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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 19:51

Déclaration du Parti communiste des ouvriers de Tunisie à propos de "la haute instance de réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique"

Le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) a pris connaissance, par les médias, de la liste des membres de «la haute instance de réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique». Cette liste est composée de 12 représentants de partis politiques, 17 représentants d'organisations, d'instances et d'associations de la société civile et 42 « personnalités nationales ».

Le PCOT a aussi pris connaissance de l'ordre du jour de la première réunion de l'instance, fixée pour le 17 mars 2011. Quatre points sont inscrits à l'ordre du jour, parmi lesquels la présentation et distribution aux membres du projet du texte de loi relatif à l'élection de l'assemblée nationale constituante.

Le PCOT tient à préciser ce qui suit:

1- Le gouvernement a pris contact avec notre parti pour qu'il désigne son représentant dans la dite instance. Nous avons sollicité un délai pour discuter de la question au sein de notre parti, avec nos alliés du front du 14 janvier, ainsi qu'avec nos partenaires dans «le conseil national de protection de la révolution».

Nous avons aussi affirmé que nous n'avons pas de position préétablie vis à vis de cette instance, notre décision sera déterminée par sa capacité à satisfaire les exigences qu'impose la révolution, son développement et la réalisation de ses objectifs.

La liste des participants a été dévoilée avant que nous ne donnions notre réponse au gouvernement.

2- La présidence intérimaire et le gouvernement transitoire de Béji Caïd Sebssi, utilisent encore les méthodes bureaucratiques et méprisantes héritées des ères de Bourguiba et Ben Ali, pour imposer leur volonté aux forces politiques et au peuple et les mettre devant le fait accompli.

La composition des membres de cette instance exclut certains partis et associations, ainsi que les représentants des régions, de la jeunesse et de ses organisations.

Cette instance a aussi désigné 42 personnes dites «indépendantes», sans concertation, ni accord préalable sur leur nombre, leurs noms, sachant que certains d'entre eux n'ont pas participé à la révolution et ne l'ont même pas soutenu.

3- L'ordre du jour de la première réunion de cette instance, démontre son caractère formel. Le projet de loi électorale relatif à l'assemblée nationale constituante a été préalablement préparé, il sera seulement soumis à la discussion et à la consultation.

4- Ce constat confirme ce que nous avons déclaré précédemment. Le but de cette instance est de torpiller «le conseil national de protection de la révolution» et de l'anéantir, pour que le gouvernement agisse sans aucun contrôle. C'était le cas avec la nomination des préfets sous le gouvernement Ghanouchi et c'est ainsi aujourd'hui avec Béji Caïd Sebssi, dans la nomination des chefs de délégations, des responsables de la sécurité, du corps diplomatique, dans l'octroi des visas aux partis et dans le manque de transparence qui entoure la dissolution de la police politique.

5- Au vu de ces éléments, le PCOT :

·         Affirme son attachement au «conseil national de protection de la révolution », pour conduire la période de transition et pour contrôler la présidence intérimaire et le gouvernement de transition dans leurs orientations et leurs décisions.

·         Rejette la méthode adoptée pour la formation de «la haute instance de réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique» et pour la définition de son rôle et de sa mission.

·         Appelle les forces révolutionnaires et populaires à la vigilance et à la mobilisation permanentes, afin de déjouer les tentatives d'avorter la révolution et de la saboter, pour:

- Reporter la date retenue pour l'élection de l'assemblée constituante, afin de donner aux forces politiques, civiles et populaires le temps nécessaire pour préparer au mieux cette échéance et permettre la concrétisation de ses objectifs.

- Nommer de nouveaux responsables à la tête des gouvernorats et des délégations, des institutions économiques, de l'administration publique et semi publique, du corps diplomatique sur la base de la compétence, en rupture totale avec l'ancien régime et avec la logique régionaliste et tribale primaire, qui a présidé à la formation du gouvernement actuel et à la nomination des différents responsables.

- Le suivi de la dissolution de la police politique, la poursuite de ses membres impliqués dans les actes d'assassinat, de torture, de pillage et la publication de ses archives et l'incrimination de ceux qui les détruisent.

- La reconnaissance de tous les partis et de toutes les associations, l'abrogation de la loi gérant la vie des partis et de l'ensemble des lois liberticides instaurées par Ben Ali.

- La dissolution des conseils municipaux en lien avec le régime de Ben Ali, la nomination provisoire de nouveaux cadres de manière consensuelle dans l'attente de nouvelles élections municipales.

Parti communiste des ouvriers de Tunisie

Tunis, le 15 mars 2011



 

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Parti communiste des ouvriers de Tunisie

pcot@albadil.org

www.albadil.org

 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:40

ELECTIONS CANTONNALES

LA POSITION DE L URCF

 

Les élections cantonales s’inscrivent dans les lois de décentralisation qui, conformément aux directives de Bruxelles, avec « la fin des départements », visent à créer de « fortes régions», pôles européens de développement, mais au détriment de régions entières victimes de la casse des emplois, de l’exode des jeunes.

 

Certaines formations progressistes analysent la décentralisation comme une tentative de diminuer le rôle de l’Etat. Il n’en est rien, le réformisme a toujours eu l’illusion d’un « rempart » avec l’Etat, prétendument censé représenter « l’intérêt général », ce qui constitue une mystification puisque éludant sa nature de classe.

 

Au contraire, on assiste à un renforcement de l’appareil d’Etat, notamment des appareils répressifs et bureaucratiques afin d’affaiblir des départements « asphyxiés » et des communes de plus

en plus privées de finances (cf. la « suppression » de la taxe professionnelle) voyant leurs attributions se réduire comme peau de chagrin.

 

Pourquoi ? Parce que la bourgeoisie ne veut plus d’instances décisionnelles au plus près des gens et de leurs préoccupations…

tout en affaiblissant toute démarche revendicative nationale, puisque le gouvernement renvoie ses interlocuteurs sur toute une série de problèmes aux exécutifs locaux départementaux.

 

Tour de passe-passe, pour ne pas satisfaire les aspirations et revendications.

 

Contrairement aux accents démagogiques du PS (social libéral), les départements dirigés par ce parti et ses alliés n’ont pas défendu une politique alternative, mais ont géré loyalement, dans le cadre de la politique définie nationalement et des directives de l’UE (Union Européenne). Le PS prétend avoir modernisé les collèges, défendu l’écologie, défendu les emplois, mais cela relève de la rhétorique.

