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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 12:02

G20: Chavez s'en prend aux résultats du sommet

 

 

MEXICO, 3 avril - RIA Novosti. Le président vénézuélien Hugo Chavez a violemment critiqué les décisions du sommet de G20 à Londres.

 

La décision principale consiste à débourser 5.000 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années afin de régler les problèmes économiques. Un cinquième de ce montant sera alloué au Fonds monétaire international (FMI).

 

"Je n'attendais pas que les "vingt" adoptent des solutions aussi irréfléchies et stupides. Mais qu'est-ce qu'on peut leur demander?", a déclaré M. Chavez, en visite officielle à Téhéran, dans une interview téléphonique à la chaîne Venezolana de Television.

 

"Prenez la décision d'accorder 500 milliards de dollars au FMI et à la Banque mondiale. Cela revient à jeter de la viande aux vautours: la situation ne fera qu'empirer", a-t-il affirmé.

 

Le leader vénézuélien est persuadé qu'il est inutile de ranimer le Fonds monétaire international. "Il faut dissoudre le FMI", estime-t-il, soulignant qu'il l'a déjà proposé à plusieurs reprises.

 

 

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 12:14

Chers tous,

Voici un appel à témoignage, accompagné du récit, très dur, des violences policières qu'a subie une collègue du CNRS le jeudi 26 mars. Faites-le circuler autant que possible. Ces agissements sont indignes et intolérables.

Elsa Grassy

*******
Appel à témoignage CNRS,

jeudi 26 mars - 11h30 et après-midi.Merci de faire circuler à vos collègues présents.
 11h30-11h40. Dans la rue, 43 rue d'Auteuil, 75016, Paris.

Entrée alternative pour le CNRS que les agents ont coutume d'employer, dite par les collègues "petit jardin" ou "au 43" (rue d'Auteuil). La première porte était fermée, la deuxième était bloquée par deux hommes, sans brassard, qui ne disaient rien. Je les ai pris pour des agents privés de sécurité (CNRS). Un agent en uniforme était présent sur le trottoir. Je lui demandé poliment pourquoi ces deux messieurs ne me laissaient pas entrer et qui ils étaient.

Un gradé en uniforme était posté un peu plus loin (vers ma gauche), devant la pharmacie.

De nombreux collègues étaient présents aux fenêtres du 2e étage,  et observaient la scène. Je les ai salués d'une voix forte, en clamant "bonjours, collègues, je suis CNRS, je voudrais rentrer à la maison". S'en sont suivis quelques échanges ludiques théâtralisés entre la rue et les collègues. Dans mon souvenir, très bon enfant (en tous cas, pas assez pour me faire embarquer par l'agent de police pour "trouble à l'ordre public", il n'y avait pas de public).

Ensuite, deux collègues sont venus dans le jardin, et ont cherché à parlementer avec les deux hommes pour qu'ils me laissent passer. Ils ont obtenu l'autorisation d'un occupant (qui arrivait depuis le fond du jardin), la porte s'est ouverte. Je me suis avancée pour entrer.

Tout s'est passé très rapidement ensuite, sur le moment, je n'ai rien compris. Les hommes bloquant l'entrée se sont avancés, m'ont encerclée, ils m'ont donné deux (ou trois) coups de poing très violents aux seins, rapidement, puis ont sorti des brassards rouge "police". J'ai hurlé "vous me faites mal, vous n'avez pas le droit de me taper". Je leur ai dit "messieurs, vous n'aviez pas le droit de me frapper, je vais porter plainte". Ils m'ont insultée (quelque chose du genre "va te plaindre à tes pédés de collègues, connasse"  et "fiche le camp, si on te retrouve on te viole").

 

Quelques collègues ont-ils pris des photos pendant les échanges rue/choeurs du 2e ?

Ont-ils des souvenirs?

Ont-ils constaté que j'avais agressé verbalement ou physiquement ces deux hommes ?

Que ces hommes avaient un brassard ?

Quand  l'ont-ils mis ?


Si d'autres faits à porter au dossier, n'hésitez pas.


****


Hier soir, vendredi 27 mars, le médecin a constaté sur mon bras gauche un gros hématome de 6 x 6 "violet et douloureux" [forme et emplacement prouvant qu'il résulte d'un violent coup de poing, et ne peut être une 'auto-mutilation"], palpations douloureses (sic). Je dois faire des radios du sein et des côtes pour voir si quelque chose de visible (ça fait vraiment mal).

 

Trauma psy et  "anxiété post-traumatique", chaque fois qu'on s'approche de moi je sursaute. Cinq jours d'ITT.


 
****


Non, je ne vais pas "oublier", ce n'était pas "rien ou pas grand chose" : c'était une agression par des fonctionnaires de police abusant de leurs fonctions. Inacceptable dans un État de Droit. J'ai décidé de porter plainte. Je suis prête à subir les examens de l'Institut médico-judiciaire de l'Hôtel Dieu, les auditions de l'IGS (inspection générale des services). Je sais que ma plainte sera sans doute classée "sans suite", ce n'est pas une raison pour me taire.

 
Si ces policiers voyous avaient porté leurs brassards, je n'aurais pas fait le guignol devant eux.


Quelle est la loi dans notre pays ?

En réponse à un numéro d'activiste agitprop, deux hommes dans la force de l'âge, entraînés au combat de rue, frappent à la poitrine une femme de 57 ans (et 60 kilos) ?

 

Des vrais coups, bien violents, qui inscrivent leurs traces inscrites sur le corps, et cassent la tête. La violence, ce n'est pas la loi, l'ordre, ce n'est la brutalité.


J'espère que parmi les collègues présents, il y avait des observateurs ayant de la mémoire.


Merci d'avance pour votre solidarité.


 
Eliane Daphy
Ingénieure CNRS
Syndicaliste SNCS-FSU
elianedaphy@ouvaton.org
06 66 55 30 15

                                                                                   

 

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 08:01

Crise au Darfour: le sang, la faim et le pétrole  par Mohamed Hassan    

Interview : Grégoire Lalieu et Michel Collon 

 

Le premier génocide du 21ème siècle est-il en train de se dérouler au Darfour? Cette province du Soudan est le théâtre d’un conflit qui sensibilise l’opinion internationale. Comme pour toute lutte sur le sol africain, les mêmes images de misère nous parviennent : des hommes se déchirent, des enfants pleurent et le sang coule. L’Afrique est pourtant le plus riche continent du monde. Dans ce nouveau chapitre de notre série « comprendre le monde musulman », Mohamed Hassan nous dévoile les origines du paradoxe africain et nous rappelle que si le Soudan abrite différentes ethnies et religions, il regorge surtout de pétrole.

 

Quelles sont les origines de la crise du Darfour? L’acteur américain Georges Clooney fait partie de l’association «Save Darfur» et dénonce le massacre d’Africains par des milices arabes. Par contre, le philosophe Bernard-Henry Levy qui tente lui aussi de mobiliser l’opinion internationale affirme qu’il s’agit d’un conflit entre islam radical et islam modéré. La crise du Darfour est-elle ethnique ou religieuse?

