de l’Unité et de Rassemblement» en perspectives des  élections présidentielles et législatives de 2012.

A cet égard, le Séminaire a d’emblée clarifié définitivement  le débat sur la Transition, en réaffirmant qu’elle est une nécessité et que sa durée est de trois ans au maximum. Il ne s’agit donc pas d’un  « mandat de transition de 5ans », comme le soutient Benno Alternative 2012, mais bel et bien d’une période de transition de 3ans au maximum.

Et pour lever toute équivoque sur la question, le Séminaire a dissocié la durée de la Transition  de celle du mandat du Président élu qu’il a portée à 5 ans,  conformément aux dispositions du projet de Constitution que Benno, en accord avec les Assises nationales,  va proposer au Sénégalais,  après la victoire,  pour son adoption par référendum.

En outre, avec l’adoption, sur des bases de large consensus, des 5 critères pour constituer  l’ « Equipe », et de 10 critères pour choisir le «  Candidat de l’Unité et du rassemblement », il ne devrait plus y avoir de doute, que Benno aura bel et bien son «  Equipe et son Candidat » à l’issu de son processus de consultation que devra mener un «  groupe de facilitateurs composés de personnalités issues de Benno et de la Société civile des Assises Nationales ». Séance tenante Benno avait désigné ses représentants dans ce « groupe de facilitateurs », et il ne lui reste qu’à désigner,  en accord avec le Bureau des Assises nationales, les représentants de la Société civile qui devraient y siéger.

Il ne s’agit donc pas d’un quelconque « Comité indépendant de sélections de Candidats » issus des « diverses structures socio professionnelles », comme le propose Benno Alternative 2012.

Ainsi, avec cette démarche, Benno aura associé, à toutes les étapes de  ses concertations, les représentants de la Société civile  dûment mandatés par les Assises Nationales, comme cela fut le cas avec  sa «  Plate forme politique »  et  sa « Plate forme institutionnelle » pour l’élaboration  du  « Projet de Constitution ».

Benno administre ainsi la preuve irréfutable de l’ancrage de son travail dans les Assises Nationales, travail  dans lequel  la Société civile a été associée, non pas par ses composantes individuelles, mais par les structures habilitées à cet effet par les Assises Nationales.

Et cette démarche est même illustrée par le 10ème critère du choix du «  Candidat », qui stipule : qu’il « est issu des partis ou organisations les plus représentatifs de Benno,  ou être porté par les forces les plus représentatives sans exclusive ».

De cette manière, Benno aura toujours son «  Candidat », même s’il n’y a pas de  consensus autour d’une personnalité issue des partis ou des organisations les plus représentatifs de Benno.

Avec une telle démarche et de tels critères, il est incompréhensible de voir des analystes et autres publicistes continuer de tenter de faire croire à l’opinion, que Benno veut exclure dans sa démarche et ses choix, la Société civile des Assises nationales, comme le soutiennent les principaux ténors de Benno Alternative 2012.

Cet aveuglement ne peut se comprendre que par leur volonté d’encrer, dans la tête des Sénégalais, que Benno  ne veut faire des choix que dans les limites strictes  des partis politiques, et par conséquent, ne pourra pas éviter d’imploser devant les « intérêts politiques » supposés « irréductibles »  entre le PS et l’AFP.

 Sur quoi fondent- ils cette conviction aussi tenace ?

Certainement pas sur des faits établis depuis l’avènement de l’Alternance.

En effet, par ce que Niasse avait choisi en 2000 le camp de Wade au détriment du camp de Diouf, certains en ont conclu, l’existence d’ « haine » irréductible entre le PS et l’AFP, qui fait, qu'aucun d’entre eux ne pourra accepter de s’effacer au profit de l’autre !

Mais cette assertion n’est pas étayée par le comportement des leaders des ces deux  partis quand l’intérêt de la République, de la Démocratie et du peuple sont en jeu.

Plusieurs faits peuvent attester ce constat depuis l’avènement de l’Alternance.

