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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:41

Copenhague : l’échec ! Oui et alors où est le problème ? (1)
 

J’avais dans un précédent article (les idées dominantes sont celles de la classe dominante) affirmé que Copenhague serait un échec. La Chine, l’Inde comme d’autres pays n’accepteraient jamais de voir leur développement entravé. Le maniaco-dépressif, locataire de l’Elysée, avait pourtant mouillé sa chemise, les gouvernements européens avaient fait de la de surenchère dans les déclarations d’intention de réduction de C02, la myriade d’ONG avait depuis des années préparé le terrain avec un discours catastrophique digne des peurs de l’an mil. Tout ce monde n’avait cessé de décliner jusqu’à plus soif le discours bien pensant de la science officielle normalisée du GIEC. Et malgré tout cela, la grande messe s’est réduite, pour ne pas perdre la face, à une déclaration d’intention !


De deux choses l’une. Ou le catastrophisme du GIEC est fondé ou il ne l’est pas ! Tout, absolument tout repose sur le GIEC. Or, le GIEC n’est pas une société savante, c’est une création politique, créé sous l’égide de l’ONU, dans un contexte politique donné. Son président l’indien Rajendra Pachauri n’a pas grand-chose à voir avec la science. Il est un grand feudataire du capitalisme vert. Il est membre du cabinet conseil de « Chicago Climate Exchange » la bourse américaine des crédits carbone, il préside le groupe de consultants de la Banque de Développement Asiatique. Il est le directeur de l’Institut des ressources et de l’énergie (nouveau nom de l’Institut Tata (le groupe automobile Indien) de recherche énergétique). Il est président de l’Association Internationale des économies d’énergie, membre du cabinet international de conseil de Toyota Motors, de la Deutsche Bank, de la fondation Rockfeller, etc ... J’arrête l’énumération, je remplirai la page.


Nous sommes bien loin de la recherche scientifique. Kyoto, le Grenelle de l’environnement, Copenhague, procèdent d’une même logique : développer le capitalisme vert. La connivence est grande entre les dirigeants des groupes financiers et industriels, les fonctionnaires des instances internationales, les classes dirigeantes des pays capitalistes développés, et les grandes ONG. Ces réseaux d’exploitation de la peur engendrée par une propagande effrénée veulent nous faire croire que le monde court au devant de cataclysmes climatiques s’il n’applique pas les solutions préconisés par eux. Il s’agit d’une féodalité moderne qui cherche à imposer ses choix politiques et économiques, à travers les instances internationales en utilisant notamment un certain nombre d’ONG qu’elles financent, comme vecteurs idéologiques.


Le consensus politique est absolu de l’UMP au NPA, tout le monde est aligné sur les thèses du réchauffement d’origine humaine.


Il est invraisemblable que les dirigeants du PCF, la direction de la CGT qui s’est vautrée dans le Grenelle de l’environnement relaient cette idéologie catastrophiste. Je ne parle même pas de la rédaction du journal l’Humanité qui n’est qu’une des cages de résonances de l’idéologie dominante.


Rappelons pour les sourds, les malentendants et les aveugles,
qu’il n’y a aucun consensus scientifiques ni sur l’amplitude, ni sur la durée ni sur les causes du réchauffement climatique. Les bourgeoisies valorisent un point de vue de scientifiques en en faisant une science officielle, parce que cela recouvre des objectifs idéologiques et politiques majeurs.


L’origine du réchauffement climatique est une question fondamentale. Si à l’aube du 21e siècle, le réchauffement est du à l’activité humaine, cela signifie que le développement de l’Humanité est terminé. Les peuples d’Asie, d’Afrique, d’Amérique du Sud, ne doivent pas arriver à notre niveau de développement, et rester dans l’état qui est le leur. Les peuples des pays développés, doivent intégrer la nécessité de s’adapter de modifier leur mode de vie, d’accepter l’arrêt de la croissance.


Il faut se restreindre pour empêcher le thermomètre de monter.

« L’écologie signe la fin du progrès, elle est ordonnée au conservatisme des valeurs comme à la préservation du milieu naturel » Alain de Benoist (1994) qui s’y connaissait en matière de conservatisme. La préservation de la Nature idéalisée, sanctifiée, est une idéologie de la suffisance, de la frugalité, de sacrifice. Accepter de se restreindre pour sauver ce qui nous est commun.


La bourgeoisie des pays développés n’a plus aucune perspective à proposer. L’Europe politique dans les années 90 avait constitué une idéologie fédératrice comme solution à la crise. L’Europe politique est construite et ne cesse de s’élargir, l’union économique et monétaire est réalisée. La disparition des barrières étatiques qui limitaient les mouvements du capital ont entrainé un accroissement du chômage une désertification des régions, un désarroi social. Ces conséquences ont été amplifiées avec la mondialisation. Les bourgeoisies européennes n’ont plus d’idéologie fédératrice liée à une stratégie de développement. Les capitalistes européens s’affrontent sur d’autres marchés que l’Europe. La mondialisation de leur activité se fait essentiellement au détriment de leur implantation européenne. L’écologisme est l’idéologie de la stagnation européenne.
Avec l’écologisme, l’Humanité n’a plus confiance en elle-même, en sa capacité à créer l’avenir, à résoudre les défis qu’elle se lance. Tout ce que l’Humanité créé, perturbe le climat, la Nature. Il faut que nous en restions là. L’Avenir n’existe pas.
Cette idéologie véhiculée par la totalité des moyens d’information finit par introduire des contradictions au sein même des forces dominantes. Le supplément du 6-7 novembre 2009 du journal « Les Echos » intitulé « L’Illusion Ecolo » en était l’illustration. Sans remettre en cause, le discours du GIEC, il remettait en cause le Grenelle de l’Environnement. Dans une série d’articles intitulée « Gare à l’illusion verte », le journal posait la question « La croissante verte serait elle un paradis artificiel ?». Aucun des objectifs de Kyoto n’ayant été atteint, comment croire que ceux de Copenhague pouvaient l’être ? En suivant la bible du GIEC suivant laquelle le C02 produit par l’activité humaine est le seul responsable de l’augmentation de la température, il faudrait investir 10 000 milliards $ d’ici à 2030 soit 1,1% du PIB mondial auxquels il faudrait ajouter 200 milliards de $ pour les pays émergents à partir de 2020 et une aide supplémentaire de 215 milliards de $ de la part des pays de l’OCDE afin de ne pas dépasser les 2°C d’augmentation des températures. Dépenses colossales, mais pour quelle efficacité ? Nous avons au dessus de nos têtes 2 800 milliards de tonnes de C02, en 2050 il y en aura 5 000 milliards à moins que les pays émergents cessent leur développement. Vouloir diviser par 2 les émissions de gaz à effet de serre en 2050 comparé à leur niveau actuel et stabiliser la concentration de C02 dans l’atmosphère en 2015 au niveau actuel est totalement irréaliste. Il faudrait arrêter tout de suite le développement de la Chine de l’Inde et du Brésil et décider que l’Humanité laisse inutilisées les ressources de son sous sol. Les émissions européennes sont de 4 milliards de T CO2 /an, les émissions mondiales 30 milliards de T/an. Les objectifs européens de réduction de 20 % réduisent la production de C02 de 800 millions de T soit 2/10 000 à 3/10 000 du stock. Soit au bout de 10 ans une réduction du stock de 3/1000, c'est-à-dire rien.