 

Vaste région d'Afrique riche en ressources qui aurait pu être unie et développée

Les gens qui prétendent que la crise du Darfour vient d’un problème ethnique ou religieux n’ont pas une très bonne connaissance de cette région. Cette guerre est en fait économique. Les puissances coloniales d’hier et les puissances impérialistes d’aujourd’hui sont responsables des malheurs de l’Afrique. Toute cette région, partant du Soudan jusqu’au Sénégal, partageait par le passé les mêmes origines culturelles et regorgeait de richesses. Elle aurait pu être unie et développée si le colonialisme au 19ème siècle n’était pas venu créer des frontières factices au sein de cette zone. Je dis que ces frontières sont factices car elles ont été créées selon les rapports de force entre les puissances coloniales, sans tenir compte de la réalité du terrain et encore moins des désirs du peuple africain. Au Soudan, ce sont les colons britanniques qui, en appliquant la politique du «diviser pour régner», ont jeté les bases des conflits qui déchireront le pays.

 

Le Soudan était une colonie britannique. Quel intérêt avait la Grande-Bretagne dans ce pays ?

 

Au 19ème siècle, la compétition faisait rage en Europe. Pour pouvoir lutter dans cette course à l’hégémonie, les puissances européennes avaient besoin de ressources humaines, financières et matérielles. L’expansion du colonialisme va leur permettre d’obtenir ces ressources. La Grande-Bretagne jusqu’ici comptait sur sa colonie adorée, l’Inde, mais une situation particulière va l’amener à s’investir en Afrique : en 1805, Mohamed Ali, gouverneur de l’empire ottoman, entreprit de faire de l’Egypte un Etat moderne dont les frontières ne cessaient de s’étendre, gagnant les côtes somaliennes et englobant le Soudan. Le degré de développement atteint par celui qu’on considère aujourd’hui comme le père de l’Egypte moderne inquiéta sérieusement la Grande-Bretagne qui voyait naître un nouveau concurrent. L’Empire Britannique envahit donc l’Egypte pour en faire une colonie. Par extension, le Soudan devint une colonie anglo-égyptienne en 1898.

 

Quelles furent les conséquences de la colonisation britannique au Soudan?

Comme pour toute colonie africaine, la Grande-Bretagne appliqua la politique du «diviser pour régner». Le Soudan fut donc séparé en deux parties : dans le Nord, on garda l’arabe comme langue officielle et l’islam fut maintenu ; dans le Sud par contre, l’anglais fut imposé et des missionnaires convertirent la population au protestantisme. Aucun échange ne devait se faire entre les deux régions nouvellement créées. Les Britanniques firent même venir des minorités grecques et arméniennes pour créer une zone tampon entre le Nord et le Sud!

 

Par ailleurs, la Grande-Bretagne instaura un système économique moderne au Soudan, que nous pourrions appeler capitalisme. Deux lignes de chemin de fer furent créées. La première reliait la colonie à l’Egypte; la seconde partait de Khartoum pour rejoindre Port-Soudan sur la côte de la mer rouge. Cette dernière ligne était véritablement l’axe de pillage du Soudan. C’est par elle que toutes les richesses quittaient le pays pour rejoindre la Grande-Bretagne ou pour se vendre sur le marché international. En vertu du choix des Britanniques, Khartoum devint une ville très dynamique sur le plan économique et une bourgeoisie centrale en émergea. La division opérée par la Grande-Bretagne entre le Nord et le Sud ainsi que le choix de Khartoum comme centre de l’activité coloniale vont avoir un impact désastreux sur l’histoire du Soudan. Ces deux éléments vont conduire le pays à sa première guerre civile.

 

Quelles seront les raisons de cette première guerre civile?

Lorsque le Soudan accède à son indépendance en 1956, il n’y a toujours pas de relations entre les deux parties du pays. Le Nord est musulman, se réclame d’être arabe et a tiré bénéfice de l’activité économique durant la colonisation britannique de telle sorte que le pouvoir et les richesses se sont centralisés autour de Khartoum. Le Sud en revanche est protestant et se présente comme une communauté africaine traditionnelle. Il va réclamer un partage équitable des richesses tout au long de cette première guerre civile qui durera jusqu’en 1972. A cette date, un accord de paix est conclu et transforme le Soudan en Etat fédéral.

 

Mais la paix ne sera que de courte durée. Vers la fin des années 70, la compagnie pétrolière américaine Chevron découvre d’importants gisements de pétrole au Soudan. Le président de l’époque, Numeiri, va alors vouloir changer les frontières de l’Etat fédéral pour permettre à l’autorité centrale de contrôler les richesses pétrolières. Cette violation de l’accord de paix va relancer la guerre entre le Nord et le Sud du pays en 1980. Cette guerre va durer plus de 25 ans.

 

Le Soudan abrite la province du Darfour à l'Ouest et est traversé par le Nil

En un peu plus de 50 ans, le Soudan a donc connu deux guerres civiles. Et aujourd’hui, la crise du Darfour embrase l’Ouest du pays. La situation ethnique semble tout de même explosive au Soudan. On comprend mieux pourquoi certains médias parlent de poudrière lorsqu’ils font référence à ce pays.

 

Il n’en est rien. La plupart des ethnies qui vivent au Nord du pays sont musulmanes, ressemblent physiquement à des Egyptiens et si beaucoup possèdent leur propre dialecte, toutes parlent l’arabe comme langue officielle. Les communautés du Sud sont plus typiques de la région du Nil. Leur peau est plus sombre et les religions dominantes sont le christianisme et l’animisme. Mais les guerres civiles qui ont opposé ces deux parties du pays n’étaient ni ethniques ni religieuses. Elles portaient en fait  sur une répartition équitable des richesses.

Observons la situation du Darfour maintenant. Il s’agit d’une région melting-pot où des tribus nomades musulmanes et arabophones, telles que les Janjawids ou les Takawas, côtoient des fermiers sédentaires. Par temps de forte sécheresse, ces tribus nomades migrent vers les installations des fermiers sédentaires et des combats éclatent. L’idée que des Africains se font massacrer par des Arabes est construite sur l’observation erronée que les Janjawids sont arabes. Mais si cette tribu revendique d’hypothétiques origines arabes, vous ne voyez, en réalité, rien chez eux de ce que nous connaissons des Arabes aujourd’hui.

 

Il y a un autre élément important de cette crise dont on parle très peu : les intérêts de la bourgeoisie régionale. Avec la découverte du pétrole, la mondialisation et le développement du réseau d’informations, tout le monde veut sa part du gâteau. A l’instar des élites du Sud, la bourgeoisie du Darfour réclame aujourd’hui un partage des richesses face à un gouvernement central qui monopolise le pouvoir et les ressources. Ce qui est spécifique à la crise du Darfour, c’est que ces contradictions ont été amplifiées et politisées à cause de l’engagement de la Chine au Soudan.

 

Quel est le rôle de la Chine au Soudan?

Après avoir découvert d’importants gisements pétroliers, Chevron a dû quitter le Soudan pour deux raisons. Premièrement, le pays était redevenu instable à cause de la seconde guerre civile. Deuxièmement, si les Etats-Unis avaient jusqu’ici entretenu d’excellentes relations avec le Soudan, le nouveau régime islamiste mis en place par Omar al-Bachir en 1989 lui était carrément hostile. Le pétrole soudanais échappait donc aux intérêts américains. La Chine est alors venue vers le Soudan avec  le message suivant : « Je vais vous acheter vos matières premières aux prix en vigueur sur le marché international ». Cette situation présente un avantage comparatif à la fois pour la Chine et le Soudan. La première peut disposer des ressources dont elle a besoin pour son développement tandis que le second n'est plus obligé d'emprunter de l'argent aux institutions internationales. Mais cette implication chinoise en Afrique est une première historique. C’est ce qui effraie les impérialistes européens et américains.

