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Le CDRM

Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 09:27

 

COMITE FRANÇAIS LIBEREZ LES CINQ

liberezlescinq@gmail.com

 

 

 

 

10 ANS D’INJUSTICE

 

Les cinq Cubains sont prisonniers aux Etats-Unis depuis le 12 septembre 1998.

 

 

Que faisaient-ils aux Etats-Unis ? Ils étaient infiltrés et donnaient des renseignements au gouvernement de Cuba sur les activités des groupes terroristes qui depuis près de 50 ans organisent des attentats à Cuba et dans le reste du monde, depuis le sud des Etats-Unis ; ceci avec le soutien du gouvernement nord-américain qui les a formés et financés, graciant et libérant leurs principaux leaders, des terroristes notoires comme Orlando Bosch et Posada Carriles.

 

Les Cinq arrivent au bout d’un long procès au cours duquel la politique anticubaine du gouvernement des Etats-Unis a pris le pas sur la justice et au cours duquel les lois de justice internationale, les lois des Etats-Unis ont été systématiquement violées.

Après un procès truqué, ils ont été condamnés à des peines sans commune mesure avec les faits qui auraient pu leur être reprochés, dans le cas d’un procès juste. Les Cinq étaient sans armes et n’ont jamais tenté d’avoir accès à des documents touchant à la Défense nationale des Etats-Unis. Leurs peines, comme agent de renseignement d’un gouvernement étranger, selon les lois mêmes des Etats-Unis, ne devaient pas dépasser 10 ans d’emprisonnement.

 

Et cependant :

 

Gerardo Hernández Nordelo     2 peines à perpétuité plus 15 ans

Ramón Labañino Salazar          1 peine à  perpétuité plus 18 ans

Antonio Guerrero Rodríguez     1 peine à perpétuité plus 10 ans

Fernando González Llort           19 ans

René González Sehwerert         15 ans

 

Aujourd’hui … après 7 ans de procès

 

Pour Antonio, Fernando et Ramon, c’est un nouveau procès qui doit se tenir de nouveau à Miami, avec la même juge qui les a condamnés une première fois à des peines exorbitantes.

 

Pour Gerardo et René, les peines ont été confirmées. Leur seul espoir : la Cour suprême des Etats-Unis qui a le pouvoir discrétionnaire d’accepter ou  de refuser de reconsidérer leur cas.

 

A cette injustice s’ajoute la torture psychologique infligée aux familles 

 

Les visas d’entrée aux Etats-Unis ont été systématiquement refusés à Adriana, épouse de Gerardo et Olga, épouse de Ramon, qui n’ont pas pu revoir leur époux depuis 10 ans.

Les visas des autres membres sont accordés après des mois d’attente.

 

 

 

L’ ESPOIR DES CINQ

 

LA SOLIDARITE INTERNATIONALE

qui fera bouger

L’OPINION PUBLIQUE NORD-AMERICAINE

 

 346 comités de soutien dans 109 pays, l’appel des intellectuels, artistes, étudiants, députés, gouvernants du monde, doivent continuer de faire pression sur le gouvernement des Etats-Unis et sur la Cour suprême à laquelle l’affaire sera bientôt soumise et devra décider la recevabilité du cas de Gerardo et de René.

 

La bataille aujourd’hui :

 

Exiger que le droit des Cinq d’avoir un procès juste soit respecté, conformément aux lois des Etats-Unis concernant le droit à un procès légal pour tout accusé ; droit qui a été violé dans leur cas.

 

Ce droit a été reconnu par le panel du 11e Circuit de la Cour d’Atlanta en août 2005 en décidant de révoquer les condamnations des accusés et en ordonnant la tenue d’un nouveau procès. Déjà en mai 2005, le Groupe de détentions arbitraires des Nations Unies avait déclaré que les cinq Cubains étaient prisonniers illégalement.

 

 

Où agir ?

 

Prioritairement aux Etats-Unis où se déroule l’affaire des Cinq et où le cas a été systématiquement passé sous silence auprès de l’opinion publique. 