Quel est le but de nos gouvernants ? Développer le capitalisme vert, c'est-à-dire créer de nouveaux marchés sur la base des économies d’énergie, de la production réduite de CO2, mais pour produire quoi ? La voiture électrique ? Lorsque les problèmes d’autonomie et de temps de charge auront été résolus, il y aura à résoudre le problème de l’alimentation de l’ensemble du parc automobile. Combien de centrales nucléaires seront nécessaires pour remplacer les pompes à essence. Les écolo sont contre le nucléaire, il faudra donc que l’électricité alimentant les voitures soient produites par des centrales à énergie fossile grande productrice de C02 ! Le chauffage au bois paré de toutes les vertus ? Seulement la combustion du bois produit des poussières fines, du monoxyde de carbone, des composés organiques volatiles, des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les lampes basse consommation ? Super, elles éclairent deux fois moins à puissance égale que les lampes à incandescence et contiennent du mercure dont le recyclage est un coup pour la société. L’éolien et le photo voltaïque ? Une imposture, pire une arnaque. La « norme très basse consommation » du bâtiment. Imposée aux bâtiments neufs elle en renchérit le coût, la rénovation des bâtiments anciens constitue un coût considérable. Certes, l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments engendre des économies. Mais au-delà d’un certain seuil celles-ci sont sans commune mesure avec les dépenses à engager.


Dépenser inutilement notre argent ne peut que retarder les progrès de l’économie. Subventions pour les éoliennes, les panneaux solaires, l’isolation des bâtiments etc se chiffrent en dizaines de milliards d’euros/an et vont continuer à croitre sans fin si les orientations du Grenelle continuent d’être mises en œuvre.
Une fraction de la bourgeoisie commence à s’interroger sur le bien fondé de cette politique. Des moyens financiers considérables sont engagés pour des marchés qui sont des impasses n’étant porteurs d’aucun développement, contribuant à enfoncer encore plus l’Europe dans la crise.


La France a voulu être leader dans la croissance verte, l’économie décarbonée (mot à la mode vide de sens) afin d’imposer les normes de ses entreprises dans un marché à construire. D’où le Grenelle de l’environnement. Mais le marché doit correspondre à des besoins objectifs. Etre présent sur un marché où la concurrence est faible et qui ne vit essentiellement que de subventions n’est pas porteur d’avenir. Sans subvention massive de l’Etat, il n’y a pas de capitalisme vert car ce marché est artificiel. La taxe carbone n’est qu’un moyen déguisé de transfert supplémentaire des salariés au capital via l’Etat. Les écolo bobo trouve que son montant n’est pas assez dissuasif, mais dissuasif de quoi ? De vivre tout simplement et même pour certains de survivre. La sanction du conseil constitutionnel oblige le gouvernement à étendre la taxe aux entreprises, ce qui va diminuer leur compétitivité dans un système concurrentiel entièrement dérégulé. Elles se rattraperont sur leurs salariés en accroissant leur exploitation. Plus les pays passent sous les fourches caudines de l’écologisme, plus ils plongent.


Le monde réel ne pouvait que s’imposer à Copenhague.

Les prix de l’énergie d’origine fossile, sont appelés à augmenter du fait des investissements de plus en plus lourds pour la recherche et l’extraction de nouveaux gisements. Qu’avait-t-on besoin de s’entendre à Copenhague. Les Etats étaient prêts à s’engager sur des principes de réduction d’émission, mais pas à déléguer à l’ONU ou à toute autre organisation la gestion d’un système de contrainte régulant leur croissance. Il était hors de question de déléguer ses choix économiques, le cœur de la souveraineté d’un Etat. Tous les Etats en pleine croissance s’y sont refusés ainsi que les USA pour qui il était hors de question de se voir imposer quoique ce soit ! C’est l’Europe et en particulier la France qui s’est retrouvée Grosjean comme devant.


La stratégie de contrôler la croissance des pays émergents et de leur imposer des normes et des choix économiques sous couvert de lutte contre le réchauffement a échoué. L’impérialisme vert vient de subir un échec cinglant. Dans le courant des années 1970 s’est forgé le concept de l’écodéveloppement puis en 1980 celui du développement durable. C’était le début des sommets environnementaux patronnés par l’ONU dans lesquels les multinationales écologiques jouaient un rôle de plus en plus structurant. Il s’agissait sous couvert de l’ONU de contrôler le développement des PVD sous le prétexte de protection de la nature. Copenhague marque la fin de cette période.


A suivre
Gilles Mercier
Travailleur scientifique
Syndiqué CGT

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 11:49

Comité Sénégalais Pour la Libération                                                                    Dakar, le 19 Janvier 2010

Des 5 Héros Cubains (CSLHC)

BP 7738 Dakar (Sénégal)

 

 

                                                                                                                     A

                                                                                                                   Monsieur Barack Obama

                                                                                                                   Président des Etats-Unis d’Amérique

                                                                                                South Capitol Avenue A430 SE

                                                                                                                   2003 Washington USA

 

 

 

                                               Monsieur le Président,

 

Objet: Grâce Présidentielle pour les 5 Héros Cubains

 

                      Je vous adresse cette lettre, en ma qualité, de Président du Comité Sénégalais pour la Libération des 5 Héros Cubains, incarcérés depuis le 12 Septembre 1998 dans différentes prisons de votre pays.

                      Le premier anniversaire de votre prise de fonction, le 20 Janvier 2009, comme Président des Etats-Unis d’Amérique, m’offre l’opportunité de vous adresser mes meilleurs vœux de bonne santé, de succès et pour votre peuple mes souhaits pour une année de paix et de prospérité.

                      La situation des 5 Héros Cubains antiterroristes me préoccupe beaucoup et ne devrait laisser personne indifférent.

                      Les nouvelles réductions de peines prononcées le 8 décembre 2009, par le juge fédérale de Miami, Joan Lenard à l’encontre de Ramon Labanino et Fernando Gonzales et le 30 octobre 2009 pour Antonio Guerrero, n’ont fait que rééditer l’injustice.

 

 

                      On se demande aussi pourquoi Géraldo Hernandez et René Gonzalez ont  été privés d’un nouveau jugement. Leurs familles et proches attendent vainement depuis des années leur libération.

                      Le premier anniversaire de votre accession à la présidence de votre pays serait revêtu d’une signification particulière, s’il était marqué de votre part par un acte de grâce, comme vous le permet la constitution de votre pays, au bénéfice des 5.

                      Dans l’attente d’une suite favorable à ma requête, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma considération distinguée.

 

Daouda Faye

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 21:27

Collectif Maquis de Corrèze

Secrétariat général                                                      le 17 janvier 2010

2, rue du Puy Salmont

 

19800 – St. Priest de Gimel                                        Aux présidents, secrétaires généraux et

                                                                                  responsables de partis, mouvements et

Pierre Pranchère                                                         formations politiques, base des institutions

Tél : 05-55-21-35-55                                                 de la République

Courriel : pierre.pranchere@orange.fr

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Notre indignation est à son comble.

