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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 14:55

APRÈS FRANCE TÉLÉCOM, LA POSTE, LA SNCF, ETC... EDF

Pour les fameux Compteurs qui devraient être installés bientôt et qui devraient nous être facturés au prix très très Fort (vers les 300 € ) , et qui, de surcroit, ne seraient pas fiables : il ne faudra rien signer.

On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux Compteurs, et de les changer : par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune Obligation de Signer quelque Document que ce soit, et, du moment que nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces Compteurs….

Attention aux Signatures : aucune, même pour la Réception de Travaux  etc

LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !

À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DÉJÀ PRODUIT POUR LE GAZ. 

NE LAISSONS PAS FAIRE !

C'est la Loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le Gouvernement. Le principe en est simple : constatant que la Concurrence ne fonctionne pas plus de 96 % des Français restent Fidèles à l’Opérateur Historique (EDF) le Gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.  La Loi étant passée dans une relative indifférence, à partir du 1er  Janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses Concurrents jusqu’à 25 % de sa Production d’Electricité. Un Véritable hold-up ! > Les Fournisseurs d‘Electricité vont se voir offrir un quart de la Production, que les Français ont déjà payé avec leur Facture, pour qu’ils puissent réaliser des Profits, au seul bénéfice de leurs Actionnaires.

C’est une première que d’obliger une Entreprise, dans le Monde de la"Concurrence libre et non faussée", à céder une partie de ses Atouts à des Concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

Si vous êtes scandalisé, diffusez au moins ce message !

Une fois livré à la Concurrence et surtout au " Privé " ce sera trop tard.

Le Prix de l'Electricité sera fixé par des Groupes Privés qui en fait seront des Filiales d'un Seul et Unique Groupe ! Vous n'y croyez pas ?

Alors remettez vous dans le contexte de nos chères Autoroutes Françaises que nous, nos Parents et Grands Parents avons payé avec nos impôts et qui ont été Vendues et Bradées à de Grands Groupes Privés ….. Cela profite à qui ?  Et le Prix à payer pour y circuler ? N'est-ce pas Scandaleux ?

Mais c'est trop tard, car ce Réseau Routier n'appartient plus en totalité à l'Etat ! Et pour le reste ce sera pareil !

Aujourd'hui le service public coûte cher, mais ce n'est rien face à ce qui nous attend si nous le bradons à des Groupes Privés !

Si vous pouvez faire Circuler sans Modération autour de vous ce Message, alors n'hésitez pas !!

 

 

 

 

 

Par cdrm - Publié dans : Economie - Communauté : Encyclopédie- Marxiste
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 23:42

Cuba a homologué

le premier vaccin thérapeutique au monde

contre le cancer du poumon

mercredi 26 janvier 2011

Cuba a homologué le CIMAVAX-EGF, le premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon, vaccin avec lequel ont été traités plus de 1000 patients dans l’île, a annoncé aujourd’hui l’hebdomadaire Trabajadores.

La responsable du projet de ce vaccin au Centre d’Immunologie Moléculaire (CIM) de La Havane, Gisèle Gonzalez, a expliqué qu’il offre la possibilité de changer le cancer avancé en une « maladie chronique contrôlable ».

Le CIMAVAX-EGF est le résultat de plus de quinze ans de recherches, cible le système lié à la tumeur et ne provoque pas d’effets indésirables sévères, a précisé la spécialiste.

« Il est basé sur une protéine que nous possédons tous : le facteur de croissance épidermique, lié aux processus de prolifération cellulaire, qui sont hors de contrôle quand il y a cancer » a-t-elle précisé.

Gonzalez a indiqué que, comme l’organisme tolère « ce qui lui appartient » et réagit contre « ce qui lui est étranger », il a fallu mettre au point « une composition telle qu’il génère des anticorps contre cette protéine ».

Ce vaccin s’applique au moment où le patient achève le traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie et est considéré comme « ultime sans alternative thérapeutique » parce qu’il aide à « contrôler la croissance de la tumeur sans toxicité » a-t-elle précisé.

De plus, il peut être utilisé comme traitement « chronique qui augmente les perspectives et la qualité de vie du patient ».

La chercheuse a signalé qu’après avoir été homologué à Cuba, le CIMAVA-EGF « progresse » dans d’autres pays et la façon d’en appliquer le principe dans le traitement d’autres tumeurs comme ceux de la prostate du col de l’utérus ou du sein est en train d’être évaluée.

source : Cubadebate

Traduit de l’espagnol par Marc Harpon pour Changement de Société

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Par cdrm - Publié dans : Divers Textes - Communauté : Rassemblement de gauche...
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 10:47

Première victoire du peuple tunisien : CP commun URCF/PRCF/RCC

lundi 17 janvier 2011

Vive la lutte du peuple tunisien qui a chassé Ben Ali !

COMMUNIQUE PRCF URCF RCC

 

Le peuple de Tunisie vient de remporter une première victoire dans sa utte pour les droits démocratiques et sociaux, contre le tyran Ben Ali, vassal de l’impérialisme, et contre la dégradation continue de son niveau de vie.

Le niveau de vie des travailleurs et de leurs familles s’est écroulé par le fait des politiques menées par un gouvernement corrompu d’affairistes, dont la raison d’être était de permettre à la bourgeoisie locale et ses mentors impérialistes d’engranger des profits. Le FMI, l’OCDE, la Banque Mondiale, l’Union Européenne intensifient leurs pressions pour qu’il y ait chaque fois moins de couverture sociale, de protection de l’économie locale, de garanties pour les exploités et les pauvres, et toujours plus pour les dividendes des sociétés capitalistes.

Le résultat, c’est un chômage de masse, un manque dramatique de logements, d’accès à la culture et aux loisirs, qui frappent la majorité de la jeunesse – confrontée au « no futur » - tandis que les milieux des trafiquants et de l’appareil d’Etat, étalent avec insolence leurs richesses. Dans les dernières semaines, la situation est devenue explosive. Il en est de même en Algérie.

En Tunisie, c’est la police qui agresse et vole un jeune, diplômé du Supérieur, réduit à vendre des fruits au marché noir et qui, pour protester, s’immole par le feu ; ce sera l’étincelle de l’embrasement social et démocratique, qui a abouti au départ du Président Ben Ali le 14 janvier.

En Algérie, c’est la hausse brutale et massive des produits de première nécessité et le refus de l’Etat de soutenir les prix, alors qu’il a bénéficié de revenus pétroliers exceptionnels ces dernières années.

Constatons l’absence des islamistes marginalisés par le mouvement populaire, comme le Front National est chez nous absent dès que les travailleurs et le peuple luttent pour une vie plus juste.

Dans les deux pays, la jeunesse est descendue dans la rue, mais aussi la classe ouvrière et les couches moyennes, affrontant une répression sanglante qui a déjà fait plusieurs dizaines de morts.

L’URCF, le PRCF, le RCC, condamnent la répression menée par les gouvernements de Ben Ali et de Bouteflika, et expriment leur sentiment de solidarité envers ceux qui manifestent et les organisations progressistes et communistes, cibles des gouvernements réactionnaires locaux et des impérialistes.

Ils dénoncent la complicité tacite du gouvernement français avec la répression, tout comme le silence des forces politiques et des médias pourtant si promptes à donner des leçons aux quatre coins du monde.

Quant aux duettistes Sarkozy et Strauss-Kahn, ils déshonorent notre pays, le premier en proposant à Ben Ali (par la bouche de l’indécente Alliot-Marie) de "mettre les compétences policières de la France au service de la Tunisie" (de Ben Ali !), le second (directeur du FMI) en félicitant le tyran tunisien pour les prétendus "progrès" économiques de son pays. Il est au contraire évident que l’immense majorité de nos concitoyens est du côté des manifestants tunisiens contre ce pouvoir de massacreurs et de tortionnaires trop longtemps cautionné par les gouvernements français successifs.