C’est ainsi qu’ après avoir obtenu sa «  Constitution » en Janvier 2001, et, en direction des Législatives d’Avril 2001, la réforme du  Code électoral qui a  porté à 55% contre 45% la répartition du nombre des députés entre le scrutin majoritaire et celui dit proportionnel, à la place de la répartition égalitaire(50%) pour chaque scrutin que Diouf nous avait concédée, Wade avait usé de toutes  les pressions possibles pour amener le PS, encore majoritaire à l’Assemblée nationale, à renverser  le premier Gouvernement de l’Alternance dirigé par Niasse.

Dans ces conditions, si le PS était animé d’un esprit de revanche sur Niasse, pourquoi  aurait-il risqué d’affronter les représailles de Wade, en refusant de voter une motion de censure pour faire tomber Niasse ?

De même, si Niasse en voulait tellement à Tanor  et à son Parti, pourquoi aurait-il pris, sur soi, le risque de défier Wade en soutenant, lors de l’élection du Maire de Mbour,  le Candidat  du PS contre celui du PDS, malgré  toutes les pressions de Wade ?

Wade n’avait-il pas utilisé ce prétexte pour accuser Niasse de «  collision avec «  l’ennemi » pour le renvoyer du Gouvernement ?

Ainsi, si Niasse et Tanor n’avaient pas dépassé  les  « rancœurs » nées  des Présidentielles de 2000, de tels comportements politiques auraient ils pu avoir lieu ?

Donc, dès les premiers moments de l’Alternance, ils ont fait la preuve qu’ils étaient capables de mettre l’intérêt de la Démocratie, de la République et du peuple devant leurs intérêts politiques individuels et de ceux de leurs partis.

Depuis lors, ils ne sont jamais départis de cette posture d’Hommes d’Etat imbus de haute valeur républicaine et démocratique.

C’est pour cela, que notre Parti, le PIT/SENEGAL, qui s’était très tôt opposé au mode de gestion de Wade et à son projet de réforme de la Constitution et du Code électoral, était arrivé, très tôt, à la conclusion, qu’avec  ces hommes, il était possible de construire une puissante force  d’opposition pour une véritable Alternative républicaine et démocratique au Despotisme que Wade avait décidé d’instaurer au Sénégal.

C’est la raison pour laquelle, le PIT avait proposé, de rassembler les forces de l’opposition d’alors  en vue d’une liste commune pour barrer la route à Wade, compte tenu du large biais majoritaire qu’il a introduit dans le mode de scrutin.

Mais les conditions  subjectives n’étaient pas réunies du fait de l’arrivée récente de Niasse dans l’opposition et des illusions électoralistes qui habitaient encore le PS, l’URD et le Jëf Jël.

Mais,  c’est au sortir des élections législatives d’Avril 2001, qui a vu Wade, avec 49% du suffrage exprimé,  rafler 66% des sièges à  l’Assemblée nationale,  que la proposition de rassemblement du PIT a reçu l’écho favorable qui a permis de mettre sur pied le Cadre Permanent de Concertation  (CPC) pour aller ensemble aux élections locales de Mai 2002, sur la base de liste commune.

Mais Wade avait essayé de torpiller ce début de rassemblement de forces opposées à son régime, en instituant  la fonction de «  Chef de l’opposition parlementaire ».

Dans ce cadre, il a joué,  en vain, sur les résultats des Législatives  qui ont donné au PS plus de voix, mais du fait du mode de scrutin, c’est l’AFP, avec moins de voix,  qui avait  raflé plus de Députés que le PS.

Wade avait  tout fait pour que l’un ou l’autre accepte qu’il l’intronise «  Chef de l’opposition » avec tous les avantages qu’il comporte pour lui et son parti.

Dans ces circonstances où l’intérêt national commandait  le rassemblement et non la dispersion des forces de l’opposition, Tanor et Niasse ont encore prouvé, qu’ils étaient capables de sacrifier, pour cela, leurs intérêts personnels et de leurs partis, en refusant dignement  l’offre de Wade.

C’est leur attitude, hautement républicaine, qui a permis au CPC d’affronter le pouvoir aux élections locales sur la base de listes uniques par circonscriptions.

Cette première expérience d’établissement de listes communes s’était heurtée, à la base,  à des considérations  de représentativité politique, mais c’est le consensus voulu par les leaders du CPC qui a prévalu dans la plus part des cas.