 

Objectif : Aider à faire connaître l’affaire des Cinq dans l’opinion publique étasunienne

Moyens : Aider matériellement aux campagnes organisées par le

 

National Committee to "Free the Five"
2489 Mission St., #24
San Francisco, CA 94110
www.freethefive.org

 

et envoyer des pétitions et autres courriers aux responsables des Etats-Unis et aux grands medias nord-américains

 

Dans chaque pays: continuer à informer

 

  • La presse nationale et locale, les medias alternatifs, les associations, syndicats, pour qu’ils fassent connaître l’affaire des Cinq à l’opinion publique,
  • les représentants locaux et nationaux, les partis politiques, les organisations humanitaires et de masse,  pour qu’ils se prononcent sur l’injustice commise dans le silence aux Etats-Unis.
  • Envoyer nos pétitions aux grands medias nord-américains afin qu’ils sachent que les Cinq ne sont pas seuls et que nous demandons justice.
  • Envoyer lettres et pétitions au différentes adresses et aux medias aux Etats-Unis
Par cdrm - Communauté : Parlons politique
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 10:02

 

concernant la libre circulation

 

Le Parti communiste genevois s’oppose à l’accord sur la libre circulation (votation du 8 février prochain), qui consacre la politique néolibérale et libre-échangiste développée depuis vingt ans en Europe et en Suisse, et qui renforce le pouvoir des entreprises au détriment des travailleurs.ses de notre pays, exposés à une concurrence de plus en plus rude et déloyale sur le marché du travail. Il ne s’agit pas pour nous, contrairement à l’extrême droite et à la droite nationaliste qui ont lancé le référendum, d’une question de frontières ou de nationalité. Nous ne nous opposons évidemment pas à la venue de main-d’oeuvre étrangère en Suisse, mais bien à la déréglementation totale du marché du travail qui profitera essentiellement aux entreprises et qui ouvre la porte au dumping salarial et social. Car l’expérience de ces dernières années le prouve : les mesures d’accompagnement censées protéger les travailleurs.ses ne sont pas réalistes et ne garantissent pas le maintien de conditions de travail dignes dans notre pays. Pour nous, libre circulation rime avec libre exploitation !

A cela s’ajoute l’aberration d’un point de vue écologique d’une telle politique favorisant les flux de travailleurs et notamment les flux pendulaires. Au moment où l’on parle de réduire la pollution (notamment celle liée aux véhicules motorisés), on pousse les travailleurs.ses à aller travailler toujours plus loin de leur lieu de résidence...

De plus, nous nous opposons aussi au dessein sous-jacent d’Europe-forteresse, qui exclue de son marché du travail ultra-concurrentiel les ressortissants d’autres continents. En réalité, sous couvert d’un « internationalisme » douteux, les entreprises européennes et suisses veulent pouvoir disposer de travailleurs.ses « blancs » bien formés et bon marché. Les africains et les sud-américains par exemple ne seront eux pas les bienvenus...

 

Nous appelons donc tous les militants et toutes les organisations progressistes qui partagent cette position à s’unir au sein d’un Comité pour un NON de gauche à la libre circulation. Une réunion préparatoire en vue de la création de ce Comité sera organisée prochainement.

 

Par cdrm - Communauté : Parlons politique
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 09:33

 La guerre dans l’est du Congo fait rage. Intervention rwandaise, dit Kinshasa. Problèmes interne congolais, rétorque Kigali. Pourquoi cette guerre ? Pourquoi maintenant ? Laurent Nkunda, un rebelle ? Quels intérêts défendent les protagonistes ? Va-t-on vers une nouvelle guerre régionale ? En attendant, ce sont les civils qui trinquent. Dossier.

Tony Busselen

 

 

Depuis que les troupes du seigneur de guerre Laurent Nkunda ont relancé la guerre le 28 août, 250 000 civils ont été chassés de leurs maisons.

 

 

Le 28 octobre, les nkundistes ont lancé une offensive à partir de la région de Virunga et depuis le camp de réfugiés à Mugunga. La MONUC (la force de l’ONU au Congo, ndlr) a reconnu que cette opération a provoqué en une journée le déplacement de 45 000 personnes. Une partie vers Goma au sud et une autre partie à Rutshuru et Kiwanja au nord.

 

 

Les nkundistes ont utilisé ces flots de réfugiés comme bouclier humain pour se rapprocher de Goma et occuper le centre de Rutshuru et la ville de Kiwanja.    Les 30 000 habitants de Kiwanja ont été les témoins de l’arrivée des troupes de Nkunda.