 

Les SS des divisions maudites blanchis, le 10 juin 2008, par le vote de la honte du sénat !

Ceux de la Das Reich qui, dans leur sanglant sillage en 1944, laissèrent des centaines et milliers de victimes : des femmes pendues le 21 mai à Freyssinet-le-Gélat (Lot), les fillettes et leurs mères brûlées vives le 8 juin à Calviac-en-Périgord, les 99 pendus du 9 juin 1944 à Tulle et les 149 déportés qui firent partie du convoi de la mort du 2 juillet 1944, les 642 martyrs d’Oradour-sur-Glane, dont 206 enfants, 66 étant âgés de moins de 6 ans et les 247 femmes massacrés et brûlés vifs dans l’église et les hommes dans les granges ;

Ceux de la 17ème Panzer-division SS qui plongèrent dans l’horreur Maillé, le 25 août 1944, en mitraillant et égorgeant 124 habitants, dont 42 femmes et 44 enfants, le plus jeune était âgé de 3 mois. Citons encore le massacre de 86 civils à Ascq par la 12ème SS Hiltlerjugend, le village martyr de Vassieux en Vercors et nous pourrions encore poursuivre ces macabres citations.

 

Tous les partis politiques ayant un groupe ou des sénateurs au sénat sont directement impliqués car, c’est à l’unanimité que l’imprescriptibilité des crimes de guerre, qui existe actuellement dans la législation française a été supprimée en présence de la garde des sceaux d’alors, Madame Rachida Dati. Les autres mouvements et formations politiques disposant ou non d’élus dans les assemblées territoriales ont leur opinion à donner dans cette affaire où l’honneur de la France est en jeu.

 

Les fondements de notre démarche sont exposés dans les quatre documents que vous trouverez ci-joint :

a)      Lettre ouverte du 10 septembre 2009 à François Fillon, premier ministre,

b)      Lettre du 6 novembre du ministre d’état, garde des sceaux, Mme Michèle Alliot-Marie,

c)      Lettre du 19 novembre du secrétaire général du collectif, Pierre Pranchère,

d)      Lettre du 9 décembre 2009 aux députés et sénateurs de M. Serge Dumond, dirigeant du collectif.

Nous réaffirmons que la France est toujours liée au Tribunal Militaire International de Nuremberg et à son statut annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. Elle fut présente au TMI avec le procureur général François de Menthon, ministre, puis avec M. Champetier de Ribes et les juges Donnedieu de Vabres et Robert Falco. L’assemblée générale des Nations Unies dans les séances des 13 février et du 11 décembre 1946 confirma l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

 

Ce principe de droit international, repris par le statut de Rome, figure dans la convention de l’ONU du 26 novembre 1968 et dans la plus récente convention du conseil de l’Europe du 25 janvier 1974.

 

La France n’a pas récemment jugé de criminels de guerre, mais elle a condamné des apologistes de crimes de guerre en vertu du principe de l’imprescriptibilité. Elle participe à l’instruction avec la justice allemande du crime de guerre de Maillé faisant suite pour l’Allemagne aux procès de Munich. En Italie, des procès ont eu lieu ces dernières années et se poursuivent contre des criminels de guerre nazis.

 

En Limousin, Vincent Reynouard, le 9 juin 2004, a été condamné à Limoges à 24 mois de prison, dont 6 mois ferme ainsi que M. Theil, le 7 octobre 2005, à 6 mois ferme, Christophe Picard, le 9 septembre 2008, à 5 mois de prison ferme à Tulle. C’est la preuve absolue que la référence à Nuremberg reste en vigueur.

 

En prétendant le contraire les intervenants au sénat, Brigitte Bout (UMP), Nicole Borvo Cohen-Seat et Robert Bret (PCF), Robert Badinter (PS), Catherine Morin-Desailly (Union-centriste-UDF) et Rachida Dati, garde des sceaux, ont usé, intentionnellement ou non, de contre-vérités pour supprimer de fait le statut de crimes de guerre pour Tulle, Oradour-sur-Glane, puisque leurs apologistes ne pourraient désormais plus être poursuivis. Ils ont saisi l’occasion de ce projet de loi pour renier spectaculairement le passé glorieux de la France résistante du gouvernement du général de Gaulle, présente le 8 mai 1945 à Berlin, avec le général de Lattre de Tassigny. Elle joua un rôle remarquable dans le TMI de Nuremberg. Il n’y a que des inconscients pour ne pas voir que seules seraient satisfaites les forces de l’anti-France de la période noire, et à l’extérieur, les forces néo-nazis qui participent activement à la campagne de criminalisation de l’antifascisme pour faire oublier les crimes monstrueux des nazis, et singulièrement la Shoah à laquelle ils contribuèrent, notamment dans les Pays Baltes.

 

Heureusement que montent puissamment de la France entière la protestation et la solidarité à l’exigence du maintien de l’imprescriptibilité des crimes de guerre : parlementaires UMP, communistes, socialistes et autres, résistants et déportés, responsables politiques, syndicalistes et associatifs. Monte également la colère lorsque est découvert l’inacceptable vote du sénat du 10 juin 2008, laissé dans l’ombre.

 

Cela nous conduit à une autre question capitale : comment se fait-il que les partis politiques impliqués n’aient jamais présenté, dans leurs congrès, pour la faire adopter, leur volonté de supprimer l’imprescriptibilité des crimes de guerre de Tulle, Oradour-sur-Glane et autres ? Cette infamie ne figurait dans aucune des circulaires nationales et départementales des élections présidentielles et législatives de 2007, européennes de 2008 et sénatoriales de 2009. En Corrèze, les circulaires des trois députés de Tulle, Brive et Ussel, sont muettes à ce sujet. En sera-t-il de même pour le scrutin national des élections régionales de mars prochain ?

 

Nous sommes dans une situation découlant des dernières élections nationales, l’UMP dispose de la majorité absolue à l’assemblée nationale, au gouvernement et le président de la République en est le guide.

 

M. Xavier Bertrant, secrétaire général de l’UMP, à vos dernières assises nationales, 19 ministres et secrétaires d’état ont été désignés têtes des listes des élections régionales,

dont l’ancien député de Maillé, devenu secrétaire d’État, qui est forcément concerné par l’éventuel procès des 30 SS présumés auteurs du massacre. Quelles seraient les conséquences de la suppression de l’imprescriptibilité ?

 

Mesdames Martine Aubry et Marie-Georges Buffet, secrétaires générales du PS et du PCF, vos récents congrès n’ont jamais pris la décision contestée que vos groupes ont voté au sénat. Pourriez-vous continuer à garder le silence alors qu’en tant que députées vous êtes informées depuis le début septembre 2009 ?

 

Madame Cécile Duflot du mouvement l’écologie-les verts n’en est-il pas de même pour les sénateurs et députés verts ?

 

Cela est vrai pour le Nouveau centre-UDF que président Messieurs Hervé Morin et Jean Santini.