 

Qu’entendez-vous par avantage comparatif ?

David Ricardo, le plus important des économistes bourgeois après Adam Smith, a développé la théorie de ce qu’il appelle l’avantage comparatif. Ce concept a été appliqué par le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale dans les pays du Tiers-Monde durant les cinquante dernières années. Imaginons que je sois un pays qui produit des bananes. Le FMI vient me trouver et dit : « Vous produisez des bananes, vous avez une certaine connaissance sur ce sujet et vous avez développé des ressources humaines autour de cela : vous êtes spécialisé! Au plus vous serez spécialisé dans les bananes, au plus vous réduirez vos coûts de production, au plus vous serez efficace. Si vous suivez cette méthode, vous aurez un avantage comparatif sur le marché et votre pays se développera. ». J’augmente donc ma production de bananes mais mon voisin fait la même chose. Le résultat, c’est qu’il y a trop de bananes sur le marché! Le consommateur ne va pas en manger nuit et jour. Par conséquent, les prix s’effondrent. Voilà la méthode d’un docteur ayant un tas de patients et prescrivant le même médicament à tout le monde, quelque soit leur maladie.

 

Nous devons maintenant considérer ceci : quand l’URSS et le bloc de l’Est se sont effondrés en 1990, l’impérialisme occidental pensait pouvoir dominer le monde entier. Mais la Chine a commencé à devenir plus forte économiquement. Aujourd’hui, elle a besoin de tout, des bananes aux cacahuètes en passant par le pétrole et les métaux. Ce nouveau géant vient donc à la rencontre des pays riches en ressources avec la volonté d’acheter leurs matières premières aux prix du marché. Evidemment, tous les pays africains qui regorgent d’abondantes ressources vont se tourner vers la Chine. N’importe quel businessman voulant maximiser ses profits le ferait! Le capitalisme s’est déplacé en Asie et l’Afrique doit s’adapter à cette nouvelle situation. 

 

L’Afrique a toujours été la chasse gardée de l’Occident. C’est un grand changement.

Et c’est le cœur du problème. L’Occident a une position très ambiguë sur ce sujet. D’un côté, il tire énormément de profits de son partenariat économique avec la Chine. De l’autre côté, il n’accepte pas que l’Afrique traite avec le géant asiatique. En effet, les puissances impérialistes ne veulent pas perdre leur domination sur le riche continent africain. Face à ce dilemme, l’Occident a une attitude totalement honteuse : plutôt que d’affronter ouvertement la Chine, il exerce des pressions sur les gouvernements africains qui ont échappé à son contrôle et exploite les crises humanitaires pour ses propres intérêts.

 

Comment l’Occident tente-t-il d’empêcher le Soudan de commercer avec la Chine?

En cherchant à déstabiliser le régime. Et pour ce faire, il applique la règle d’or du colonialisme : «diviser pour régner». Durant la deuxième guerre civile, les Etats-Unis ont financièrement soutenu l’Armée Populaire de Libération du Soudan, un mouvement rebelle du Sud. Comme ce mouvement recevait de l’argent et des armes et que le gouvernement avait pour sa part modernisé son armée grâce aux rentrées pétrolières, le conflit dura plus de vingt années pour finalement prendre fin en 2005. La deuxième guerre civile se terminait à peine que débutait la crise du Darfour.

 

Il est vrai que les contradictions entre les tribus nomades et les fermiers sédentaires d’une part, et la bourgeoisie régionale et l’autorité centrale d’autre part, conduisent à des affrontements meurtriers au Darfour. Il est vrai aussi que sur ce problème, le gouvernement soudanais a adopté une attitude militariste plutôt que de privilégier la voie du dialogue. Mais les puissances impérialistes amplifient le problème afin de mobiliser l’opinion internationale et déstabiliser le régime soudanais. Vous devez comprendre que si demain, Khartoum annonce qu’il arrête de commercer avec la Chine, plus personne ne parlera du Darfour.

 

Les grandes puissances occidentales pourraient ainsi éviter une confrontation directe avec la Chine et garder la mainmise sur les ressources du continent africain?

Tout à fait. Leur attitude est honteuse. En fait, ces pays impérialistes sont racistes. Depuis la colonisation au 19ème siècle, ils ont toujours empêché l’Afrique de se développer pour garder le contrôle de ses ressources. Mais pourquoi ce continent ne pourrait-il pas commercer avec la Chine alors que l’Occident en fait autant? Pourquoi les enfants d’Afrique ne pourraient-ils pas avoir de bonnes chaussures, des tables bien servies et des écoles performantes? Les puissances néocoloniales maintiennent le plus riche continent du monde dans le sous-développement pour garder le contrôle de ses richesses.

 

La mobilisation pour le Darfour est importante aux Etats-Unis. Beaucoup d’associations juives se sont également impliquées dans cette campagne. Pourquoi ?

 

Les raisons de cette implication sont essentiellement historiques. Dans le conflit qui a longtemps opposé l’Etat juif à l’Egypte, le Soudan occupe une position stratégique. En effet, le Nil passe par ce pays avant de gagner l’Egypte. Aujourd’hui, Tel-Aviv et le Caire entretiennent d’excellentes relations mais compte tenu de la sympathie de la population égyptienne pour la cause palestinienne, cette entente pourrait se dégrader. Dans une stratégie à long-terme, Israël sait que ses intérêts stratégiques au Soudan sont importants. En effet, si elle peut contrôler l’eau du Nil, elle peut contrôler l’Egypte. Lors de la première guerre civile soudanaise, Israël soutenait déjà le mouvement rebelle du Sud Anyanya dans l’optique d’affaiblir le président égyptien Nasser. Aujourd’hui, alors que deux mouvements du Darfour ont déjà signé un accord de paix avec Khartoum, Israël soutient le dernier groupe qui continue à lutter. C’est pourquoi le leader libyen Kadhafi a déclaré que la crise du Darfour n’était plus un problème soudanais mais un problème israélien!

 

Vous devez aussi savoir que les associations sionistes qui sont impliquées dans cette campagne de mobilisation pour le Darfour aux Etats-Unis avaient la volonté initiale de créer un front commun avec les associations afro-américaines. Parmi celles-ci, la Nation de l’Islam et son leader Louis Farrakhan se sont rendus au Soudan, ont analysé la situation sur place et ont eu une discussion appuyée avec le gouvernement et son président Omar al-Bachir. L’organisation a finalement rendu sa propre décision : tout cela n’a rien à voir avec les Noirs et les Arabes. C’est pourquoi, le projet d’alliance voulu par les associations juives s’est effondré.

 

Après que la Cour Pénale Internationale ait émis un mandat d’arrêt contre le président Omar al-Bachir, les réactions sont plutôt divisées. Les Etats-Unis et la France ont déclaré que le président soudanais devait être jugé. Pour leur part, la Chine et les pays arabes estiment que cela pourrait déstabiliser le pays encore plus.