C’est ainsi que l’esprit d’équipe et de solidarité se forgeait  peu à peu dans les rangs du CPC, au point d’en faire une véritable force alternative émergente qui avait mis  en échec toutes les tentatives  pour  construire  une troisième force pour affaiblir l’adhésion des populations au CPC.

C’est dans ces conditions que l’on a eu à enregistrer le départ de Jëf Jël, suivi de celui du Renouveau qui a rejoint le pouvoir, l’arrivée de la LD, sorti du Gouvernement,  et  du Parti de la Réforme de Agne,  accompagné de ses alliés.

Ce sont ces évolutions qui ont donné naissance à la Coordination des Partis pour l’Alternance, (CPA),  à la place du CPC, pour aller ensemble aux élections présidentielles  de 2006, et aux Législatives de 2007, autour d’un Programme commun de mandature.

Mais cette nouvelle alliance connut, chemin faisant, une forte perturbation avec le départ du Parti de la Réforme pour rejoindre le pouvoir.

Les deux défections de l’URD et du Parti de la Réforme pour aller joindre le pouvoir ont semé le doute et la méfiance au sein de la CPA, au point de faire renaître le « vieux  reflexe de parti » longtemps contenu par les principaux  leaders, notamment, Tanor, Niasse et Dansokho.

C’est dans ces conditions, que les partis de la CPA sont allés en rangs  dispersés aux Présidentielles, donnant ainsi l’occasion à Wade de mettre en œuvre son plan de confiscation du pouvoir, en se proclamant vainqueur au premier tour,  et en attribuant des scores ridicules aux candidats issus de la CPA pour pouvoir mieux les humilier.

Le traumatisme causé par le coup de force électoral de Wade  était si énorme, qu'il a permis à l’opposition de remettre sur pied un nouveau rassemblement encore plus large sous l’appellation   « Front SIGGIL SENEGAAL »,  pour évaluer  les conditions ayant permis ce hold up électoral du siècle.

C’est sur la base de cette évaluation, que le « Front SIGGIL SENEGAAL » a décidé de mobiliser l’opinion nationale, pour un boycott actif des Législatives de Juin 2007, pour démonter à l’opinion internationale,  que Wade n’avait  pas été élu au 1er tour des Présidentielles de Février 2007, et que,  par conséquent,  son pouvoir était  illégitime.

Pour relever un tel défi, il a fallu de la part du PS et de l’AFP, un sursaut républicain pour accepter de sacrifier leurs propres intérêts et ceux de leurs partis.

Ils ont démenti, par leur engagement pour la République et pour la Démocratie, tous ceux qui rivalisaient d’ardeur pour persuader l’opinion,  que le PS et l’AFP, vu leur représentativité, ne pourraient jamais accepter ce boycott qui n’arrangerait  que les petits partis du genre du PIT/SENEGAL.

Ce sont donc ces hommes et femmes, autour de leurs leaders respectifs,  que l’on veut nous présenter aujourd’hui, comme des gens incapables de dépasser leurs intérêts individuels et partisans, au nom de l’intérêt national, en se référant à des «  rancunes tenaces » et/ou à l’ « épisode CPA de 2007 », sans tenir compte du contexte  dans lequel elle s’est  produite.

En effet, le contexte et la nature sociale du rassemblement en 2007 sont complètement de différents de ceux  de 2012.

L’expérience unitaire du boycott et le large consensus issus des Assises Nationales, en plus du consensus plus fort qu’en 2002, obtenu, à la base, dans la confection des listes communes aux élections locales de Mars 2009, ont marqué de manière plus décisive qu’en 2007, la volonté d’aller ensemble aux Présidentielles et aux Législatives.

De même, le choix du «  Candidat »  voulait se faire dans les limites strictes des partis de la CPA en 2007, tandis que pour 2012, le choix se fera en concertation avec la Société civile des Assises Nationales.

L’incapacité de nos analystes et autres publicistes de tenir compte de ces différences, les amènent à ne voir 2012, que sous le prisme déformant des «  rancunes de 2000 »  et de « l’exemple de la CPA » de 2007.