 

Présence de soldats rwandais

Des villageois contactés par téléphone témoignent que le noyau dur des forces nkundistes sont des soldats et des mercenaires rwandais et étrangers bien équipés qui, peu après la conquête de la ville, ont continué leur avancée laissant derrière eux des soldats de Nkunda même. Des jeunes du village ont voulu se défendre et se sont attaqués aux nkundistes avec des armes prises au bureau de la police locale. Mais les casques bleus casernés à Kiwanja auraient dispersé les jeunes laissant libre cours aux exactions des nkundistes.

 

Nettoyage ethnique

À Kiwanja vivent de nombreux membres de l’ethnie commerçante des Banande, installés dans la région depuis une génération ou plus longtemps. Ils sont originaires de la région de Butembo au nord. Ils ont été la cible privilégiée des obus des nkundistes. Le seul hôtel du village, l’hôtel Grefamu, propriété d’une famille de l’ethnie des Nande, a été détruit avec ses occupants. 

 

Cinq milles personnes ont alors trouvé refuge auprès des casques bleus et 15 000 dans la paroisse du village. D’autres se sont enfuis dans la forêt. Un premier bilan du massacre fait état de 217 cadavres comptés à l’hôpital, mais personne ne peut estimer pour le moment la réelle ampleur de ce massacre. Des témoins rapportaient le 13 novembre, qu’au fur et à mesure que les gens rentrent chez eux, ils retrouvent des cadavres dissimulés de la vue des journalistes.

 

 

Presque toutes les familles Banande qui ont pu échapper au massacre se sont enfuies vers leur région d’origine de Butembo. Mais les Banyabwisha (Hutus congolais) qui vivent ici depuis toujours, n’ont nulle part où aller. Les nkundistes les ont rassemblés de force sous les yeux de la MONUC et des caméras de la presse internationale au stade local pour les faire chanter « la gloire du CNDP » (le mouvement de Laurent Nkunda, ndlr).

 

Publier dans «  SOLIDAIRE.ORG » le mercredi 19 novembre 2008

 

Par cdrm - Communauté : Encyclopédie- Marxiste
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 18:07

ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA

Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL 01 53 38 99 99 FAX 01 40 40 90 98 – E MAIL abujamal@free.fr

www.mumiabujamal.net

 

 

L’interview de Mumia Abu-Jamal pour le journal L’Humanité-Dimanche réalisée quelques jours avant l’élection de Barak Obama à la présidence des Etats-Unis … et sa réaction à la suite du recours du procureur de Philadelphie auprès de Cour Suprême des Etats-Unis demandant l’annulation de la décision de la Cour Fédérale qui avait suspendu sa condamnation à mort en mars dernier.        

 

 

Quelle sera votre réaction si Mc Cain est élu ? En cas contraire, quelle sera votre réaction si Obama est élu ?          

MAJ - J’ai toujours pensé qu’il y avait plus de similitudes que de différences entre les deux candidats. Les différences sont plus dans la forme que sur le fond. Tous deux sont favorables à une extension de la guerre en Afghanistan. Tous deux sont favorables à la peine de mort. Tous deux ont recours à la violence, que ce soit dans notre pays ou à l’étranger pour maintenir l’impérialisme. Ceci étant dit, l’un a le visage teint bien foncé, ce qui est plaisant, tandis que l’autre n’est que le reflet de tout ce qui s’est fait auparavant.            

 

Et quant à votre situation juridique et la tentative du procureur de Philadelphie d’inciter la Cour Suprême des Etats-Unis à revenir sur la décision de la Cour Fédérale qui demandait à ce qu’un nouveau tribunal avec jury statue sur votre condamnation, c'est-à-dire que vous soyez ou non exécuté ?          

MAJ - Je ne cesse de répéter aux gens depuis sept ans que je ne suis pas sorti un seul jour du couloir de la mort. Certains ne le croient pas car ils disent avoir lu le contraire dans les journaux. Imaginez lire une telle contre-vérité quand vous êtes enfermé dans votre cellule du couloir de la mort. Le gouvernement a toujours affirmé qu’il voulait m’exécuter. Il faut être aussi déterminé que lui et continuer à se battre pour notre cause commune : la liberté !