 

Les élections constitueront pour beaucoup, le moyen d’exprimer leur mécontentement, en votant pour l’une ou l’autre des listes de gauche, non par « adhésion », mais pour souligner le rejet massif de la politique de Sarkozy et en lui infligeant un revers.

 

L’URCF ne présentera pas de liste en raison de la censure par l’argent. Nous rallier sans conditions aux listes de « la gauche à gauche du PS » occulterait notre démarche révolutionnaire anticapitaliste générale et nous ferait endosser des propositions dont nous dénonçons la fausseté et les illusions, telles « la réorientation de l’argent » ou « une banque européenne au service de l’emploi », propositions qui n’ont aucune perspective de réalisation, puisqu’elles ignorent totalement la nature du système capitaliste et de ses lois économiques !

 

Ce qui ne veut pas dire opposition de principe à des campagnes communes avec d’autres forces de progrès, mais pour assurer l’indépendance du mouvement véritablement communiste, il faut travailler toujours plus à renforcer ce mouvement, en veillant à son unité dans l’action ; ainsi et ainsi seulement, les propositions et axes de luttes anticapitalistes influenceront les militants de base et électeurs sociauxréformistes, et exerceront une pression sur les appareils, les chefs.

 

De plus, « la boucle est bouclée » quand le parti de gauche, le PCF et d’autres se déclarent prêts à gouverner avec les Verts et le PS, défenseurs comme on le sait de l’UE et de la politique néolibérale du capital.

 

Ce serait donc mener campagne au premier tour pour continuer la même politique néfaste dès le second tour !

 

Notre campagne est centrée moins sur la forme (pour qui voter ?) que sur le fond : que faut-il avancer pour s’engager à faire payer, au moyen des luttes, la crise du capitalisme aux capitalistes ?

 

L’URCF travaille à forger un Front d’alternative populaire regroupant groupes et partis progressistes, antiimpérialistes, associations démocratiques, syndicats, associations de jeunes…

 

Nos tracts, et les interpellations des candidats, porteront sur des thèmes qui, alimentant des luttes politiques, constitueraient des éléments de rupture réelle avec la politique du capital :

 

- Dénonciation du non-respect du vote « NON » au référendum sur le

TCE (traité) ; lutte contre l’UE et le traité de Lisbonne !

 

-Opposition générale et globale à la politique de Sarkozy et à ses contreréformes !

 

-Dénonciation claire des chefs du PS (social-libéral), piliers de la dictature du Capital dans notre pays, du local au national.

 

- Défense des libertés démocratiques, NON à l’Etat policier, aux fichages et aux expulsions de Sanspapiers.

 

-Régularisation de tous les Sans-papiers !

 

- Abrogation de la constitution réactionnaire de la Vème République,

pour une Assemblée Constituante !

 

- suffrage universel à un tour, avec proportionnelle intégrale (liste nationale, municipale, cantonale, régionale).

 

- droit de révoquer les élus pour manquement aux engagements (contrat), corruption, malversations.

 

-lutte pour un contrôle populaire exercé par des assemblées de quartier regroupant les habitants de la commune, ces assemblées auront pouvoir de propositions et de contrôle y compris budgétaire.

 

- Lutte contre les délocalisations, les privatisations, les licenciements, les suppressions de postes dans la Fonction publique !

 

- De l’argent pour les travailleurs (recherche, santé, logement, éducation

 

- priorité à l’école publique -, transports…), pas pour le capital ni pour les guerres impérialistes !

 

- Retrait de la France de l’OTAN !

 

- Retrait des troupes françaises d’Afghanistan, d’Afrique !

 

- Faisons payer la crise par ses seuls fauteurs : les capitalistes !

 

URCF mars 2011

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:57

DÉCLARATION  DU CONSEIL POLITIQUE  DE L’ALBA-TCP.

Sur la situation politique en Libye.

El Conseil  Politique de l'Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique -TCP, partage la préoccupation mondiale sur la situation de conflit en Libye, avec la perte de vies humaines et exprime son intérêt pour que ce peuple frère  arabo-africain à atteindre une solution pacifique et souveraine au conflit armé qui se passe ici, sans ingérence étrangère en assurant l'intégrité territoriale de ce pays.

Le Conseil Politique de l'ALBA-TCP prend en charge l’initiative du processus de paix  et unité en cours du Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Hugo Chávez, de créer une   « Commission Humanitaire Internationale pour la Paix et l'Intégrité de la Libye", afin d'éviter une attaque militaire de l'OTAN et dans le cadre des efforts visant à faire la communauté internationale pour aider le peuple libyen.

Le Conseil Politique de l'ALBA-TCP rejette catégoriquement toute intervention de l'OTAN ou de la puissance étrangère en Libye et toute intention d'exploiter, sur les médias et opportunistes, la situation tragique créée pour justifier une guerre de conquête sur les ressources énergétiques et de l'eau, qui sont le patrimoine du peuple libyen et ne peuvent être utilisés pour se conformer à la voracité du capitalisme.

Le Conseil Politique de l'ALBA-TCP appelle l'opinion publique internationale et les mouvements sociaux dans le monde à se mobiliser dans l'opposition aux plans militariste et interventionniste en Libye.

A Caracas, le quatrième jour de Mars de deux mille onze.

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 09:31



L’Occident apprendra-t-il ?



par Boaventura de Sousa Santos



Le XIe Forum social mondial (FSM) a eu lieu [du 6 au 11 février 2011, NDT] à Dakar (Sénégal). En choisissant de se réunir en Afrique pour la deuxième fois (la première, c’était en 2007 à Nairobi), les organisateurs montrent leur volonté d’attirer l’attention sur les questions africaines et leur impact dans le monde. Ce qu’ils ne pouvaient pas deviner, c’est qu’au moment même où se tiendrait le Forum, l’Afrique du Nord ferait la Une des journaux du monde entier, que les protestations sociales contre la crise économique et contre les dictatures soutenues par l’Occident seraient aussi vigoureuses, aussi contagieuses, tout en étant fondées sur un principe de base du FSM : la radicalisation de la démocratie comme instrument de transformation sociale.