Mais,  c’est surtout ceux qui rêvent de l’implosion de Benno par le choc des ambitions PS/AFP, qui continuent à ressasser ces contre vérités, qui ne font que le jeu du pouvoir et de ceux qui, dans l’opposition et dans la Société civile, espèrent occuper les devants de la scène, suite au discrédit, aux yeux de l’opinion,  de ces deux partis, qui seraient perçus comme les causes de l’échec de Benno de se doter d’une « Equipe » et d’un « Candidat de l’Unité et du Rassemblement » pour battre le régime de Wade et mettre en œuvre les Conclusions des Assises nationales.

Le danger d’un tel acharnement sur Benno réside dans le fait,  que des cercles réactionnaires de jeunes loups aux dents longues,  tapis au sein du PS, pressés de prendre la direction de ce parti, exercent de fortes pressions, largement relatées dans la Presse, sur  Tanor, pour le contraindre à refuser un « Candidat de Benno autre que lui », avec l'odieux  chantage de présenter un « autre Candidat du PS », si jamais il se conformait à un tel consensus.

De cette manière,  ils agissent comme s’ils veulent désavouer, dors et déjà,  le Secrétaire Général du PS qui vient de confirmer, à travers le 10ème critère de sélection du « Candidat »,  adopté par consensus lors du Séminaire du 17 Septembre 2011, qu’il accepte de s’effacer derrière un « Candidat » non issu des Partis de Benno les plus représentatifs !

Ce n’est donc pas la victoire de Benno sur le candidat du pouvoir qui les anime, mais bien la prise du pouvoir au sein du PS, pour mieux se positionner  dans les perspectives de reclassement politique post 2012.

Pour  ce faire, ils ont clamé, haut et fort, qu’ils ne reculeront  même pas devant une scission, en désignant, en parallèle,  un «  Candidat » issu du PS pour briguer le suffrage.

Dans les circonstances historiques que traverse notre peuple en direction des élections de 2012, ni Benno, encore moins le Sénégal,  n’a besoin d’un PS faible et divisé.

Tout affaiblissement du PS ou d’une quelconque composante de Benno, porte un grave préjudice à l’espoir de notre peuple de se défaire du régime malfaisant de Wade, pour tourner définitivement la page de tous ces types de régime qu’il a connus depuis 1962.

Ces gens qui  veulent fragiliser le PS, et qui jouent ainsi le jeu du pouvoir, doivent être démasqués et dénoncés, pas seulement par les membres du PS acquis aux valeurs républicaines et démocratiques jusqu’ici portées par Tanor, mais aussi par tous les Démocrates et Républicains du Sénégal, pour mettre en échec  ce projet de forfaiture.

Quand l’intérêt supérieur de la Nation est en jeu, ce type de combat n’a pas de frontières partisanes, et ne peut donc,  en aucun cas,  être interprété comme une immixtion dans les affaires intérieures du PS. Traquer, isoler et minoriser ces cercles malfaisants  devient dès lors un devoir de salubrité publique.

                                                                                        Fait à Dakar le 27 Septembre 2012

                                                   Ibrahima Sène PIT/SENEGAL 

 

Repost 0
Published by cdrm - dans Divers Textes
commenter cet article
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 06:28

 

 

Miraflores, le 17 septembre 2011

 

 

Je m’adresse à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, à cette grande tribune où sont représentés tous les peuples de la Terre, pour réaffirmer aujourd’hui et en ce lieu l’appui total du Venezuela à la reconnaissance de l’État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir en un État libre, souverain et indépendant. Il s’agit là d’un acte de justice historique envers un peuple qui porte en soi depuis toujours toute la douleur et toute la souffrance du monde.

 

Le grand philosophe français Gilles Deleuze a dit, empruntant l’accent de la vérité, dans son ouvrage mémorable La grandeur de Yasser Arafat : La cause palestinienne est avant tout l’ensemble des injustices que ce peuple a subies et continue de subir. Elle est aussi – oserai-je ajouter – une volonté de résistance permanente et irréductible qui est d’ores et déjà inscrite dans la mémoire héroïque de la condition humaine. Une volonté de résistance qui sourd de l’amour pour la terre. Mahmoud Darwish, cette voix infinie de la Palestine possible, nous parle depuis le sentiment et la conscience de cet amour :

 

Qu’avons-nous besoin du souvenir. Le Carmel est en nous. Et sur nos paupières pousse l’herbe de Galilée Ne dis pas : Que ne courrions-nous pas comme un fleuve pour le rejoindre. Nous sommes dans la chair de notre pays. Il est en nous.

