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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:19

COMMUNIQUE DE PRESSE :

 

Meurtres de Toulouse et Montauban : effroi, douleur et vigilance

 

Après les crimes commis il y a quelques jours à Montauban et Toulouse, l'effroi s'est emparé de nous, citoyens de France.

 

Quelles que soient nos convictions, nos croyances, nos origines, le choc est immense.

 

Le meurtre de sang froid de jeunes militaires, l'assassinat avec le même sang froid d'enfants et d'un adulte dans une école juive nous ont sidérés. La compassion et la solidarité vont aux victimes, à leurs familles, à leur proches.

 

Chacun de nous pouvait, jusqu'à ce jour, échafauder des hypothèses : un "serial killer" fou, un néo nazi, un djihadiste, adepte d'Al Quaïda ... Les informations de la presse accréditent cette dernière hypothèse.

 

Un homme serait à l'origine de ces crimes inqualifiables. Le portrait qui nous en est d'ors et déjà dressé, est le portrait d'un soldat "djihadiste", dont les propos semblent assumer les meurtres au nom d'une guerre contre les militaires français et contre nos compatriotes israélites. Ce combat serait fait au nom, entre autre, des enfants palestiniens assassinés selon les propres paroles du Ministre de l'Intérieur Claude Guéant.

 

Pour nous, aucun meurtre, aucun propos ou acte antisémite ne peut être commis au nom du peuple palestinien et de ses souffrances.

 

Aucun assassinat d'hommes ou d’enfants n’exonèrent le ou les tueurs de leurs responsabilités.

 

La distinction doit être totale et étanche entre la guerre et les crimes là bas et le vivre ensemble ici.

 

Le combat des idées, des engagements, ne signifie pas la guerre en France ; c'est pourquoi nous tendons la main à nos compatriotes juifs de France afin qu'aucune tension ne viennent ternir le deuil.

 

Engagés depuis des dizaines d'année dans le combat des droits du peuple palestinien, nous condamnons et continuerons de combattre tout acte raciste, antisémite ou islamophobe.

 

Il est urgent qu'une paix, juste et durable soit prononcée au Proche Orient.

Il est urgent que les fauteurs de haine, soient relégués au rayon des tristes et douloureux souvenirs.

 

Nous serons vigilants pour travailler toujours plus à la concorde et au respect.

Nous poursuivrons notre combat citoyen pour les droits du peuple Palestinien de vivre libre, enfin.

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:35

PRESIDENTIELLES DE 2012


LE ROCML S’ADRESSE

AUX COMMUNISTES
ET AUX MILITANTS ANTICAPITALISTES

 

La position générale des communistes marxistes-léninistes vis-à-vis des élections est exprimée dans une déclaration du CNUMCF adoptée à l’unanimité le  6 Janvier 2007. Organisation issue de l’unification d’organisations membres du CNU, le ROCML considère toujours comme juste cette déclaration. La voici :

 

« Selon la théorie marxiste-léniniste vérifiée par l’histoire :

La voie générale, la stratégie de la prise du pouvoir par le prolétariat, c’est le soulèvement violent des masses, l’insurrection dirigée par le parti communiste. Les communistes doivent travailler pour en créer les conditions.

 

Le prolétariat ne peut pas renverser le pouvoir de la bourgeoisie et s’emparer du pouvoir d’Etat par les élections, que ce soit à la faveur d’une majorité parlementaire ou de toutes autres élections dont les règles sont fixées sous la dictature de la bourgeoisie.

Les élections sont une activité secondaire soumise aux objectifs stratégiques. Elles ne peuvent en aucun cas se substituer à ces objectifs. Le centre de gravité est l’action extraparlementaire pour le pouvoir politique. L’électoralisme et le crétinisme parlementaire ne peuvent que conduire à l’échec et à la dégénérescence des partis communistes et ouvriers.

 

Cependant, la participation aux élections et à d’autres institutions représentatives bourgeoises n’est pas à exclure de la pratique des communistes. Cette participation peut être utile et même nécessaire selon les conditions objectives concrètes.

Boycott, abstention, bulletin nul ou rouge, présentation de candidats, vote pour des candidats non communistes : la théorie et la pratique marxiste-léniniste n’exclut aucune possibilité à priori, pourvu que la tactique choisie serve les intérêts stratégiques.

 

La tactique électorale doit donc avoir pour fonction de faire progresser le mouvement révolutionnaire vers ses objectifs stratégiques, en partant des conditions concrètes dans lesquelles se trouvent ce mouvement et le mouvement communiste.

En aucun cas, la tactique définie ne peut ignorer ou aller à l’encontre de ces objectifs. »

 

 

Le ROCML pose la question : soutenir JL MELENCHON, le candidat du « front de gauche» (ou un autre candidat classé à gauche) permettra-t-il de faire progresser le prolétariat ne serait-ce qu’un petit pas  dans la voie de son émancipation sociale ?

 

Cela supposerait que ce soutien puisse :

1 Développer les luttes de classes et élever le niveau politique de ces luttes en y diffusant la politique des communistes au niveau des mots d’ordre et des formes de lutte anticapitalistes, en les reliant à la stratégie de la conquête du pouvoir et à la perspective du socialisme,

2 Faire reculer le réformisme sous sa forme actuelle, l’anti-libéralisme, comme seule alternative au néo ou à l’ultra libéralisme qui est la politique actuelle des monopoles,

3 Consolider et faire progresser la conscience politique de la fraction des travailleurs qui, par leur propre expérience, ont compris la trahison des directions politiques et syndicales réformistes,

4 Avancer dans l’unification des communistes marxistes-léninistes dans une seule organisation capable d’attirer et d’organiser les éléments les plus avancés de la classe prolétarienne.

 

A la différence de certaines organisations qui se réclament du marxisme léninisme, le ROCML estime que soutenir le candidat du « front de gauche » ou tout autre est incapable de donner à ces objectifs ne serait-ce que le commencement d’un début de réalisation. Plus grave, le ROCML pense que cette tactique va à l’encontre de ces objectifs.

 

Ainsi en effet, cette tactique dénature l’intervention politique des communistes en la rabaissant au niveau de l’anti-libéralisme et du réformisme keynésien. Nulle part, dans les déclarations publiques de Mélenchon et des organisations qui soutiennent le « FRONT DE GAUCHE » n’est mise en avant la nécessité de détruire le système capitaliste et que l’alternative à ce système, c’est le pouvoir du prolétariat et le socialisme.

Nulle part n’est dénoncée la nature réformiste du P«C»F, du Parti de Gauche. Le dire, il est vrai, ce serait affaiblir le « FRONT »…Mieux vaut alors faire croire pour le succès du « FRONT » que ces alliés défendent les intérêts des travailleurs !

Quant à l’objectif proclamé de redonner confiance aux travailleurs en leur donnant un espoir électoral, il est manifestement illusoire et paradoxal. Comment en effet ces alliances électorales avec les courants réformistes de gauche pourraient-elles reconstruire la confiance des travailleurs alors que des dizaines d’années d’expériences de ce type ont au contraire démontré qu’elles ont contribué au reflux du mouvement ouvrier en raison de l’absence de perspectives qu’elles ont ouvertes et des désillusions qu’elles ont créées ?