Les racines et les raisons de la solidarité du FSM avec les luttes sociales en Afrique du Nord échappent à la presse occidentale. Ce traitement médiatique révèle la double difficulté de l’Occident à apprendre de l’expérience du monde et à être fidèle aux principes et valeurs dont il prétend être le gardien. Depuis sa création, le FSM dénonce la non-viabilité de la politique économique, sociale et environnementale de l’actuel modèle économique néolibéral, dominé par le capital financier déréglementé, ainsi que le fait que les coûts globaux découlant de ce modèle ne se limitent pas aux pays les moins développés.

Une des causes de l’agitation sociale en Afrique du Nord est la profonde crise économique que connaît la région. On ne peut comprendre les protestations sociales de ces dernières semaines en Egypte sans se souvenir des grèves dans le textile des trois dernières années, qui, bien que violemment réprimées, n’ont pas retenu l’attention des médias occidentaux. Dix ans après que le FSM a tiré le signal d’alarme, le Forum économique mondial, réuni à Davos il y a quelques semaines, a déclaré que l’aggravation des inégalités sociales est le risque le plus grave (plus grave que le risque de dégradation de l’environnement) pour le monde dans les prochaines décennies. Ce que le Forum économique mondial ne dit pas, c’est que ce risque découle de la politique économique qu’il préconise depuis dix ans. En bon club de riches, il peut ressentir un soupçon de mauvaise conscience, mais non remettre en cause l’accumulation scandaleuse de richesses.

Vu du FSM, la crise de l’Afrique du Nord signifie l’effondrement de la seconde frontière de l’Europe développée. La première frontière est constituée de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne et de l’Irlande. Avec ses deux frontières en crise, le centre se fragilise et l’axe franco-allemand que l’on dit d’"acier" pourrait bientôt sembler fait de plastique. Plus profondément, l’histoire nous enseigne que la stabilité et la prospérité de l’Europe commence et se termine dans la Méditerranée. Pourquoi l’Occident (Europe et Amérique du Nord) n’apprennent-ils pas de l’histoire et des faits ? Pour nous, membres du FSM, l’Occident n’apprendra que lorsque ce qui arrive dans les périphéries ressemblera trop à ce qui se passe au centre. Nous n’en sommes peut-être pas loin, mais il se pourrait alors qu’il soit trop tard pour apprendre.

La solidarité du FSM avec l’Afrique du Nord est d’une autre nature : elle relève du respect inconditionnel des aspirations démocratiques des peuples. A cet égard, l’hypocrisie de l’Occident ne connaît pas de limites. Son objectif est d’assurer la transition pacifique d’une dictature pro-américaine et pro-israélienne - qui est en faveur de l’occupation coloniale de la Palestine par Israël, de la libre circulation du pétrole et du blocus de la bande de Gaza, qui est anti-Hamas, anti-Irak et pour la division Fatah-Hamas - vers une démocratie dotée des mêmes caractéristiques. C’est la seule façon d’expliquer la recherche obsessionnelle de la présence de fondamentalistes dans les manifestations et la déformation de la réalité quant à la nature politique et sociale des Frères Musulmans.

Les intérêts d’Israël et du pétrole ne permettront pas à l’Occident d’être cohérent avec les principes qu’il proclame dans cette région. Il n’a rien appris de la mort de cent mille Algériens à cause de l’annulation (qu’il soutenait avec enthousiasme) de la victoire démocratique du Front islamique du aalut (FIS), après les élections en Algérie de 1991. Il n’a pas appris non plus de la transformation de la bande de Gaza en un camp de concentration épouvantable, à la suite de la non-reconnaissance de la victoire électorale du Hamas en 2006. L’Occident n’apprendra-t-il que quand il sera devenu post-occidental ?

Boaventura de Sousa Santos, sociologue et professeur à la Faculté de sciences économiques de l’Université de Coimbra (Portugal).

Dakar, jeudi 10 février 2011

Traduction : Claire Liénart

Source "Groupe décolonial de traduction" : http://www.decolonialtranslation.com/francais/l-occident-apprendra-t-il.html

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 11:06

Chers amis, merci si ce n’est fait, de diffuser largement par tous moyens à votre disposition l’appel ci-dessous.Merci de le faire connaître aux journalistes, élus, syndicalistes, etc. de votre connaissance.

Georges Gastaud,

Président du COURRIEL

COMMUNIQUÉ du COLLECTIF CITOYEN D'ACTIONS

CONTRE LE TOUT-ANGLAIS

 

Parce que nous REFUSONS que l'anglais prenne une place plus importante que le français dans notre pays

(Travail, Enseignement supérieur, Éducation nationale, commerce, média, publicités...)


RASSEMBLEMENT samedi 19 mars, à 14 heures, à PARIS
devant la fontaine Molière, à l’angle de la rue Molière et de la rue Richelieu (1er arrondissement), (métro : Pyramides ou Palais-Royal.)

 

Non au tout-à-l’anglais ! Non à l’anglais partout !

Ne laissons pas assassiner la langue française !

 

Avec de fortes complicités dans les « élites » politiques et économiques de notre pays et de l'Union européenne, une politique d'arrachage linguistique, dont le peuple français n'a jamais pu discuter, se met en place : en violation de la Constitution et de la loi Toubon, il s'agit de substituer le tout-anglais à la langue française dans tous les domaines : commerce, enseignes, publicité, recherche, université, chanson, médias, etc.

Cette politique linguistique ne détruit pas seulement la langue française - qui est un des piliers de l'identité républicaine française -, elle ne sape pas seulement le socle linguistique de la francophonie internationale ; elle est également porteuse de lourdes discriminations et d’inégalités socio-linguistiques ; l'imposition insidieuse d'une langue unique menace en outre lourdement la liberté de pensée et la diversité culturelle en France, en Europe et dans le monde.

Sauvons la langue de Molière, de Diderot et de Hugo et appelons notre peuple, les francophones du monde entier et tous les amis de la liberté et de l'égalité entre les peuples, à entrer en résistance contre le totalitarisme linguistique et la colonisation culturelle !

Merci de diffuser cette information tout autour de vous, photocopies, copies, télécopies, courriels, tout est permis.

 

 

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 08:17

Succès massif de la grève du 23 février 2011

menée par le syndicat de classe le PAME en Grèce

 

La grève générale qui a été organisée en Grèce a connu un succès massif. Une fois de plus, le PAME a joué un rôle dirigeant dans les usines, les commerces, les bateaux, sur tous les lieux de travail.