Ils soutiennent la lutte des peuples tunisiens et algériens pour le pain, le développement et la démocratie, et espèrent la poursuite de la révolution nationale démocratique en cours en Tunisie, exemple pour tout le monde arabe et africain.

 

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Par cdrm - Publié dans : Solidarité - Communauté : Encyclopédie- Marxiste
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 10:42

                                   

 

                            Parti Algérien pour la Démocratie

                                  Et le Socialisme

                                        P A D S           

 

 

Face à l'aggravation de la situation sociale des masses et au diktat insolent des importateurs de biens alimentaires et des grossistes, Edifions les instruments d'organisation des luttes pour l'instauration d'un véritable Etat démocratique populaire de progrès!

 

La hausse sans précédent du prix des biens alimentaires de base importés, hausse fortement amplifiée par le diktat des importateurs et des grossistes, a déclenché depuis plusieurs jours des manifestations de jeunes dans toutes les villes et régions du pays. La révolte des jeunes des milieux populaires et ouvriers traduit le fait que la situation a fini par devenir insupportable face à la misère, au chômage, à l'impossibilité d'avoir son logement et de se marier, à la corruption, à l'enrichissement insolent d'une toute petite minorité de la société, à l'arbitraire, à l'arrogance de ceux qui dirigent le pays grâce au bourrage des urnes et verrouillent la vie politique, à l'absence d'avenir pour les couches sociales les plus démunies.

 

Cette situation n'est pas le résultat de la politique d'un homme ou d'un groupe de dirigeants, de simples erreurs politiques ou d'une mauvaise "gouvernance". Elle n'a pas commencé avec Bouteflika et elle ne finira pas avec son départ. C'est la conséquence du grand tournant effectué ouvertement vers le capitalisme à la fin des années 1980 et camouflé sous l'enseigne des "réformes". Ce tournant a été imposé par les partisans du capitalisme au sein du régime, avec à leur tête Chadli. Ils avaient joué la carte de l'intégrisme islamiste pour détourner le peuple des véritables solutions à la grave crise économique créée par les choix de classe de ce même régime, diviser les travailleurs et les jeunes, éliminer politiquement et physiquement leurs vrais défenseurs, les communistes et les progressistes. L'accord passé avec le FMI en 1994, revendiqué et soutenu par tous les partis bourgeois sans exception, islamistes ou "modernistes", avait servi d'alibi pour imposer avec hypocrisie ce tournant comme un "moindre mal" ou comme une fatalité dictée par la "mondialisation". Le désespoir de larges catégories de jeunes et de leurs parents face à une voie sans issue dans le cadre de ce système exprime l'approfondissement des inégalités entre une infime partie de la population possédant tout et l'immense majorité de la société réduite à vivre dans la précarité sans garantie du lendemain. Quelques milliers de famille se partagent l'essentiel du revenu national et des rentrées pétrolières grâce aux privatisations, à la libéralisation du commerce extérieur qui a placé sous le contrôle d'une bande de gros magnats plus de 3000 milliards de dinars de flux financiers, à la restitution des terres agricoles nationalisées en 1973, au lotissement d'immenses parcelles de terre fertile de l'Etat, à la subordination du secteur bancaire public aux intérêts égoïstes d'une poignée d'heureux élus du régime, aux exonérations fiscales et sociales qui ont fait baisser les prélèvements fiscaux sur le privé de 60% en 20 ans, à l'exploitation par les sociétés privées de jeunes payés par l'Etat dans le cadre de la prétendue politique de soutien à "l'emploi-jeunes". Les taxes douanières ont été fortement baissées ces dernières années, notamment après l'accord d'association avec l'Union européenne qui a fini par achever les secteurs productifs du pays. Mais ces baisses n'ont pas profité aux  consommateurs. Les prix des biens importés n'ont jamais connu de diminution. Le fruit de ces baisses s'est transformé en profits supplémentaires pour les importateurs, échappant au fisc grâce à leurs nombreux acolytes dans les appareils d'Etat.

 

20 ans d'application d'une politique capitaliste, 30 ans de sabotage du secteur public économique, n'ont apporté au peuple et au pays que  misère plus grande, inégalités et injustices croissantes, arriération économique sans fin, destruction du tissu industriel que l'Algérie avait commencé à créer dans les années 1970 en investissant l'argent du pétrole pour garantir l'avenir des nouvelles générations.

 

La cause de la grave impasse actuelle est à rechercher dans cette politique qui se poursuit depuis 30 ans et pas dans de prétendus retards et freins aux réformes ou à "l'autisme" des dirigeants comme le claironnent la presse bourgeoise gavée par les recettes publicitaires et les politiciens rusés et fourbes des riches. Les profiteurs du capitalisme réel algérien ont une faim insatiable. Ils exigent toujours plus de mesures en leur faveur sans que leur système ait réussi à mettre sur pieds quoi que ce soit de comparable aux réalisations enregistrées dans les années 1970, en moins de dix ans, malgré les erreurs commises et des visions hégémoniques anti-ouvrières qui avaient entravé à l'époque la mobilisation populaire sur des bases démocratiques. Aucun industriel privé digne de ce nom n'a montré qu'il était capable de faire mieux que les entreprises publiques pendant les années 1970. Le pouvoir n'a rien fait d'autre depuis 20 ans que fermer la plupart d'entre elles pour remplacer leur production par l'importation, y compris la levure !

 

Dans ce capitalisme glouton, avide et à courte vue - peut-il être autre chose que cela dans un monde dominé par quelques puissances impérialistes décidées à briser les derniers arrivés ? - les nouveaux riches, chouchoutés par leur pouvoir depuis 30 ans, en arrivent jusqu'à considérer comme inacceptable le simple fait de facturer leurs ventes, de payer par chèque et de déposer leur argent dans les banques! Un travailleur salarié paye comparativement trois fois plus d'impôts sur le revenu qu'un gros importateur, un industriel ou un affairiste! Comment peut-on supporter une injustice aussi criante?

 

A chaque avantage fiscal ou social accordé aux riches, le pouvoir cherche à équilibrer le budget en dévaluant de façon scélérate le dinar. Cette manipulation engendre la hausse du prix des biens importés et ne touche de plein fouet que le pouvoir d'achat des travailleurs, des retraités, des petits paysans et de ceux qui ne vivent que des maigres pensions de l'Etat. Les immenses réserves en devises du pays - 155 milliards de dollars! - sont stérilisées dans les banques étrangères ou ne servent qu'à financer des dépenses d'infrastructure non prioritaires comme l'autoroute Est-Ouest. Des centaines d'usines auraient pu être construites depuis que les revenus pétroliers se sont améliorés en 2000. Mais le régime a opté pour le gel ou la destruction du potentiel industriel public au nom du désengagement de l'Etat de la sphère économique. 

Une fraction du pouvoir actuel est maintenant effrayée par des perspectives qui peuvent devenir plus sombres avec l'aggravation prévisible de la crise mondiale du capitalisme et une chute du prix du pétrole qui pourrait en résulter malgré les "prophéties", sujettes à caution, sur une hausse des prix à attendre de la croissance en Chine et en Inde. Elle tente de freiner l'hémorragie des devises en resserrant le contrôle sur les relations financières extérieures de l'Algérie. Il est faux de croire que cette frange du pouvoir a fini par comprendre qu'il faut revenir à une politique en faveur des masses populaires. Ce qui la fait agir au point qu'elle entre en conflit avec les intérêts à court terme des capitalistes compradores ou industriels, avec ceux des couches les plus parasitaires du capitalisme, c'est la défense même du capitalisme face au danger d'une révolution populaire qui exproprierait les possédants. Tant mieux pour le développement du pays si elle réussit à ré impulser le développement des forces productives en réhabilitant le secteur public. Mais les intérêts capitalistes que ce groupe veut consolider durablement, y compris en relançant le secteur public industriel, continueront à constituer un frein sérieux à un authentique développement économique global. Les mesures prises à cette fin, comme l'instauration du crédit documentaire, sont inopérantes parce qu'elles évitent soigneusement d'éponger, par la hausse du taux d'imposition des plus riches et des taxes douanières sur les biens de luxe, l'énorme masse de revenus détenues par cette petite minorité de super privilégiés. S'attaquer à ces revenus, c'est s'attaquer la base sociale du pouvoir!