Une organisation communiste authentique ne peut pas être inconsciente des effets néfastes de cet opportunisme électoral. En allant dans cette voie, comme le PCF avant elles, des organisations qui se réclament du marxisme léninisme diffusent ces mêmes illusions. Ce faisant, elles font reculer la conscience du mouvement ouvrier et populaire, elles entravent la construction d’un véritable parti communiste marxiste-léniniste et renforcent qu’elles le veuillent ou pas les partis réformistes.

Le ROCML désapprouve cette orientation qu’il juge opportuniste.

 

Le ROCML ne veut pas illusionner les militants ouvriers. Au stade actuel du développement du mouvement communiste organisé, et parce qu’ils sont divisés, les communistes n’ont pas les moyens de participer aux élections selon la théorie marxiste-léniniste, c’est-à-dire pour les utiliser comme tribune pour développer leurs perspectives.

Les organisations communistes qui soutiennent Mélenchon n’y parviendront pas plus en faisant croire qu’on peut avancer en appuyant ceux qui mènent depuis de longues années la classe ouvrière d’illusions en échecs et à qui en définitive ils n’apporteront que leur caution. Toutes d’ailleurs se retrouveront au second tour pour appeler à voter pour François Hollande dont ils auront été en définitive les rabatteurs

 

Le combat des communistes est ailleurs : Leur tâche est de gagner au combat et à l’organisation révolutionnaire la fraction avancée de la classe ouvrière en rupture avec le réformisme et ses organisations. Elle est de créer cette rupture. Elle est de construire et de faire grandir l’organisation communiste unifiée, de construire le Parti, l’instrument indispensable pour conduire le prolétariat à la conquête du pouvoir, pour détruire le capitalisme et pour construire le socialisme. Cela suppose la clarté et exclut toute politique qui efface ou masque les démarcations et qui crée la confusion. Pour être clair, le ROCML n’appelle à voter pour aucun candidat, ni de droite, ce qui est une évidence,  ni de gauche, fût-il celui du « front de gauche ».

                      

VOTER POUR L’UN OU UN AUTRE DES CANDIDATS DE GAUCHE

NE FERA PAS PROGRESSER LA CAUSE DU PROLETARIAT ET DU PEUPLE.

 

ROCML - février 2012

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 09:31

Nouvelle conférence de l'université populaire Ch'ti Guevara

Le 23 mars à 18H salle René Houdart

 

L'Algérie, 50 ans après... anciennes et nouvelles formes de domination coloniale en Algérie et dans le monde arabe

Pour les cinquante ans de l'indépendance de l'Algérie (18 mars 1962), l'Université populaire Ch'ti

Guevara reçoit Zoheir BESSA et Georges PERLES, dirigeants du "Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS), le parti des communistes algériens. Le débat sera dirigé par Jean-François Dejours et par Georges Gastaud, de l’UPCG.

Au-delà de l’histoire de l’Algérie, - un pays que les forces impérialistes s’efforcent sournoisement de recoloniser -, ce sont aussi les situations libyenne et syrienne qu’il faudra examiner.

La conférence-débat se tiendra salle le 23 mars à 18h René Houdart, rue des Marronniers à Lens (sortie 9) Entrée gratuite.

CONTACT : http://chti-guevara.blogspot.com/.

Après la grossière ingérence de Sarkozy et de l’OTAN en Libye, où sous couvert de « démocratie », l’impérialisme a placé au pouvoir des intégristes proches d’Al Qaida, comment combattre la référence au « printemps des peuples » pour alimenter la machine des guerres impérialistes et néo-coloniales annoncées contre la souveraineté des peuples arabes ?

Comment défendre les revendications démocratiques des peuples sans laisser les impérialistes instrumentaliser ces aspirations légitimes pour justifier l’ingérence des grands Etats impérialistes et capitalistes ?

Les communistes algériens, héritiers de la lutte héroïque d’Alger républicain et du PCA nous apporteront un éclairage bien différent des représentations manipulées dont se font généralement l’écho les sarko-médias et la grande presse aux mains des groupes médiatico-militaires de Lagardère et de Dassault

Le secrétaire, Jean-François DEJOURS.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 09:07

Le PC Grec (KKE) répond à Pierre Laurent, président du PGE et secrétaire-général du PCF: « Les larmes de crocodile sur la Grèce, cela suffit ! »

 

Lettre de la section des Relations internationales du KKE publiée dans le Morning Star, quotidien du PC Britannique

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Chers camarades,

il est vrai que le déroulement de la crise capitaliste en Grèce qui s'est accompagné d'une offensive sans précédent contre les droits de la classe ouvrière et des couches populaires, ainsi que d'une intensification en conséquence de la lutte de classe, a retenu l'attention des travailleurs d'autres pays. Dans ce contexte, même des forces politiques bourgeoises, qui portent une énorme responsabilité dans cette offensive anti-populaire, affirment qu'ils « sympathisent » avec la cause du peuple Grec tout en prenant bien soin de dissimuler les véritables causes des problèmes que connaît le peuple grec : la crise capitaliste, le piège qui se renferme sur notre pays, celui des unions impérialistes telles que l'OTAN et l'UE, enfin l'exploitation capitaliste.

Les représentants de la « Nouvelle gauche » font des déclarations qui s'inscrivent dans ce contexte, comme la lettre du président du Parti de la gauche européenne (PGE) et secrétaire-général du PCF, Pierre Laurent, au sujet de la Grèce, que vous avez publié dans votre section courrier (Ici l'original en français).

En réalité, le problème que rencontrent la classe ouvrière et les couches populaires en Grèce n'est pas un problème de « démocratie », de l'imposition de mesures de l'extérieur, par « les dirigeants européens et le FMI », comme l'écrit Pierre Laurent. La coalition gouvernementale du parti social-démocrate PASOK et du parti libéral Nouvelle démocratie (ND) ne sont pas non plus des « victimes » de ces « leaders européens et du FMI », telle que la situation est présentée à travers les verres déformants du président du PGE.

La vérité, c'est que ces mesures, qui sont prises sous prétexte de l'ampleur de la dette publique, ont comme but de renforcer la profitabilité du capital en Grèce, au moyen d'une réduction drastique du prix de la force de travail. Nous ne devons pas oublier qu'en ce moment même 600 milliards d'euros (près du double de la dette publique grecque) appartenant aux capitalistes Grecs se trouvent dans les caisses des seules banques Suisses !