 

 

 

Novembre 2008

 

Par cdrm - Communauté : Rassemblement de gauche...
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 20:30

A la rédaction de la Voix du Nord,

Communiqué de l’Association des Amis de Joseph Tournel

 

A l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice

Par Jacques Kmieciak

En lisant vos colonnes, je reste impressionné par le nombre de manifestations

organisées dans le cadre du 90

e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918.

Associations, écoles ou particuliers enchaînent les initiatives au nom d’un bien énigmatique

«

devoir de mémoire » ou, pire, en hommage aux poilus tombés pour la « liberté » de la

patrie, selon l’expression employée par Dominique Dupilet, président du Conseil général…

D’un strict point de vue de la démocratie bourgeoise, je me permettrais de rappeler

au n° 1 du Département que l’Allemagne était dotée à l’époque d’un régime parlementaire,

comme la France, que les droits d’association et de grève y étaient, comme ici, reconnus, et

que le régime de protection sociale y était certainement plus performant que dans

l’Hexagone. Tout comme les conditions de travail : les travailleurs « westphaliens » d’origine

polonaise qui, après-guerre, émigrèrent de la Ruhr dans le Nord-Pas-de-Calais pouvaient en

témoigner. De quelle liberté les bellicistes français pouvaient-ils bien se prévaloir quand on

sait que la République continuait d’asservir des dizaines de peuples dans ses colonies, en

Afrique ou en Asie... ! Et qu’elle n’a jamais cessé de réprimer toute aspiration populaire à

une société plus égalitaire comme l’illustrent les massacres de la Commune de Paris ou, plus

près de chez nous, celui de Fourmies, le 1

er mai 1891…

Quant au «

devoir de mémoire » servi à toutes les sauces et à longueur de discours, il

semble étonnement vide de sens ! En quoi rappeler le

« sacrifice inutile » de ces 10 millions

de «

morts pour rien » serait un « devoir » si on occulte les véritables raisons qui ont poussé

les Etats à s’affronter ?

Comme l’affirmait Lénine, cette guerre fut «

une guerre impérialiste (c'est-à-dire une

guerre de conquête, de pillage, de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour

la distribution et la redistribution des colonies, des "zones d'influence" du capital financier,

etc.

».

En lisant vos colonnes, jamais je n’ai surpris de réflexions sur les origines - autres

qu’anecdotiques (l’assassinat de l’archiduc d’Autriche en Serbie ou l’invasion de la Belgique

par l’Allemagne) - de cette guerre… Son caractère d’affrontements entre puissances

impérialistes rivales soucieuses d’étendre leur hégémonie sur le monde ou de revendiquer

leur part du gâteau, est manifestement éludé par les organisateurs d’expositions ou

conférences, par choix idéologique parfois, mais plus sûrement par ignorance ; conditionnés

que nous sommes depuis 90 ans par une propagande d’Etat à caractère patriotique, au

service d’une unité nationale dont seuls, hier comme aujourd’hui, tirent profit les

possédants !

D'Afghanistan en Irak, du Rwanda en Côte d'Ivoire, «

 

le capitalisme porte en lui la

guerre, comme la nuée porte l’orage

», disait Jaurès. Il est temps d’en finir avec le

capitalisme et ses serviteurs zélés de droite comme de « gôche »…

 

Par cdrm - Publié dans : Histoire - Communauté : Parlons politique
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 12:40

 

 

L’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de la lutte des classes. Alors que la société féodale quittait la scène au profit du capitalisme naissant, avec la Commune au XIXème siècle, la classe ouvrière montrait le chemin pour renverser la dictature de classe de la bourgeoisie.

 

Pour mettre fin à la boucherie de la guerre impérialiste au début du XXème siècle, les ouvriers et paysans russes, sous la direction du Parti Bolchevik réalisèrent la prouesse de la Commune de Paris, puis résistèrent à l’agression de la coalition de 14 puissances impérialistes, avant d’opérer l’édification d’une société socialiste, débarrassée de la propriété privée des moyens de production et d’échange.

 

La classe ouvrière se lança un peu partout à l’assaut du pouvoir bourgeois, mais la social-démocratie et le PS au pouvoir furent utilisés partout, notamment en Allemagne, pour réprimer et assassiner la révolution sociale.