 

Il n'y a pas de salut à attendre de l'intérieur du régime ni des partis bourgeois d'opposition à la recherche du soutien des puissances impérialistes pour les aider soi-disant à "instaurer la démocratie", ou la "démocratie certifiée" par la "communauté internationale" des USA, de la France et de l'Allemagne. Ces partis, le RCD, le CCDR, Benbitour et compagnie, défendent le capitalisme, les bourgeois anciens ou nouveaux, les multinationales. Ils cherchent seulement à obtenir un meilleur partage des clés du régime.

 

Les jeunes, les travailleurs, les couches populaires, ne doivent compter que sur leur propre lutte, leur propre travail unitaire et organisé pour créer les conditions de vrais changements politiques et sociaux avec l'avènement grâce à leur combat organisé d'un Etat de démocratie populaire véritable qui prépare le renversement radical du capitalisme. En dehors d'un tel régime il est illusoire de penser que le pouvoir actuel et les bourgeois qui le soutiennent peuvent mettre les revenus pétroliers au service d'un développement réel qui profiterait aux producteurs de richesses, aux travailleurs, aux petits fellah et aux artisans, à tous ceux qui ne vivent que du produit de leur travail personnel, améliorerait leur condition de vie, supprimerait la répartition injuste du revenu national, réduirait la dépendance par rapport aux Etats impérialistes.

 

Les jeunes en colère doivent isoler les casseurs manipulés, éviter de tomber dans le piège des manipulateurs qui cherchent à les utiliser pour préparer des changements d'équipe à l'intérieur du régime afin que rien ne change radicalement. Il faut mettre fin à la destruction et à la casse qui ne font qu'aggraver la situation du peuple.

 

La solution à la crise actuelle est de construire les instruments de mobilisation pour réaliser les aspirations des exploités et des couches marginalisées: un parti communiste fort et enraciné au sein des travailleurs, des syndicats de classe indépendants, des organisations de jeunes chômeurs, travailleurs, étudiants, paysans, hommes et femmes, un front démocratique populaire de progrès.

 

PADS

8 janvier 2011

Par cdrm - Publié dans : Economie - Communauté : Annuaire de blogs
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 10:39

SOUTIEN AU SOULÈVEMENT POPULAIRE ÉGYPTIEN !

DEHORS LE RÉGIME POLICIER DE MOUBARAK !

(Déclaration de l’URCF)

 

La Révolution tunisienne a constitué et encouragé le lancement du processus actuel de révolutions de libération nationale dans le monde arabe contre les régimes dictatoriaux, néo-colonisés et soumis à l’impérialisme.

 

En Egypte, les manifestations initiées depuis mardi dernier se sont transformées en soulèvementpopulaire à l’échelle de tout le pays : Le Caire, Suez, Alexandrie.

 

Les affrontements sont violents : fort des 850 000 hommes des troupes de police (formées par le « savoir-faire » de la police française), le régime Moubarak a toujours opposé la répression auxlégitimes revendications populaires. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les manifestants.

 

La répression a fait plus de 100 morts et 2000 blessés par balles ou matraquage.

Le peuple insurgé a fait preuve d’une très haute détermination et d’héroïsme en brisant, sous les balles,les barrages de policiers et en les isolant les uns des autres à Suez. Les sièges du parti (PND) du dictateur Moubarak ont été incendiés, ainsi que des commissariats. Lors des manifestations de soulèvement, vendredi, des fraternisations ont eu lieu avec des militaires comme dans toute révolution.

 

Les heures qui viennent vont constituer un affrontement décisif entre la révolution populaire montante et la contre-révolution armée pro-impérialiste.

Le régime Moubarak : une dictature capitaliste militaro-bureaucratique

 

Associé à l’Internationale socialiste (cette dernière « récompense » ainsi les relais de l’impérialisme) comme l’était le parti de Ben Ali, le parti au pouvoir en Egypte n’est que la feuille de vigne d’un régime dictatorial subordonné totalement aux objectifs stratégiques de l’impérialisme US et de ses alliés.

 

L’Egypte a adopté un cours anti-palestinien de fait en se faisant, dans le monde arabe, l’interprète du colonialisme sioniste : reconnaissance de l’État d’Israël, fermeture de la frontière égyptienne lors de la guerre contre Gaza, et ainsi contribution du régime Moubarak au blocus assassin des Israéliens, érection d’un mur séparant l’Egypte de Gaza et donc volonté d’écraser la révolution palestinienne en affamant la population et en la privant de médicaments.

 

Cette politique de véritable valet de l’impérialisme lui vaut les fonds de la honte de 2,2 milliards de dollars, accordés chaque année par Washington pour « services rendus ».

La politique de Moubarak, poursuivant celle de El Sadate, s’est inscrite dans la rupture avec l’antiimpérialisme de Nasser et avec ses axes nationaux-démocratiques.

 

Moubarak s’est fait le champion de l’application des plans d’austérité du capital financier international par les plans d’ajustement structurel exigés par le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale.

 

Les conséquences économiques et sociales sont dramatiques, avec la suppression des prix subventionnés des produits de consommation courante, la hausse galopante de l’inflation, la

paupérisation de la majorité du peuple, les privatisations tous azimuts, le chômage touchant plus de 30 % de la population (17 %, selon les statistiques du régime !).

 

Si l’Egypte est au deuxième rang en Afrique pour son PNB, elle se situe au 14ème rang en ce qui concerne le niveau de vie sur ce même continent, ce qui illustre le caractère particulièrement parasitaire du capitalisme égyptien.

 

La structure économique de ce pays est celle d’un État capitaliste dépendant de type néo-colonisé. Un tiers de la population est agricole et vit sous le joug des nouveaux grands propriétaires fonciers apparus après Nasser grâce à la politique dite de « libéralisation de la terre » avec « ouverture aux capitaux transnationaux » et soumission ainsi aux intérêts des monopoles internationaux agro-alimentaires.

 

La réforme agraire de Nasser a été liquidée, et le capitalisme règne en maître, avec des survivances féodales à la campagne : fermage (le paysan paye une redevance au propriétaire) et métayage (paiement au propriétaire d’un bail de 5 ans pour le paysan).

La classe ouvrière regroupe, selon les statistiques, entre 17 à 20 % de la population active. Elle est sous le joug d’un régime liberticide ayant annulé les conquêtes sociales du régime de Nasser.

 

Les libertés syndicales sont inexistantes : avec l’interdiction de former une confédération nationale, seul est légal le syndicat maison dans chaque entreprise. Cependant, elle fait montre d’une combativité héroïque, comme le prouvent les grèves « sauvages » pour le droit syndical et le respect de la sécurité et l’amélioration des conditions de travail, y compris en lien avec le soulèvement en cours, notamment à l’usine Helwan.

 

Le reste de la population est occupé dans les « services », avec le tourisme et l’hypertrophie de l’appareil d’État qui a pour but de corrompre les couches moyennes et d’assurer de bons revenus aux forces de police notamment.

