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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 07:53

En lutte, en marche,

Unis contre le capital !

 

Pandémie : épidémie qui s’étend sur un ou plusieurs continents…

À en croire l’affolement médiatique de ces dernières semaines, les ravages de la crise économique actuelle passeraient au second plan face aux menaces de pandémie née en terre mexicaine. L’écran de fumée se déchire pourtant sous l’effet de constats tels que le nombre heureusement faible de décès dus à la grippe porcine, le lien entre ces décès et la pauvreté des victimes, l’explosion des profits des laboratoires pharmaceutiques produisant le vaccin anti-grippal, la responsabilité écrasante de la ferme industrielle américaine installée à Veracruz…

 

Contagion de colère ouvrière et populaire

Cette campagne vise à diffuser la peur, alliée objective de la résignation et de la soumission aux puissances d’argent. C’est aussi une réponse aux luttes des derniers mois, aussi bien dans les entreprises que dans les manifestations de rue, qui montrent le potentiel de révolte ouvrière et populaire grandissant au fil des mois : Fulmen, Sony, Caterpillar, Molex, 3M, Continental…, longue liste de boîtes où s’exprime, par des formes de lutte radicales, cette révolte de travailleurs contre les fermetures et les licenciements ; sans oublier les trois mois de grève dans les universités, les nombreuses mobilisations dans les services publics (hôpitaux, écoles, EDF, postes, notamment), et les millions de grévistes et de manifestants lors des journées interprofessionnelles.

 

Les racines du mal : l’axe capitaliste monopoles /pouvoir politique

Si la colère est aussi forte, c’est qu’elle se nourrit non seulement de souffrances effectives sur le lieu de travail et dans la vie quotidienne, mais aussi de la conscience plus aiguë d’avoir à payer doublement la crise capitaliste : à travers l’exploitation patronale qui se renforce dans la recherche effrénée du profit maximum ; à travers une politique gouvernementale qui renforce cette exploitation par la casse des acquis sociaux et des services publics. Après deux ans de politique sarkozyste réactionnaire, dont la poursuite aggrave les effets de la crise, les masques du système capitaliste tombent les uns après les autres : l’État active tous ses leviers répressifs et aliénants (police, justice, armée, medias, églises, éducation, etc.) pour affermir sa dictature de classe au service des monopoles.

 

Le « syndicalisme rassemblé », anesthésiant des luttes ?

Face à cet axe Etat-Monopoles, les travailleurs et les jeunes ont, eux, des leviers autrement plus puissants à opposer : leur nombre et leur capacité à bloquer la production pour la construction d’un rapport de forces dont la puissance de masse et la durée, seules, pourront faire reculer le Capital. A cet égard, on ne peut que dénoncer la stratégie des directions syndicales nationales qui se retranchent derrière une sacro- sainte unité de façade pour espacer démesurément les « journées d’action », appeler à des mobilisations hors temps de travail, attendre la réponse prochaine du «divin Sarkozy», supplier le patronat de relancer le « dialogue social », et programmer des « groupes de travail » faute de plate-forme revendicative. Non vraiment, ce n’est pas sur ce syndicalisme-là, relais des intérêts de la classe capitaliste que les travailleurs peuvent compter.

 

Le seul remède : la lutte multiforme et continue jusqu’à la victoire !

Sur les lieux de luttes, nombreuses sont les réactions de rejet contre ces pratiques d’aménagement (rappelons-nous les dirigeants syndicalistes de Caterpillar conspués par les grévistes, le 20 avril, après avoir signé avec la direction un « pré-accord » de renoncement). Elles trouvent leur prolongement dans la constitution de collectifs défendant un syndicalisme de lutte de classes.

Aujourd’hui, l’urgence est à l’émergence d’un front de lutte continue, fondé sur des revendications concrètes pour l’emploi et les salaires, organisé à travers tout le pays ; ce qui nécessite la multiplication des échanges, des actes de solidarité et la coordination des actions, selon des formes variées et originales.

L’URCF a proposé dès mars de travailler à concrétiser le mot d’ordre de marche nationale des victimes du capitalisme, pour l’emploi, la formation et les salaires.

 

Pas de guérison durable sans renversement du capitalisme !

Mais ce front ne pourra pas rester sur le seul terrain syndical, s’il veut gagner vraiment et durablement. La bataille est aussi politique, parce que le capital se subordonne le pouvoir politique, à travers « son » État et « son » Union européenne : Sarko : deux ans, ça suffit ! Retrait de l’UE ! Mots d’ordre à faire vivre dans une lutte résolue contre le capitalisme ; avec la seule perspective d’émancipation valable pour tous les opprimés : celle du socialisme !

 

URCF

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Published by cdrm - dans Economie
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