Il s'agit ainsi de mesures qui correspondent pleinement aux intérêts des capitalistes en vue de faire payer la crise au peuple, afin que la Grèce puisse connaître une reprise capitaliste et que le capital accumulé dans la période précédente puisse trouver un débouché rentable. Il s'agit de mesures qui ont été décidées d'un commun accord, dans le cadre de l'UE, par le gouvernement Grec et la classe bourgeoise dont les intérêts sont défendus par les deux partis au pouvoir et qui n'ont pas été imposées par les « dirigeants européens et le FMI ». Toutes ces mesures se trouvaient plus ou moins dans les programmes du PASOK et de la Nouvelle démocratie, et avaient par ailleurs été prévues par les traités européens, en commençant par le traité de Maastricht. C'est la raison pour laquelle les classes ouvrières Grecques et Britanniques – et bien sûr toutes les autres – ont une si mauvaise opinion de l'UE et de son rôle anti-populaire. Dans le même temps, les représentants du PGE en Grèce, Synapsismos, après avoir voté le Traité de Maastricht, ont nourri et continue systématiquement de nourrir des illusions sur l'UE, en présentant la participation de la Grèce à l'UE comme la seule voie possible et imaginable, s'opposant en cela au KKE qui lutte pour le retrait du pays de l'UE avec pouvoir populaire.

Le président du PGE parle d'une « mise sous tutelle » de la Grèce par la Troïka. Est-il au courant que la classe bourgeoise grecque accepte consciemment depuis des décennies de participer aux unions impérialistes de l'OTAN et de l'UE, et que sa participation dans le cadre de relations inter-dépendantes, prévoyait la concession de droits souverains à l'UE et à l'OTAN ? Sait-il que, par exemple, la Politique agricole commune (PAC) ne laisse aucune place à un développement dans le secteur de l'économie agricole qui aille dans les intérêts du peuple ? Il faudrait lui rappeler que la Grèce avait, avant de rejoindre la CEE-UE, un excédent commercial agricole, alors qu'aujourd'hui, à cause de la PAC, elle importe même certains produits agricoles qui sont cultivés en Grèce, tandis que des centaines de milliers de petits et moyens agriculteurs ont rejoint l' « armée » des chômeurs.

L'entrée de la Grèce dans l'UE, que le président du PGE évite de mentionner – il préfère plutôt dénoncer les « dirigeants européens » de façon abstraite – tout comme les dépenses militaires exorbitantes de l'OTAN, la politique d'exonérations fiscales pour le capital au nom de la « compétitivité » de l'économie, qui a été suivie dans le passé par les gouvernements du PASOK et de la ND, constituent l'origine de l'inflation de la dette publique et des déficits pour lesquels le peuple Grec ne porte aucune responsabilité.

Bien sûr, ces « omissions » réalisées par le président du PGE ne nous inquiètent pas, car nous savons très bien que le PGE a prêté un serment d’allégeance à l'UE, et est généreusement financé en tant que « parti européen », c'est-à-dire en tant que parti qui accepte les « principes » de l'exploitation capitaliste qui caractérisent l'UE – cette alliance prédatrice des monopoles. Le PGE a même pris des engagements en ce sens dans ses statuts et ses documents fondateurs !

Les propositions du PGE sur le « développement », un soi-disant « fonds de développement social », ne remettent pas du tout en cause le pouvoir du capital. Au contraire, le PGE et les forces opportunistes à l'échelle internationale jouent un rôle fondamental en semant des illusions, ce qui passe l'enjolivement des organisations impérialistes telles que l'UE et la BCE, c'est-à-dire en disant qu'elles peuvent être transformées dans les intérêts du peuple, au moment même où de plus en plus de travailleurs, et pas seulement en Grèce, comprennent que le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes fondamentaux de la population.

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:24

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Appel du 7 novembre 2011.

 

Solidarité avec le peuple grec en résistance, ou : 

 

PROGRESSISTES, REFUSONS LE NOUVEL EURO-ESCLAVAGE POUR DETTES !

 

Il y a 2500 ans, les armées grecques emmenées par les hoplites de la toute jeune démocratie athénienne arrêtaient l’Empire perse en pleine expansion : c’était la bataille de Marathon (-490), bientôt suivie des victoires de Platée et de Salamine. Les citoyens grecs triomphaient alors du despotisme oriental en se rangeant derrière la fière devise : « mieux vaut mourir libres que vivre esclaves ! ».

 

Dans le même temps, une immense révolution plébéienne secouait l’Attique, donnant naissance à la première grande démocratie de l’histoire, celle d’Athènes, sous la conduite de Solon, de Clisthène, puis de Périclès. La tragédie Les Perses d’Eschyle commémore cette grande avancée civilisatrice, qui venait couronner sur le terrain politique l’ainsi-dit « miracle » grec, lequel avait vu Thalès et d’autres penseurs récuser la mythologie traditionnelle, inventer la démonstration géométrique, jeter les bases philosophiques des sciences de la nature et de la médecine en refusant toute référence au surnaturel. Cette époque grandiose vit aussi la naissance du théâtre grec, alors profondément ancré dans la vie de la Cité.

 

 

Le moteur de ces bouleversements sans précédent fut le soulèvement des plébéiens de l’Attique, notamment de la petite paysannerie, contre l’esclavage pour dettes pratiqué par l’aristocratie des Eupatrides : c’est sur la condamnation radicale de cette pratique que s’est édifiée, dans les limites sociales et économiques qui étaient celles de cette époque, la toute nouvelle démocratie athénienne.

 

 

Aujourd’hui, alors que le 2500ème anniversaire de Marathon n’a donné lieu à aucune commémoration pan-européenne d’ampleur significative, l’U.E. écrase, humilie et asservit la République grecque, sommée de se vendre et de se rendre à 100% (privatisations tous azimuts, destruction de l’Etat régalien, armée comprise, refus de reconnaître le droit du peuple grec d’être consulté par référendum s’il en décide ainsi…). Les principaux auteurs de cet euro-diktat sont l’Allemagne capitaliste, - que son terrifiant passé balkanique devrait pourtant conduire à plus de retenue - , mais aussi le micro-Empereur vassalisé de l’Elysée. Derrière ces « diktateurs » d’apparat, on n’a aucune peine à discerner les vraies puissances qui les inspirent : les Banques et les sacro-saints « marchés financiers ». Cette étroite minorité d’oligarques entend bien rétablir de fait, avec l’appui du FMI et de l’OTAN, l’esclavage pour dettes à l’encontre de peuples entiers. Aujourd’hui ce sont la Grèce, l’Espagne et l’Italie qui sont mises à la question, mais une fois passées les présidentielles, ce sera le tour du peuple français, dont Nicolas Sarkozy menace déjà de détruire la Sécurité sociale après avoir déstabilisé l’Education nationale, l’hôpital public, la Recherche publique et cet acquis social structurant le lien intergénérationnel que sont les retraites par répartition nées du C.N.R. et des combats de la Résistance.