 

La revendication du retrait du projet de loi voté par le sénat que nous avons présentée s’associe de manière forte à la demande du maintien de l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui sont, les uns comme les autres, dans le droit pénal international.

 

Puisque la question est posée, le scrutin national de mars 2010 donne l’occasion d’informer et de consulter le peuple souverain.

 

Mesdames, Messieurs les présidents, secrétaires généraux et responsables, nous souhaiterions connaître vos positions en ce domaine précité et vous assurons de notre respect en votre rôle dans le fonctionnement des institutions de la République.

 

 

Pour le Collectif Maquis de Corrèze

 

Pierre Pranchère, résistant à l’AS puis aux FTP, député honoraire,

Jean-Pierre Combe, polytechnicien, président délégué du collectif Maquis de Corrèze,

Annie Valade-Raze, fille de déporté du 10 juin 1944 à Tulle, non revenu, parente de quatre suppliciés par pendaison, du 9 juin 1944, à Tulle,

Michel Trésallet, fils de déporté non revenu,du 10 juin 1944 à Tulle,

Bernard Vitalis, fils de supplicié par pendaison le 9 juin 1944 à Tulle,

Michelle Eymerie, fille de Roger Lescure, colonel « Murat », Compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d’honneur,

Pierre Eymerie, ingénieur retraité, gendre de Roger Lescure,

Serge Dumond, fils de résistant, responsable au collectif Maquis de Corrèze,

Jean Poirier, fils de déporté, défenseur de la mémoire des martyrs de Maillé

Lucienne Georges, résistante, agent de liaison à l’état-major de Rol-Tanguy, présidente du comité de la mémoire à Savigny-sur-Orge.

 

 

 

Réponse à Pierre Pranchère, secrétaire général du Collectif Maquis de Corrèze.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 08:33

F ront Syndical de Classe

Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle lles désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement.» H. Krazucki

 

Etat d'urgence !

 

La France des travailleurs, héritière des luttes révolutionnaires, ses services publics, son industrie, sa jeunesse, ses ouvriers, ses enseignants et retraités se trouvent à présent dans une situation alarmante.

De dérive en dérive, après des années d’accompagnement du capital par les gouvernements successifs, auquel adhérent à présent les états majors des confédérations syndicales inféodées aux directives de l'Union Européenne, via la CES de Monks. Ce secrétaire général se promène de colloque en colloque avec Sarkozy etautre Tony Blair pour débattre du « Nouveau monde, Nouveau capitalisme » !

 

Pendant ce temps, la France et sa population subissent :

- la désindustrialisation de son territoire avec une casse méthodique de la production française. Nos industries sont délocalisée dans des pays où la main d’oeuvre est rendue à l’étape de l’esclavagisme et payée à « coups de pieds… »,

- la casse de la fonction publique, qui n’aura bientôt plus de publique que le nom, dépecée d’année en année de son essence naturelle définie par le Conseil National de la Résistance (CNR) après l’occupation fasciste,

- des attaques en règles contre la sécu, les retraites, les services publics dont les plus essentiels pour les milieux populaires comme la santé ou l’éducation Nationale,

- des pertes d’emplois massifs, 630 000 chômeurs de plus en 2009, l’augmentation de la précarité avec les CDD et les petits boulots,

- un recul sans précédent des salaires, du paiement des qualifications, avec la non reconnaissance des diplômes, de l’ancienneté et des compétences, de la formation et - une régression importante du pouvoir d’achat, depuis ¼ de siècle, prés de 25% de perte de pouvoir d’achat pour les actifs et près de 20% pour les retraités, - la dévalorisation du point de rémunération des grilles salariales du secteur public qui a pour conséquence de voir le SMIC être supérieur au plus bas niveau de certaines grilles,

- la souffrance au travail, à l’exemple de France Telecom, désormais tout est exclusivement lié au rendement et aux gains de productivité, aux conséquences graves sur la vie familiale et la santé. - les attaques contre les libertés, les sans-papiers et la criminalisation de l'action  syndicale (Contis, ERDFGRDF...)

 

Face à cette situation, le FSC dénonce sans détours le manque de repères revendicatifs de classe mobilisateurs pour gagner tous ensemble en même temps pour l’avenir du pays et de ses forces productives, de l’employé ou de l’ouvrier au cadre, ou du technicien à l’ingénieur.

D’un côté, nous subissons l’offensive d’un gouvernement et d’une Union européenne au service des grands groupes capitalistes qui accumulent les profits. Ils se sont gavés d’argent public et prétextent la crise, dont ils sont responsables, pour aggraver encore la situation des travailleurs. Champagne fin 2009 à la bourse de Paris ou le CAC enregistre 20% de  progression en moins de 10 mois.

 

De l’autre, nous sommes victimes du virage des états-majors syndicaux qui ont décidé, sous le pilotage de laConfédération Européenne des Syndicats, d’abandonner tous les enseignements de décennies de lutte de classes souvent victorieuses (1936, 1945, 1968…) pour privilégier les « négociations » à froid et le dialogue entre « partenaires sociaux », l’intégration dans les institutions officielles et le refus délibéré de coordonner, de mobiliser et d’impulser les luttes revendicatives fondamentales à l'échelle inter-pro.

 

Les efforts unitaires (interpro et intersyndicaux) à la base seront donc décisifs pour construire à partir des luttes le tous ensemble en même temps seul capable d’imposer le rapport de force et la défaite du pouvoir du capital, à partir d’une plate forme revendicative pour la défense des services publics et de la protection sociale, pour la défense de l'emploi et le « Produire en France », pour l'augmentation des salaires et des pensions.

 

Le FSC lance un appel au renforcement et à l’adhésion pour aider et préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe qui s’annonce très dur contre ce pouvoir  destructeur.

 

En juin 2009, des militants et syndicats CGT et FSU ont créé l’association Front Syndical de Classe. Dans une démarche clairement intersyndicale afin de construire aussi le tous ensemble des syndicalistes de classe, le FSC a pour objet non pas d'être une nouvelle organisation syndicale mais un outil au service du regroupement des militants et syndicats de classe afin de :

- mener la lutte pour « le tous ensemble en même temps » à partir des besoins réels des salariés (salaires, emplois, retraites, Sécu, services publics...) pour gagner enfin face à l'offensive capitaliste relayée par les gouvernements nationaux et l'UE

- contribuer à aider les militants dans le respect des organisations existantes, à se réapproprier leurs organisations et à les remettre sur les rails du syndicalisme de classe et de masse tout en posant la nécessité pour le monde du travail de construire une grande Confédération Générale du Travail, unitaire et sur ces bases.

- constituer un lieu de repli pour les militants ou syndicats exclus de leurs organisations syndicales, mener inlassablement la bataille pour la solidarité de classe contre la répression patronale et étatique dont sont victimes les travailleurs combatifs.

 

Pour adhérer au Front Syndical de Classe :

Adhésion individuelle : 30 euros par an (10 pour les bas revenus)

Adhésion d'organisations :

50 euros minimum, Carte de bienfaiteur à partir de 100 euros

Chèque (à l'ordre de "Front Syndical de Classe") à envoyer à :

Jacky Omer, 40 Boulevard de la Liberté, 92320 Châtillon

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 18:32

MESSAGE DE FRANCE CUBA

 

QUI DEFEND LES DROITS DE L'HOMME,

QUI DEFEND LES TERRORISTES ?