 

Minée par la crise de surproduction de 1929 et effrayée par les succès du socialisme, la bourgeoisie mondiale finança et arma la dictature terroriste du grand capital, le nazisme, pour tenter d’écraser la patrie des ouvriers et des paysans. Dans un effort grandiose et en dépit  d’énormes pertes, l’URSS prit la tête de l’alliance anti-fasciste pour vaincre l’agression fasciste contre les peuples.

 

La preuve était donnée qu’un monde sans capitalistes était possible, qu’une société pouvait fonctionner sans la dictature de classe de la bourgeoisie.

 

Grâce à ce nouveau rapport de force à l‘échelle mondiale, la classe ouvrière dans les pays impérialistes obtint par ses luttes des acquis sociaux et démocratiques non négligeables.

 

Les peuples opprimés secouèrent le joug colonial, mettant fin aux empires coloniaux mis en place par la seconde mondialisation capitaliste au XIXème siècle, qui avait succédé à la première, marquée par la colonisation du continent américain, le génocide des amérindiens, la traite et l’esclavage des noirs.

 

En 1949, le Parti Communiste Chinois dirigeant « l’alliance des quatre classes, les ouvriers, les paysans, l’intelligentsia et la bourgeoisie patriotique » renversa la tyrannie bourgeoise pro-impérialiste et engagea le pays dans la révolution nationale, démocratique et anti-impérialiste, en rejoignant le camp socialiste né de la victoire libératrice de l’URSS contre le fascisme mondial.

 

En 1959, Cuba fit sa révolution anti-impérialiste en débarrassant les ouvriers et paysans du règne despotique d’une bourgeoisie vassale des USA, puis après le congrès de re-fondation du Parti Communiste Cubain rejoignit le camp socialiste.

 

Ces révolutions (Chine, Cuba, Vietnam, Corée du Nord) démocratiques, à orientation socialiste et dirigées par des partis communistes ont eu comme matrice la Révolution bolchevique et l’édification du socialisme en URSS.

 

Même si l’URSS, rongée progressivement par le révisionnisme anti-bolchevique a subi une défaite, ces révolutions démocratiques, anti-impérialistes à orientation socialiste ont résisté et inspirent en ce début du XXIème siècle de nouveaux processus révolutionnaires, progressistes, démocratiques, anti-libéraux et anti-impérialistes comme au Venezuela, en Equateur, en Bolivie, au Nicaragua, etc. ..

Au moment où l’humanité redécouvre à grande échelle la nature prédatrice, vorace, parasitaire, guerrière, immorale, barbare et décadente du mode de production capitaliste en crise, nos regards croisés sur ces trois révolutions qui ébranlèrent le XXème siècle sont nécessaires pour apprendre de ces expériences et préparer les révolutions socialistes et anti-impérialistes du XXIème siècle.

 

 

 

Par cdrm - Publié dans : Histoire - Communauté : Parlons politique
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 12:27

Que Pensez vous de cette analyse que nous avons trouvez, vous parait elle pertinente ?

Laissez vos commentaires

 

 

 

 

-  C'est une bonne chose pour l'image multiculturelle et plurielle des USA,

-  C'est une bonne chose pour les Afro-américains qui, après tant d'années de lutte contre la discrimination, peuvent enfin se reconnaître dans leur président

-  C'est une bonne chose pour laver le déshonneur de l'esclavage, de l'intolérance, de la discrimination de cette société

- C’est une bonne chose pour  la réconciliation avec le reste du monde et spécialement avec l'Afrique dont ils ont pillé les habitants et les ressources

-  C'est une bonne chose pour donner une image d'une Amérique jeune, moderne et d'avant-garde

- C'est une bonne chose pour sortir les USA du marasme dans lequel les a plongé ce guerrier de GW Busch

- C'est une bonne chose afin de continuer à donner des leçons de bonne conduite au reste du monde

 

Mais,

 

- N'oublions pas qu'Obama est avant tout Américain et imprégné de cette culture dominante et dominatrice

- N'oublions pas qu'Obama, s'il en est arrivé là, c'est qu'il a dû faire des compromis avec les lobbys qui dirigent le pays

- N'oublions pas qu'Obama est l'otage des pouvoirs financiers et des banques mondiales

- N'oublions pas qu'Obama ne pourra arrêter les guerres à lui tout seul, encore faudrait-il qu'il en ait envie