 

 

 

Car à court terme, notre pays n’est pas moins visé que la République grecque : violant pour la seconde fois le Non du peuple français à la Constitution européenne (un Non déjà bafoué par la forfaiture qu’a constitué l’adoption parlementaire du Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité Constitutionnel Européen), voilà que Sarkozy, - approuvé sur ce point par François Hollande - , met en place sans nous consulter un « gouvernement économique franco-allemand » ; voilà qu’il soumet désormais le budget français aux eurocrates de Bruxelles et Francfort, - c’est-à-dire en fait, aux experts de Mme Angela Merkel - ; voilà qu’il invite le ministre allemand des finances à siéger régulièrement, en qualité de mentor, au Conseil des ministres « français ». Où et quand le peuple français a-t-il donc décidé de dissoudre son Etat-nation séculaire pour que lui soient substituées la « Françallemagne » et la « Franceurope » que les financiers exigent à grands cris ? Hitler a-t-il donc gagné la guerre pour que l’impérialisme allemand, dopé par le phagocytage de l’ex-RDA et par l’annexion à l’UE des ex-pays socialistes de l’Est (le prétendu « élargissement européen »), impose désormais ses vues à tout notre sous-continent avec l’aide de ceux qui, à Paris, réendossent indignement la livrée des Emigrés de Coblence, des Versaillais de Thiers et des collaborateurs de Vichy ?

 

 A condition de ne pas se laisser aveugler par l’intense propagande sur la « dette » (est-ce donc aux banques de faire mourir les peuples ou aux peuples de mettre au pas les « marchés » ?), à condition de refuser le décervelage qui fait passer la « construction européenne » ultra-patronale, germano- et américano-centrée pour la « fin de l’histoire », chacun peut constater que l’Empire européen qui fleurit sur les ruines des acquis sociaux et des souverainetés nationales, a bien plus à voir avec le despotisme et la démesure du « Grand Roi » Darius qu’avec la fière devise des vainqueurs de Marathon. En réalité, née de l’effacement des premières expériences socialistes de l’histoire, la « construction européenne » porte en ses flancs un noir potentiel de destruction et de contre-révolution séculaire et millénaire. Ce ne sont plus seulement désormais les avancées sociales liées à la Révolution d’Octobre 1917, ni celles qui résultèrent de la défaite de Hitler à Stalingrad et à Berlin, que menace un système capitaliste en proie à la chasse effrénée au profit. Ce n’est plus seulement l’acquis civilisateur des Révolutions démocratiques bourgeoises des 17ème et 18ème siècles qui se trouve réduit à néant par ceux qui ricanent à la seule idée de consulter les peuples, de tenir compte de leurs éventuels refus, de soumettre aux parlements nationaux élus la politique budgétaire et monétaire des différents pays d’Europe. C’est désormais le code génétique de « l’Europe grecque », celui-là même qui s’est formé aux 6ème et 5ème siècles avant notre ère autour des notions d’humanisme, de raison et de citoyenneté, qui est attaqué de front par l’Empire européen piloté par Francfort, Wall Street, la City et le CAC 40.

 

Si pour finir la Grèce, son peuple fier, sa classe ouvrière et sa jeunesse combatives étaient mises au pas par l’UE avec l’active collaboration des proconsuls « grecs » de l’Empire, MM. Caramanlis et Papandréou, toutes les offensives antisociales, toutes les contre-réformes fascisantes feraient un bond en avant gigantesque sur tout le sous-continent européen. Déjà, les partis communistes sont interdits ou persécutés dans les ex-pays socialistes de l’est, déjà porter une chemisette ornée du Che est passible de deux ans de prison à Varsovie, déjà l’extrême droite nostalgique du Reich ou de Mussolini tient le haut de l’affiche (Hongrie, Italie, Flandre belge, Pays baltes…), quand elle ne participe pas directement au gouvernement de certains pays de la brunâtre Union européenne. Quelle sinistre revanche posthume pour tous ces empires qu’avaient su mettre à bas les peuples, de l’Empire perse d’avant-hier au barbare Troisième Reich d’hier!

 

C’est pourquoi les signataires de cet appel se déclarent pleinement solidaires de celles et de ceux qui, en Grèce, refusent de plier devant « l’union sacrée » de Papandréou-Caramanlis, laquelle vise à déposséder le peuple grec de sa souveraineté pour l’asservir aux maîtres du capital grec et étranger. L’Europe des luttes, celle qui ne se fait pas dans l’U.E. mais contre elle, combat déjà pour rendre aux peuples leur droit inaliénable à disposer d’eux-mêmes, leur droit au progrès social et à la dignité nationale, leur droit à une coopération égalitaire dégagée du carcan de la « concurrence libre et non faussée » imposée par l’euro-mondialisation capitaliste (avec sa monnaie unique, son marché unique, son économie unique, sa politique unique, sa pensée unique, sans oublier sa langue unique, l’américain des affaires). Cette Europe des résistances n’a nul besoin de traité pour se lever contre ceux qui la nient jusque dans ses racines : elle doit prendre de l’ampleur en se solidarisant avec tous les peuples en lutte, et d’abord avec le peuple grec. Ce n’est pas l’esclavage des peuples pour dettes qu’il faut rétablir, c’est au contraire l’euro-esclavage de la dette qu’il faut abolir en taxant durement tous les usuriers du capital, qu’ils soient grecs, allemands ou français… Et ce n’est pas le funeste euro qu’il faut sauver à tout prix, c’est l’indépendance des peuples, c’est le service public, c’est le droit pour chaque peuple de produire chez lui sans devoir tout importer et tout délocaliser ; c’est le droit pour chaque peuple de développer sa culture et sa langue, non pour s’isoler, mais pour échanger à égalité avec les autres pays et les autres cultures du monde entier. C’est aussi le droit pour tous les peuples qui le souhaitent de rompre avec l’« économie de marché ouverte sur le monde » prescrite par les Traités de Maastricht et de Lisbonne, qui interdisent despotiquement de construire une société où les travailleurs, créateurs de toute richesse, seront au centre de la vie politique et économique. Et s’il faut pour cela rompre avec cette prison des peuples qu’est l’U.E., s’il faut pour cela en finir avec l’étouffante « monnaie unique », les peuples n’en mourront pas : c’est au contraire s’ils restent dans ces terribles machines à broyer les peuples, qu’ils « y resteront » et qu’ils « y passeront tous », de la Grèce de Thalès à la France du C.N.R., du Portugal de la Révolution des Œillets à la Pologne de Kosciusko et de Dombrowski en passant par l’Allemagne de Beethoven, de Bertolt Brecht et de Thomas Mann !

Non la devise de l’avenir ne peut pas être : « Euro-esclave, paie ta dette qui n’en augmentera pas moins sans cesse », comme c’est déjà le cas depuis des décennies dans l’hémisphère Sud saigné par les banques du Nord, « et pour cela, accepte la servitude volontaire à perpétuité et trime de plus en plus durement, de plus en plus tardivement, de plus en plus indignement, en recevant toujours moins de salaire, de soins médicaux, d’éducation… et de respect » !

 

 

 

Comme le disait l’appel clandestin publié par Jacques Duclos et par Maurice Thorez en juillet 1940 à l’intention de notre peuple humilié, « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves ! ». Comme le clame encore aujourd’hui le peuple cubain héritier d’Ernesto Guevara face au blocus de l’Empire U.S. : « la patrie ou la mort, nous vaincrons ! ». Et comme le disaient hier nos Sans-Culotte, « liberté, égalité, fraternité ou la mort ! », ce qui revenait à traduire en français la sublime devise des hoplites de Marathon.

