Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du CDRM / Encyclopédie-Marxiste.com
  • Le blog du CDRM / Encyclopédie-Marxiste.com
  • : Blog du site: www.encyclopédie-marxiste.com créer par le CDRM Centre Documentation Recherches Marxistes
  • Contact

Profil

  • cdrm
  • blog du cdrm et du site www.encyclopedie-marxiste.com
  • blog du cdrm et du site www.encyclopedie-marxiste.com

Recherche

21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 05:59

Processus electoral en côte d’ivoire :

 ce que doit faire le peuple ivoirien pour l’exercice de sa souveraineté

Les hauts-bourgeois ivoiriens n’ont de cesse d’écrire et de répéter que la démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Cela est écrit noir sur blanc à l’article 30 de la constitution ivoirienne. L’article 31 de la même constitution stipule, pour être plus précis, que la souveraineté appartient au peuple.

La même constitution ne prescrit pas de mandat représentatif à vie ; en particulier, le mandat présidentiel est limité. En effet, l’alinéa 1 de l’article 35 de la même constitution dispose : « le président de la république est élu pour 5 ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois ».

Malgré toutes ces belles déclamations, les hauts-bourgeois mènent une politique qui empêche le peuple d’exercer sa souveraineté. Le peuple ivoirien se trouve au moment actuel dans une situation où il est face à son destin vu que son droit souverain est bafoué. En effet, le mandat présidentiel et les mandats parlementaires sont devenus caducs depuis bientôt 5 ans. Tous les mandataires dont les mandats sont périmés, à commencer par le président de la république, ne sentent aucune gêne et ne font montre d’aucune volonté de remettre au peuple les sièges qu’ils occupent, désormais, de façon illégitime et illégal. Malgré les grandes souffrances du peuple, malgré les cris de douleurs du peuple, ces dames et ces messieurs, se disant représentants du peuple, se sont bouché les oreilles et se sont fermé les yeux pour ne rien entendre et pour ne rien voir.

Face à  cette situation d’imposture, une chose est certaine, le peuple prendra tôt ou tard ses responsabilités et ce en dépit des manœuvres de certaines forces politiques pour le maintenir dans l’apathie et les illusions. Et surtout que le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) l’aide chaque jour à diagnostiquer son mal et à identifier les meilleurs remèdes.

Le remède le plus efficace conseillé par le PCRCI, c’est l’organisation. En effet, un peuple organisé en comités de travailleurs salariés, en comités de paysans, en comités d’artisans, en comités de commerçants, en comités de femmes, en comités de jeunes, en comités d’étudiants et élèves, etc., devient un peuple invincible, capable de faire front à tout imposteur.

Le peuple ivoirien connaît bien ceux qui ne veulent pas organiser les élections et qui veulent donc prolonger sa souffrance. Il a pris la mesure de ces derniers et se prépare à prendre ses responsabilités face à eux. L’irruption de tout « sauveur » ne peut que constituer une diversion. Dans la situation actuelle, les dangers de diversion peuvent survenir de plus d’un côté. Le danger  de diversion le plus à craindre, c’est un coup d’état militaire. L’histoire ivoirienne indique que face à la menace de confiscation du pouvoir en 1999 avec l’élaboration d’une constitution et loi électorale antidémocratiques ainsi que la diffusion de la thèse réactionnaire de l’ivoirité, des putschistes ont fait irruption sur la scène politique et ont fait croire au peuple qu’ils pouvaient résoudre les problèmes qui assaillaient alors les ivoiriens. Pour sortir de ce régime militaire, le peuple ivoirien a dû consentir de gros sacrifices. Le régime civil issu du référendum et de l’élection présidentielle organisés par les militaires n’a jamais voulu ou n’a jamais pu se défaire de l’hypothèque militaire. Moins de deux ans après sa mise en place, le régime civil baptisé "refondation" a commencé à étaler son incapacité à gouverner. Avant que le peuple n’ait le temps de trouver la solution face à la faillite annoncée de la refondation, un nouveau groupe de "sauveurs" a surgi en septembre 2002, sous la forme de coup d’état-rébellion. On voit aujourd’hui comment les tentatives de "faire le bonheur" du peuple à la place de celui-ci ont échoué.