 

Je pense qu’une Cour qui n’écoute que la musique qu’elle veut bien entendre n’est pas une Cour. Laissez-moi vous donner quelques exemples. Le peuple somalien a toujours été déchiré par la guerre. Mais au début de l’année 2006, une intifada a été menée sous l’impulsion du Conseil Islamique. Les insurgés ont réussi à vaincre de façon pacifique les seigneurs de guerre. Ils ont restauré la paix dans une grande partie du pays. Le commerce reprit, les paysans retournèrent travailler dans leurs fermes et la communication au sein de la société se développa. L’espoir revenait! Mais six mois plus tard, le régime fantoche d’Ethiopie, manipulé par la CIA et les néoconservateurs américains, a envahi la Somalie. Le conflit a déplacé deux millions de Somaliens ; 60.000 ont été tués ; certains se sont noyés dans l’Océan Indien alors qu’ils tentaient de rejoindre le Yémen ; l’Ethiopie a même utilisé des bombes au napalm contre des civils à Mogadiscio et a détruit la majeure partie de cette ville ! Pourquoi aucun média n’a-t-il alerté l’opinion sur ce drame? Pourquoi n’y a-t-il pas de Cour contre les auteurs de cette tragédie?

 

L’Ouganda a détruit le Congo équatorial et pillé son or. Pour justifier sa légitimité, la Cour a arrêté Jean-Pierre Bemba, un petit poisson. Mais l’auteur de ce plan désastreux, le gouvernement ougandais, est toujours libre. Actuellement, ses troupes tuent des civils en Somalie. Pourquoi n’y a-t-il pas de Cour contre eux?

 

En 1998, l’Ethiopie déclencha une guerre en Erythrée. Dans un style totalement nazi, elle s’appropria les biens des Ethiopiens ayant des origines érythréennes. Plusieurs milliers d’Erythréens furent envoyés dans des camps de concentration où beaucoup succombèrent de la malaria et d’autres infections. Pourquoi n’y a-t-il pas de Cour contre ces criminels ?

 

Un million d’Irakiens ont été tués. Quatre millions ont été déplacés. Un Etat moderne a été détruit en toute illégalité. Pourquoi n’y a-t-il pas de cour contre Cheney, Rumsfeld ou Bush ?

 

L’industrie diamantaire d’Afrique du Sud ravage la Sierra-Leone. C’est elle et personne d’autre qui a porté l’ancien président libérien Charles Taylor devant un tribunal international sur base de fausses accusations ce qui laisse perplexe sur l’intégrité de cette justice.

 

Des crimes sont pourtant bien commis au Darfour. Même si la CPI n’est pas impartiale, Omar al-Bachir ne doit-il pas être jugé ?

 

Je ne conteste pas que des gens se font tuer au Darfour. Mais parler de génocide est une exagération d’une Cour impérialiste qui n’est pas neutre. Tous les partis politiques soudanais ont jugé que ce mandat d’arrêt allait à l’encontre de la souveraineté du pays. Le jugement d’Omar al-Bachir doit être laissé aux Africains. Le fait est que la CPI est là pour mettre la pression sur le président afin qu’il arrête de commercer avec la Chine et qu’il se tourne vers l’Occident. Ca ne marchera probablement pas avec le Soudan, mais c’est aussi un signal lancé aux autres pays qui seraient tentés de suivre cet exemple.

 

Les paysans soudanais sont confrontés à de  gros problèmes de sécheresse. Le gouvernement ne peut-il pas utiliser les rentrées pétrolières pour construire des structures d’irrigation? De manière générale, pourquoi un pays, que certains comparent à l’Arabie saoudite pour ses ressources pétrolières, est-il si pauvre?

 

En Europe, vous avez des pays pauvres avec des gens riches. A l’inverse, le Soudan est un pays riche avec des gens pauvres. Il est vrai que le gouvernement soudanais aurait pu allouer l’argent du pétrole de manière efficace mais le fait est qu’il n’a pas de solution progressiste pour tout le pays. De son côté, la bourgeoisie régionale est fortement touchée par la corruption (1). Depuis l’accord de Naivasha qui a marqué la fin de la deuxième guerre civile, l’autorité du Sud a reçu six milliards de dollars au titre de répartition équitable des richesses. Mais avec tout cet argent, ils n’ont même pas construit une école! Le Soudan a donc besoin d’une véritable réponse, mais nous ne pourrons pas la donner nous-même car il revient au peuple soudanais d’arriver à une telle conclusion.

 

La solution n’est-elle pas dans le fédéralisme ou le confédéralisme?  

Cette solution a été défendue par les Etats-Unis pour mettre un terme au conflit avec le Sud et l’est aujourd’hui pour résoudre la crise du Darfour. Un référendum devrait bientôt déterminer le statut de ces deux régions. L’intérêt pour les puissances occidentales est de taille : si elles ne peuvent pas négocier l’exploitation du pétrole avec Khartoum, elles le feront avec des régions autonomes.

 

Mais le fédéralisme n’est pas le remède miracle à tous les problèmes politiques dans le monde. En Belgique, trois communautés linguistiques cohabitent : les néerlandophones, les francophones et les germanophones. Le fédéralisme a été établi sur base des langues dans ce pays ce qui a eu pour effet de créer des frontières. La Belgique a un petit territoire mais elle compte six gouvernements, 550 parlementaires et 55 ministres. C’est le nombre par habitant le plus important dans le monde! Malgré cette armada politique, le pays connait régulièrement des problèmes communautaires. En Suisse par contre, le fédéralisme est basé sur des cantons ce qui rend le système beaucoup plus efficace. Alors que 75% de la population est germanophone, le parlement de ce pays s’exprime en français sans aucun complexe. Et voilà où nous en sommes : la bourgeoisie soudanaise veut un modèle à la belge.

 

Comment peut-on sortir de la crise au Soudan ?

Le Soudan est un pays très riche qui a reçu tout ce que la Nature pouvait donner. Mais pour son malheur, il n’existe aucun mouvement qui puisse rassembler la population autour de la construction d’un Etat démocratique, uni et égalitaire ; un Soudan sans aucun chauvinisme ni discrimination ; un  Soudan qui utiliserait toutes ses ressources pour bâtir un avenir solide à son peuple. Les partis actuels, y compris le régime militaire, prônent toutes sortes de slogans : socialisme soudanais, arabe ou islamique, nationalisation ou dénationalisation… Mais ils sont incapables de porter et d’intégrer le pays sur le chemin de la démocratie moderne et progressiste. La bourgeoisie qui dirige le pays fait passer ses propres intérêts avant ceux de la nation. Cependant, la crise économique et la chute du prix des matières premières ne vont plus faire rentrer autant d’argent que par le passé. Le nombre de pauvres va encore augmenter. Vous avez là les conditions permettant l’émergence de ce dont le Soudan a le plus besoin : une résistance progressiste et démocratique.

 

Note

(1) http://www.southsudannation.com/pres%20afwerki%20interview4.htm

 

 

 

Mohamed Hassan recommande également les lectures suivantes:

- Oil in Sudan: Facts and impact on Sudanese Domestic and International Relations

- Oil in Darfur? Special Ops in Somalia?