 

 

 

A la fois patriotique et internationaliste, la nouvelle bataille contre l’esclavage pour dettes vient de commencer à Athènes. Nous appelons les intellectuel(-le-)s attaché(-e-)s aux Lumières, les militant(-e-)s fidèles aux valeurs progressistes des grandes révolutions du passé, à se solidariser avec le peuple grec en résistance, à réfuter les euro-mensonges des médias, en un mot, à refuser à la fois le « droit » pour les grands Etats prédateurs d’asservir des pays plus faibles et le « devoir » pour les peuples de vivre esclaves au nom du Dieu Euro.

 

 

 

Faisons revivre l’esprit de révolte contre l’indignité de l’esclavage pour dettes, qui permit au peuple athénien d’hier, et qui permettra demain aux peuples grec, français, italien, espagnol, portugais, allemand, etc., de balayer tous les despotismes, fussent-ils cachés derrière les mots usurpés d’« Europe », de « liberté » et de « démocratie » !

 

 

PREMIERS SIGNATAIRES :

 

Georges Gastaud, philosophe (62) ; Pauline Antonini, étudiante de l’Ecole des Chartes (75) ; Gilles Bachelier, juriste, officier de l’ordre national du mérite ; Danielle Bleitrach, sociologue (13) ; Jean-Pierre Combes, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, médecin (59) ; Aurélien Djament, chercheur en mathématiques (44) ; Jean-François Dejours (62), philosophe, syndicaliste ; Filipe Diniz, architecte, co-éditeur de odiario.info, Portugal ; Bruno Drweski, historien ; Barbara Y. Flamand, écrivain (Belgique), Vincent Flament, latiniste, militant internationaliste (59) ; Marie-France Fovet, militante internationaliste, prof. de philosophie retraitée (22) ; Benoît Foucambert (81), Marc-Olivier Gavois (13), professeurs agrégés d’histoire ; Bernard Giusti, écrivain, éditeur, syndicaliste (75) ; Georges Hage, m. honoraire du parlement français (59) ; Annie Lacroix-Riz, historienne, professeur d’université émérite (78) ; Thérèse Lévené, enseignant-chercheur (59) ; Léon Landini, a. officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Grand mutilé de guerre, Médaille de la Résistance (92) ; Pierre Lévy, journaliste (94) ; Angeles Maestro, médecin, a. députée « rouge » au parlement espagnol ; Antoine Manessis, chargé de cours à l’université de Grenoble (38), Pierre-Alain Millet, élu municipal, enseignant informatique (69), Dominique Mutel, professeur agrégé d’anglais (62) ; Claude Morilhat, philosophe (Doubs) ; Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ; Jacques Nikonoff, universitaire ; Gaston Pellet, militant de la résistance linguistique au Business Globish ; Pierre Pranchère, a. FTPF, a. député de la nation, a. député européen (19) ; Jean-Luc Pujo, animateur des Clubs Penser la France (75) ; Miguel Queiroz, étudiant en philosophie ; Françoise Roucheray, professeur agrégée d’anglais en CPGE, 59 ; Nathalie Sage-Pranchère, archiviste-paléographe, historienne (75) ; Jany Sanfelieu, helléniste (86) ; Daniel Serrano, militant républicain espagnol (75) ; Jean-Pierre Sienkiewicz, professeur de physique, syndicaliste ; Roger Silvain, a. responsable CGT à Renault-Billancourt ; Stéphane Sirot, historien (59) ; Gérard Six, métallurgiste (62) ; Gérard Streletzki, musicologue, chef d’orchestre ; Miguel Urbano Rodrigues, a. député portugais au Conseil de l’Europe, a. éditeur principal d’Estado de Sao Paulo ; Betty Tambuscio, syndicaliste (Monaco) ; Yves Vargas, philosophe (93) ; Gautier Weinmann, militant léniniste (59) ; Karine Van Wynendaele, agrégée d’histoire, syndicaliste (62) ; Serge Zajac, professeur de philosophie (59) ; Joël Vuylstecker, professeur de S.V.T. (59) ;

 

Deuxième liste (15.11.11) : Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, co-président du PRCF ; Robert Rondeau, métallurgiste retraité, maire honoraire de Guyancourt. Alain Rondeau, métallurgiste retraité (78) ; Michel Dupuy, cadre, syndicaliste (94) ; Jean Simon, militant communiste (94) ; Jean-Louis Coty, cadre infirmier retraité (77) ; João Vasco Fagundes, étudiant en philosophie, Portugal ; Elisabeth Gauthier-Loubet, professeur de philosophie (31) ; Eric Macia, juriste, a. dirigeant national et départemental (34) du PCF ; Danielle Macia, PRCF 34, Cathy Macia, assistante sociale, Christian Mezzecases, retraité (34) ; Jean-Marc Warszawski, musicologue (93); Denis Lemercier, Maître de Conférences retraité. Pascale Cherrier, enseignante, syndicaliste (18) ; Jamil Sayah, maître de conférence, Université PMF Grenoble. Gilles Amiel de Ménard, technicien du son, militant du M’PEP (07) ; Maryvonne Leray, enseignante retraité (44) ; Maurice Lecomte, assistant social de l’éducation spécialisé retraité, 13 ; Marc Harpon, professeur d’anglais, blogueur, 75 ; Jacques Avril, professeur d’IUFM (Toulouse) ; Jacqueline Lavy, prof. des écoles retraité, élue municipale, m. du M’PEP (74) ; Roberto Flores-Guevara, médecin, a. chercheur INSERM (94). Luc Wajs, responsable syndical et associatif.Joël Boegler, fonctionnaire (75) ; Claude Karnoouh, anthropologue et philosophe ; René Barthes, angliciste (04) ; Suzanne Schwetzoff, militante associative ; Odile Hage, élue municipale PCF de Douai ; Guillaume Beauduin, inspecteur des finances publiques, Paris 11ème ; Alexandre Moumbaris, militant internationaliste ; Jean Ortiz, maître de conférences en histoire contemporaine, université de Pau ; Roger Romain, a. conseiller communal de Courcelles (Belgique) ; Jean-Pierre Bilski, prof. d’histoire, retraité (34) ; Francis Combes, poète (93) ; François Delaunay, directeur ; Claude Roddier, astrophysicienne, fille d’un responsable de maquis MUR ; Fadi Kassem, professeur d’histoire ; Roger Pisapia, prof. de lettres retraité (84) ; Eliane Galaud (84) ; Raymond Chabert (84) ; Bernard Blanc, dessinateur retraité (07) ; Louis Quiot, retraité (30) ; Marie-Christine Burricand, conseillère générale communiste du Rhône ; Bernard Trannoy, PCF Arcachon ; Laurence Bobis, archiviste-paléographe, conservatrice des bibliothèques, PG 75 ; Nicole Lorleac'h, retraitée, a. secrétaire FSGT des Côtes d'Armor (22), Daniel Lorleac'h, a. correspondant de presse (22), Jacques Jurquet, écrivain et militant (13) ;François Goddard, conseiller prud'homal, Libre Penseur ; Jacques Magnin , technicien informatique du Ministère de l'Intérieur (74); Lucien Pons, professeur de mathématiques, Président de l'Association Comité pour une nouvelle Résistance-CNR (06) ;  Daniel Vuillon, agriculteur, co-initiateur avec son épouse, Denise, des Associations pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne (AMAP), 83 ; Serge Pauthe, comédien, directeur de la compagnie Théâtre Midi Juste - Buis les Baronnies ; Gilbert Rachmuhl, Ingénieur retraité, 78. Jean-Claude Lanvin (84), prof.-chercheur retraité, a. maire communiste (62) ; Jean Giusti, retraité EN (84) ; Mireille Giusti, retraitée EN (84) ; Michel Mélinand, animateur du site unitécommuniste.org ; Eric Jalade, enseignant, secrétaire départemental du PCF (81) ; Maxime Vivas, écrivain, ex-référent littéraire d’ATTAC, a. animateur de radio ; Cyrille Ferro-Steyaert, officier. Carol Deby, médecin chercheur universitaire retraité ; Denis Drouet, professeur de philosophie ; Sylvie Guduk, institutrice ; Claude Hardy, professeur retraité ;  Odette Hemery, professeur d'Université Retraité ; Michel Mavropoulos ; Pierre Thorez, géographe, professeur d'université émérite. Le Havre (76; Bernard Parquet, militant syndicaliste (94); Bernard Trannoy,  PCF/Bassin Arcachon ; Annette Mateu Casado, documentaliste retraitée, PRCF (66) ; Jean-Michel Pascal, concepteur-multimédia (75) ; Gérard Hamon, agent EDF, retraité (93) ; Marie-Christine Burricand, Conseillère générale communiste du Rhône (69) ; Christian Moreau, Maire de Dannemoine (89) ; Jacques Tourtaux, militant communiste sans carte (51) ; Francis Combes, poète (93) ; François Delaunay, directeur ; Claude Roddier, astrophysicienne, fille d'un responsable de maquis MUR ; Fadi Kassem, professeur d'histoire ; Eliane Galaud (84) ; Bernard Blanc, dessinateur retraité (07) ; Louis Quiot, retraité (30) ; Bernard Colovray, ouvrier du livre, communiste (69) ; Roberte Juyoux-Savkoff , artiste/ couturière, retraitée (56) ; Serge Savkoff, illustrateur/graphiste, retraité (56) ; Serge Pauthe ; Daniel Closson, syndicaliste et communiste (02) ; François Véchart, professeur des écoles (57) ; Gilda Landini-Guibert, agrégée d'histoire (78) ; Christian Landelle, syndicaliste (07) ; Colette et Victor Fleuret, enseignants retraités (77) ; Lakis Proguidis, écrivain ;