Des dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses, de retraités, de chômeurs, de jeunes, d'immigrés, de travailleurs indépendants ont participé d'une façon massive et militante, dans une des grèves les plus importantes de ces dernières années, aux cortèges de grévistes du Front militant des travailleurs (PAME). Le Rassemblement militant des agriculteurs (PASY), le Rassemblement anti-monopoliste national des travailleurs indépendants et des petits commerçants (PASEVE), de la Fédération des femmes grecques (OGE) et du Front militant des étudiants (MAS) ont également participé aux défilés du PAME qui se sont tenus à Athènes et dans 72 villes Grecques au total. Les travailleurs ont rejoint les rangs des syndicats de classe d'une façon massive, apportant leur réponse aux politiques anti-populaires du gouvernement des sociaux-démocrates du PASOK, du capital, de l'UE, du FMI et des partis de la ploutocratie qui les soutiennent.

 

Dès l'aube, de nombreux piquets de grève étaient montés devant les grandes usines et sur les lieux de travail – des « ghettos » pour garantir le succès de la grève, afin que les travailleurs puissent avoir le soutien nécessaire pour briser l'intimidation patronale dans la pratique.

 

Il faut avoir en tête que, lors de cette grève, les menaces de licenciement brandies par le patronat, en pleine coopération avec les syndicats de collaboration de classe, ont été plus intenses que jamais auparavant, avec comme objectif de saper la grève par tous les moyens possibles. Néanmoins, ces menaces ont été mises en échec. Les forces sur des positions de classe sont prêtes à répondre à toute tentative éventuelle des employeurs de procéder à des licenciements ou à d'autres mesures contre les travailleurs après cette grève.

 

Dans le discours central de la manifestation, Giorgios Skiadiotis, membre du secrétariat exécutif du PAME, a évoqué entre autres :

 

« Nous demandons que le gouvernement cesse immédiatement les plans qu'il a préparés et menés pour la suppression des conventions collectives, la remise en cause définitive de la journée de 8 heures, du dimanche comme jour chômé. Nous vous appelons à une lutte continue dans chaque usine, dans chaque industrie, afin que nous puissions construire un puissant front de résistance. Nous demandons ici et maintenant des mesures pour la protection des chômeurs, des jeunes couples sur la base de nos propositions. Nous ne devons pas permettre et nous ne permettrons pas une nouvelle dégradation de nos droits à la sécurité sociale et aux services sociaux. Notre mouvement a des racines profondes et un grand avenir. Nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas renversé non seulement les mémorandums, les lois anti-populaires et les gouvernements mais la matrice qui les engendre, soit la propriété capitaliste. Ceux qui pensent que nous pouvons résister et battre le « talon de fer » des monopoles à travers des actions hâtives, mal coordonnées et mal préparées n'ont aucune idée de ce qu'est la lutte de classe ou alors trompe le peuple.

 

Que suggèrent en fait à la place du gouvernement du PASOK ceux qui nous appellent à la grève juste pour chasser le gouvernement du PASOK ? Un nouveau patron à la place du patron actuel ? De faire tomber « Moubarak » et laisser un autre « Moubarak » prendre sa place comme cela s'est passé en Egypte ? La question pour le peuple n'est pas de changer le personnel politique de la bourgeoisie pendant que les monopoles maintiendraient leurs positions mais de faire changer le pouvoir de mains. C'est-à-dire, une lutte pour une autre ligne politique et pour un pouvoir ouvrier et populaire. Si le mouvement manque d'une telle orientation, les luttes seront menées dans une impasse, elle se dégonfleront ».

 

G.Skiadotis a également fait référence au soutien internationaliste et à la solidarité de classe avec le PAME exprimés par les messages de dizaines de syndicats et de confédérations de classe venant du monde entier.

La manifestation de masse qui a été bien protégée contre l'activité d'agents provocateurs visant le Parlement. A Athènes, une délégation du Comité central du KKE, menée par la camarade Aleka Papariga, secrétaire générale du CC du KKE, a participé au rassemblement.

 

Les manifestants ont décidé d'un nouveau rassemblement militant pour le 10 mars. En ce jour, plusieurs activités, de grosses manifestations se tiendront dans le centre d'Athènes et dans d'autres villes, ainsi qu'à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 12:46

LIBYE :

DU SOULÈVEMENT À LA GUERRE CIVILE ?

Déclaration de l’Union des Révolutionnaires Communistes de France

 

Le soulèvement qui a éclaté en Libye, à partir de la province et notamment de la seconde ville du pays Benghazi, débouche sur de véritables massacres, d’après les journalistes, et peut  engendrer une guerre civile avec intervention (pour l’instant indirecte) des puissances impérialistes. A l’heure où nous écrivons ces lignes, certaines villes sont aux mains des opposants à Kadhafi.

 

Beaucoup d’organisations progressistes, en France, ont affirmé leur soutien aux insurgés « dans leur lutte pour la démocratie et la chute de la dictature ».

 

Toutefois, transposer mécaniquement les révolutions en cours en Tunisie et Égypte ne permet pas d’appréhender les événements et le soulèvement en Libye. Si la forme de gouvernement (le pouvoir personnel) est la même, le régime économique libyen est le fruit d’une révolution nationale-démocratique, certes inachevée et pourrissante, alors que les pouvoirs de Ben Ali et Moubarak étaient au service de l’impérialisme et de la bourgeoisie compradore.

 

Il faut, dans la mesure modeste de nos connaissances sur ce pays, prendre appui sur une approche de classe des phénomènes sociaux.

 

La Libye un long passé de pays colonisé

 

En grande majorité désertique, la Libye a longtemps été dominée par les tribus nomades (les Touaregs entre autres) qui s’adonnaient à l’élevage et à l’agriculture. Au début du XXème siècle, sans véritable structure étatique, les territoires libyens appartenaient à l’empire  ottoman, le mode de production était féodal. Le patriarcat religieux gérait les rapports amiliaux.

 

A partir de 1911, l’Italie va s’emparer de ces territoires et les transformer en colonie, en les divisant en entités « autonomes ». Une République tripolitaine fantoche voit le jour ; en Cyrénaïque, c’est un Émir qui dirige ce califat. Dans les années 30, l’Italie prend le contrôle direct de sa colonie.