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 12:02

Communiqué 28-03-09

 

LES SALARIES DE « WAGON » A DOUAI EN GREVE ILLIMITEE: VOILA CE QU'IL FAUT FAIRE !

 

Mercredi 25 mars 2009, les salariés de l'entreprise « Wagon Automotive» de Douai ont décidé à 99%  la grève générale contre le prolongement du chômage partiel adossé à un plan de licenciements. Les travailleurs de « Wagon » sont prêts à une grève longue qui ne pourra s'achever que par la satisfaction de leurs revendications.

 

 Quelles sont leurs revendications?

·        Mise en place immédiate d'une indemnité de chômage partiel à 75 % du brut, soit 90% du net à compter du 1er Avril 2009 ;

·        Un plan de formation professionnelle sérieux entre l'Etat, la Région et l'Entreprise pour assurer au Personnel un avenir professionnel ;

·        Le plan de restructuration touchant essentiellement des jeunes salariés embauchés ces dernières années, ces derniers exigent le paiement d'une prime de départ conséquente au lieu des ... 2000 euros proposés par la Direction Générale ;

·        Des engagements concrets pour un «PLAN DE CONTINUATION » des entreprises du Groupe WAGON pour répondre aux besoins des Constructeurs français : RENAULT et PEUGEOT ;

·        Le règlement au Comité d'Entreprise de toutes les créances de celle-ci dont la plupart ont été prélevées sur les fiches de paie des salariés comme la participation aux Chèques Vacances et qui représente plus de 120 000 euros.

 

Ces salariés demandent-ils la lune? Non ils ne la demandent pas! Ils n'exigent que leur dû. Sourds aux mensonges de la bourgeoisie, ils refusent, en toute légitimité, de subir une crise dont ils ne sont en rien responsables. Ils se battent pour leur dignité, leur vie et celle de leur famille. Ils se battent pour l'avenir de leurs enfants. Ils se battent pour les plus jeunes d'entre eux que les patrons ont déjà promis au sacrifice.

Entre la préservation de leur emploi et la préservation des marges de profit, les salariés de « Wagon » ont choisi de lutter contre leurs patrons pour sauver leur entreprise.

Ces salariés montrent la voie. La Coordination Communiste leur dit bravo. Elle les assure de son indéfectible soutien. Elle appelle les autres travailleurs, dans toutes les entreprises, à suivre l'exemple de ceux de chez « Wagon » en gardant constamment  à l'esprit que si ceux qui se battent vont peut-être perdre, ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu. Elle appelle les travailleurs, avec leurs syndicats, à interpeller les directions syndicales – en particulier celle de la CGT - qui restent scandaleusement l’arme au pied alors qu’il conviendrait d’organiser une contre-attaque sociale.

 

 

______________________________________________________

Coordination Communiste 59/62

pour la reconstruction d'un parti communiste révolutionnaire

membre du Rassemblement des Cercles Communistes

www.rassemblementcommuniste.org

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 12:01

Bonjour à Tous, en voila une bonne idée, salutations à Tous.

  Notez dans vos agenda la journee action ou mettez une alarme dans vos portable pour ne pas oublier , c'est important
 


SAMEDI 4  AVRIL 2009.  journée SANS ACHATS!!!
 D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie. Deux jours de grève d'achats à suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.


Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.


 
PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL

SAMEDI 4 AVRIL 2009
 LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE  SOUVIENDRONT :
  Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
  - L'ESSENCE - GAZOIL
  - TABAC
 - JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
 - ALCOOL
  - BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
  - ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge,stop,  stationnement....)
 
 
Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.
  Ce message n'est issu d'absolument, aucun parti politique ni d'aucun  syndicat.
  
Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.
 
Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou  manifestation !!!!.

 CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES ;
  
  DIFFUSEZ CE MAIL A... TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, La date sera vite arrivée
  PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES....... qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc ......
  L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT
  
Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention.

AIDONS NOUS et nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas "cela ne servira à rien " Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous. Cessons de nous plaindre et AGISSONS

 

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 11:52

 Association malienne des expulsés                                                                

Rue 312 Porte 626 Djélibougou

B.P : 9155 Bamako- MALI

Bureau : 20 24 30 16

Président : 678 21 11 - S.Général : 912 10 39

Email : expulsesmaliensbasta@yahoo.fr

Site : www.expulsesmaliens.org

 

 

Déclaration                                                               

 

 

Après Hortefeux, c’est maintenant au tour de Besson, Ministre français des expulsions d’établir des relations diplomatiques avec le Mali en vue de la signature du contrat sur la gestion concertée des flux migratoires que le Mali refuse de signer depuis bientôt deux ans.

 

Si Besson se déplace c’est qu’il doit disposer d’éléments nouveaux pour la négociation. Il convient de se méfier de cet homme aux valeurs douteuses qui a proposé comme nouvelle mesure de promettre des titres de séjour aux sans papiers qui dénonceraient les réseaux de passeurs (circulaire du 5 février 2009) et demandé aux médecins français de dénoncer les clandestins qu’ils identifieraient lors de leurs consultations. Ainsi le nouveau critère pour obtenir un visa est d’être un « dénonciateur », cet intérêt pour la délation laisse présager que les négociations sur la gestion concertée des flux migratoires vont se transformer en négociations mafieuses dont les victimes seront le peuple malien.

 

Le risque est donc fort que l’Etat Malien finisse par signer. Il semblerait qu’il revoie à la baisse ses exigences. Celles-ci étaient au départ l’exigence de la régularisation de tous les Maliens sans papiers, l’augmentation du nombre de métiers ouverts à emploi pour des Maliens et l’augmentation du nombre de visas annuels. Mais selon nos dernières sources, les exigences actuelles ne porteraient plus que sur le nombre de visas : la France en proposerait 1.500 et le Mali en exigerait 4.000. Ceci est bien loin du nombre de Maliens sans papiers estimé à environ 50.000.

 

De plus, le Président du Mali, Amadou Toumani Touré a précisé, lors d’une interview sur une radio française qu’il n’a pas refusé de signer les accords sur la gestion concertée des flux migratoires mais qu’il est toujours en négociation. Ainsi la venue du Ministre Besson laisse craindre que le marchandage reprenne.

 

Nous tenons à rappeler que cet accord a pour vocation d’inciter les autorités du Mali, pays de départ et de transit des migrants, à s’engager à contrôler les flux migratoires en échange de possibilités limitées de migration légale et d’aide au développement.

 

L’Etat français, dans le cadre de cet accord scélérat s’engagerait à accorder des visas dont le nombre est toujours en négociation sur la base d’une liste de métiers qui reste à définir, l’Etat malien considérant que les 88 métiers proposés par la France sont trop restrictifs.

 

Il convient de préciser que ces accords contiennent des clauses de réadmission qui faciliteraient l’expulsion effective des ressortissants maliens en situation irrégulière en France. Cet accord rendrait également possible la réadmission de ressortissants d’Etats tiers, principalement d’Afrique, ayant transité par le Mali avant d’atteindre l’Europe.