 

Alors que les Etats-Unis d'Obama viennent à nouveau d'inclure, sans aucune justification possible, Cuba sur la liste des pays terroristes et se propose d'appliquer à Cuba le renforcement des mesures de sécurité faisant suite à l'attentat contre un avion de la compagnie Northwest Airlines le 25 décembre dernier, La Havane a autorisé le survol de son espace aérien par des avions des Etats-Unis assurant des transports humanitaires pour l'île sinistrée de Haiti, prouvant une nouvelle fois la volonté permanente du peuple et du gouvernement cubain de tout faire pour aider à sauver des vies humaines.

 

Rappelons que Cuba, qui apporte déjà depuis de nombreuses années une aide en matière de santé et d'éducation à Haïti, a renforcé son appui en envoyant une aide médicale d'urgence et un nouveau contingent de médecins.

 

Rappelons que si Cuba n'a jamais agressé les Etats-Unis d'Amérique en revanche, toutes les agressions militaire, biologiques, et attentats contre Cuba ont été planifiées et organisées à partir du territoire des USA. Rappelons aussi que ce sont les Etats-Unis d'Amérique qui protègent, entre autres, Orlando Bosch et Posada Carriles responsable en 1976 de l'attentat contre un avion de Cubana de Aviacion au dessus de La Barbade qui avait fait 73 victimes. A l'occasion Posada Carriles s'était même permis de déclarer tant il se savait protégé :"Nous avons mis la bombe et après ?"

 

Ce sont aussi les Etats-Unis qui maintiennent en prison depuis plus de 11 ans 5 cubains dont l'immense tort a été de démasquer des projets d'attentats contre leur pays et leur peuple. Rappelons que toutes les informations recueillies par les 5 avaient été communiquées par le gouvernement Cubain au gouvernement des Etats-Unis et au FBI par l'intermédiaire de l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marques. Après avoir fait semblant de collaborer avec les cubains, le FBI a finalement emprisonné… les 5 cubains antiterroristes.

C'est le comble : l'agresseur qui, contre toute vraisemblance, accuse l'agressé de terrorisme !

 

Dominique Leduc

 

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 18:55

Jean Gabin dans le Président toujours d'actualité




http://leweb2zero.tv/video/xxchris_594abd14a240b24

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 09:04

Que se passe-t-il au CCE d’Air France ?

Entretien avec Edmond Mauduy délégué CGT à Air France

 

lundi 11 janvier 2010

Edmond ne cache pas sa colère et sa stupeur à la fois sur ce qui s’est passé au CCE et sur la façon dont les médias se sont emparés de l’affaire.

Edmond : La CGT est majoritaire à Air France et à ce titre a géré majoritairement le CCE. Quand elle avait la responsabilité de la gestion les comptes étaient clairs et équilibrés. Personne n’avait à se plaindre mais voilà si on était majoritaires nous n’avions pas plus de 50% des sièges et en 2007, une coalition CFDT, FO, CGC a pu enlever la majorité de gestion…et en 2 ans ils ont tout dilapidé !

Devant cette situation, et avant même de connaître l’étendue des dégâts, la CGT pressentant ce qui était en train de se passer, a demandé un audit et la démission des fautifs. C’est grâce à cette attitude que les responsables de cette situation ont été contraints successivement à la démission laissant en dernier ressort la CFDT seule assumer la débâcle.

La CGT a demandé et obtenu, sans attendre les résultats de l’audit, la désignation d’un bureau provisoire de gestion afin de remettre de l’ordre dans les comptes.

Les chiffres (20 à 25 millions de déficit) et les raisons avancées (pour 95% une gestion catastrophique et pour 5% une utilisation frauduleuse) par la presse sont exacts on peut simplement se demander comment elle a eu le rapport avant tout le monde puisque les élus au CCE ne l’ont eu que dans l’après midi de ce lundi.

L’autre question que l’on peut se poser c’est pourquoi un média comme France Inter a parlé ce matin « des syndicats » sans jamais citer précisément les organisations qui ont trempé dans cette gestion et celle qui a dénoncé cela.

Il y a même pire, ce matin France 2 a fait son reportage sur le sujet en filmant le bureau et les drapeaux de la CGT, accréditant ainsi l’idée que les fauteurs sont chez nous alors que c’est justement nous qui dénonçons le scandale !!!

La chaine avait promis un démenti qui bien sûr n’est pas venu !

Nous allons nous exprimer collectivement sur cette question mais je peux déjà vous dire que la CGT ne lâchera pas sur cette question. Il en va des droits des salariés, de la justice sociale et ce ne sont pas les gesticulations médiatiques qui vont arrêter notre combat.

 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 09:15

L’émergence du virus A.H1/N1 a été à l’origine d’une campagne obscurantiste qui a vu se rejoindre des groupes qui remettent constamment en cause la médecine moderne, les débris de l’alter mondialisme, et ceux qui se réclament de la lutte de classe pure et dure.
Concernant un certain Marc Girard qui a servi de référence scientifique au journal l’Humanité je renvoie au lien

http://imposteurs.over-blog.com/article-le-dr-marc-girard-ou-l-art-de-detourner-l-information-scientifique-pour-alimenter-la-propagande-anti-vaccin-par-olivier-chacornac-39487235.html
 
Attac et la confédération paysanne toujours en pointe pour nous ramener deux ou trois siècles en arrière avaient dès le départ affirmé que le nouveau virus était un monstre issu de l’agro-industrie. Pas de chance, aucun des porcs des élevages mexicains n’était infecté par le virus. Ce dernier est un virus humain, ayant intégré des segments de virus aviaires et d’un virus porcin. Par la suite, il fut affirmé que les vaccins développés n’avaient pas les niveaux de sécurité requis, que l’adjuvant était dangereux, que la vaccination développait le syndrome de Guillain Barré, que la grippe en question était une « grippette » qui faisait moins de victimes que la grippe saisonnière. Enfin bref, tout le monde se retrouvait pour affirmer que cette affaire avait été montée en épingle pour permettre avant tout à l’industrie pharmaceutique de faire du profit.
Le discrédit de Mme Bachelot en matière de politique de santé a favorisé le développement d’une campagne anti-vaccination et certains en ont joué pour des motifs politiciens. Ces derniers ne semblent pas s’alarmer du nombre croissant d’enfants non vaccinés. C’est particulièrement inquiétant !
L’obscurantisme ayant le vent en poupe, des groupes de parents ont même attaqué en justice le Ministère de la Santé pour mise en danger de la vie d’autrui avec sa campagne de vaccination !!
La campagne anti-vaccination ne fait prolonger les campagnes anti-OGM, anti nucléaire, anti nanotechnologie, anti-ondes. L’irrationnel se développe sur un terreau favorable : l’absence de culture scientifique.
La campagne anti vaccination H1/N1 aboutit à remettre en cause la dangerosité de la grippe induite par ce virus, et par extension, celle de la grippe saisonnière.
La grippe n’est pas une maladie bénigne. C’est une maladie qui peut être dangereuse, voire mortelle.
L’article en document attaché à pour but d’aider à clarifier les idées sur la grippe et son virus. (publier ci dessous notes du blog )

Gilles Mercier


1

La grippe.