En effet, l’État et sa machine apparaissent comme un corps étranger et parasitaire. L’armée - dont sont issus les principaux dirigeants, Moubarak, le nouveau nominé à la vice-présidence Souleiman (récent chef des services secrets et homme lige de toujours de Moubarak), ainsi que le nouveau premier ministre Chafik, tous de l’armée de l’air - a toujours été choyée par le régime, car elle constitue son principal point d’appui.

 

L’armée possède de nombreuses entreprises suite aux privatisations, ce qui donne au capitalisme égyptien une tonalité militaro-bureaucratique. De plus, ses cadres sont formés par l’US army.

Quelle va être son attitude, alors que Moubarak et Souleiman comptent sur la répression militaire ouverte ? Est-elle divisée par les privilèges accordés à l’armée de l’air ? Y a-t-il des soldats et gradés influencés par le nassérisme, ce que prouveraient les images (partielles ?) de fraternisation avec le peuple ? Avec le cours accéléré des évènements, l’opinion démocratique internationale sera fixée rapidement.

 

Le régime Moubarak opère une censure impitoyable des médias ; ainsi ces jours derniers, les 500 journalistes, venus du monde entier, sont enfermés au centre de presse gardés par des forces de police, sans grande protestation des États capitalistes ! Internet et les divers blogs sont régulièrement coupés.

Les partis politiques sont tous voués aux dures lois de la clandestinité. Le régime et la presse évoquent souvent le danger émanant des islamistes des « frères musulmans », mais n’est-ce pas aussi comme en Tunisie, un moyen de justifier la dictature et la terreur anti-populaire ?

Le Parti Communiste Egyptien agit dans des conditions extrêmement difficiles : décimé par la féroce répression anticommuniste du régime national-démocratique de Nasser, ce parti a dû surmonter bien des épreuves.

 

L’URCF exprime ses sentiments fraternels de solidarité avec le PCE, et lui souhaite de pouvoir s’exprimer au grand jour, afin d’apporter sa contribution au processus révolutionnaire-démocratique.

 

Les manoeuvres de l’impérialisme contre le peuple égyptien

 

Si la révolution tunisienne a enthousiasmé le peuple égyptien, les spécificités de la situation égyptienne ne doivent pas être perdues de vue.

L’Egypte est un maillon incontournable de la politique impérialiste nord-américaine et du colonialisme sioniste.

 

Rappelons aussi que Moubarak co-préside « l’Union pour la Méditerranée » avec Sarkozy. Cette structure, qui associe des régimes arabes à Israël, vise à créer une sorte de marché commun entre États d’Europe du sud avec l’aval de Washington, et avec le but caché de l’impérialisme français de concurrencer l’influence allemande sur l’UE.

 

Son sommet avait coûté la bagatelle de 16,6 millions d’euros, soit 5 500 euros par convive !

Cette « Union » n’a guère de consistance pour l’instant, et de plus elle a été affaiblie par le

renversement de Ben Ali.

 

Les puissances impérialistes, échaudées par les évènements de Tunisie, agissent avec une prudence verbale toute diplomatique, mais n’en affirment pas moins leur soutien au régime Moubarak, appelé à « promouvoir le dialogue, les réformes et la retenue (sic !) dans la défense de l’ordre public ».

 

Le premier ministre israélien Nethanyaou ne cache pas la couleur : « Israël doit préserver la paix (la pax americana. Note de l’URCF) et l’équilibre de la région ».

En effet, toute la semaine, des discussions ont eu lieu à la Maison Blanche entre le maréchal de l’air égyptien Tantawi et l’administration Obama.

 

Washington a précisé que l’Egypte « est un allié extrêmement important ». Tantawi n’a pas caché ses inquiétudes à ses interlocuteurs et a déclaré « sans répression, le régime sera défait ». Il a insisté sur le danger causé par les « frères musulmans », apporté son soutien à la lutte « anti-terroriste » d’Obama, et demandé à ce dernier de nouvelles armes et équipements !

 

C’est sans doute là qu’a été établi le plan B de Moubarak visant à nommer Souleiman vice-président, avec la formation d’un nouveau gouvernement du parti au pouvoir.

 

La chute du régime Moubarak constituerait une défaite majeure pour l’impérialisme US, ses alliés et l’État sioniste ; elle renverserait un régime anti-palestinien, principal soutien de la politique de « normalisation » voulue par Israël, les USA, la France de Sarkozy.

 

Le spectre d’un soulèvement national palestinien grandirait pour conquérir son droit indéfectible à un État indépendant et libre.

Les revendications populaires des Egyptiens sont claires : conquête de la démocratie et de la

souveraineté nationale. Dans les manifestations apparaissent les portraits de Nasser et du Che, ainsi que des slogans anti-impérialistes : « US go Home ! », « Mort à l’impérialisme américain ! »

 

La bourgeoisie égyptienne est inquiète, ce qui se traduit par la chute de la bourse du Caire. La bourgeoisie de ce pays est expérimentée et poursuit une double politique :

• 1ère option : Si le soulèvement se poursuit, aller vers une révolution bourgeoise de type Kémaliste.

 

L’Internationale communiste qualifiait ainsi les révolutions, comme en Turquie, qui détournent la colère populaire et instaure une République bourgeoise autoritaire sans véritables réformes démocratiques.

 

L’homme de cette politique est El Baradei, qui a appelé au départ de Moubarak. Ancien contrôleur nucléaire de l’ONU, El Baradei a obtenu le prix Nobel de la paix, il est aussi connu pour avoir refusé de reconnaître l’existence d’armes de destruction massive en Irak, prétexte au déclenchement de la guerre anglo-américaine. Cette position signifiait une opposition à l’administration Bush, pas à l’impérialisme américain. Ses positions sont clairement bourgeoises : « Si nous parlons de l’Egypte, il y a un arc en ciel de gens qui sont conservateurs, libéraux orientés vers le marché ». El Baradei propose de prendre la tête d’un gouvernement de transition après le départ de Moubarak. Cela dit, sa popularité est faible dans son pays.

 

• La 2ème option qui semble se dessiner depuis les dernières vingt-quatre heures est le recours à la répression militaire. L’armée, à l’heure où nous écrivons, occupe les principales artères des grandes villes, Moubarak a visité ce matin un centre opérationnel militaire.

 

La vigilance s’impose, pour l’opinion démocratique internationale, afin d’empêcher le recours à la force militaire.

 

L’URCF exprime sa solidarité totale à l’égard du peuple égyptien, lui souhaite plein succès dans son combat révolutionnaire et démocratique pour les libertés fondamentales politiques et syndicales, pour ses revendications économiques et sociales.

L’Egypte renaîtra avec le renversement du régime dictatorial de Moubarak, par la victoire de la révolution nationale-démocratique, qui instaurera la démocratie, la réforme agraire et la propriété du peuple, en assurant la liberté et l’indépendance de ce grand pays.

 

Vive le peuple frère d’Egypte !

Dehors le régime assassin de Moubarak !

URCF, le 30 janvier 2011

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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 09:27

Victoire de l’insurrection populaire contre la dictature de Ben Ali : Bravo, Admirable peuple de tunisie !

En moins d’un mois de soulèvement populaire et au prix de luttes héroïques, le peuple tunisien a mis fin à des décennies de pouvoir autocratique. Ce régime policier et dictatorial, incarné depuis plus de vingt ans par  le président BEN ALI tuait, emprisonnait, brutalisait, bâillonnait le peuple, les démocrates, les révolutionnaires. Pendant ce temps, ce régime bénéficiait d’une bonne presse dans les milieux gouvernementaux américains et européens, dans les milieux de la haute finance internationale, en un mot dans les milieux impérialistes. Ce régime était également cité en exemple par des dirigeants de chez nous. Laurent Dona FOLOGO, actuel président du conseil économique et social, successivement publiciste des régimes Houphouët-Boigny, Bédié, Gbagbo n’a jamais tarit d’éloges à l’endroit de ce régime.