 

Le peuple libyen, avec détermination et héroïsme, va s’opposer à l’occupation italienne. À l’issue de la seconde guerre mondiale, la Libye est partagée par les deux vieilles puissances coloniales sous mandat de l’ONU. La Tripolitaine et la Cyrénaïque étaient aux mains de la Grande-Bretagne, Fezzan (sud-ouest) aux mains de la France. Mainmise transitoire, car conformément aux décisions du sommet de San Francisco, l’ONU, sous l’influence du camp socialiste et de l’URSS, reconnut l’indépendance de la Libye en décembre 1951 à l’Assemblée générale des Nations Unies.

 

Dans le même temps, le mouvement communiste international jugeait alors que la Libye était formellement indépendante mais totalement dépendante économiquement. L’influence des impérialismes britannique, nord-américain et français était réelle, mais surtout géopolitique : constructions de bases militaires US dirigées contre les peuples arabes et les États socialistes.

En 1958, la découverte des immenses réserves de pétrole changea la donne. Dès l’indépendance, le roi Idriss 1er dirigeait un pays marqué par de fortes survivances féodales. Au sein de l’appareil d’État libyen se déclencha une bataille sur l’opportunité du développement économique à saisir avec la manne pétrolière.

 

La monarchie, servile vis-à-vis de l’impérialisme, fit appel aux compagnies pétrolières étrangères, et s’inscrivait dans la dépendance moyennant les rentes versées par ces compagnies aux éléments compradores.

 

En 1969, l’armée, par la voix de ses jeunes officiers, exprimait des positions nationalistes. Un putsch militaire renversa la monarchie. Ce ne fut pas une insurrection populaire. Toutefois, les officiers, dirigés par le lieutenant Kadhafi, bénéficièrent du soutien massif de la population.

 

Le Monde écrivait alors : « Les évènements de Libye risquent fort de déborder ce cadre régional et arabe : la position stratégique qu’occupe ce pays au coeur du bassin méditerranéen, l’importance de ses richesses pétrolières et de ses liens qu’il avait préservés jusqu’à présent avec les puissances anglo-saxonnes font du coup d’état de Tripoli un évènement international… pas pour déplaire à Moscou ». L’article se concluait par un véritable appel à l’intervention : « Jusqu’à quand les puissances occidentales pourront-elles éluder les problèmes qui en découlent ? ».

 

Commençait alors une nouvelle page de l’histoire libyenne.

 

Le cours national-démocratique

 

Très vite, le corps des officiers derrière Kadhafi, composé de manière hétérogène et inégale, de nasséristes, de nationalistes de gauche, d’islamistes, de quelques marxistes, va engager le pays dans de réelles transformations sociales à caractère anti-impérialiste : nationalisation du secteur pétrolier, politique de subvention par l’État du prix des produits de consommation courante, formation de comités révolutionnaires et populaires assurant l’autogestion de 1500 communes. La Libye adopte le nom officiel de « Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire et Socialiste ». Jamahiriya pouvant se traduire par « État des masses ».

 

Plusieurs réflexions sur cette appellation.

Les révolutions nationales-démocratiques n’ont pas le même développement selon la classe qui va conduire le processus révolutionnaire. Si elles sont dirigées par la classe ouvrière et son Parti communiste en alliance avec la paysannerie, comme pivot du Nouvel État démocratique populaire (Chine en 1949, Vietnam, Corée populaire, Cuba), la finalité sera de poursuivre, de manière continue, la révolution, pour lui donner un caractère socialiste et donc anticapitaliste. La réalité historique a montré toute la complexité de cette tâche, puisque parallèlement, il faut atteindre les bases matérielles permettant l’édification du socialisme.

 

En Libye, derrière « l’État des masses » se cache un pouvoir de plusieurs classes : bourgeoisie nationale lésée par le régime monarchiste, couches moyennes citadines, technocrates et jeunes officiers ; de plus, il fallait, pour le pouvoir, compter avec le poids des tribus. La classe ouvrière est faible numériquement et issue pour l’essentiel de l’émigration des pays voisins ; il n’existe pas, dans ce pays, de parti communiste.

 

Le cours national-démocratique, sous un tel pouvoir, ne peut qu’être inachevé, puisque les couches sociales qui le dirigent, penchent vers le développement capitaliste et l’élimination du capitalisme d’État qui entrave jusqu’à un certain point leur « liberté d’entrepreneurs ».

 

La proclamation « socialiste » de la République Libyenne doit être jugée à l’aune des rapports de production réels (existence du capitalisme d’État et privé), pas sur de simples déclarations. Le capitalisme d’État a joué un rôle progressiste durant la phase ascendante de la révolution libyenne, mais n’a jamais constitué un secteur socialiste au sein de l’économie libyenne.

 

Le « Livre vert » de Kadhafi préconisait une « troisième voie » entre capitalisme et « socialisme marxiste », une sorte de « socialisme fondé sur l’islam ».

 

Quant à la référence, dans la dénomination de l’État, aux mots « arabe » et « libyenne », elle reflétait par contre la réalité. « Arabe », car la Libye de Kadhafi a oeuvré à l’unité du monde arabe, comme le prouvent les nombreuses fusions - souvent précipitées - avec tel ou tel pays voisin, sans lendemain d’ailleurs. De même, il faut mentionner la politique panafricaine du régime. « Libyenne » : le terme prend une certaine résonance aujourd’hui, car son unité est fragile ; les colonialistes et les impérialistes ont toujours opposé une province à une autre, et rêvé de sécessionner ce pays.

 

La Libye de Kadhafi a constitué un allié incontestable pour le mouvement de libération nationale palestinien. En 1978, cela déclenchera la riposte de Washington, qui déclarait que la Libye serait le premier État contre lequel les Nord-Américains prendraient des mesures de rétorsion à cause de sa position sur la Palestine.

 

La révolution nationale-démocratique libyenne se déroulant sur un territoire grand comme près de 5 fois la France, avec 9 fois moins d’habitants, elle a à son actif d’incontestables réalisations. De l’économie féodale, on est passé à l’urbanisation de la société. Grâce au pétrole, le PNB a été multiplié par 25, malgré les handicaps de la chute des cours du pétrole à certaines périodes et de l’embargo lancé par les États-Unis et l’UE.