Après ces expériences de pouvoir militaire (Comité National de Salut Public) et de pouvoir militaro-civil dénommé refondation associée aux "ex-rebelles" qui se sont révélées calamiteuses le peuple ivoirien devrait être prémuni contre ces types d’issues qui ne résolvent aucun problème mais qui en créent de nombreux autres. A preuve : la crise économique n’a pas été solutionnée ; le peuple ivoirien continue de vivre de plus en plus difficilement ; il a toujours du mal à se soigner, à scolariser ses enfants, tout cela comme avant les coups d’état ; en plus, le pays est plongé dans une guerre civile réactionnaire qui est devenue le prétexte pour l’exploitation accrue du peuple. Si vous relevez les incompétences du pouvoir en place, vous trouverez toujours des thuriféraires pour répondre systématiquement que c’est parce qu’il y a la guerre que le gouvernement ne résout aucun problème ; une guerre qui a pourtant généré de nombreuses grosses fortunes dont les signes ostentatoires s’étalent devant tout le monde.

L’histoire de la Côte d’Ivoire fait mine de bégayer puisque que septembre 2009 a beaucoup de traits communs avec septembre 1999. Le risque de confiscation du pouvoir est identique. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’est pas impossible que de nouveaux vendeurs d’illusions aient envie de tromper à nouveau le peuple. Il importe alors de mettre le peuple en garde contre les tendances putschistes de tous bords en indiquant que les actions de ces derniers ne viseront, comme celles de leurs prédécesseurs, que le but suivant : prendre le peuple de vitesse pour l’empêcher de résoudre convenablement ses problèmes, par la révolution.

Le peuple ivoirien n’est nullement désarmé face à la situation actuelle, bien au contraire. L’histoire universelle enseigne que le peuple peut exercer sa souveraineté de l’une des deux manières suivantes :

1°) déclencher une insurrection contre des institutions devenues illégitimes et illégales, mais qui usent de la violence réactionnaire pour confisquer le pouvoir ; cette insurrection permet au peuple de mettre bas les institutions décrépies et de se doter d’institutions nouvelles reflétant sa volonté ; en plus de résoudre de nombreux autres problèmes importants, l’insurrection crée les conditions d’élections souveraines.

2°) exercer la pression politique sur les institutions (Présidence, Gouvernement, CEI) en place pour obtenir l’organisation d’élections souveraines  au cours desquelles le peuple s’exprime sans que l’expression de sa volonté ne puisse être entravée par la violence réactionnaire ou la manipulation des institutions. Dans le contexte actuel, cette pression est en cours ; l’opération d’identification a été clôturée en fin juin 2009 contre la volonté de ceux qui exigeaient que ce processus ne prenne pas fin ; le combat se situe maintenant au niveau de l’obtention d’une liste électorale définitive n’excluant aucun citoyen ivoirien, l’obtention des cartes d’identité et des cartes d’électeur par tout ivoirien, l’organisation d’élections générales dans un contexte débarrassé des lois et décrets d’exception qui interdisent les manifestations publiques.

La vraie solution aux problèmes actuels ne peut être trouvée que par un peuple conscient, s’appuyant sur ses comités de lutte, obligeant les tenants du pouvoir à organiser des élections souveraines, ou dans le cas contraire, s’insurgeant contre les institutions qui seraient devenues illégales et illégitimes, pour les remplacer par de nouvelles institutions (un Gouvernement Révolutionnaire Provisoire, une nouvelle constitution servant de base pour des élections permettant au peuple de s’exprimer).

Abidjan, le 16 septembre 2009.

Le Comité Central

Partager cet article

Repost 0
Published by cdrm - dans Divers Textes
commenter cet article

commentaires