 

L’AME et son collectif de soutien sont très inquiets et demandent à l’Etat malien d’interrompre toutes négociations concernant les flux migratoires au titre des droits et de la dignité des personnes maliennes se trouvant en France mais également dans un souci de soutenir ses ressortissants dont les projets migratoires ont pour objectif essentiel l’amélioration des conditions de vie de leurs familles.

 

Collectif de Soutien : Aide- Mali, ARACEM, ARTD, Acte7, CAD-Mali, CargoCult, Djiguiya Genew Ton Jeunesse Union Africaine, Journal SANFIN, LJDH, Lutte contre le Désespoir des Jeunes, Etrange Rencontre, NoVox, Mouvement des Sans Voix, Réseau KAYIRA.

 

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 11:47
 

 

 

Michel PEYRET

 

27 mars 2009

 

 

 

 

 

 

 

AVEC MARX , « BRISONS » L'ETAT EUROPEEN !

 

 

Je ne cesse de le dire : tous ceux qui veulent changer la société et le monde ne peuvent faire l'impasse d'un retour à la lecture de Marx ou de sa découverte . Et , aujourd'hui , alors que montent à nouveau les luttes populaires sur des aspects essentiels de la vie , voire de la survie ,

 

L’intérêt constaté par les libraires des jeunes vers l'achat des oeuvres de Marx est tout à fait significatif .

 

REVENIR A MARX

 

Revenir à Marx, c'est constater que des pans entiers de cette oeuvre , et certainement parmi les plus essentiels , n'ont connu aucune application concrète par les régimes qui se disaient , ou se voulaient , communistes . Ainsi les étatisations qui se sont substituées à la propriété privée des grands moyens de production et d'échanges ont confisqué le pouvoir induit par la propriété au profit d'un hyper étatisme castrateur de toute démocratie, de tout pouvoir réel au peuple .

 

Pourtant les textes de Marx de la fin avril et de mai 1871 , c'est-à-dire ses écrits pendant la Commune elle-même , sont-ils le reflet puissant de ses fortes réflexions sur l'Etat issues du vif d'une non moins forte , et même tragique expérience , de celles qui permettent de saisir jusqu'à l'essence même des phénomènes qui peuvent être masqués ou estompés dans les périodes où la lutte des classes ne prend pas ce caractère d'acuité et de transparence , un peu à la façon dont les caractéristiques profondes du capitalisme apparaissent en toute clarté dans la crise qu'il connaît aujourd'hui .

 

 

LA COMMUNE, L'ANTITHESE DU POUVOIR D'ETAT

 

Pour Marx , la Commune est l'antithèse du pouvoir d'Etat :

 

« Ce pouvoir d'Etat est, en fait, la création de la bourgeoisie ; il fut l'instrument qui servit d'abord à briser le féodalisme, puis à écraser les aspirations des producteurs, de la classe ouvrière vers leur émancipation. Toutes les réactions et toutes les révolutions n'avaient servi qu'à transférer ce pouvoir organisé – cette force organisée pour maintenir en esclavage le travail – d'une main à une autre , d'une fraction des classes dominantes à une autre . Il avait été pour les classes dominantes un moyen d'asservissement et de lucre. Il avait puisé des forces nouvelles dans chaque changement nouveau. Il avait servi d'instrument pour briser tout soulèvement populaire, pour écraser les classes laborieuses après qu'elles eurent combattu et reçu l'ordre d'assurer le transfert de ce pouvoir d'un groupe de ses oppresseurs à un autre groupe. Ce ne fut donc pas une révolution contre telle ou telle forme de pouvoir d’Etat, légitimiste, constitutionnelle, républicaine ou impériale. Ce fut une révolution contre l'Etat lui-même , cet avorton surnaturel de la société : ce fut la reprise par le peuple et pour le peuple de sa propre vie sociale . Ce ne fut pas une révolution faite pour transférer ce pouvoir d'une fraction des classes dominantes à une autre , mais une révolution pour briser cet horrible appareil même de la domination de classe . »

 

 

EN 1918, LENINE VEUT AUSSI BRISER L'ETAT

 

 

En 1918, c'est encore cette thèse que l'on entend chez Lénine . Réfutant Vandervelde et Kautsky, il les accuse de citer de Marx et Engels tout ce qu'on veut , sauf ce qui est absolument inacceptable pour la bourgeoisie , ce qui distingue le révolutionnaire du réformisme :

 

« Tout ce que l'on veut en ce qui concerne la conquête du pouvoir politique par le prolétariat puisque pratiquement la chose est déjà confirmée dans un cadre uniquement parlementaire Que Marx et Engels aient jugé nécessaire , après l'expérience de la Commune , de compléter le Manifeste communiste partiellement vieilli par l'explication de cette vérité que la classe ouvrière ne peut pas simplement s'emparer de la machine d'Etat toute prête , qu'elle doit la démolir , là-dessus pas le moindre mot ! Vandervelde , de même que Kautsky , comme s'ils s'étaient entendus , passe sous silence absolu ce qu'il y a justement de plus essentiel dans l'expérience de la révolution prolétarienne , ce qui distingue justement la révolution prolétarienne des réformes bourgeoises . »

 

EN MAI 2005 LE PEUPLE FRANCAIS A DIT NON A L'ETAT EUROPEN

 

Le 29 mai 2005, à sa façon, le peuple français faisait une sorte de révolution ! Il disait NON au Traité constitutionnel européen qui aurait couronné la création et l'existence d'un véritable Etat européen ! Nous étions bien là dans les prolongements, tout à la fois concrets et théoriques, des enseignements que Marx avait tirés de l'expérience de la Commune ! Par son vote souverain, le peuple français « brisait » bien le processus de construction de cet Etat européen ! Il fallait à nouveau tirer tous les enseignements de cette décision souveraine d'une importance capitale !

 

Pour leur part, le lendemain, le 30 mai 2005 , Alain Bocquet , Francis Wurtz , Marie-George Buffet , Nicole Borvo , dirigeants du PCF et dotés de mandats électoraux, s'adressaient en ce sens au Président de la République :

 

« Le peuple a rendu ce dimanche un verdict sans appel dans les urnes . A l'occasion du référendum, il a rejeté le traité établissant une Constitution pour l'Europe qui lui était soumis.

 

« En conséquence, il apparaît nécessaire que vous retiriez votre signature, engageant la France sous réserve de ratification, au bas de ce document.

 

« Vous avez dit vouloir « tenir compte » de l'expression de la souveraineté populaire. Le premier geste à faire, symboliquement, nous semble être celui-ci. »

 

LES TRAITES SONT FORCLOS

 

Ainsi donc , dans la plus grande clarté , ces dirigeants du PCF prenaient acte de ce que cette mouture du Traité constitutionnel était rejetée par le peuple français , qu'elle n'avait donc plus aucune légalité . Le Traité était forclos, et ce d'autant que le peuple hollandais prononçait le même verdict !

 

On connaît les tribulations politiciennes qui conduisirent les instances dirigeantes européennes , y compris françaises à s'asseoir sur la volonté démocratiquement exprimée par les peuples français et hollandais , et à s'orienter vers une nouvelle mouture , copie conforme de la précédente , celle du Traité de Lisbonne , laquelle bien évidemment devrait éviter d'être confrontée à nouveau à des référendums et seulement soumise aux parlements nationaux bien plus dociles et favorables que leurs peuples à la poursuite de la construction de l'Etat européen . Bref, un véritable déni de démocratie !