- N'oublions pas qu'Obama n'a pas condamné les massacres US en Afghanistan et n Irak, ni ceux des Israéliens en Palestine

-  N'oublions pas qu'Obama  n'a condamné ni l'occupation de la Palestine, ni le sionisme

- N'oublions pas qu'Obama s'est déclaré ami d'Israël et proclamé Jérusalem capitale éternelle d'Israël

- N'oublions pas qu'il n'est que le symbole, voir une image de la société US  et que, ni les trusts financiers qui la composent, ni les lobbys dirigeants  ne sont  prêt pour le changement

 

Malgré tout cela, je suis très contente de sa victoire et je lui souhaite longue vie

 

Ginette Hess Skandrani

 

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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 00:43

Publier avec l'aimable autorisation de nos camarades du PCOF
Le CDRM

 

L’élection nette de Barak Obama à la présidence des USA est une grande victoire contre le racisme, contre les discriminations. C’est une nouvelle page qui s’ouvre dans un combat de dizaines d’années, avec son cortège de leaders assassinés, de militants emprisonnés, de manifestations violemment réprimées et où la discrimination raciale va de pair avec la discrimination sociale.

Nous partageons la joie immense des Noirs, des Latinos, des multiples minorités qui composent ce pays, des hommes et des femmes progressistes, des ouvriers, des employés, de tous les secteurs des milieux populaires, qui se sont mobilisés pour battre le candidat du parti de la poursuite de la guerre en Irak, de la baisse des impôts pour les riches, et sa colistière, égérie des secteurs les plus réactionnaires de la droite anti-avortement, partisane du « choc des civilisations ».

 

Le rejet de la politique de l’équipe Bush, qui a fait des USA la puissance impérialiste la plus dénoncée, la plus honnie dans le monde, a été un des ressorts de la victoire d’Obama. Aux yeux des peuples du monde, l’impérialisme US, c’est la guerre, la politique de déstabilisation de régions entières, dès lors qu’elles présentent un intérêt économique et géostratégique pour les monopoles US et le Pentagone. Ce sont les centres de torture. C’est un système économique qui pousse à la consommation effrénée financée par le reste de la planète, générant un immense gaspillage et une pollution dont les conséquences retombent sur l’ensemble des peuples. C’est aussi cette image que les électeurs d’Obama veulent voir changer.

 

La crise financière qui s’est transformée en crise économique globale, a déjà jeté des milliers de salariés à la rue, dans un pays où la couverture chômage n’excède pas 26 semaines. La politique néolibérale menée sans discontinuité depuis les années Reagan et que McCain proposait de poursuivre dans ses grandes lignes, a provoqué le délabrement du système de santé et de l’enseignement public. Les conséquences des privatisations et du désengagement de l’Etat de tous les secteurs sociaux se mesurent au degré d’abandon dans lequel vivent encore des dizaines de milliers de victimes de l’ouragan Katrina. A l’inverse, jamais les riches n’ont été aussi riches, jamais le fossé des inégalités sociales n’a été aussi profond.

Ce sont ces attentes sociales qui ont poussé autant d’électeurs à voter, dans un pays où l’abstention est traditionnellement élevée, par manque d’enjeux.

 

Une grande partie de l’oligarchie a aussi « voté Obama ». Son soutien financier et médiatique est allé croissant, parallèlement à la crise et aux milliards injectés dans le système financier. Elle estime qu’Obama est le mieux placé pour sortir l’ensemble du système de cette crise, tout en prenant des mesures de nature à garantir la paix sociale. Elle attend également de lui qu’il sorte les USA de l’isolement international, en pratiquant une politique de coopération avec les autres puissances ou groupes de puissances impérialistes.

 

Sarkozy et pratiquement tous les leaders de la droite veulent, eux aussi, surfer sur la « vague Obama », tout en poursuivant la mise en œuvre de la politique réactionnaire de « l’immigration choisie » et son pendant européen, la « directive de la honte ». Sarkozy espère qu’avec ce changement à la tête de l’Etat US, il parviendra à faire passer l’envoi des troupes françaises en Afghanistan et la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’Otan.