 

Le statut de la femme a connu une transformation radicale. Au système féodal patriarcal, oppresseur des femmes avant la révolution, a succédé une politique d’émancipation qui a porté ses fruits : scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, écoles mixtes en primaire, âge légal du mariage pour les filles porté à 20 ans (alors que sous le féodalisme, des filles pré-nubiles étaient mariées !). La majorité des étudiants à l’université sont des filles.

 

Le niveau de vie a augmenté surtout durant la phase ascendante de la révolution. Il est un des plus élevés d’Afrique, et la Libye est le premier pays sur ce continent pour l’IDH (indice de développement humain).

 

L’impérialisme contre la Libye indépendante

 

La Libye est souvent dénoncée comme « État terroriste ». Dans les années 2000, elle a reconnu être à l’origine de plusieurs attentats contre l’aviation civile de plusieurs États occidentaux, comme celui de Lockerbie qui fit 270 victimes en 1988.

 

Mais peu de commentateurs évoquent la guerre terroriste préalable de l’impérialisme. En février 1973, un Boeing 727 libyen d’« Arab Airlines » fut abattu sur le Sinaï (Égypte) par l’armée israélienne, ce qui occasionna 110 morts.

En 1986, l’US Air force bombarde la Libye, notamment Tripoli et Benghazi, occasionnant plusieurs centaines de victimes. L’administration Reagan lance un boycott de la Libye (suivi par l’UE) et organise un attentat contre Kadhafi qui échoue.

 

Un glissement à droite de la révolution nationale-démocratique

 

Autour de 2000-2001, le régime a perdu ses liens avec les masses. On constate une forte bureaucratisation des directions, une partie de l’appareil d’État s’accapare plus ou moins légalement les biens publics. Cela se traduit par une stagnation économique, le développement du marché noir et de la corruption. Le pouvoir de Kadhafi s’est incontestablement sclérosé, son seul titre officiel de « Guide de la Révolution » lui évite d’être responsable, par exemple devant le Parlement. Certaines de ses prises de position sont caricaturales et nuisent à la Libye.

 

Face à la crise montante, le régime répond par un glissement à droite et la répression. Au sein de la révolution vieillissante et pourrissante, la bourgeoisie a consolidé ses positions. Le cours nationaldémocratique est toujours transitoire : ou la révolution avance et satisfait toujours plus les besoins de la population, ou elle stagne, puis régresse vers le capitalisme. La bourgeoisie est issue à la fois de l’économie d’avant la révolution, mais aussi des acteurs et bénéficiaires de la révolution, notamment ce qui est devenu la bureaucratie d’État qui, par intérêt de classe, aspire à liquider tout ce qui entrave la loi de la valeur, d’où son penchant pour les privatisations.

 

Le régime a donc initié un appel à l’initiative et au secteur privés, ce qui a renforcé la détermination de la bourgeoisie à liquider les conquêtes de la révolution nationale.

 

Parallèlement, Kadhafi allait s’engager dans la voie des concessions aux États impérialistes avec le démantèlement du programme nucléaire (en réalité monnaie d’échange) et les offres libyennes de prospection commune des champs pétrolifères. C’est le sens de l’invitation de Sarkozy, en décembre 2007, qui voyait déjà la Libye comme partenaire de sa nébuleuse et très impérialiste Union pour la Méditerranée qui a pris l’eau avec le renversement de Ben Ali et Moubarak !

 

Sur le plan politique, dans les années 2000 et jusqu’à la période récente, les observateurs parlaient de « perestroïka » libyenne autour de Saïf Al-Islam, le fils de Kadhafi. En effet, ce dernier prônait « l’ouverture démocratique » et le dialogue avec les islamistes des Frères Musulmans autour d’un projet de nouvelle constitution fondé sur la liquidation des pouvoirs des comités populaires révolutionnaires et la présidentialisation du régime. En réalité, c’est un programme de rupture avec le cours nationaldémocratique.

 

Politique qui a rencontré le soutien et l’intérêt de plusieurs puissances comme les États-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne.

 

L’opposition libyenne

 

Le principal courant d’opposition est celui des islamistes des Frères Musulmans, courant qui a été renforcé par la politique de Kadhafi dans la récente période : dimanche dernier, le régime a libéré 110 prisonniers islamistes qui se sont joints au soulèvement !

 

Leur activité clandestine et sur le web s’appuyait sur le prêche de certains imams. La ligne directrice des islamistes était plutôt de chercher un compromis avec le régime, pour opérer sa transformation constitutionnelle. Depuis le soulèvement, ils y jouent probablement un rôle actif.

 

Les autres secteurs de l’opposition appartiennent aux tenants de l’ancien régime : monarchistes, réactionnaires pro-impérialistes.

 

Certaines tribus se sont rangées derrière l’opposition. En Libye, chaque tribu a des armes, au nom de la « défense populaire ». Agissent sans doute aussi des partisans de la démocratie bourgeoise sur le modèle occidental.

 

Enfin, peut-être les plus nombreux dans l’action (mais pas forcément la tête du mouvement), la jeunesse et les travailleurs les plus modestes qui souffrent du chômage (30 % de la population active), de la hausse des prix et parmi eux, sans doute des partisans de donner un nouvel élan à la révolution nationaledémocratique contre les « thermidoriens » libyens.

 

Du soulèvement à la guerre civile internationalisée ?

 

L’URCF affirme sa solidarité avec le combat de ceux qui veulent plus de démocratie véritable et populaire, la satisfaction des besoins, une politique indépendante de la Libye (mise à mal ces dernières années), le droit aux libertés fondamentales : presse, opinions, réunions.

 

L’URCF dénonce la répression meurtrière qui a occasionné plusieurs centaines de morts. Un régime démocratique et populaire ne tire pas sur la foule, quand celle-ci revendique pour ses aspirations ; il cherche au contraire à écouter les travailleurs et à corriger sa politique. Le choix par le régime du toutrépressif a porté le pire coup qu’il pouvait donner parce qu’il s’est discrédité. Les propos de Kadhafi dénonçant les manifestations de « misérables », tout en affirmant que dans son pays « le peuple est déjà au pouvoir », sont au coeur des contradictions d’un régime chancelant, mais qui défendra chèrement sa peau. Notons, au passage, les mensonges médiatiques de journalistes et d’hommes politiques, comme le ministre des Affaires étrangères britannique, qui avait évoqué la fuite de Kadhafi pour le Vénézuela !