Une petite chronologie permet de voir comment un peuple lorsqu’il décide de prendre son destin en mains peut venir à bout des régimes réactionnaires les plus « solides ». C’est à partir du 17 décembre 2010 qu’éclata une révolte populaire contre le chômage, l'exclusion, la pauvreté, la vie chère, l'exploitation éhontée, la corruption, l'injustice et la tyrannie. La révolte  a été accélérée par l’immolation par le feu d’un jeune diplômé chômeur excédé par le cynisme du régime BEN ALI. Rappelons que les protestations populaires étaient parties de la ville de Sidi-Bouzid pour s'étendre à toutes les régions du pays.

Comme à son habitude, le régime policier et dictatorial n’a eu qu’une seule réponse : la répression. Des tirs à balles réelles sur des manifestants aux mains nues, ont fait de nombreux morts au fil des jours. Des leaders de partis politiques démocratiques et révolutionnaires ont été arrêtés. Ce fut le cas de notre camarade Hama HAMMAMI, porte parole du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie. Le régime qui escomptait étouffer le mouvement de protestation par la répression s’est rapidement trouvé confronté à son extension et à son approfondissement. Les manifestants ont transformé leurs revendications de caractère social au départ en exigences politiques, exigences pour les libertés jusqu’à la revendication du départ de BEN ALI identifié comme l’origine des souffrances du peuple tunisien. A partir de là, les promesses démagogiques de BEN ALI ont été toutes rejetées les unes après les autres. Les promesses de quitter le pouvoir en 2014, de ne plus autoriser les tirs à balles réelles, d’organiser des élections anticipées, de procéder à un remaniement ministériel, etc., ont toutes été vigoureusement rejetées. BEN ALI n’a eu alors d’autre choix que de prendre la fuite. Le peuple tunisien venait ainsi de faire sa révolution. Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire dit bravo au peuple tunisien.

Cette victoire du peuple tunisien a, en effet, valeur d’exemple pour le peuple ivoirien en butte depuis de longues années à un régime de même nature, maffieux, répressif, spécialiste des exécutions sommaires et extrajudiciaires. Le régime Gbagbo a plongé notre pays dans une phase aiguë de la crise du système néocolonial depuis une dizaine d’années. Ce régime a toujours claironné que la seule expression de la volonté populaire qui vaille est celle se réalisant par la voie des urnes. Son candidat vient de perdre de façon claire et nette l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, mais celui-ci refuse de céder le pouvoir préférant exposer le pays à un rebondissement de la guerre civile réactionnaire déclenchée en 2002. Par la magistrale leçon qu’il vient d’administrer, le peuple tunisien nous montre la voie : le bulletin de vote n’est pas le seul moyen démocratique ; l’insurrection populaire en est un autre. Il appartient au peuple ivoirien d’en tirer toutes les leçons lui permettant d’enrichir sa propre expérience pour se débarrasser de ses oppresseurs.

 

Fait à Abidjan, le 19 janvier 2011.

                                                                               Le Parti  Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

 

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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 09:02

 

 

 

Algérie: Manifestations dans tout le pays contre la cherté de la vie, la corruption, l’arbitraire et l’absence de perspectives politiques en faveur des couches laborieuses du pays

Manifestations dans tout le pays contre la cherté de la vie, la corruption, l’arbitraire et l’absence de perspectives politiques en faveur des couches laborieuses du pays

 

par Zoheir Bessa, pour Alger Républicain

 

repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La colère des jeunes, des enfants issus des couches sociales les plus démunies et des travailleurs, une colère accumulée depuis des années est en train d’éclater partout et simultanément dans le pays.

 

Le détonateur de cette puissante explosion sociale est la hausse des prix des produits alimentaires de base. Cette explosion était prévisible. Les milliers de manifestations et de soulèvements localisés et éparpillés de ces dernières années ont préparé le terrain à un embrasement généralisé. Les quartiers populaires d’Alger, Oran, Béjaïa, Constantine, Annaba, etc., sont le théâtre d’affrontements avec la police, de jour comme de nuit. Les jeunes dénoncent la politique de mépris du régime à leur égard : chômage, favoritisme, logements sociaux au compte-gouttes, absence de politique d’aide au loyer pour les couples de chômeurs ou de salariés mal rémunérés, santé au rabais, corruption généralisée. Les gros scandales qui ont éclaté l’an dernier à Sonatrach ont indigné les citoyens. Mais ils n’ont débouché que sur l’arrestation de petits comparses. Les donneurs d’ordre ne sont pas inquiétés. Selon certains articles de presse ils peuvent même se permettre d’acheter des villas cossues à Neuilly ! La flambée des prix des biens alimentaires de première nécessité n’a été que la mèche qui a mis le feu aux poudres.

 

Comme s’ils voulaient narguer le peuple, les importateurs et les grossistes ont décidé d’augmenter d’un seul coup de 20 à 100% le prix des produits alimentaires de base, comme le sucre, l’huile, le café et les légumes secs. Le lait en sachet demeure introuvable. Les patrons des laiteries dictent leur loi. Cette situation réduit à la sous-alimentation ou même à la faim la grande majorité de la population. Une situation aussi intolérable n’est possible que parce que l’importation et la commercialisation de ces produits sont devenues le monopole d’une poignée de gros nababs grâce à la libéralisation du commerce extérieur, décidée en 1991. Ces gros nababs ont l’appui de personnages puissants du pouvoir. En 20 ans ils ont ramassé des milliers de milliards en imposant leurs prix et leurs insolentes marges de profit. Cet argent n’a pas servi à développer la production nationale. Il a été utilisé pour construire de grosses villas, de buildings loués à prix d’or aux sociétés étrangères et pour acheter des biens immobiliers à l’étranger.

 

Cette flambée est aussi la conséquence de la décision des classes de pilleurs et d’exploiteurs au pouvoir de ne pas soutenir le prix des produits alimentaires de base au nom des « saines règles de l’économie de marché », depuis que le choix pour le capitalisme a été publiquement affiché dans les années 1990. Le seul désir de ces classes parasitaires est de réserver les revenus pétroliers à leur enrichissement égoïste.

 

Pendant que le peuple souffre du chômage, de la malnutrition, des privations alimentaires et de la misère, l’argent du pétrole alimente les comptes en banque à l’étranger des corrompusou sert à permettre à des jeunes pistonnés à acheter de grosses voitures de luxe sous couvert de prêts à la micro-entreprise ou à « l’emploi jeunes ».

 

Évidemment ces prêts ne seront pas remboursés dans la plupart des cas, grâce au soutien des amis bien placés du « papa ». Les gens du régime chantent depuis des années le refrain archi usé du désengagement de l’État et du refus de suivre des politiques sociales qualifiées avec mépris de « populistes ». En réalité leurs discours sont d’une hypocrisie sans borne. Ils se sont en effet désengagés de toute politique en faveur des travailleurs et des plus démunis mais pour s’engager à fond à enrichir les plus riches en mettant dans leurs mains l’argent de l’État au moyen de gros marchés publics surfacturés et de très nombreuses astuces « légales » votées par des députés aux ordres comme la baisse des impôts sur les bénéfices des sociétés ou des taxes douanières sur l’importation de produits de luxe : voitures somptueuses, faïences, vêtements, produits électroménagers de haute gamme, etc. L’argent existe mais il va dans les poches des plus riches.

 

Il est clair qu’une course pour le pouvoir est engagée depuis des mois comme en témoigne l’éclatement des grosses affaires de corruption impliquant publiquement des personnalités du pouvoir, comme en témoigne aussi l’annonce faussement démentie de l’intention du frère du chef de l’État de se préparer à prendre les commandes du pays, comme en témoignent également l’agitation de nombreux chefs de partis politiques « d’opposition » en direction des ambassades des grandes puissances impérialistes et des appels à la « communauté internationale » pour les soutenir.