 

Ce mode parlementaire de ratification n'était pas, hélas pour les porteurs du projet, possible en Irlande où le recours au référendum était légalement obligatoire pour ce faire. Las, le vote majoritaire des Irlandais en faveur du NON au Traité de Lisbonne remettait à nouveau tout en question !

 

 

Le 13 juin 2008 , le PCF donnait son opinion . Le peuple irlandais

 

« a su par son vote rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés , la pression sur les dépenses publiques et les salaires , le sacrifice des services publics , LA MILITARISATION DE L'UNION EUROPEENNE...Le NON irlandais est porteur de la promesse d'un nouvel avenir pour l'Europe . Engageons-nous dans cette voie. »

 

Cependant, pour ce faire , le PCF devait constater que le Traité de Lisbonne était mort-né :

 

« La présidence française qui s'ouvre dans quelques jours doit proposer d'arrêter le processus de ratification et d'engager l'élaboration d'un nouveau traité fondateur de l'Union européenne sur de tout autres bases et dans de toutes autres formes, rompant avec celles qui la conduisent de crise en crise . »

 

Pour ma part, je ne suis pas pour un nouveau Traité de Rome mais je prends note de ce que en juin 2008 le PCF reconnaît alors qu'avec le NON irlandais au Traité de Lisbonne, c'est l’ensemble des traités constitutifs de ladite « Union européenne » qui n'ont plus de valeur légale ! Bref, l'Union européenne, en fait l'Etat européen, n'existe plus !

 

DES REVOLUTIONNAIRES FATIGUES

 

En ce début de printemps 2009, les temps apparaissent avoir changé ! Les révolutionnaires fatigués d'aujourd'hui – mais sont-ils même encore révolutionnaires – n'ont plus d'ambition forte face aux tenants de l'Europe du capital, face à cet Etat européen nouveau carcan des peuples du continent.

 

Ainsi acceptent-ils aujourd'hui de considérer comme valables et existantes des structures de cet Etat européen , tel le Parlement européen , qui ne sont pourtant que l'application des traités reconnus n'avoir plus de légitimité de par la souveraineté des peuples !

 

Ainsi acceptent-ils d'apporter leur caution aux viols renouvelés perpétrés à l'encontre de la volonté des peuples !

 

NE PAS ACCEPTER LE VIOL DES PEUPLES

 

D'autres que moi l'ont également dit, et l'ont dit sans ambiguïté , tel Jacques Nikonoff , ancien Président d'ATTAC :

 

« Il faut que toute la gauche s'y fasse et le reconnaisse, l'Union européenne n'est pas un cadre aménageable. Elle est à déconstruire pour que les peuples réapprennent à disposer d'eux-mêmes tout en retrouvant les voies de la solidarité internationale. L'idée même d'une « autre Europe » est devenue obsolète dès lors que l'oligarchie rejette la démocratie. Elle est en train de bâillonner les peuples d’Europe, elle est un garrot, un noeud coulant qui étouffe l'espoir Cette Europe ne sera jamais sociale , ni démocratique , ni féministe , ni écologiste...

 

« Sortir de l'Union européenne n'est pas une stratégie seulement applicable à la France. Nous considérons que tous les pays doivent sortir de ce système monstrueux...pour rebâtir des coopérations entre pays européens, sur les décombres de l'eurolibéralisme ! C'est tout le contraire du nationalisme... c'est une démarche internationaliste ... »

 

Et Jacques Nikonoff de citer Jean Jaurès dans « L'armée nouvelle » :

 

« Ce qui est certain, c'est que la volonté irréductible de l'Internationale est qu'aucune patrie n'ait à souffrir dans son autonomie... C'est dans l'Internationale que l'indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c'est dans les nations indépendantes que l'Internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque dire : un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. »

 

 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 08:37

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

 

Grande victoire !

 

La société Forclum Rhônes-Alpes et la Fédération CGT de la construction intentaient un procès  en justice contre le syndicat CGT Forclum Rhônes-Alpes en cherchant à l'exclure de la CGT et à le priver de ses mandats syndicaux (les camarades du CGT-E Dalkia connaissent bien cette situation). Elles ont été déboutées de toutes leurs demandes.

 

Une mauvaise nouvelle pour ceux, qui, à Lyon comme à Douai contre l'UL CGT, traînent en justice des syndicalistes au service des travailleurs, dans la lignée du syndicalisme rassemblé dans la collaboration de classe cher à la Confédération Européenne des Syndicats’(CES.)

Une victoire pour les travailleurs.

 

A diffuser sans modération.

 

 

Bonsoir à tous,


 
La justice a tranché, notre syndicat d'entreprise est bien adhérant de notre CGT.

 
Fraternellement
 
Encore un grand merci à tous les Camarades et structures syndicales qui nous ont apporté un soutien.

 

PS: Merci de faire circuler l'information


 

Georges GONZALEZ,

Délégué Syndical CGT FORCLUM RHONE ALPES ,

Secrétaire du Comité d'Etablissement

 

FORCLUM RHONE ALPES

georgesgonzalez5@hotmail.com

0680288252

http://forclumracgt.unblog.fr/

 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 08:28

18 ans après la fin du «péril rouge», pourquoi encore l'Otan ?

 

La création de l'Alliance Atlantique, en contradiction avec la Charte des Nations Unies.

 

Beaucoup estiment que l’Otan aurait logiquement dû disparaître lors de la dissolution du Pacte de Varsovie. Le fait qu’il n’en a rien été, et qu’au contraire un rôle plus ouvertement agressif lui a été confié (agression de la Yougoslavie, déploiement hors zone, soutien direct à la ‘guerre à la Terreur’), devrait plutôt amener à se questionner sur la validité même des justifications de son existence avant 1991. De fait ces 40 premières années sont rarement mises en question, la menace que représentait le Pacte de Varsovie étant en quelque sorte passivement admise comme fait acquis.

 

Ainsi dans son récent document consacré à l'Otan1, la CNAPD pose la question de la légitimité, aujourd'hui, de l'Alliance atlantique en ces termes : « L'existence même d'une alliance comme l'Otan aujourd'hui ne sape-t-elle pas la tentative d'un ordre mondial réellement multilatéral sous égide de l'ONU ? ». En fait c'est dès sa création en 1949 que l'existence de l’Otan sapait cet ordre multilatéral onusien.

 

Un premier élément qui est généralement oublié, est que le dit Pacte de Varsovie a été créé plus de cinq ans après l’Otan, le 14 mai 1955 ; ce seul fait donne un éclairage singulier à l’argument usuel, selon lequel l’Otan était une réaction face à la menace du Pacte de Varsovie. De façon factuelle, la situation est juste inverse : le Pacte de Varsovie est une réaction à l'intégration dans l’Otan de l’Allemagne de l’Ouest ; la perspective du réarmement de ce pays à l’origine de la seconde guerre mondiale, au sein d’une alliance qui reprenait exactement le discours fasciste sur le péril communiste, était, de fait, une menace réelle.