 

Concernant le soulèvement en cours, qui s’est traduit aujourd’hui par la prise de Tobrouk et peut-être le contrôle de l’Est libyen, il doit être appréhendé à partir des éléments que nous avons évoqués précédemment. Aujourd’hui, à Tobrouk, on a pu voir aussi les contradictions de l’opposition anti-Kadhafi : certaines pancartes évoquaient la « Libye libre », mais une autre pancarte a longuement été filmée avec pour inscription, sur fond de bannière étoilée américaine, « Oil for west »( « du pétrole pour l’occident » !) .

 

Tout soulèvement ne peut être qualifié de révolution par les marxistes. Ce n’est pas la forme qui est déterminante - violence, occupation de bâtiments, contrôle de quartiers et de ville -, mais le contenu de classe du mouvement. Une révolution, c’est l’élimination des structures économiques et politiques réactionnaires, le développement de la démocratie avec des droits nouveaux et élargis au peuple travailleur.

 

Un soulèvement peut s’avérer contre-révolutionnaire, même s’il est de masse, si sa direction est réactionnaire et vise à retourner à l’ordre ancien ou à renforcer le mode de production capitaliste et la dépendance à l’impérialisme.

 

Les révolutions tunisienne et égyptienne qui n’en sont qu’à leurs débuts, ont suscité de très vives inquiétudes dans les capitales des États impérialistes. Ces derniers rêvent sans doute d’installer une tête de pont entre l’Égypte et la Tunisie. En Libye, Turkish petroleum vient de découvrir dans le sud-ouest une importante réserve de pétrole. Cela aiguise les appétits des magnats du pétrole qui veulent contrôler toujours plus les richesses pétrolières et gazières de la région. La perte de régimes dictatoriaux et à la botte, en Égypte et en Tunisie, a constitué un coup très dur à la politique d’hégémonie nord-américaine. La tentation, visiblement, existe, comme le montrent les appels des capitales occidentales « au boycott » (inexistants pour Moubarak et Ben Ali), d’opérer un changement en Libye, y compris militairement ; certaines voix s’expriment déjà en ce sens.

 

Les déclarations de dirigeants d’États impérialistes, au cours des dernières heures, ne laissent pas d’inquiéter sur une possible intervention de l’OTAN en Libye. L’URCF exprime sa ferme opposition à toute ingérence et intervention étrangère politique et armée. C’est au peuple libyen et à lui seul d’opter pour sa propre voie de développement, de surmonter le chaos et de stopper les violences, afin de satisfaire ses revendications démocratiques et sociales.

 

 

URCF, le 23 février 2011

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 09:02

Communiqué de l’UJFP, Union Juive Française pour la Paix,

section de Lyon

 

 

Le CRIF organisait à Lyon le 17 Février dernier son dîner annuel et, comme chaque année, dictait aux politiques et aux médias présents leur feuille de route pour l'année en cours.

C'est chose faite !

 

Le Progrès du 18 février rendait compte de cet événement dans sa rubrique « religion et croyance », sous le titre : L'appel au boycott d'Israël : une discrimination imbécile !

 

Non ! Critiquer la politique israélienne, critiquer cet État qui viole impunément le droit international, les Conventions de Genève, le droit humanitaire international, n'est en rien faire acte d'antisémitisme, ne relève d'aucune « discrimination imbécile » comme le prétendent les représentants du CRIF.

Non ! Il s'agit plus exactement d'une prise de conscience majeure de la société civile internationale, de la société civile française, d'une réponse fraternelle à l'Appel lancé en juillet 2005 par l'ensemble de la société civile palestinienne (172 organisations, partis et syndicats) au monde entier.

Une prise de conscience indignée, face à la complaisance de la communauté internationale vis à vis d'Israël (tel le récent véto opposé par les États-Unis au projet de résolution arabe parrainé par 130 pays, condamnant la politique de colonisation israélienne dans les Territoires Palestiniens Occupés, alors que les 14 autres membres ont voté en faveur de ce texte), celle de l'Europe, celle de la France en particulier.

Ainsi, la Campagne Internationale BDS :

 

Boycott, Désinvestissements, Sanctions

 

est bien une stratégie pleine de dignité, basée sur le droit pour une paix juste jusqu'à ce qu'Israël se conforme au droit international et respecte les droits inaliénables du peuple palestinien.

 

Devons-nous craindre que l'on appelle à ne plus acheter des produits « fabriqués par les juifs » s'interrogent ces Messieurs ?

 

C'est un argument particulièrement pervers qui assimile les juifs français aux Israéliens qui approuvent et participent à la colonisation continue de la Palestine, au blocus, aux massacres des civils et à la destruction de Gaza, aux massacres en tout genre dans les Territoires Occupés, à l'occupation continue de Jérusalem-Est, à la politique d'apartheid en Israël même à l'encontre des palestiniens de l'intérieur qui représentent prés de 20% de la population.

Cet amalgame entre juifs français et les citoyens israéliens est inadmissible.

 

Cet argument que nous affirmons pervers exacerbe les replis communautaristes, exacerbe le racisme, l'antisémitisme, ces maux que tout le monde prétend combattre.

 

Comment, sans ridicule peut-on attaquer les intellectuels et les hommes de culture juive qui se joignent à cette campagne internationale ?

 

Attaquer Stéphane Hessel – Résistant, Déporté, Ambassadeur de France, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948 ?

Comment nier à ce point les valeurs juives universelles portées par nos pères ?

Ces attaques sont indignes. Tout comme les propos de l'Ambassadeur d'Israël tenus ce soir là et ceux des politiques français eux aussi présents.

 

Non M. l'Ambassadeur, les économies israéliennes et celles – palestiniennes – des Territoires Occupés et de Gaza n'ont pas partie liée, comme la corde et le supplicié pendu, il n'y a entre les deux aucun point commun :

– l'un est spoliateur – Israël – celui qui accapare les terres, accapare l'eau, détruit tous les moyens de production,

– l'autre est le spolié – le peuple palestinien – réduit à la pauvreté absolue, victime d'un blocus implacable comme les Gazaouis, victimes d'une politique de destructions massives ne permettant aucune activité économique, victime d'une politique d'apartheid pour les Palestiniens vivant en Israël.