 

La crise mondiale du capitalisme a des répercussions multiples et profondes sur le pays.

 

Les difficultés créées par la crise internationale du capitalisme et les conséquences de l’absence de véritable politique de développement aggravent d’abord la misère des travailleurs et des couches sociales les plus démunies. Ces conséquences étaient prévisibles.Depuis des années Alger républicain n’a cessé de dénoncer l’incurie du pouvoir des classes parasitaires et possédantes. Un pouvoir représentant les intérêts de classe des travailleurs, de la petite paysannerie, des couches qui ne vivent que de leur travail aurait suivi une autre politique économique et sociale, une politique qui aurait permis d’éviter ces conséquences. Il aurait investi l’argent du pétrole dans l’industrie, l’agriculture, la création d’entreprises de réalisation de logements décents et accessibles aux petites bourses. Il n’aurait pas laissé l’argent du pétrole partir en fumée dans l’importation de biens de luxe pour une minorité. Il aurait donné la priorité à la réfection des routes qui desservent les quartiers populaires, au transport public et ferroviaire. Il n’aurait pas brûlé plus de dix milliards de dollars dans la construction d’une autoroute qui a pour seule fonction de fluidifier la circulation de centaines de milliers de véhicules individuels importés ces dernières années grâce au crédit à la consommation garanti par les banques de l’État et qui a permis aux multinationales de réaliser de gros profit sans tenir leur engagement de contribuer à la mise en place des noyaux d’une industrie automobile nationale. Il se serait appuyé sur le contrôle populaire pour traquer les gros fraudeurs du fisc. Il aurait taxé lourdement les dépenses parasitaires.

 

La crise a également créé des contradictions au sein du régime. Ses éléments les plus « clairvoyants », regroupés autour du chef du gouvernement, tentent depuis des mois de réduire la facture des importations et les sorties de devises. Leur souci est de préserver d’abord les intérêts à long terme de la bourgeoisie pour éviter une révolution populaire qui s’attaquera inévitablement aux privilèges amassés en moins de 30 ans par une minorité de nantis. C’est dans cet esprit qu’ils ont pris des mesures préventives pour atténuer les conséquences financières d’un grave effondrement du prix du pétrolequ’aucun prévisionniste ne peut écarter, étant donné l’évolution vers l’aggravation de la crise capitaliste mondiale, même si les cours sont repartis à la hausse ces derniers mois. Mais comme ils ont participé au verrouillage de la vie politique pour préserver les intérêts des classes possédantes, ils ont empêché la formation d’organisations politiques ouvrières et populaires indépendantes qui auraient pu jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre les gros importateurs et leurs hommes politiques dans ou en dehors du pouvoir. Ils sont incapables de chercher l’appui du peuple qu’ils ont appauvri et humilié pendant des années pour mettre fin au diktat des importateurs.

 

Au lieu de s’attaquer directement à la source de la spéculation et du commerce informel, c’est-à-dire à quelques dizaines de gros importateurs, ils ont lancé ces derniers mois et partout dans le pays la police contre les centaines de milliers de petits vendeurs à la sauvette. Traquer cette frange la plus démunie de la population et augmenter en même temps de 50% les salaires des policiers, c’était le meilleur cadeau de nouvel an fait à la mafia de l’import et du commerce spéculatif de gros ! Il est clair que les puissantes forces du gros commerce spéculatif, parties prenantes du pouvoir, ont actionné leurs nombreux relais dans le commerce informel pour tenter de détourner le mécontentement des masses populaires, se servir de lui pour obtenir l’annulation des récentes mesures qui tendent à obliger les barons de l’import à se soumettre aux contrôles fiscaux, comme la révision des registres du commerce des sociétés d’importation tous les deux ans, la facturation obligatoire pour les grossistes, le règlement par chèque des transaction de plus de 500 000 dinars.

 

Ce qu’il faut aujourd’hui pour sortir le pays de cette impasse c’est de consacrer l’argent de l’État aux investissements productifs qui créent des richesses durables. L’Algérie n’a pas besoin de prêter 85 milliards de dinars aux Emirs du Golfe pour que ceux-ci nous apprennent à créer un parc de loisirs et empochent de juteux bénéfices en devises sans verser un dollar de leur poche ! Elle a besoin d’usines qui réduisent les importations, donnent du travail, un vrai travail, un revenu durableet offre l’occasion aux jeunes diplômés de rivaliser dans l’innovation technologique afin de dépendre de moins en moins du marché capitaliste international. L’Algérie a besoins d’usines qui créent d’autres usines. Il faut rouvrir les usines de l’État qui ont été fermées, comme les fabriques de chaussures, de vêtements, renationaliser celles qui ont été privatisées et qui ne servent, comme le complexe sidérurgique d’El Hadjar, qu’à transférer des devises vers l’étranger. Il faut moderniser et augmenter les capacités de production des usines de lait de l’État, etc. Il faut arrêter les projets qui ne servent pas à créer une industrie de base. A quoi servent les centres commerciaux géants qui coûtent des centaines de milliards, financés avec l’argent de l’État ? A permettre à des sociétés étrangères de vendre leurs biens aux nouveaux riches et aux voleurs de deniers publics à un prix double ou triple de leur prix en Europe et à transférer de gros profits à l’étranger !

 

Ce qu’il faut c’est mettre fin aux lois et aux accords internationaux qui ont cassé la protection de la production nationale et ne permettront jamais à une industrie nationale de voir le jour.

 

Ce qu’il faut c’est aider la masse de petits fellahs à produire les biens alimentaires de base, lentilles, pois chiches, blé, etc. Or aujourd’hui l’État ne soutient que les gros fellahs qui spéculent sur les légumes et la pomme de terre. 9 fellahs sur 10 ne reçoivent aucune aide de l’État. Comment après cela réduire la facture des importations alimentaires ? L’argent du Fonds national de développement agricole a servi à grossir la corruption à de hauts niveaux. Des personnalités ont été citées par la presse sans que la justice n’ait réagi. Aucun bilan sérieux de l’utilisation de ce fonds n’a été établi.

 

Ce qu’il faut c’est que l’argent des banques publiques aille aux entreprises qui produisent des biens et notamment aux entreprises publiques abandonnées par le pouvoir depuis plus de 20 ans.Pas d’argent aux importateurs ou aux faux industriels qui se contentent, par exemple, de remplir des bouteilles avec de l’huile d’importation !

 

Ce qu’il faut c’est taxer fortement les biens de luxe consommés par une minorité de richissimes exonérés de charges et maniant à perfection la fraude fiscale grâce à des complices bien placés. Ce n’est pas en dévaluant en cachette le dinar qu’on augmente les rentrées fiscales de l’État pour équilibrer des comptes qui ont été déséquilibrés par les cadeaux que le pouvoir ne cesse de faire aux riches depuis 30 ans et surtout ces dernières années. Le pouvoir accorde des augmentations de salaire d’une main, sous la pression des grèves, mais les reprend de l’autre en dévaluant en un an le dinar de 10 %, ce qui augmente le prix des biens importés et grossit le portefeuille des importateurs. Cela est inadmissible !

 

Ce qu’il faut c’est de traquer les corrompus et les obliger à rendre l’argent volé.Il faut réaliser beaucoup de choses pour fournir aux travailleurs et au peuple de vraies perspectives d’espoirs, de paix, de tranquillité, de sérénité, de vraies raisons pour ne pas chercher à vivre ailleurs.