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:31

Génération Palestine Lyon, le Collectif 69 Palestine, le CCRASS (Collectif Critique de Réflexion et d'Actions Sociales et Solidaires) et l’L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

COMMUNIQUE

Nous apprenons avec indignation à l'instant que l'I.E.P Lyon ferme les locaux qui devaient accueillir la conférence « Israël : un Etat d’Apartheid ? » ce vendredi 2 mai à 18 h 00 !

 

 

EST-IL POSSIBLE DE CRITIQUER L'ETAT D'ISRAEL EN MILIEU UNIVERSITAIRE FRANCAIS ?

I.E.P Lyon a fermé.

 

Suite à des menaces reçues. (Nous n'avons pas plus de précisions actuellement). Cette censure à l'I.E.P Lyon fait suite à la fermeture de Paris 8, aux refus de l'ENS et de l'EHESS d'autoriser la tenue de débats sur la question de la Palestine.

 

Il est absolument incroyable que l'on ne puisse tenir cette conférence dans les locaux de l'Institut d'études politiques ! Rappelons qu'un intervenant universitaire d'Afrique du Sud Mbuyiseni Quentin Ndlozi et Wasseem Ghantous, Palestinien de Haïfa se proposaient d'étudier les parallèles entre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1960-1990 et l’apartheid entre Israël et la Palestine aujourd’hui.

 

La conférence devait également évoquer la campagne pour le « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » à l’égard d’Israël, lancée à l’appel de la société civile palestinienne en 2005.

 

Nous posons les questions suivantes :

Est-il possible de critiquer l'état d'Israël en milieu universitaire français ?

Une telle rage devant la notion d'apartheid appliquée à Israël n'est-elle pas révélatrice d'une vérité ?

 

Les associations appelantes tiendront la conférence

quand même à l'heure prévue

dans la cour devant l'I.E.P, elles appellent au soutien de tous.

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:20

               

URGENCES HEGP :

Le personnel   en grève contre la  maltraitance planifiée des patients

 

29 Février 2012

CGT HEGP 31 83

(communiqué de presse)

Le personnel des Urgences de l’Hôpital Européen Georges Pompidou a entamé une action pour mettre fin au scandale des patients « garés » sur des brancards dans les couloirs du service, les « pré-portes ». Ces malades attendent les soins dans des conditions indignes alors que la Sécurité Sociale paie des journées d’hospitalisation pour eux.

  

La confidentialité, l’intimité, la dignité des patients ne sont pas respectées dans ces conditions. La qualité des soins, l’hygiène hospitalière ne peuvent plus être assurées par les personnels. Ils ont dénoncé avec force cette situation de maltraitance institutionnelle, et refusent d’engager leur responsabilité de soignants face à cette situation issue de la casse structurelle du service public de santé.

Cette situation n’est pas nouvelle. En 2001 le personnel la dénonçait déjà. De trop nombreuses fois, le personnel et les organisations syndicales ont alerté la direction de l’Hôpital, sans que des solutions pérennes ne soient mises en oeuvre. Aujourd’hui, la nomination du Pr JUVIN à la tête du service des Urgences intervient dans le calendrier politique que nous connaissons. Là n’est pas notre préoccupation. Avec lui ou un autre, le personnel des Urgences assure la continuité des soins avec l’esprit de responsabilité au service du public qui le caractérise.

Au Comité Technique Local d’Etablissement d’hier, la Direction a vu la colère et la détermination des salariés. Pourtant, elle a refusé de négocier sur les revendications de la CGT : la réservation de lits dédiés aux Urgences dans les services, la priorité accordée aux patients urgents sur les « programmés », en premier lieu ceux relevant du secteur privé, la mise à disposition du personnel nécessaire à la bonne marche du service.

Il y a une pénurie structurelle de lits d’hospitalisation en aval des Urgences. La CGT en  dénonce les causes. Un Hôpital public ne peut fonctionner comme une clinique privée avec ses patients programmés uniquement.

La Direction pense que si. Elle met en place un groupe de travail et se défausse sur la communauté médical et l’encadrement paramédical pour remédier au problème.

La CGT ne se fait pas d’illusion sur l’issue de ce groupe de travail : seule la mobilisation et la détermination des personnels permettra la prise en compte de nos revendications.