C’est une maladie qui est banalisée, ses symptômes sont dénués de spécificité et elle revient chaque année à peu près à la même période. La grippe saisonnière c’est en France suivant les épidémies de 1,5 à 8,5 millions de personnes atteintes, le nombre de décès variant de 2000 à 7000. Dans le monde le nombre de décès varie entre 300 000 et 500 000. La grippe n’est donc pas une maladie bénigne. La grippe saisonnière attaque l’hiver car le froid réduit les capacités de défense des voies respiratoires qui sont la cible du virus. Le froid amenant les hommes à vivre en atmosphère confinée favorise la dissémination du virus.


Le virus provoque des lésions des voies respiratoires supérieures qui sont la cause de difficultés

respiratoires. Pour la plupart des gens malades, l’incubation de un à trois jours, est suivie d’une fièvre élevée qui peut atteindre 40°C. La fièvre est accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires et articulaires d’une toux sèche et d’une grande fatigue. Au bout de 10 jours le malade est à nouveau sur pied, mais la toux et la fatigue peuvent persister pendant plusieurs jours.


Pourquoi la maladie peut elle prendre chez certains des formes sévères pouvant aboutir à la mort ?
Les lésions provoquées par le virus constituent des voies d’infection secondaires par les bactéries qui rencontre un terrain propice dans un organisme affaibli par l’infection virale.

La cible du virus étant les voies respiratoires, toute personne présentant des troubles respiratoires(bronchite chronique, asthme, etc…) risque de voir ces troubles amplifiés par l’infection du virus grippal. Par conséquent les personnes présentant des problèmes de santé chroniques sont fragilisés en cas d’infection grippale. Du fait de l’infection, ces maladies chroniques risquent d’évoluer vers des formes aiguës. Il en est de même dans le cas d’insuffisance rénale, hépatique, cardiaque et du diabète dont les traitements sont décompensés par la grippe. Les atteintes virales peuvent toucher les deux poumons et entrainer une insuffisance respiratoire aiguë. Les personnes âgées peuvent être porteuses d’une maladie chronique susceptible d’évoluer vers des formes graves. Mais à partir des voies respiratoires le virus peut attaquer d’autres structures déclenchant des atteintes neurologiques, cardiaques, gastro-intestinale.


Une étude qui parait dans le numéro de janvier d’ « American Journal of Respiratory and
Critical Care
Medecine » relate le cas de 21 personnes décédés au Brésil des suites de la grippe H1/N1. L’ensemble des patients présentait une forme progressive et rapidement fatale. Tous les patients sont morts de lésions sévères des poumons. Certains avaient seulement des lésions sévères des poumons, chez d’autres elles étaient associées à une bronchiolite, ou à une « tendance hémorragique ». Certains patients présentaient une réponse immunitaire aberrante suggérant une réponse inflammatoire exagérée induite par l’infection virale ayant endommagé les tissus pulmonaires provoquant des lésions sévères des poumons et une insuffisance respiratoire fatale.


Tous ces patients décédés avaient des problèmes de santé préalables. 16 souffraient de problème de
santé chronique. La vaccination est une nécessité. Elle diminue considérablement (-70%) les risques d’évolution aiguë et par conséquent mortelle pour les personnes à risque. Le virus de la grippe Le virus de la grippe humaine comme beaucoup de pathogènes humains est d’origine animale. Il a infecté l’espèce humaine et s’est adapté à l’Homme avec la domestication des espèces et le développement de l’élevage. L’espèce d’origine est aviaire vraisemblablement le canard. La propriété du virus d’infecter différentes espèces animales, associée aux capacités migratoires du canard et à la cohabitation de l’homme, d’oiseaux d’élevage et de porcs dans des espaces retreints est à l’origine des épidémies récurrentes.

Epidémies qui peuvent se transformer en pandémie avec la 
mondialisation des échanges. Les premières descriptions répertoriées de la grippe datent d’Hyppocrate au Ve siècle avant NE,depuis elles n’ont cessé de s’accumuler. Le siècle dernier a été marqué par plusieurs épidémies. La première appelée grippe espagnole (virus A. H1/N1) fit entre 1918 et 1919 entre 30 et 50 millions de morts. Ce virus était un virus aviaire ayant acquis le pouvoir d’infecter l’homme. L’absence d’antibiotiques pour combattre les infections secondaires et l’absence d’appareils de ventilation  furent la principale cause du nombre particulièrement élevé de victimes. 1956 vit la pandémie de grippe dite asiatique virus (A.H2/N2), puis celle dite de Hong Kong en 1968 et 1969 (virus A. H3/N2).


Ces deux virus étaient moins virulents que celui de la grippe espagnole. 1976 vit aux USA la première
épidémie affectant l’homme d’un virus d’origine porcine (virus A. H1/N1). En 1977 une épidémie toucha en URSS des sujets jeunes. Il s’agissait de la réapparition d’un virus A H1/N1 contre lequel la  fraction la plus jeune de la population n’était pas immunisée. Ce virus circule maintenant avec le virus A. H3/N2 de Hong Kong. En 1997, une épidémie de grippe aviaire décima les élevages de poulets en Asie tuant 100% des poulets infectés. Sur les 18 personnes ayant développé des insuffisances respiratoires, 6 succombèrent. Ce virus A. H5/N1 avait été identifié 40 années auparavant en Afrique du Sud. Il est réapparu en 2003 au Vietnam et Thaïlande décimant les élevages de volailles. Depuis, le pouvoir pathogène de ce virus n’a cessé de progresser, par une accumulation de mutations. En 2006, le premier cas de transmission interhumaine de ce virus fut avéré. Pour l’instant ce virus H5/N1 reste toujours un virus aviaire.

2008 est l’année de la pandémie d’un virus A H1/N1 issu d’un processus de recombinaisons
complexes entre des virus humains porcins et aviaires. Au 1 janvier 2010, 220 décès liés au virus ont été recensés en France. Dans le monde la grippe H1/N1 est responsable du décès de plus 13 000 personnes.