 

Mais ce qu’il faut surtout et en premier lieu c’est que les jeunes ne passent pas leur colère sur les biens publics en détruisant les abris bus, les transports publics, les sièges des agences de Sonelgaz ou de la Poste, en brûlant des usines. Ces biens servent d’abord à ceux qui n’ont rien. L’arme la plus efficace c’est le travail organisé, coordonné, réfléchi autour de mots d’ordre concrets, pour arriver à créer les conditions qui permettront de bâtir les organisations populaires de progrès capables de débarrasser le pays des corrompus et des pilleurs de biens publics, de soumettre tout élu à quelque niveau que ce soit à un contrôle populaire permanent.

 

C’est la meilleure façon de démasquer et de mettre hors d’état de nuire les manipulateurs qui tentent de se servir de la colère des jeunes et du peuple pour régler des comptes entre clans du pouvoir.Tout ce que veulent des manipulateurs prêts à mettre le pays à feu et à sang pour arriver à leurs fins, c’est de remplacer Hadj Moussa par Moussa Hadj, écarter du pouvoir un groupe de corrompus au profit d’un autre groupe de corrompus, mettre la main sur le magot de l’État et continuer la même politique capitaliste qui a ruiné le pays au seul bénéfice d’une petite caste d’oligarques.

Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /2011 18:39

 

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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 11:42

PAS D’INTERVENTION MILITAIRE ETRANGERE :

NI DE LA CEDEAO, NI DE L’ONU, NI DE LA FRANCE !

TROUPES ETRANGERES HORS DE LA CÔTE D’IVOIRE !

UNITE ET SOLUTION NATIONALE IVOIRIENNE SOUVERAINE,

DEMOCRATIQUE ET PACIFIQUE DE LA CRISE POST-ELECTORALE !

 

Après les menaces à peine voilées de Sarkozy et Obama au nom de la dite « communauté internationale » qui se résume en fait à la France, l’Angleterre, l’Allemagne et les Etats-Unis, voilà l’envoi en forme d’ultimatum des chefs d’état du Cap-Vert, du Bénin et de la Sierra Léone en Côte d’Ivoire.

Comme si c’était convenu dans un partage des rôles, les puissances occidentales poussent la CEDEAO à prendre la relève en décidant le 24 décembre 2010 d’une intervention armée en Côte-d’Ivoire pour déloger GBAGBO du pouvoir si ce dernier ne cédait pas aux injonctions que doit lui porter une ultime mission de ces trois présidents au nom de la CEDEAO.

Ainsi, les puissances occidentales qui ne peuvent intervenir directement s’arrangent dans les coulisses pour pousser leurs hommes au pouvoir en Afrique à aller commettre les forfaits qu’ils n’osent pas assumer publiquement.

Les USA, l’UE, le FMI, la Banque Mondiale, la Cour Pénale Internationale, les mêmes qui ont pactisé et financé la junte militaire qui a renversé le président légal et légitime Zélaya du Honduras utilisent des fantoches Africains serviles pour tuer et imposer au peuple Ivoirien une guerre criminelle.

Les mêmes puissances et institutions financières impérialistes ont menti au monde entier sur les « armes de destruction massive et la complicité avec Al Quaïda » pour agresser, renverser, occuper l’Irak et assassiner son Chef d’Etat.

C’est pourquoi, les organisations signataires réaffirment que les solutions à la crise post-électorale que traverse la société ivoirienne viendront avant tout du peuple Ivoirien lui-même.

C’est pourquoi nous dénonçons toute intervention armée étrangère en Côte d’Ivoire et exigeons le départ de toutes les forces étrangères présentes sur le territoire Ivoirien, qu’elles soient officielles (ONU-CI, Licorne, 41ème BIMA) ou officieuses (mercenaires).

Vive la souveraineté du peuple ivoirien ! Vive la solidarité panafricaine et internationaliste !

Fait le 27/12/10

 

Signataires : Ferñent/Mouvement des Travailleurs Panafricains-Sénégal (F/M.T.P-S), Yoonu Askan Wi Sénégal, RTA-Sénégal, Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire, Parti Communiste du Bénin, Actus/Prpe Tchad, PCTogo, PCTunisie, Voie Démocratique Maroc, Pads Algérie, UPCameroun, Sanfin Mali, PCCongo, Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF).

 

 

      

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Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 12:17

CÔTE D’IVOIRE

POUR L’UNITE NATIONALE ET CONTRE L’INGERENCE IMPERIALISTE : il faut annuler les élections !

 

Les impérialistes et leurs réseaux Françafricains ont parrainé l’organisation des élections Ivoiriennes pour soi-disant départager les bourgeois nationaux protagonistes de la guerre civile réactionnaire qui a divisé la Côte d’Ivoire en « nord et sud ».

Ces élections dans les conditions d’une contestation du fichier électoral qui continue d’exclure des ivoiriens et d’un pays n’ayant pas une administration, une justice, une armée et une police unifiée a débouché sur 2 résultats, 2 présidents, 2 gouvernements auto-proclamés.

Ni la Commission Electorale Indépendante (CEI) chargée des résultats provisoires, organe administratif, ni le conseil Constitutionnel chargé des résultats définitifs, organe juridique, ni l’ONU chargée de la certification n’ont dit le droit. La CEI puis le Conseil Constitutionnel ont annulé certains votes, pas d’autres alors que l’annulation de l’élection dans sa totalité est permis par l’article 64 du code électoral Ivoirien.  

Ces élections ramènent la Côte d’ivoire de fait à la situation que les prétendus accords de Marcoussis 1 et 2, puis de Ouagadougou, puis de Pretoria prétendaient résoudre à savoir le maintien de fait de la partition de la Côte d’Ivoire et du racisme ethniciste qu’est « l’ivoirité ».

Pourtant les Ivoiriens se sont mobilisés en masse pour participer au vote dans l’espoir de pouvoir enfin sortir de la crise nationale née de « l’ivoirité » raciste inventée par le bourgeois Bédié pour se débarrasser du bourgeois Ouattara et qui avait finalement profité au bourgeois Gbagbo pour devenir président.

La Commission Electorale Indépendante et l’ONU qui ont proclamé la « victoire » de Ouattara et le Conseil Constitutionnel celle de Gbagbo se sont révélés des machins au service de l’ingérence impérialiste et de la partition du pays en lieu et place de la démocratie, de la souveraineté nationale et de l’unité nationale.

Quels sont les intérêts impérialistes pour lesquels la bourgeoisie servile Ivoirienne sacrifie–telle la vie des Ivoiriens et l’unité nationale de toutes les nationalités Ivoiriennes ?  Il suffit pour cela de jeter un coup d’œil sur ces chiffres évocateurs : « (...) Comme dans le cacao, la concurrence des géants étrangers du secteur y est très vive. Les intérêts français et américains s’entrechoquent. La société Total garde une longueur d’avance, comptant pour un gros tiers du raffinage et de la distribution totale de pétrole ivoirien. Bouygues, via sa filiale Saur, et EDF interviennent en amont, du côté de la production. Cependant, plusieurs firmes américaines importantes (Pioneer Oil Company et Africa Petroleum dans l’extraction; Exxon Mobil dans la distribution) disputent l’influence française dans ce secteur. La France apparaît comme le premier investisseur direct étranger en Côte d’Ivoire, si on s’en tient aux statistiques du Cepici. En tout, ce sont 147 filiales d’entreprises françaises qui, selon le ministère des Finances, sont présentes dans le pays, employant 36.000 salariés ivoiriens. D’après les Échos, environ 51% des recettes fiscales de l’État ivoirien en sont issus. Parmi les sociétés françaises, on note avant tout : Bouygues dans le BTP, via sa filiale Saur qui détient 47% de la Sodeci (eau) et 25% de la CIE (électricité); les aéroports, dont les concessions ont été confiées à la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille et la Sofreavia. Le groupe Pinault dans la distribution de produits; la BNP, le Crédit lyonnais, Axa et la Société générale dans le secteur financier; France Télécom dans les télécommunications; Castel dans le sucre et les boissons; Accor dans l’hôtellerie. Air France, qui détient 51% d’Air Ivoire; le groupe de négoce Touton (deuxième exportateur de fèves de cacao, avec 150.000 tonnes en 2003). D’autre part, plus de 1000 sociétés locales appartiennent à des ressortissants français. Pour les hydrocarbures: les intérêts américains sont représentés par les sociétés Foxtrot, Ranger Oil, Ocean Energy, et ceux des Canadiens par CNR International. Deux unités de blending (mélanges) opèrent en Côte d’Ivoire: la Sifal (détenue à 33% par Shell, 20% par Mobil) et la Texaco » (Sériba Koné, mondialisation.ca du 17/12/09).