 

Le peuple nord-américain a des attentes fortes. Mais sans mobilisation, sans la pression du mouvement ouvrier et populaire, sans rapport de force, l’homme qui vient d’être élu et l’équipe qu’il va mettre en place mettront en œuvre une politique au service des seuls intérêts de l’oligarchie. Les travailleurs, les militants contre la guerre impérialiste, tous ceux et celles qui luttent pour refuser de payer la crise peuvent être assurés d’une chose : les travailleurs et les peuples du monde seront solidaires de leurs combats.

 

Paris, 6 novembre 2008

Parti Communiste des Ouvriers de France

pcof@pcof.net

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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 18:49

Juste une «  Curiosité » mais bon on aime ca sur ce blog ;))

 

 

 

Depuis octobre 2007, date qui correspond à la conclusion du Grenelle de l'environnement, l'hyper président Nicolas Sarkozy a généré lors de ses déplacements 7.061 tonnes de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre. A titre de comparaison, cela correspond à l'ensemble des émissions sur une année pour 1.000 citoyens lambda, à 1.750 fois le tour de la Terre en Smart ou encore à la "production" de 823 vaches laitières. Terra Economica se défend de vouloir "stigmatiser" le chef de l'Etat mais met en garde contre l'achat à venir d'un nouvel A330-300, encore plus polluant. D'autant que le calcul actuel ne prend ni en compte les émissions de l'entourage du chef de l'Etat, ni ses émissions à titre privé...

 

Tony Blair, qui volait en Boeing 777 et François Mitterrand, qui prenait le Concorde, produisaient plus de CO2. Mais l'hyper présidence de Nicolas Sarkozy n'est pas sans conséquence pour l'environnement. Le magazine Terre Economica a fait le calcul : depuis octobre 2007, c'est-à-dire depuis le Grenelle de l'environnement, le chef de l'Etat a généré lors de ses déplacements, 47 en France et 42 à l'étranger, 7.061 tonnes de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre.

A titre de comparaison, cela correspond à l'ensemble des émissions sur une année pour 1.000 citoyens lambda, à 1.750 fois le tour de la Terre en Smart ou encore à la "production" de 823 vaches laitières. Et c'est encore une estimation a minima puisque Terra Economica n'a pas pris en compte les déplacements à titre privé du président de la République et les émissions de CO2 liées à son équipe et à ceux qui l'accompagnent notamment à l'étranger.

Il ne s'agit pas de stigmatiser le président de la République selon Terra Economica mais plutôt de mettre en garde et de donner des conseils pour améliorer la situation. Parce qu'en lançant la commande pour un nouvel A330-300, le chef de l'Etat est mal parti, cet appareil risquant de faire doubler les émissions présidentielles de CO2 l'année prochaine. Parmi les options pour compenser : "faire un chèque de 25 M d'euros pour s'offrir une rame de TGV pour les déplacements nationaux", "réserver une Prius (avec chauffeur)", s'accorder avec une entreprise de visioconférence, ou encore "prendre exemple sur Lance Armstrong et opter pour le 2 roues".

 

 

Source: Europe1.fr,

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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 20:27

Nous publions pour informations le communiqué de presse ci-dessous

 

Le Drapeau Rouge, Chronique des libertés, n° 24, octobre 2008, p. 7 :

 

 

Mort en exil de Dursun Karatas

 

Le 11 août dernier, Dursun Karatas, secrétaire-général du DHKP-C est décédé d’un cancer aux Pays-Bas à l’âge de 55 ans, après 38 ans de résistance dont 9 années passées en prison et 19 en clandestinité. Quatre jours plus tard, quelque 15.000 manifestants ont bravé les menaces de violence policière et de poursuites judiciaires en participant à ses funérailles dans le quartier de Gazi, l’un des bastions du mouvement révolutionnaire. Dursun Karatas figurait parmi les 11 inculpés du DHKP-C en Belgique sans que sa présence en Belgique n’ait jamais été attestée. Il était l’un des rares survivants insoumis d’une génération vaincue ou sacrifiée par la junte fasciste du général Evren.