 

Contre ceux qui soutiennent à tort que ce que le peuple palestinien a souffert n’est pas un génocide, Deleuze soutient avec une lucidité implacable : « D’un bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. C’est là – comment dire ? – le degré zéro du génocide : décréter qu’un peuple n’existe pas ; lui nier le droit à l’existence. »

 

À ce sujet, saluons la raison le grand écrivain espagnol Juan Goytisolo lorsqu’il affirme catégoriquement : « La promesse biblique de la terre de Judée et de Samarie aux tribus d’Israël n’est pas un contrat de propriété entériné par-devant notaire qui autorise à expulser de leur terre ceux qui y sont nés et qui y vivent. Aussi la solution du conflit du Moyen-Orient passe-t-elle forcément par la justice à rendre au peuple palestinien : telle est la seule voie si l’on veut conquérir la paix. »

 

Nous souffrons et nous indignons en constatant que ceux qui ont subi l’un des pires génocides de l’Histoire se sont convertis en bourreaux du peuple palestinien ; nous souffrons et nous indignons en constatant que le legs de l’Holocauste est la Nakba. Il est simplement indignant de constater que le sionisme continue de recourir au chantage de l’antisémitisme contre ceux qui s’opposent à ses sévices et à ses crimes. Israël a instrumentalisé et instrumentalise d’une façon éhontée et vile la mémoire des victimes. Et il le fait pour pouvoir agir en toute impunité contre la Palestine. Il va sans dire, au passage, que l’antisémitisme est une plaie occidentale, européenne, dont les Arabes ne sont pas partie prenante. De plus, n’oublions pas que c’est le peuple sémite palestinien qui souffre de l’épuration ethnique pratiquée par l’État colonialiste israélien.

 

Qu’on me comprenne bien : une chose est de refuser l’antisémitisme, autre chose, et une autre, très différente, est d’accepter passivement que la barbarie sioniste impose au peuple palestinien un régime d’apartheid. D’un point de vue éthique, quiconque refuse la première doit condamner la seconde.

Qu’ils me soit permis une digression nécessaire : il est franchement abusif de confondre sionisme et judaïsme ; nombre d’intellectuels juifs, tels Albert Einstein et Erich Fromm, se sont chargés de nous le rappeler au fil du temps. Et, aujourd’hui, de plus en plus de citoyens conscients au sein même d’Israël, s’opposent ouvertement au sionisme et à ses pratiques terroristes et criminelles.

 

Il faut le dire clairement : le sionisme, comme vision du monde, est foncièrement raciste. Ces affirmations de Golda Meir, d’un cynisme atterrant, en sont une preuve criante : « Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ! Ce qu’on l’on appelle les Palestiniens n’existe pas. Ce n’était pas comme s’il y avait eu un peuple en Palestine, qui se considérait comme le peuple palestinien, et que nous étions venus, les avions jetés dehors et leur avions enlevé leur pays. Ils n’existaient pas. »

 

Rappelons-nous : c’est dès la fin du XIXe siècle que le sionisme a parlé du retour du peuple juif en Palestine et de la création d’un État national qui lui soit propre. Cette prise de position s’imbriquait parfaitement dans le colonialisme français et britannique, comme il ferait ensuite dans l’impérialisme yankee. L’Occident a, depuis toujours, appuyé et encouragé l’occupation sioniste de la Palestine par la voie militaire.

 

Lisez et relisez donc ce document qui est connu historiquement comme la Déclaration de Balfour de 1917 : le gouvernement britannique s’arrogeait la faculté de promettre aux juifs un foyer national en Palestine, en dénigrant délibérément la présence et la volonté de de ses habitants. Et rappelons que chrétiens et musulmans ont vécu en paix, des siècles durant, en Terre sainte jusqu’à ce que le sionisme ait entrepris de la revendiquer comme sa propriété entière et exclusive.