 

La Charte des Nations-Unies, ratifiée en novembre 1945, énonce de façon précise les obligations qui incombent aux Nations membres pour écarter la guerre, et explicite en particulier l’obligation qu’ils ont d’unir les forces pour maintenir la paix et de prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix. Le Nations-Unies ont pour but de « .…réaliser, par des moyens pacifiques (…) le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ; développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes… »

 

Quel pouvait bien être le sens d’une alliance militaire isolant 12 pays si l’ensemble des pays sont sincèrement résolus à unir leurs forces pour maintenir la paix ?

 

Moins de trois ans après la signature de la Charte des Nations-Unies, les principaux empires coloniaux (France, Grande-Bretagne, Pays-Bas) plus la Belgique et le Luxembourg concluaient le Pacte de Bruxelles, qui allait être le noyau de l’Otan un an plus tard. La création d’un pacte militaire entre quelques superpuissances vidait de leur sens.les principes et obligations exprimés dans Charte. La prétendue nécessité de se protéger (et avec les armes offensives que l’on sait) dans un club de pays surarmés, revenait à affirmer que ces principes étaient pour eux lettre morte.

 

1948 : Qui devait avoir peur de qui ?

 

«Savez-vous quelle est la base de notre politique ? C'est la peur. La peur de vous, la peur de votre Gouvernement, la peur de votre politique.»

 

En septembre 1948, Paul-Henri Spaak lance à la tribune des Nations Unies son fameux discours « nous avons peur », considéré en quelque sorte comme l’acte de foi justifiant la création de l’Otan un an plus tard. Le chef de la diplomatie belge défendait en fait le Pacte de Bruxelles conclu quelques mois plus tôt.

 

Dans son discours, Spaak fait inévitablement référence aux idéaux du Monde libre, aux valeurs de la civilisation occidentale et démocratique face au totalitarisme. Il est frappant de constater que, en substituant ‘terrorisme’ à ‘totalitarisme’, ce discours n’a pas trop vieilli …

 

En 1948, les USA étaient encore les seuls détenteurs de l’arme atomique ; ils venaient de commettre les crimes de Hiroshima et Nagasaki, et ceux de Dresde notamment, non pas pour soumettre des nations déjà sur la voie de la capitulation, mais en réalité à l’adresse directe de l’Union Soviétique : littéralement, des actes de terreur. En Corée, ils avaient remplacé l’occupant japonais ; ils allaient bientôt y mener la guerre atroce que l’on sait. L’Empire Hollandais perpétuait ses massacres en Indonésie dans sa tentative désespérée de repousser l’indépendance. La France menait depuis 1946 sa guerre contre les nationalistes en Indochine, qui devait durer jusqu’en 1954. La "pacification" à Madagascar avait fait 89 000 morts en 1947... On pourrait continuer ainsi longuement. En ce qui concerne la Belgique, les Congolais devaient également avoir une vision assez particulière des idéaux du monde libre. Dans le même ordre d’idée, il est intéressant de rappeler que le Portugal de Salazar faisait partie des membres fondateurs de cette ‘union du Monde Libre’, qui avaient tellement peur.

 

« Ce régime [la démocratie libérale occidentale] a d'immenses avantages : (…) Il répudie l'emploi de la force et l'emploi de la violence. Il fait confiance au bon sens et à la sagesse de l'homme » (extrait du discours de Spaak). Il n’est pas certain que le reste du monde ait la mémoire aussi courte.

Défense de la liberté ? Démocratie ? Quelle tartufferie évidente, avec le recul, pour ces Empires coloniaux occupés à tenter de préserver leurs intérêts dans le sang. Et aujourd’hui ces mêmes puissances justifient souvent leur alliance militaire par la nécessité de faire respecter les droits de l’homme dans les pays qui avaient déjà si bien bénéficié de leur sollicitude dans le passé.

 

La Colonie avait été un élément indispensable à la prospérité de l’Europe occidentale. Et, quoi que l’on pense du ‘régime communiste’, l’Union Soviétique a été indéniablement (et dès sa création) non seulement un des plus actifs défenseurs de l’émancipation des peuples, et un acteur essentiel de la lutte anti-coloniale, mais aussi pour des millions de personnes à travers tout le Tiers Monde, un exemple concret d'un pays sortant du sous-développement en quelques décennies, et par ses propres moyens.

De ce point de vue, il y avait effectivement de quoi être effrayé.

 

Nos valeurs, - et nos ressources.

 

« Nous avons à peu près 60 % de la richesse du monde mais seulement 6,3 % de sa population. Dans cette situation, nous ne pouvons éviter d'être un objet d'envie et de ressentiment. Notre véritable tâche dans la période qui vient est d'imaginer un système de relations qui nous assure de maintenir cette disparité. »

George Kennan, ex-responsable de la planification politique du département d'Etat US, février 1948

 

« Il est indispensable que l'OTAN définisse ce qu'elle peut apporter de plus au niveau de la protection des infrastructures essentielles ou de la sécurisation des goulets d'étranglement par lesquels passent les flux d'approvisionnement. Je pense d'ailleurs que l'OTAN a d'ores et déjà des moyens qui peuvent apporter une contribution majeure dans ce domaine. »

Jaap de Hoop Scheffer, mars 2009

 

La désintégration du camps soviétique en 1991 a permis une politique de reconquête du monde de nature coloniale. La première guerre du Golfe a marqué le coup d’envoi. Les multinationales occidentales ont bien digéré l’Europe de l’Est, et les récalcitrants tels la Yougoslavie, ont été mis au pas comme il fallait.

La présence de l’Otan en Asie Centrale, et son ambition de plus en plus affichée de se projeter au besoin partout dans le monde pour sécuriser les sources d’approvisionnement, sont la continuation d’une même vieille politique.

 

La perte d’un épouvantail a nécessité la confection d’un autre ; le ‘terrorisme’ semble être un excellent choix, qui n’a pas à craindre de disparition prématurée.

 

L’Otan n’a pas disparu en 1991 : sa raison d’être aujourd’hui, est la même qu’en 1949.

 

1. « L’Otan, du bouclier à l’épée », Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD), www.cnapd.be/uploads/pdf/200901/brochure%20plaidoyer%20OTAN.pdf

 

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 21:34

pétition de soutien à la section du PCF de Paris 1er et 2ème

Les communistes ne laisseront pas passer le coup de force

de la direction fédérale de Paris !

 

 La secrétaire de section PCF du 1er/2e arrondissement de Paris a reçu une citation à comparaître en référé au Tribunal de Grande Instance : la fédération de Paris lui reproche en effet d'occuper illégalement les locaux du 62, rue Montmartre. Cet épisode fait suite à la fracturation de la porte de ce local le 28 janvier et le changement de serrure, actes revendiqués le soir même par Patrice Bessac, secrétaire fédéral.

 

Ces attaques, indignes d'un communiste, visent une section qui revendique depuis plusieurs années son opposition à la liquidation du PCF et poursuit, avec ses propres moyens, la lutte dans son arrondissement.

 

Nous n'acceptons pas cette volonté d'élimination de camarades qui ont acquis ce local avec leurs cotisations en 1972 au profit d'une direction fédérale qui fait la preuve quotidienne de son entreprise liquidatrice et de son illégitimité.

 

 

 

 

Comparution au T.G.I. du 8, rue de la Banque le 2 avril à 9h30

 

Nom              Prénom                    Adresse                      Organisation               Signature

 

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