L’Assemblée Générale du personnel a voté ce jour à 14h00 la grève. Ils attendent des propositions de la Direction et de l’AP-HP.       

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 08:52

PAS DE COMBAT CONTRE L’UE

SANS COMBAT CONTRE LE CAPITALISME !

 

La journée du 29 février est un moment important de la lutte contre l’austérité en Europe. Cela nécessite cependant de faire toute la clarté sur l’UE.

Les dirigeants des pays européens vont adopter sans la moindre consultation populaire un nouveau traité dans la continuité et l’aggravation des précédents (Maastricht, Lisbonne).

Il s’agit pour la classe capitaliste dominante de favoriser la lutte contre les « déficits publics », d’introduire l’obligation de la « règle d’or », véritables diktats de l’oligarchie financière ce qui soumet davantage les Etats et parlements nationaux et rend encore plus illusoire les velléités réformistes sur une « autre Europe ».

En France, dans ce cadre, Sarkozy a annoncé deux contre-réformes : la TVA « sociale » qui appauvrira davantage les couches populaires, par la hausse des prix tout en exonérant davantage le capital et  les accords de « compétitivité/travail » que Sarkozy veut mettre en place avec les syndicats d’accompagnement et qui visent à allonger le temps de travail en baissant de fait les salaires !

Tant pis pour les illusions de certains, Hollande n’est pas de reste et vante (dans la presse financière anglaise) les avancées du PS « dans le libéralisme »      « et les résultats de la gauche dans les privatisations » (record battu sous Jospin).

Les coups les plus durs vont donc venir après la présidentielle sous forme d’austérité de droite ou de « gauche ». Pour résoudre la question d’efficacité dans les luttes, seule parade à l’austérité, il faut faire la clarté sur l’UE et ses sources.

L’UE MACHINE DE GUERRE

CONTRE LE NIVEAU DE VIE ET LES LIBERTES DES PEUPLES

Les décisions des diverses instances de l’UE ont toujours revêtu un caractère de classe favorable aux seuls monopoles. Caractère antidémocratique affirmé puisque chaque refus  de traité lors d’une consultation populaire s’est vu annulé !

Caractère belliciste puisque « construites pour la paix », l’UE et l’OTAN se sont engagés dans des guerres coûteuses et injustes en Yougoslavie, en Afghanistan, en Libye.

Caractère antisocial puisque l’UE signifie la précarité de la jeunesse, la destruction des aspects progressistes des codes du travail, l’allongement de la durée du travail et de carrière, les délocalisations, les restrictions drastiques de dépenses publiques, la baisse du pouvoir d’achat, les « aides » financières au capital, la généralisation du chômage comme une « norme », la liquidation des conquêtes sociales du XXème siècle.

Cette politique des monopoles via leur instrument l’UE a engendré une hausse vertigineuse des profits, l’intensification de l’exploitation, le pillage des pays dominés. L’UE est un adversaire du progrès social et  sa politique prend ses racines dans le mode de production capitaliste.

 

L’UE a été construite par et pour les monopoles, pour élargir le marché à l’échelle de l’Europe et du monde. Suivant les directives de la Table ronde des industriel européens et de l’oligarchie, les   partis libéraux-bourgeois (comme l’UMP) et sociaux-démocrates dirigent en alternance les gouvernements des divers pays européens et prônent la même austérité partout afin que les grandes sociétés réalisent le profit maximum.

Le nouveau traité encadrera la future politique de ces mêmes courants politiques partout en Europe.

Malgré cela la gauche réformiste prétend « possible » une « autre Europe » dans le cadre de l’UE. Comment ? «Par la transformation des statuts de  la Banque centrale Européenne » en « banque pour l’emploi et la relance » sans toucher à la propriété capitaliste,  par « une véritable gouvernance de la zone euro »,  « par une autre répartition des richesses ».

Pour mieux faire avaliser leur politique, les monopoles ont besoin d’une gauche qui « conteste » et qui sème des illusions à la fois sur le cadre de l’UE et du capitalisme.

En effet subventionnés par l’UE,  le Parti de la gauche européenne (branche française, le Front de gauche), la confédération européenne des syndicats (CES) ne peuvent mener une opposition frontale et indépendante. L’opportunisme contemporain prend la forme d’un altercapitalisme (un autre capitalisme) fondé sur une prétendue opposition du capitalisme industriel et de la finance. C’est oublier l’analyse magistrale de Lénine sur la fusion du capital industriel et bancaire au stade du capitalisme de monopoles !

 

PAS DE COMBAT CONTRE L’UE SANS COMBAT CONTRE LE CAPITALISME !

D’autres préconisent une sortie de l’euro (toujours dans le cadre du capitalisme), le « protectionnisme national ou européen ». C’est « oublier » les traits du capitalisme contemporain fondé sur la dépendance et l’interdépendance de chaque pays. On ne peut aménager l’UE ou les Etats nationaux pour faire « une autre politique », car précisément règne pour pérenniser le capitalisme,  le pouvoir (dictature de classe) du capital financier dans l’entreprise, l’Etat, les Unions impérialistes.

Est-on pour autant impuissants ? Non, il faut transformer le rejet exprimé des conséquences de la politique européenne lors du référendum,  en stratégie dirigée contre l’UE et ce qui sous-tend sa politique le système capitaliste.

Ce sont tout d’abord les grèves massives et continues, les actions multiformes pour faire payer au capital sa crise et ses dettes (en France les aides au capital constituent une large partie de la dette).

Dans les luttes émergera le projet anticapitaliste d’autant plus vite si nous reconstruisons un véritable Parti communiste, révolutionnaire et indépendant qui ne peut être porté que par la classe ouvrière en alliance avec les autres catégories de travailleurs. L’UE et le capitalisme ne sont pas réformables dans l’intérêt populaire, la rupture avec l’UE est donc un combat vital, indissociable de la lutte pour renverser le capitalisme.

Le chemin révolutionnaire sera long et difficile mais pour l’émancipation des exploités et opprimés, la solution c’est le socialisme avec le pouvoir ouvrier, l’appropriation sociale des monopoles et banques, la planification économique, la paix, une démocratie supérieure celle du travail !

UNION des REVOLUTIONNAIRES-COMMUNISTES DE FRANCE

(URCF-Construction du parti)

 le 29 février 2012

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:13

Continuer la CGT

"Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse"

Site : www.CL-CGT.fr Courriel : contact@cl-cgt.fr

 

Le 29 février, une nouvelle ballade sans lendemain ?

Alors que dans toute l'Europe les peuples subissent de plein fouet les conséquences  de la crise du Capitalisme que les grands groupes financiers et industriels sont bien décidés à nous faire payer, il n'y a aucune réponse d'envergure pour défendre les  intérêts des  travailleurs.

Toutes les confédérations syndicales avec  la CES rechignent à engager une lutte frontale contre les mesures d'austérité tous azimuts du gouvernement SARKOZY et à confédérer les luttes pugnaces, mais isolées, des salariés des différentes entreprises pour la hausse des salaires et contre les reculs sociaux.