 

Rappelons encore que, dès la deuxième décennie du XXe siècle, le sionisme, profitant de l’occupation coloniale de la Palestine par la Grande-Bretagne, a commencé à développer son projet expansionniste. Et qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le peuple palestinien verrait sa tragédie empirer par son expulsion à la fois de son territoire et de l’Histoire. La résolution 181 des Nations Unies – ignominieuse et illégale – recommanda en 1947 la partition de la Palestine en un État juif, en un État arabe et en une zone sous contrôle international (Jérusalem et Bethléem), concédant ainsi – quelle honte ! – 56% du territoire au sionisme pour qu’il y constitue son État. Cette Résolution violait de fait le droit international et bafouait d’une manière flagrante la volonté des grandes majorités arabes : le droit des peuples à l’autodétermination devenait lettre morte.

 

De 1948 à nos jours, l’État sioniste a poursuivi sa stratégie criminelle contre le peuple palestinien. Pour ce faire, il a toujours pu compter sur un allié inconditionnel : les États-Unis d’Amérique. Et cette inconditionnalité se traduit par un fait bien concret : c’est Israël qui oriente et fixe la politique internationale étasunienne au Moyen-Orient. Edward Saïd, cette grande conscience palestinienne et universelle, soutenait avec force raison que tout accord de paix qui se construirait sur l’alliance avec les USA, loin d’amenuiser le pouvoir du sionisme, le confortera.

 

Toutefois, contrairement à ce qu’Israël et les États-Unis prétendent faire croire au monde à travers les multinationales de la communication et de l’information, ce qui est arrivé et ce qu’il continue d’arriver en Palestine n’est pas – disons-le avec Saïd – un conflit religieux : c’est un conflit politique marqué du sceau du colonialisme et de l’impérialisme ; ce n’est pas un conflit millénaire : c’est un conflit contemporain ; ce n’est pas un conflit qui est né au Moyen-Orient : c’est un conflit qui est né en Europe.

 

Quel était et quel est encore le nœud du conflit ? Le fait qu’on privilégie dans les discussions et les analyses la sécurité d’Israël, jamais celle de la Palestine. L’histoire récente le corrobore : il suffit de rappeler la nouvelle équipée génocidaire déclenchée à Gaza par Israël à travers l’opération Plomb durci.

 

La sécurité de la Palestine ne peut se réduire à la simple reconnaissance d’un auto-gouvernement et d’un auto-contrôle policier limités dans ses « enclaves » de la Rive Ouest du Jourdain et de la bande de Gaza, tout en ignorant non seulement la création de l’État palestinien dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, les droits de ses nationaux et le droit de son peuple à l’autodétermination, mais encore le droit à la compensation et le droit au retour de la moitié de la population palestinienne dispersée dans le monde entier, aux termes de la Résolution 194.

 

Il n’est pas croyable qu’un pays, Israël, qui doit son existence à une résolution de l’Assemblée générale puisse mépriser à ce point les résolutions émanant des Nations Unies ! Voilà ce que dénonçait le père Miguel D’Escoto quand il réclamait la fin du massacre de la population de Gaza fin 2008 et début 2009.

 

Monsieur le Secrétaire général ;

Honorables représentants des peuples du monde,

On ne saurait ignorer la crise des Nations Unies. Nous avons soutenu en 2005, devant cette même Assemblée générale, que le modèle des Nations Unies était épuisé. Le fait que le débat sur la question de la Palestine ait été ajourné et qu’on soit en train de le saboter ouvertement en est une nouvelle confirmation.

 

Washington ne cesse de répéter depuis plusieurs jours qu’il opposera son veto, au Conseil de sécurité, à ce qui sera une résolution majoritaire de l’Assemblée générale : à la reconnaissance de la Palestine comme membre de plein droit de l’ONU. Nous avons d’ores et déjà déploré, aux côtés des nations sœurs qui constituent l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), dans la Déclaration de reconnaissance de l’État de Palestine, qu’une aspiration si juste soit bloquée par ce biais. L’Empire, nous le savons tous, prétend dans ce cas comme dans d’autres imposer un deux-poids-deux-mesures dans l’arène internationale : c’est là la double morale yankee qui, tout en violant le droit international en Libye, permet à Israël de faire ce qui lui chante, devenant ainsi le principal complice du génocide que la barbarie sioniste commet contre les Palestiniens. Je rappelle une phrase de Saïd qui met bien le doigt sur la plaie : « compte tenu des intérêts d’Israël aux États-Unis, la politique de ce pays au Moyen-Orient est donc israélocentriste. »

 

Je voudrais conclure en faisant entendre la voix de Mahmoud Darwish dans son mémorable poème « Sur cette terre » :

 

Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre Il y a sur cette terre, Le commencement des commencements, La fin des fins. On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine.