 
Classification virale Les virus de la grippe sont divisés en 3 classes A, B, C suivant leurs déterminants antigéniques. La classe A est la plus dangereuses, la B est moins sévère quant à la C elle induit des infections respiratoires bénignes. Que signifient les lettres H et N. L’hémaglutinine (H) est une protéine présente à la surface du virus qui assure la fixation du virus à la cellule. Elle se fixe sur des récepteurs, les acides sialiques. Ces derniers sont différents suivant les espèces animales. C’est le couple hémaglutinine/ acide sialique qui détermine la capacité du virus à infecter une espèce animale. Pour la classe A, il en existe 16 sous types d’hémaglutinine, chaque sous type présentant des variantes. La neuraminidase (N) est une protéine virale qui libère de la cellule les virus néo-formés. Il en existe 9 sous types. La combinaison des 16 sous types d’hémaglutinine et des 9 sous types de neuraminidase aboutit à 144 combinaisons possibles H/N. Chacune de ses combinaisons présente des variantes de H et de N. Ce qui explique le très nombre de variants du virus grippal. Pour la classe A, les combinaisons H1N1, H1N2, H2N2, H3N2, H5N1, H7N7, H7N3, H9N3 sont capables d’infecter l’espèce humaine. Les virus de la classe B et C infectent presque exclusivement l’Homme. Le virus H5N1 est un virus aviaire capable d’infecter l’Homme. En effet, alors que dans les dans les parties supérieures de l’appareil respiratoire les cellules n’expriment que des acides sialiques de type humain, dans les parties profondes du poumon, des cellules expriment des acides sialiques de type aviaire. En cas d’infection massive, les virus H5N1 peuvent atteindre les parties profondes du poumon se fixer sur les récepteurs de type aviaire et enclencher des insuffisances respiratoires sévères.


Les oiseaux peuvent héberger toutes les combinaisons virales, constituant ainsi un réservoir de

souches virales. Antiviraux (Tamiflu, Relenza) Par des mécanismes différents ils inhibent la neuraminidase dont l’activité est indispensable  du relargage des virus néoformés. Ils ne sont efficaces que s’ils sont administrés très tôt après le début de l’infection. Evolution du virus Le génome du virus de la grippe est segmenté en 8 brins d’ARN. La multiplication virale à l’intérieur de la cellule infectée consiste à partir d’un virus infectant à produire des centaines de nouveaux virus qui vont aller infecter d’autres cellules cibles. Au cours de ce processus les protéines virales sont synthétisées en masse et l’information génétique virale est recopiée autant de fois que de particules  à produire. Mais la recopie des brins d’ARN n’est pas parfaite. Des erreurs sont introduites qui créent des copies légèrement divergentes du modèle de départ. Ces mutations modifient les protéines virales, qui sont les cibles des anticorps produits lors de l’infection comme lors de la vaccination. Les modifications introduites dans les protéines cibles des anticorps ont pour conséquence que les anticorps ne reconnaissent plus aussi parfaitement ces protéines. L’accumulation des mutations diminue l’efficacité des anticorps produits contre le virus de départ. C’est pourquoi, le vaccin antigrippal n’assure pas une protection constante dans le temps, contrairement aux vaccins dirigés contre d’autres virus dont la séquence du génome n’est pas sujette à la dérive du génome grippal. Le virus évolue suivant un autre mécanisme appelé la cassure antigénique. L’infection d’une cellule par un virus empêche l’infection par un second virus. Mais ce mécanisme peut être pris en défaut.

Deux virus infectant peuvent donc se retrouver ensemble dans une même cellule. S’il s’agit d’un virus aviaire et d’un virus humain, les virus néoformés peuvent être constitués d’un mélange de brins d’ARN issus du virus humain et du virus aviaire. De plus des processus de recombinaisons entre brin humains et aviaires peuvent se produire conduisant à des brins hybrides. Le virus résultant est un nouveau virus qui peut avoir la propriété de se propager dans l’espèce humaine et qui n’est pas reconnu par le système immunitaire humain. Ce mélange d’informations génétiques se produit dans un hôte intermédiaire cible à la fois des virus aviaires et humains. Cet animal est le porc qui « possède » en outre ces propres virus grippaux. C’est très vraisemblablement chez le porc que se produisent des mélanges et des échanges entre génomes grippaux d’origine animale différente. C’est ce mécanisme qui est à l’origine des épidémies de 1957 et de 1968/1969. C’est d’Asie et plus particulièrement de Chine qu’émergent les épidémies. Car dans cette région du monde coexistent des élevages porcins, aviaires et des populations humaines importantes.

Surveillance de la grippe
Le réseau mondial sous l’égide de l’OMS est constitué de 116 laboratoires nationaux référents dans 87 pays reliés à quatre centres mondiaux de référence (Atlanta, Londres, Melbourne, Tokyo). En France l’Institut Pasteur pour la partie nord du pays et les Hospices civils de Lyon pour la partie sud sont les deux laboratoires référents auxquels le réseau des groupes régionaux d’observation de la grippe envoie les prélèvements pour analyse. Les souches les plus pertinentes sont envoyées à l’un des 4 centres mondiaux de référence. La synthèse des données recueillies par les centres mondiaux est à la base des recommandations de l’OMS pour la composition du vaccin. Ces recommandations sont envoyées aux firmes pharmaceutiques fabriquant le vaccin.

Vaccination

Le vaccin est un mélange de 3 vaccins. Deux sont dirigés contre deux souches A différentes et un contre une souche B. Le choix des souches est fait par les experts de l’OMS en fonction des souches qui ont précédemment circulé et celles susceptibles d’émerger. L’efficacité vaccinale est fonction de l’adéquation entre les souches choisies pour préparer le vaccin et le virus qui émerge l’année suivante. C’est pour cette raison que contrairement aux autres vaccins, l’efficacité ne peut être voisine de 100%. Et comme l’efficacité du vaccin varie d’un individu à l’autre, son pouvoir vaccinant est renforcé par un adjuvant qui accroit la réponse immunitaire.

Concernant le virus A H1/N1, le vaccin a été préparé à partir du virus isolé et identifié. Son efficacité, de fait, est supérieure à celle du vaccin contre le virus saisonnier. Concernant la vaccination je renvoie aux liens
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1283 
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1288

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1285


Risque de pandémie

Ce risque est constant. Le virus aviaire H5/N1 dont l’extension géographique est considérable peut par réassortiment avec un virus humain être à l’origine d’une pandémie. Bien entendu ceci n’est pas une certitude absolue. Le 20

 

e siècle a été marqué par 3 épidémies, le 21e siècle a commencé avecune nouvelle épidémie. La facilité des voyages aériens, la mondialisation des transports favorisent l’expansion des germes, des virus à travers la planète. Les Etats doivent se préparer à l’éventualité d’une pandémie grippale. L’OMS émet des recommandations. Chaque Etat décide ou non de les mettre en oeuvre et de la façon de les mettre en oeuvre. Le virus H1/N1 pose la question de sa recombinaison avec le virus H5/N1 ou avec tout autre virus aviaire ou porcin. A moins de contraindre les humains à ne plus voyager, la vaccination est le seul moyen qui limite l’expansion virale et sa probabilité de recombinaison avec un autre virus grippal.


****

La façon avec laquelle le gouvernement a communiqué n’a pas aidé à la compréhension des enjeux.
Voulant éviter d’être critiqué pour ne pas en avoir assez fait, il a fait dans la démesure en commandant un stock vaccinal surdimensionné (même dans le cas d’une vaccination ayant nécessité deux injections) l’irrationnel est aussi du coté du pouvoir. Les médias et la presse pour leurs parts ont une responsabilité écrasante. Ils ont d’abord alimenté le catastrophisme en nous bombardant d’informations alarmistes sur la propagation de la grippe puis ont relayé les arguties de toute une série de charlatans auto proclamés spécialistes. Les Français ne savaient plus s’il fallait ou non se faire vacciner. Mais le développement de l’épidémie avec ses victimes a fait progressivement tomber les réticences. Le faible nombre de vaccinés résulte des conditions invraisemblables de vaccination (horaires dissuasifs tout du moins au début, insuffisance du nombre de centres). Mais les files d’attente devant les centres de vaccination montrent que, la rationalité n’a pas disparu. C’est encourageant !