C’est d’ailleurs cette rivalité entre les prédateurs impérialistes qui a vu les socialistes Français appuyer Gbagbo dont le parti est membre de l’Internationale Socialiste pour qu’il arrive au pouvoir.

Maintenant  le FMI dirigé par le socialiste D. Strauss Kahn et la droite Française avec Sarkozy suivi de Obama ont décidé de se débarrasser par tous les moyens de Gbagbo.

C’est d’ailleurs ces maîtres impérialistes là qui ont donné l’ordre à Bédié l’inventeur de « l’ivoirité » ethnofasciste et raciste de s’allier à leur valet Ouattara, ex-adjoint de Candessus au FMI et ex-premier Ministre de Houphouêt, contre le conciliateur Gbagbo de « l’ivoirité ».   

Les deux grandes questions posées et à résoudre en Côte d’ivoire sont la division nationale et la domination impérialiste. La seconde a engendré la première comme métastase de la défaite de la première phase de la lutte pour la décolonisation de l’Afrique.

La tâche des patriotes, des démocrates et des révolutionnaires ivoiriens, celle de la solidarité panafricaine et internationale est d’agir pour que le combat pour l’unité nationale soit liée indissolublement à celle contre les ingérences et la domination impérialiste.

Dans l’immédiat cette action passe par la mobilisation pour exiger :

-          l’annulation des élections,

-          la non ingérence impérialiste,

-          d’en revenir à un gouvernement d’union nationale qui confie à l’Assemblée nationale élargie aux syndicats et aux organisations de la société civile l’organisation de nouvelles élections présidentielles et législatives,

-          l’inscription sans discrimination de tous les Ivoiriens sur les listes électorales,

-          la remise en place d’une administration unique, d’une armée unique, d’une police unique, d’une justice unique sur des bases dé-ethnicisées, démocratiques et de compétences sur tout le territoire nationale,

-          la réorganisation d’élections dans des conditions acceptées de tous après avoir réglé par consensus les questions de compositions de la CEI et du Conseil constitutionnel,

-          l’abolition définitive de « l’ivoirité » et la judiciarisation de toute infraction aux droits égaux de toutes les nationalités formant le peuple de Côte d’ivoire.

-           

Ferñent / M.T.P-S dénonce avec vigueur les ingérences irresponsables des pro-consuls Africains de la Françafric dans le conflit électoral que subit le peuple frère Ivoirien, en particulier celles du président de notre pays le Sénégal : A. WADE.

Fait le 19/12/10

 

Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains – Sénégal

 

 

 

 

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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 11:30

Aux travailleurs postiers, aux usagers,

aux syndicats, aux organisations et associations de gauche,

démocratiques, révolutionnaires et anti-capitalistes,

NON À LA RÉPRESSION ANTI-OUVRIÈRE !

 

Olivier Rosay, Secrétaire départemental de Sud PTT 75, a été condamné à 2 ans de mise à pied, dont 6 mois avec sursis, par la direction de la Poste, qui lui reproche des prises de parole non autorisées (sic !), l’occupation du siège lors de la lutte des postiers du 92, et son soutien aux travailleurs de l’ancienne poste privée Alternative Post, jetés à la rue suite à la fermeture, et qui demandaient à être embauchés comme facteurs. Pour le patronat, public comme privé, défendre les intérêts de classe des travailleurs est considéré comme illicite ; seule est tolérée la négociation encadrée et réglementée ne remettant pas en cause sa politique.

 

La répression à la Poste contre ceux qui défendent les travailleurs et le service public est une arme utilisée par la direction pour mener à terme le processus de privatisation.

 

Le gouvernement s’apprête à faire rentrer la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) dans le cApital de la Poste, pour la soumettre entièrement aux lois del’économie de marché sous le contrôle de la Banque Centrale Européenne. L’utilisation de la CDC pour réaliser la capitalisation de la Poste n’a pas d’autre but que d’achever sa privatisation, après sa transformation en société anonyme. La CDC va représenter 26% du capital et investira dans des secteurs “à rentabiliser”, les autres, bénéficiant encore de la dotation publique, devront, sous l’oeil de Bruxelles, être rentabilisés de façon comparable.

 

L’entrée en Bourse, imposant la rentabilité immédiate, se fera au détriment des besoins de la population par l’augmentation des tarifs, la suppression de la gratuité de certaines prestations, de nouvelles fermetures de bureaux, guichets et centres de tri, la surexploitation des travailleurs. Alors que les recrutements en CDI se substituent déjà aux emplois statutaires, la direction a recours massivement aux CDD et à l’intérim.

 

 

La précarité sociale nuit aussi bien aux postiers et à la qualité de leur travail qu’aux usagers. L’URCF s’oppose aux idées en faveur Du partenariat avec la CDC, car il ne constituera nullement une barrière à l’appétit du capital, mais au contraire facilitera la privatisation totale et la liquidation de ce qui reste du service public.

 

Seuls la nationalisation des banques et le rétablissement du monopole postal public tendant vers la gratuité peuvent répondre aux besoins des travailleurs et usagers. Le patronat et le pouvoir n’ont plus d’autres réponses aux luttes et aux revendications que la répression et la fascisation. Face aux contradictions exacerbées du système capitaliste en crise, le réformisme conduit à la soumission à la bourgeoisie et nous enferme  dans la bipolarisation UMP-PS. L’URCF appelle les travailleurs à construire un Front d’Alternative Populaire anti-capitaliste sur la base de leurs luttes et excluant toute compromission avec le PS, pilier de la construction européenne qui a privatisé plus que la droite quand il était au pouvoir et a cassé le service public des PTT par la création de France Télécom. En plus des revendications économiques nécessaires pour vivre décemment, l’URCF milite pour que ce Front impose les nationalisations des grandes entreprises monopolistes, le retrait de la France de l’Union Européenne et de l’OTAN, l’abrogation de la constitution de 1958, base de la fascisation dans tous les domaines. Bien loin d’un soi-disant “État de droit”, nous vivons sous la dictature du capital qui a forgé les lois nécessaires pour la perpétuation de sa domination de classe, passant outre les votes, comme

l’ont montré la violation du NON majoritaire à la Constitution européenne et la poursuite de la privatisation de la  Poste malgré le refus exprimé lors de la consultation populaire de 2009.

Ripostons à la répression antisyndicale en soutenant Olivier Rosay et en exigeant l’abandon de toute sanction ! L’URCF, présente à la manifestation de soutien du 15 décembre devant la Direction du Courrier à Paris, appelle à continuer la lutte contre la répression et les intimidations envers les agents. Les travailleurs n’ont pas à demander à leurs

exploiteurs la permission de s’exprimer et de mener leurs luttes selon les formes qu’ils jugent nécessaires, pas plus qu’ils ne déposeront de « préavis », quand ils renverseront le capitalisme par la révolution socialiste.

 

Décembre 2010,

URCF (Commission ouvrière et  d’entreprise)

 

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Par cdrm - Publié dans : Solidarité - Communauté : BLOGS, en parler ...
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