Madame, je mérite, parce que vous êtes ma dame, Je mérite de vivre. Elle continuera de s’appeler la Palestine. Vive la Palestine libre, souveraine et indépendante !

 

Hugo Chávez Frías le 22/09/2011

Président de la République bolivarienne du Venezuela

 

Repost 0
Published by cdrm - dans Palestine
commenter cet article
4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 15:10

 

COMMUNIQUE DU COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à exprimer sa stupéfaction de voir la presse française donner un écho triomphal et spectaculaire au retour en France d’un Dominique Strauss-Kahn dont beaucoup de journalistes affirment qu’il serait « blanchi » et lavé de tout soupçon. Cette manière de présenter un homme qui est toujours sous le coup de deux accusations de viol et qui tire gloire, avec le soutien de sa propre épouse, de son immoralité, est une mauvaise nouvelle pour toutes les femmes et particulièrement pour toutes les Françaises.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à rappeler que, contrairement à ce qu’affirment certains commentateurs, le refus des magistrats américains, MM. Vance et Obus, de poursuivre M. Strauss-Kahn, ne signifie nullement que l’accusé ait été déclaré non coupable des graves accusations portées contre lui par Mme Diallo, mais seulement qu’un homme riche et puissant, qui bénéficiait de soutiens jusque dans l’entourage du procureur, a obtenu à New York un traitement de faveur, c'est-à-dire un déni de justice.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle que le volet judiciaire américain n’est pas clos pour autant puisque M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol devant une juridiction civile et qu’il peut parfaitement, tôt ou tard, être reconnu coupable par la justice américaine. Si tel état le cas, le fait qu’il ait pu échapper à toute sanction pénale apparaîtrait comme un grave dysfonctionnement du système judiciaire américain.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle également que M. Strauss-Kahn est sous le coup d’une accusation de viol portée par Mlle Tristane Banon devant la justice française. Il forme des vœux pour que cette plainte ne soit pas traitée à Paris comme elle a été traitée à New York et tient à apporter tout son soutien à la victime présumée, Mlle Tristane Banon, et à sa mère, Madame Anne Mansouret, dont la voix est l’une des rares qui soient audibles en France pour dénoncer l’attitude odieuse et arrogante de M. Strauss-Kahn.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo rappelle de même qu’une plainte contre X a été déposée en France par Mme Diallo pour subornation de témoin et qu’il n’est pas exclu que M. Strauss-Kahn soit entendu dans le cadre de cette troisième affaire.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo tient à faire savoir aux politiques, et en particulier aux membres du parti socialiste, qui ont apporté un soutien honteux à un homme qui n’était pas lavé de graves accusations de viol et de crimes sexuels, que cette attitude, opportuniste, scandaleuse, peut être même dans certains cas raciste, laissera des traces et que, le moment venu, il appellera les électeurs à s’en souvenir et à en tirer les conséquences appropriées.

 

Le comité de soutien à Nafissatou Diallo regrette que la presse française ait généralement fait mine d’ignorer qu’un comité de soutien à la victime présumée, fort de plus de 2500 membres, existe depuis le mois de mai 2011 et qu’elle ait au contraire donné systématiquement la parole à un prétendu comité de soutien à l’accusé, encadré par des militants du PS et des responsables d’associations subventionnées par la mairie de Sarcelles, un prétendu comité dont plus de la moitié des membres au moins refusent qu’on publie leur nom. Cette attitude qui, fort heureusement, n’est pas le fait de tous les journalistes, démontre le malaise qui règne aujourd’hui en France, un pays où l’information honnête et objective cède trop souvent le pas à la propagande des puissants.

 

Pour le comité de soutien, Claude Ribbe le 4 septembre 2011

*

NE BAISSEZ PAS LES BRAS !

REJOIGNEZ LE COMITE DE SOUTIEN A NAFISSATOU DIALLO

Repost 0
Published by cdrm - dans Divers Textes
commenter cet article