C'est à cette aune que nous devons comprendre l'opération de charme lancée cet hiver par la société israélienne Agrexco intitulée « fraises de Gaza », opération destinée à masquer les importations illégales en France et en Europe des produits cultivés dans les Territoires Occupés, opération dénoncée par les agriculteurs palestiniens eux-mêmes, dénoncée par les associations françaises, constat d'huissier à l'appui, mettant en évidence que cette entreprise israélienne exporte illégalement des produits issus des colonies dans les Territoires Occupés.

Enfin, le soutien de Mme Rama Yade à ces propos, son souci à ce que Israël « vive en paix et en sécurité » sans tenir compte des droits des Palestiniens à ce que – eux aussi – vivent en paix et en sécurité, à l'heure où les peuples du Maghreb et du Moyen-Orient se libèrent de leurs bourreaux, témoigne de l'aveuglement de nos dirigeants politiques face aux bouleversements auxquels nous assistons actuellement.

Reste cette question majeure : Au nom de qui parle le CRIF et qui prétend-il représenter ?

Il est clair pour nous, juifs français progressistes, que le CRIF – comme il s'obstine à le faire croire – ne représente pas les juifs de France, tous les juifs de France.

Plus exactement – et son discours au cours de ce dîner est on ne peut plus clair – le CRIF est aujourd'hui en France le porte-parole des gouvernements israéliens successifs, de celui aujourd'hui, d'extrême droite avec lequel il semble n'éprouver aucune contradiction.

En clair, le CRIF ne nous représente pas, il ne peut parler en notre nom !

Tout comme l'État israélien n'est pas notre État, ne peut commettre ses crimes en notre nom !

Michel Warshawski – opposant israélien anti-colonialiste – l'a bien exprimé au cours du dîner de l'UJFP à Lyon en octobre 2009 devant les politiques de la région présents à propos du boycott :« Il s'agit d'une question d'hygiène publique, de civilisation des relations internationales ».

 

L' UJFP Lyon

le 22 février 2011

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:07

Si le peuple était intelligent

 

Je dirais tout n’est pas perdu,

 

Il est servile c’est entendu

 

Mais il en est pleinement conscient,

 

Malheureusement c’est affligeant

 

Il ne sait qu’aboyer dans la rue

 

Sans jamais savoir garder en vue

 

Que pour accéder à la victoire finale

 

Il faut organiser la grève générale.

 

Si le peuple défendait la Liberté

 

Je dirais tout n’est pas perdu,

 

Il est bête c’est entendu

 

Mais il sauvegarde sa Dignité,

 

Malheureusement c’est désolant

 

Il tient à garder les prisons

 

Et réclame l’application

 

De l’injuste loi du Talion.

 

Car pour établir sa souveraineté

 

Il devra construire le Socialisme

 

Et garder l’objectif du Communisme

 

Pour pouvoir ne plus jamais être exploité.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:00

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN c/o Maison du Peuple, 147, av. du Gal Frère, 69008 LYON

Contact : 06 01 91 52 18  courriel : palestine69@orange.fr  Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr

COMMUNIQUE

Réponse à l'article du quotidien "Le Progrès" du 18.02.2011 :

Pour le boycott le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) à l'égard de l'état d'Israël !

Le collectif 69 de soutien au peuple Palestinien s'insurge contre les propos tenus par divers participants au dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) du 17 février et rapportés par le journal "Le Progrès" du lendemain sous le titre provocateur : L'appel au boycott d'Israël "une discrimination imbécile" (lire ci-dessous).

Tout d'abord personne n'a parlé de discrimination imbécile lors du boycott de l'Afrique du Sud de l'Apartheid, il semblait alors qu'il allait de soi que ce mouvement citoyen oeuvrait dans le sens du respect des droits de l'homme et de la non discrimination raciale. Et c'est bien dans le sens de ces principes universels que se placent les militants du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Comme d'habitude, les défenseurs aveugles de l'Etat d'Israël font jouer la corde de l'antisémitisme, et le boycott des produits israéliens devient dans leur bouche le boycott de produits fabriqués par les juifs !. Et par deux fois (!) l'article enfonce le clou, l'antisionisme serait de l'antisémitisme déguisé. Mais ce n'est pas la communication (pour ne pas parler de propagande) rabâchée qui transforme les faits.

Israël est un état voyou qui ne respecte ni la 4° convention de Genève sur les territoires colonisés, ni les résolutions de l'ONU la concernant. Et ce ne sont pas les militants qui délégitiment l'état d'Israël, celui-ci y arrive très bien tout seul !

Plus loin, Richard Prasquier tombe dans le cynisme le plus noir : comment peut-il oser se faire le défenseur des producteurs de Gaza !  Comment peut-on lire ces lignes alors qu'un blocus ILLEGAL affame en ce moment 1,5 million de personnes et a détruit l'économie de la bande de Gaza, alors que l'opération plomb durci, approuvée des deux mains par le CRIF a tué 1400 personnes !

Plus loin Rama Yade agite le deuxième fétiche derrière lequel tous les arguments sont censés s'évanouir, "la paix et la sécurité d'Israël", comme si la paix et la sécurité des palestiniens, elle, ne comptait pour rien, alors que c'est elle qui est quotidiennement mise à mal  !

Nous dénonçons ces propos aveugles et partisans tenus devant des personnalités politiques dont on attendrait une autre attitude. A Michel MERCIER, qui prétend poursuivre les auteurs des appels au boycott, et qui est notre garde des sceaux, nous déclarons que si le gouvernent UMP auquel il participe ne fait rien et se contente de parole pour défendre le droit international, c'est à nous citoyens d'agir par le boycott, le désinvestissement et les sanctions à l'égard d'Israël.

Nous dénonçons également la complaisance d'une certaine classe politique qui par électoralisme soutient l'indéfendable.

Encore une fois, malheureusement, le CRIF (qui ne représente pas tous les juifs de France) se complait dans la confusion des genres et se fait l'ambassadeur aveugle de l'Etat d'Israël en France.   

Pour éviter la confusion des genres nous demandons au Progrès de LYON de publier notre droit de réponse dans la rubrique politique et non pas, comme l'article initial dans la rubrique religion et croyance où il n'a rien à faire !  

Jérôme Faÿnel, Président du Collectif 

L'article du quotidien "Le Progrès" du 18.02.2011 

http://www.leprogres.fr/religion-et-croyance/2011/02/18/l-appel-au-boycoot-d-israel-une-discrimination-imbecile

 

Quand pensez vous laissez vos commentaires !!!

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