Image surprenante de Dursun Karatas et ses compagnons en grève de la faim contre le port de l’uniforme comparaissant devant le tribunal militaire en caleçon en guise de protestation

 

 

  

Faut-il le comparer aux grands rebelles, Tomas Sankara, Ho Chi Minh ou Che Guevara pour réaliser la perte que représente la disparition de Dursun Karatas pour la lutte en Turquie ? Sans doute. D’abord parce qu’il était quasi inconnu du mouvement socialiste et communiste international. C’est que depuis son évasion de la prison de Bayrampasa en 1989, Dursun Karatas, secrétaire général du Parti et Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) était entré en clandestinité pour ne plus en sortir jusqu’à sa mort. Ensuite, parce qu’il égalait ces leaders révolutionnaires par sa probité, son sens du sacrifice et par sa ferveur révolutionnaire. Depuis le début des années 1970, il est de tous les combats, tantôt dans les bidonvilles où il participe à la création des comités populaires qui construisent des écoles, des dispensaires médicaux et des clubs sociaux, aménagent des routes, creusent des canalisations et raccordent l’électricité, tantôt sur les barricades face aux attaques de la police et de la maffia foncière, tantôt sur les campus universitaires et dans les internats où il organise la résistance contre la terreur des Loups Gris.

 

En 1978, il fonde Devrimci Sol (Gauche révolutionnaire), un mouvement populaire de guérilla urbaine pour répondre aux exigences de la lutte. Le 12 septembre 1980, l’armée prend le pouvoir : Dursun Karatas est arrêté et torturé. Sa plaidoirie offensive tourne au procès de la junte. Le 25 octobre 1989, Dursun Karatas s'évade de la prison de Sagmalcilar comme de nombreux autres militants avant et après lui… Le 1er novembre 1991, il est condamné à la peine capitale, commuée plus tard en peine de prison à la perpétuité.

 

Affaiblis par des pertes humaines considérables qui entraînent une crise interne sans précédant, Dursun Karatas et ses compagnons fondent en 1994, le DHKP-C, un mouvement à l’action politique extrêmement diversifiée.

 

Au-delà de toute critique ou divergence que l’on pourrait avoir à l’égard de la stratégie, de l’idéologie ou du programme prônés par Dursun Karatas, ce sont manifestement ses qualités humaines exceptionnelles qui ont fait de lui le dirigeant qu’il fut.

 

Au plus fort de la grève de la faim de 1984 contre le port obligatoire de l’uniforme imposé par la junte militaire et dans laquelle il faillit perdre la vie (si les grévistes n’avaient pu obtenir victoire au 75e jour de leur jeûne), il déclara : « Notre résistance ne dépend de rien si ce n’est de la combativité de notre mouvement. Ce n’est pas moi qui en détermine l’issue. Ce n’est pas moi qui la dirige. Je n’en suis qu’un simple soldat. Rien de plus »

 

Dirigeant, soldat mais aussi semeur d’espoir. Un  jour, le directeur de la prison militaire de Davutpasa, le transféra dans le pavillon des « indépendants », c’est-à-dire ceux qui avaient rompu avec leur organisation et abandonné toute résistance. Mais avec Dursun Karatas à leur chevet, les vaincus de Davutpasa avaient repris du poil de la bête …

 

A la prison de Metris, Dursun Karatas qui avait résisté à toutes ses séances de tortures, avait gagné la sympathie de toute la population carcérale, y compris celle du personnel civil de la prison. En ces jours sombres de dictature militaire où « plus une feuille ne bougeait », il exhortait ses parents et autres visiteurs à devenir des « fleurs du désert ».  De ces parloirs allaient naître un premier collectif de familles de détenus (TAYAD) qui, armées d’œillets, fleuriront les rues mornes et désertes sillonnées par les patrouilles militaires. C’était l’époque où la plus vaillante des résistances contre la junte consistait à brandir une fleur pour défendre son fils, son époux ou sa sœur, incarcérés et torturés...

 

Dans toute résistance, aussi isolée fut-elle, il était toujours serein et confiant : « Les générations futures s’inspireront de notre détermination, de notre courage et de notre sincérité dans la lutte. Ils hériteront de cette dignité que nous défendons au prix de notre vie. Nous marchons vers l’avenir, sachez-le. Et nous vivrons dans la lutte de ceux qui aujourd’hui ignorent encore nos actes et même notre existence » disait-il un jour.

 

De son évasion en 1989 jusqu’à sa mort, il était au cœur de toutes les luttes, même en exil et malgré la maladie.

 

 

 

Bahar Kimyongür

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