Gilles Mercier

Travailleur scientifique

Syndiqué CGT

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 07:39
Nous avons la profonde tristesse de vous annoncer la disparition, à l’âge de 84 ans, de Juliette Broder, résistante, communiste et fondatrice d’Études marxistes.

Un article est paru dans Études marxistes no 88.


Une cérémonie de commémoration aura lieu le samedi 9 janvier de 10 à 12 heures au Centre international, 171, bd Lemonnier, 1000 Bruxelles. Tous et toutes sont les bienvenu(e)s.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 09:53

Selon un document confidentiel que s'est procuré Eco89,

la situation du leader de la distribution de la presse est alarmante.

Les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), principal acteur de la distribution de la presse en France, viennent d'adopter un nouveau nom. Mais s'appeler « Presstalis » ne changera rien au fait que l'opérateur est à neuf mois du dépôt de bilan, selon un document confidentiel qu'Eco89 a pu consulter.

Jeudi dernier, le directeur général des NMPP, Rémy Pflimlin, conviait les journalistes à visiter le nouveau siège de son entreprise, qui lui permettra d'économiser 6,5 millions d'euros par an. L'occasion aussi de dévoiler son nouveau nom. Le désormais patron de Presstalis s'est voulu rassurant sur la situation financière du groupe, détenu à 51% par cinq coopératives d'éditeurs de presse et à 49% par Lagardère, qui en est l'opérateur :

« La question de la trésorerie ne se pose pas aux NMPP, pas à court terme. (…) Dans nos projections 2010, il n'y a pas de difficulté importante de prévue. »

Eco89 a eu connaissance d'un document qui montre de manière éclatante le contraire. Il s'agit du compte-rendu d'un conseil d'administration de la Coopérative de la presse périodique (CPP), l'une des plus importantes des NMPP (le président de la CPP, Jean de Montmort, préside d'ailleurs aussi le conseil de gérance des NMPP).

Ce conseil s'est tenu le 25 septembre. Plusieurs administrateurs de la CPP, mais aussi des dirigeants de la coopérative ou des messageries, y tiennent des propos extrêmement alarmants quant à la situation financière du groupe dans son ensemble.

« Loïc Guilloux suggère d'aller jusqu'au dépôt de bilan »

Ainsi, Pierre Pus, directeur général adjoint des NMPP et directeur des affaires administratives et financières du groupe, parle du « cap difficile de trésorerie d'août 2010 ». La phrase complète est même explosive, puisqu'elle remet en cause le plan de départs volontaires actuellement en cours :

« M. Pus précise que 120 personnes doivent quitter l'entreprise d'ici le 1er janvier 2011, ce qui représente un coût de 26 M€. Geler le plan permettrait de passer le cap difficile de trésorerie d'août 2010. »

Le président de Condé Nast France -éditeur de GQ, Vogue, Glamour… et administrateur de la CPP- Xavier Romatet, se prononce aussi pour un gel du plan des NMPP.

Avec une prévision de résultat en déficit de 17 millions d'euros en 2009, ou plutôt de 47 millions d'euros en incluant la dépréciation d'actifs, la situation est effectivement alarmante. Si les NMPP sont encore en déficit l'an prochain, elles seront obligées de trouver de nouveaux fonds propres, ou de déposer le bilan :

« Pour [le directeur de la CPP Jean-Paul] Abonnenc, trois voyants sont au rouge : l'exploitation, les fonds propres et la trésorerie. »

Un administrateur, Loïc Guilloux (Prisma Presse), « suggère d'aller jusqu'au dépôt de bilan ». En réponse, Jean-Paul Abonnenc rappelle « la nécessité de reconstituer les fonds propres de l'entreprise d'ici un an qui, si elle n'est pas réalisée, nous rapprochera d'une telle décision ». Le président de la CPP se prononce pour un « appel de capital ».

Outre la crise générale de la presse écrite (le document précise que tous les chiffres de vente sont en baisse, sauf ceux de la presse féminine), cette dramatique « dérive budgétaire » a plusieurs raisons. Sur les CDD et les heures supplémentaires par exemple, l'excédent de dépense est de 3,9 M€ par rapport au budget.

Un chiffon rouge pour le syndicat du livre

Certaines des solutions proposées pourraient mettre en rogne le très puissant syndicat du Livre, majoritaire aux NMPP :

« Les frais de personnel ne baissent que de 1,6 M€ alors qu'un différentiel de 4,5 M€ était inscrit au budget. Le président souhaite connaître la raison de cette dérive.

M. Pus précise que, sur l'ensemble de l'année, la masse salariale devait baisser de 15 M€, mais que seulement 7,5 M€ seront réalisés car le nombre de postes n'a pas baissé autant que les départs […].

M. Pus craint que, si une renégociation n'intervient pas, les départs en retraite soient en partie remplacés. Le président souhaite que cette renégociation intervienne au plus vite.

[L'éditeur du Figaro Frédéric] Cassegrain met en garde les NMPP sur l'éventualité de conflits en octobre et novembre. M. Pus ajoute que l'entreprise n'a plus les moyens de financer de telles dérives. »

Pour éviter la catastrophe, les administrateurs évoquent aussi la possibilité d'augmenter les barèmes (les tarifs que payent les éditeurs pour la distribution), mais l'un d'eux, Yves de Kerautem (Réponses Maison), « juge inacceptable une hausse de trois points », qui permettrait de dégager 60 millions d'euros.

« S'il y a un problème de trésorerie… »

Le directeur général de Presstalis, Rémy Pflimlin, n'a pas pu être joint lundi pour commenter les criantes différences entre ses déclarations de jeudi et ce compte-rendu. La semaine dernière, il faisait une déclaration qui devrait mécontenter les éditeurs :

« Si il y a un problème de trésorerie, il faudrait examiner la possibilité de payer plus tard les éditeurs. »

Or ceux-ci sont déjà étranglés par la crise… Interrogé sur d'éventuels changements de situation depuis le 25 septembre, un porte-parole de Presstalis a rappelé que la baisse du chiffre d'affaires se stabilise (-7% prévus sur 2009) et évoqué « 20 millions d'euros d'économie réalisées », sans plus de précision :

« Les débats dont vous faites état ne sont pas publics, seulement une trentaine de personnes à Paris sont au courant. Il y a une crise, ça va mal, mais des mesures sont prises et les choses sont sous contrôle. »

La distribution de la presse, et la situation économique de son principal acteur français, les NMPP, est un problème récurrent pour le gouvernement et les acteurs de la filière. Cette question devait être abordée lors des états généraux de la presse en 2008, mais les débats ont surtout abouti à un plan de modernisation de la distribution, et non à une refonte totale du modèle économique. Qui semble pourtant de plus en plus indispensable.

D’après ECO69

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