Dans ce contexte de reculs sociaux inédits depuis la seconde guerre mondiale, le rôle de nos directions syndicales nationales, la CGT en tête, membres de la direction de la Confédération Européenne des Syndicats, devraient se constituer en état-major pour mener la lutte acharnée des salariés et de la jeunesse, placés en état de «légitime défense sociale», pour rassembler les luttes des peuples contre les attaques convergentes du patronat, des gouvernements et de l'UE.

D'ailleurs, la Confédération Européenne des Syndicats n'appelle à aucune lutte d'envergure contre les mesures d'austérités à l'échelle continentale, contre la saignée généralisée imposée aux travailleurs, ni à aucune mobilisation de solidarité avec le peuple grec qui se bat depuis des années contre les conséquences dramatiques des plans imposés par l'Union Européenne.

Mais comment pourrait-il en être autrement, alors que la CES en est réduit à un simple rôle de lobbying à Bruxelles ? Un rôle de co-rédacteur des directives libérales de l'UE, accompagnatrice des réformes de casse des services publics et de nivellement par le bas des droits sociaux des travailleurs d'Europe, à l'image de la pseudo «Constitution» qu'elle a essayé de nous faire avaler en 2006 et du Traité de Lisbonne qu'elle a activement soutenu !

CES qui s'est donc définitivement faite la courroie de transmission des intérêts du grand Capital pour museler l'opposition de la classe ouvrière et de la jeunesse des pays d'Europe. Alors, nous ne devons nourrir aucune illusions sur la portée de cette «ballade» du 29 février quant à sa capacité à infléchir des plans d'austérités qu'on ne veut pas vraiment combattre, mais il faut que les syndicalistes de classe reprennent leur destin en mains en imposant dans leurs structures le débat sur la nécessité de rompre avec la politique de destruction sociale de nos gouvernements et de l'UE.

Continuez la CGT appelle donc les syndicalistes de classe de tous les horizons à se rassembler pour avoir la force de remettre en cause les orientations de collaboration de classe et d'accompagnement de nos directions syndicales et de la Confédération Européenne des Syndicats.

 

TOUS ENSEMBLE, RASSEMBLONS-NOUS

POUR LA RENAISSANCE DU SYNDICALISME DE LUTTE DE CLASSE !

 

 


 

SYRIE, REFUSONS DE CÉDER AUX SIRÈNES IMPÉRIALISTES !

 

L'association de syndicalistes de lutte de classe Continuez la CGT condamne avec fermeté le document daté du 09 février 2012, intitulé «Halte aux massacres en  Syrie» et signé des dirigeants des syndicats  CGT, CFDT, UNSA, FSU et Solidaires,  comme une atteinte grave aux positions anti-impérialistes du syndicalisme de classe et comme l'expression scandaleuse d'un soutien aux campagnes militaires des États impérialistes au Proche-Orient.

Dans un texte, véritable copié-collé des officines de presse pro-impérialiste, les dirigeants de ces organisations syndicales décrivent le mouvement rebelle syrien comme un «soulèvement pacifique» et en appelle au «jugement» des responsables du régime syrien, coupables de «crime contre l'humanité», tout en demandant «combien faudra -t-il de morts pour que la communauté internationale puisse condamner ce régime sanguinaire et imposer des sanctions contre celui-ci et ses dirigeants ?»

Comment peut-on sérieusement accorder aucun crédit à cette idée d'une opposition désarmée et pacifique quand il est de notoriété publique que les combattants de «l'Armée Syrienne Libre» sont financés et armés par les dictatures de la péninsule arabiques (Quatar, Émirats, Arabie Saoudite), bras armé de l'impérialisme américain et sioniste ?

Cette propagande ridicule n'est que le  paravent faussement «pacifiste» d'un appel fondamentalement guerrier de ce texte, car ne nous y trompons pas : appeler à des sanctions et au jugement des responsables du régime syrien, ce n'est rien d'autre qu'en appeler à l'intervention armée de la France dans son ancien protectorat syrien !

L'impérialisme français en effet, qui était en perte de vitesse dans cette région du monde, a prit les devants de la conquête coloniale de la Libye, pour en récolter les fruits pétroliers, avec la complicité de la ligue arabe, et veut suivre le même chemin en prenant la tête d'une nouvelle coalition armée en Syrie !

Ce n'est rien de moins que le retour de «l'Union sacrée», un alignement de nos organisations syndicales sur la propagande militariste de notre gouvernement, pour satisfaire les appétits impérialistes des grands groupes industriels et financiers, rompant ainsi avec la nécessité de lutte pour la fraternité entre les peuples et contre l'impérialisme et portant en elle la justification de la guerre auprès des travailleurs.

Voilà pourquoi nous appelons les syndicalistes sincères, amis de la paix et de la liberté des peuples, à dénoncer cette position inacceptable dans leurs structures syndicales et à se tenir prêt à lutter contre toute tentative d'invasion néo-coloniale de la Syrie.

Qui sommes-nous?

Association constituée le 24 juin 1995 à Paris, par une assemblée de syndicalistes CGT (des militants FSU y avaient été invités). Ces militants ont réagi à la décision de la direction confédérale qui a fait voter au 45è Congrès CGT l'abandon du principe du syndicalisme de lutte de classe (statutaire depuis le Congrès fondateur de Limoges de 1895), le retrait d'affiliation à la FSM et le projet d'adhésion à la CES collaborationniste. CL-CGT se veut un cadre d'impulsion, d'animation et de soutien à l'activité de militants sur les bases du syndicalisme de classe et de masse.

(tract du CL-CGT diffusé le 29 fevrier 2012, )

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 20:50

Texte fondateur de l’Association

« Pour un musée Robespierre à Arras »

Par le rôle éminent qu’il a joué pendant la Révolution Française où se fondait le devenir de la France dans un monde moderne, Robespierre est unanimement reconnu comme un personnage considérable de notre histoire. Bien au-delà de nos frontières, le nom d’Arras est associé à celui de son plus illustre citoyen et il est surprenant qu’aucun véritable lieu de mémoire ne lui soit consacré dans sa ville natale. Acquise en 1990 par la municipalité pour en faire un musée Robespierre, la maison qu’habita celui qui gouverna la France Révolutionnaire entre 1793 et 1794, fut remarquablement rénovée par les compagnons du Tour de France. Cette demeure est aujourd'hui affectée au musée du compagnonage .

 Les soussignés demandent instamment que la ville d’Arras restitue à la Maison Robespierre sa légitime vocation afin qu’elle devienne un musée qui aide les Arrageois et les innombrables visiteurs du monde entier à mieux connaître l’histoire de la Révolution Française et de celui qui en fut, quelque opinion qu’on puisse en avoir, l’homme clé.

Site de l’association : http://www.amis-robespierre.org/

« Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte, que je ne puis pas espérer de lui échapper.
Je succombe sans regret, je vous laisse ma mémoire elle vous sera chère et vous la défendrez."


Fin du dernier discours de Robespierre aux Jacobins le 8 Thermidor an II, soit 2 jours
avant son exécution

(Communiqué de presse)

 

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